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Reconnaitre les symptômes de la fatigue au volant pourrait vous sauver la vie

MONTRÉAL — Vous êtes sur la route et vous commencez à bâiller, les yeux vous picotent, vous changez de position et, tout à coup, vous vous rendez compte que vous ne vous souvenez pas de ce qui s’est passé au cours des dernières secondes; vous devez vous arrêter le plus rapidement possible, car vous êtes en danger de mort imminente.

Cette «absence» de quelques secondes n’est pas anodine : c’est ce qu’on appelle un épisode de micro-sommeil et la prochaine étape sera de s’assoupir pour vrai.

«Lorsqu’on commence à bâiller, lorsque les yeux nous chauffent ou piquent, lorsqu’on change fréquemment de position, lorsqu’on oublie de prendre une sortie, lorsqu’on oublie de vérifier dans nos rétroviseurs comme on doit le faire assez fréquemment, tout ça, ce sont des signes avant-coureurs et le plus dangereux c’est lorsqu’on oublie ce qui s’est passé les secondes précédentes», explique le docteur Charles Morin, directeur du Centre d’étude des troubles du sommeil de l’Université Laval.

«Le micro-sommeil, c’est essentiellement être dans un état de sommeil avec les yeux ouverts. On regarde en avant de nous, mais on n’est pas là», a expliqué le chercheur lors d’une simulation de sommeil au volant, jeudi, à l’ouverture du Salon de l’auto de Montréal.

Il raconte que des études réalisées auprès d’ingénieurs de train et de chauffeurs de camion avec des électrodes pour enregistrer les ondes du cerveau et des caméras pour surveiller les mouvements des yeux ont permis de démontrer que ceux-ci «peuvent entrer dans un épisode de micro-sommeil qui va durer deux, trois, quatre secondes; ils ne sont plus là, mais ils ont les yeux ouverts et ils ont le volant entre les mains».

«C’est dangereux et, dans les signes avant-coureurs, on est rendu loin dans la séquence des événements. Il faut espérer qu’avant d’en arriver là, la personne va prendre la décision de s’arrêter», laisse-t-il tomber.

Mythes et solutions

Charles Morin déplore que l’on ne porte pas attention à la fatigue autant qu’on le fait pour l’alcool ou les textos au volant, alors que «la fatigue et la somnolence au volant, c’est la troisième cause d’accidents sur les routes après la vitesse et l’alcool», fait-il valoir.

Les trucs souvent utilisés pour combattre la fatigue ne fonctionnent tout simplement pas, martèle-t-il : «Baisser la vitre pour avoir un peu plus de vent, monter le volume de la radio, ça ne fonctionne pas et ç’a été testé dans des études de laboratoire.»

En fait, à défaut d’avoir un passager à qui passer le volant, il n’y a qu’une solution : s’arrêter et faire une courte sieste.

«Une petite sieste de 15-20 minutes va vraiment nous redonner la vigilance, une capacité d’attention soutenue, pour les prochaines heures. Il ne faut pas dormir plus d’une demi-heure.»

Dette de sommeil

Le docteur Morin n’a aucune gêne à signaler l’évidence en matière de prévention : «Le meilleur remède pour contrer la privation de sommeil, c’est le sommeil!», lance-t-il avec le sourire, même si son propos est tout à fait sérieux.

«On ne peut pas mettre du sommeil en banque» rappelle-t-il, tout en évoquant une réalité qui est le lot de nombreux citoyens.

«Il y a beaucoup de gens qui fonctionnent avec moins de sommeil que ce dont ils ont besoin et ils accumulent alors une dette de sommeil.»

Selon les recherches dans le domaine, une personne qui a dormi moins de six heures la nuit précédant une longue conduite «est à plus grand risque d’être impliquée dans un accident, de s’assoupir au volant».

L’impossible mesure

Le docteur Morin se fait l’apôtre de la sensibilisation parce qu’il n’y a pas de solution répressive.

La lutte contre l’alcool au volant, la distraction par texto, le dépassement illégal d’autobus d’écoliers ou le refus de porter la ceinture, pour ne nommer que ceux-là, a fait des pas de géant surtout grâce à de lourdes sanctions qui visaient le portefeuille et le permis de conduire de l’automobiliste.

La fatigue ne peut être contrée de cette façon parce qu’on ne peut la mesurer : «La fatigue est une notion subjective. [...] Il n’y a aucune mesure physiologique pour la mesurer.»

Par contre, l’étape suivante de la somnolence elle, est un état physiologique qui peut effectivement être mesuré, mais seulement en laboratoire, «pas dans l’auto ou sur le site d’un accident», fait valoir le chercheur.

D’ailleurs, il est convaincu que l’impact de la fatigue au volant est beaucoup plus important que ne le montrent les chiffres : «Les statistiques sont probablement une sous-estimation de la réalité justement parce qu’on n’a pas de mesure pour évaluer le niveau de fatigue.»

Les données sur la fatigue comme cause d’accident sont en fait des déductions reposant sur un scénario-type. «Souvent c’est un accident qui va se produire au cours de la nuit aux petites heures du matin ou en milieu d’après-midi qui implique un seul véhicule et où il n’y a aucune indication de trace de freinage ou de contournement d’un obstacle», explique le docteur Morin.

Et contrairement aux automobilistes qui seront retirés de la circulation par les forces de l’ordre sur-le-champ pour cause de facultés affaiblies par l’alcool ou la drogue, les fatigués, eux, passeront comme lettre à la poste «parce qu’on n’a pas un test sanguin pour dire que cette personne est en privation de sommeil».

Pourtant, leurs facultés sont bel et bien affaiblies, explique le professeur Morin.

«Absolument! La fatigue prolonge notre temps de réaction. S’il y a un obstacle, ça prend plus de temps à le contourner par une manœuvre. Ça réduit notre capacité d’attention soutenue et ça rend le traitement de l’information sur le plan cognitif plus complexe et ça affecte notre jugement.»

Insolite

Sutton: une chienne sauve quatre personnes d’un incendie et prend la fuite

MONTRÉAL — La réputation de l'instinct de survie et du courage canin n'est plus à faire, mais l'incendie qui a ravagé le Domaine Tomali-Maniatyn, à Sutton, a donné lieu à un autre geste héroïque alors qu'une chienne a sauvé quatre vies avant de prendre la fuite.

En fin de soirée, mardi, le luxueux gîte des Cantons-de-l'Est accueillait deux clients, en plus du propriétaire et d'une autre membre de la famille, Ély Conway.

Après avoir soupé en compagnie du propriétaire Tomasz Bedkowski, Mme Conway est sortie marcher en compagnie de son chien Moka et de Bella, la chienne de la fille de M. Bedkowski.

Au retour de sa promenade, la jeune femme de 25 ans, venue passer deux jours de repos, est montée avec les chiens à sa chambre au quatrième étage, le point le plus élevé de la maison.

À un certain moment, Ély Conway dit avoir entendu «un bruit lointain» à travers la lourde porte de sa chambre, qui pouvait ressembler à une alarme, mais qui semblait trop éloigné.

«Les alarmes vont en progression et ça venait tout juste de commencer, raconte la jeune femme qui est la conjointe du petit-fils du propriétaire. Mais les chiens se sont dressés très rapidement et sont partis en flèche vers le feu.

«Ce sont les premiers qui ont entendu (l'alarme). Je les ai suivis jusqu'en bas et c'est là que j'ai découvert l'incendie», témoigne celle qui a immédiatement composé le 911 avant de faire sortir les clients.

«Je ne trouvais pas le propriétaire, alors j'ai laissé les chiens avec les clients pour aller chercher Tomasz. Quand je suis ressortie, Bella avait disparu», décrit-elle avec aplomb.

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Science

Mort de l'endocrinologue et chercheur Fernand Labrie

L’endocrinologue et chercheur de Québec Fernand Labrie n’est plus. L’entreprise qu’il a fondée, Endoceutics, a confirmé au Soleil la nouvelle de son décès, à l’âge de 81 ans.

Né à Laurierville, sur la rive-sud, en 1937, Dr Labrie s’est illustré par ses recherches en endocrinologie, cette branche de la médecine qui traite des hormones. Il a fondé en 1969 le Laboratoire d’endocrinologie moléculaire, l’un des plus importants groupes de recherche en endocrinologie au monde. Ses travaux mèneront dès 1979 à un traitement contre le cancer de la prostate et en feront le scientifique canadien le plus cité pendant 15 ans, de 1973 à 1988. 

Plus récemment, ses avancées médicales avaient débouché sur une sorte de «Viagra féminin», servant à traiter certains symptômes de la ménopause. L’Intrarosa, développé pour le traitement de la dyspareunie (douleur pendant les rapports sexuels), a obtenu en 2016 le feu vert pour sa commercialisation aux États-Unis. L’année suivante, l’Agence européenne des médicaments à approuvé le produit, qui n’est pas encore disponible au Canada.

En 2017, la direction d’Endoceutics entamait la construction d’un complexe industriel de 80 millions $ à L’Ancienne-Lorette. Sa mise en service est prévue pour le mois prochain. Le médicament est actuellement en production dans trois usines en Montérégie, aux États-Unis et au Mexique.

Le Dr Fernand Labrie a par ailleurs dirigé le Centre de recherche du CHUL pendant un peu plus de 25 ans, de 1982 et 2008, de même que le département d’anatomie et de physiologie de la faculté de médecine de l’Université Laval entre 1990 et 2002.

Saga judiciaire

En mai dernier, la Cour supérieure a ordonné au Dr Labrie de verser à parts égales au CHU de Québec et à l’Université Laval des redevances de 11,2 millions $ sur la vente du «Viagra féminin». 

La condamnation découle d’une entente conclue en 1991 en vertu de laquelle le Dr Labrie, alors chercheur et professeur à l’Université Laval, et son entreprise, EndoRecherche, s’étaient engagés à verser aux deux établissements 25 % des revenus tirés des recherches effectuées sur la molécule DHEA, un producteur d’hormones.

Le Dr Fernand Labrie avait par ailleurs été blâmé pour négligence par le conseil d’administration du CHUQ et fait l’objet de quatre réprimandes de la part du Collège des médecins à la suite du décès, en 1998, de Gabriel Lessard, dont le cancer de la prostate n’avait pas été détecté par l’équipe de chercheurs dirigée par le Dr Labrie. 

Parmi les nombreuses distinctions que le Dr Fernand Labrie s’est méritées au cours de sa carrière, notons qu’il fut reçu officier de l’Ordre national du Québec dès 1991, en plus de recevoir le prix Armand-Frappier en 2006.

Le Dr Labrie est mort dans la nuit de mercredi à jeudi dans un centre hospitalier de Québec, où il avait été admis pour une infection, selon ce que rapporte Radio-Canada. 

Le maire Régis Labeaume a tenu à offrir ses condoléances à la famille et aux proches du chercheur. «Le décès du Dr Labrie nous attriste profondément, sa vie et sa carrière sont intimement liées à la grande région de Québec, où il fut un pionnier en sciences de la vie et un des piliers du pôle mondial en recherche qu’est devenue notre région», a commenté le maire de Québec par voie de communiqué.

L’agence de développement économique Québec international, où le Dr Labrie a oeuvré pendant 14 ans, a également tenu à rendre hommage à un homme «d’exception» et à souligner «l’héritage inestimable» laissé par le défunt au milieu économique de la capitale. 

La direction du CHU de Québec a préféré ne pas commenter le décès de son ancien directeur scientifique. Avec Jean-François Cliche

Actualités

Le frère de Mélissa Lambert commente les nouveaux développements de l’enquête

Trois-Rivières — La famille de Mélissa Lambert se réjouit que la Sûreté du Québec ne baisse pas les bras pour résoudre le mystère qui entoure son assassinat survenu il y a dix ans. Mais en même temps, ce triste anniversaire et les derniers développements concernant l’enquête leur rappellent cette douloureuse absence avec laquelle ils doivent vivre au quotidien.

«Ma mère, moi et les autres membres de la famille recherchons une espèce de paix intérieure pour passer à travers cette épreuve qui fait revivre tous ces souvenirs de ce tragique événement. Nous allons tenter de mettre l’accent sur les beaux souvenirs qu’on a vécus avec Mélissa au lieu de se replonger dans la tragédie dont elle a été victime. Nous laissons cet aspect aux enquêteurs, en qui on a une entière confiance», a déclaré Dave Lambert, frère de Mélissa, par voie de communiqué.

À lire aussi: Guy Dupont a connu le même destin funeste que Mélissa Lambert

Justice et faits divers

Coupable d’une violente prise d’otage à l’hôpital psychiatrique

Sébastien Lessard est assis dans un petit salon de l’unité médico-légale de l’hôpital Robert-Giffard. Il fait semblant de regarder la télévision en cachant dans ses mains un morceau de plastique tranchant. L’homme de 34 ans est prêt à tout pour sortir de l’établissement psychiatrique.

Le 8 octobre 2017, Lessard, qui souffre de plusieurs problèmes de santé mentale depuis une dizaine d’années, est en plein épisode psychotique. Détenu à l’Institut universitaire en santé mentale de Québec sur ordre de la cour, il croit voir des gens par sa fenêtre du deuxième étage. Sa vie est menacée, se répète-t-il.

Sébastien Lessard, qui a plusieurs antécédents de crimes violents, fomente un plan d’évasion avec son voisin de chambre Thomas Roy Des Rivières, coaccusé.

Les deux hommes arrachent des bouts de plinthe au bas d’un mur de leur chambre. Thomas Roy Des Rivières reste dissimulé pendant que Sébastien Lessard s’installe au petit salon, non loin du poste des infirmières.

Il se plaint de malaises et demande à l’une d’elles de venir prendre ses signes vitaux.

L’infirmière s’approche. Du coin de l’oeil, elle aperçoit Thomas Roy Des Rivières arriver avec une plinthe de bois dans les mains.

Sébastien Lessard sort un morceau de plastique, aussi arraché du mur. Il agrippe l’infirmière par le cou et approche l’objet pointu de sa gorge.

Lessard crie aux trois employés qui se tiennent dans le poste d’infirmières d’ouvrir la porte du salon pour les laisser sortir. Il affirme qu’il ne blessera pas sa captive s’il peut quitter l’hôpital.

Selon le récit des faits de la Couronne, Thomas Roy Des Rivières donne un coup de plinthe sur la tête d’un agent de sécurité, qui, saignant abondamment, doit se réfugier au poste d’infirmières. 

Lessard et Roy Des Rivières sont très agités et détiennent toujours l’infirmière. Les employés finissent par faire ouvrir la porte à distance et déclenchent un «code blanc» pour appeler des secours. 

Lessard et Roy Des Rivières réussissent à échapper aux agents de sécurité et ils laissent aller leur otage. 

Dans sa fuite, Roy Des Rivières aurait bousculé et frappé au bras une autre infirmière.

Les policiers de Québec vont retrouver les deux hommes quelques minutes plus tard, cachés dans la cage d’escalier d’un immeuble, non loin de l’hôpital.

Prise de stupéfiants

Sébastien Lessard a plaidé coupable mercredi aux 10 accusations d’évasion d’une garde légale, d’enlèvement, de prise d’otage et de voies de fait armées ou ayant causé des lésions, commises par le biais de la complicité. 

Lessard a déjà, par le passé, été déclarement criminellement non responsable pour d’autres infractions, mais cette fois-ci, les psychiatres ont évalué que sa psychose a été causée par la prise de stupéfiants.

Le dossier de Thomas Roy Des Rivières doit revenir à la cour en février.

Aucun employé de l’hôpital Robert-Giffard n’a été entendu par le tribunal. Leur chef d’unité a témoigné par écrit des lourds impacts pour son équipe d’intervenants, «une équipe décimée, nerveuse et fébrile», après l’événement affirme-t-il. Certains employés ont été en arrêt de travail pour des durées qui n’ont pas été précisées.

Sébastien Lessard a dit regretter énormément ses gestes. 

Son avocat Me Frédéric Rousseau et la procureure de la Couronne Me Geneviève Bédard ont suggéré au juge Pierre-L. Rousseau d’imposer une peine de 36 mois.

Une suggestion «clémente», convient Me Bédard, qui tient compte de la lourde problématique de santé mentale de l’accusé. Le juge a entériné la peine, qu’il a estimée raisonnable dans les circonstances.

Soumis aux ordonnances du Tribunal administratif du Québec depuis 10 ans, Sébastien Lessard a dit qu’il retournerait en établissement psychiatrique, à Montréal, après sa détention. Il sera en probation durant trois ans.

Actualité

Netflix ne retirera pas de sa série «Bird Box» les images de Lac-Mégantic

MONTRÉAL — Malgré une demande de la mairesse de Lac-Mégantic, Netflix refuse de retirer de son film «Bird Box» les images de l'explosion qui a coûté la vie à 47 personnes dans cette ville en 2013.

La mairesse Julie Morin a soutenu dans un communiqué qu'elle avait parlé à un représentant du géant de la diffusion en continu: on l'a seulement assurée que Netflix travaillerait avec ses partenaires pour que les images ne soient plus utilisées dans de futures productions.

À lire aussi: Des images de Lac-Mégantic dans une autre production sur Netflix?

Au moins deux séries de la plate-forme canadienne de Netflix, dont le grand succès «Bird Box», avec Sandra Bullock, utilisent brièvement les images de la tragédie de 2013 - l'explosion du convoi pétrolier. Mme Morin déclarait à La Presse canadienne cette semaine qu'elle souhaitait que Netflix revoie son catalogue et supprime ces douloureuses images.

La mairesse soutient jeudi qu'à la suite de son entretien avec un représentant de Netflix, elle est convaincue que l'entreprise est sensible au deuil de ses concitoyens, dont beaucoup souffrent de stress post-traumatique.

La compagnie qui a vendu les séquences d'archives de Lac-Mégantic à une autre production de Netflix, «Travelers», se dit quant à elle attristée par le fait que des images de la tragédie aient été utilisées à des fins de divertissement.

La société Pond5 indique dans un communiqué que les scènes de la tragédie ont été sorties de leur contexte. L'entreprise soutient qu'elle contacte tous les clients qui ont acheté des images similaires pour s'assurer qu'ils étaient conscients de leur caractère délicat.

Monde

Espagne: le bambin bel et bien tombé dans le trou de forage

MADRID — Le sort du petit Julen tenait mercredi l’Espagne en haleine, les secours tentant par tous les moyens de retrouver ce garçonnet de deux ans coincé depuis trois jours dans un puits très étroit et profond.

Les autorités ont identifié des cheveux de l’enfant, retrouvés dans ce puits de 25 centimètres de diamètre et environ 100 mètres de profondeur.

«On a trouvé un peu de cheveux et les tests d’ADN réalisés par la Garde civile certifient qu’ils appartiennent à l’enfant», a expliqué sur la Cadena SER le préfet d’Andalousie, Alfonso Rodriguez Gomez.

À LIRE AUSSI : Opération d’urgence pour retrouver un bambin espagnol tombé dans un trou de forage

Actualités

Incendie à Sutton: une chienne sauve quatre personnes et prend la fuite

La réputation de l’instinct de survie et du courage canin n’est plus à faire, mais l’incendie qui a ravagé le Domaine Tomali-Maniatyn, à Sutton, a donné lieu à un autre geste héroïque alors qu’une chienne a sauvé quatre vies avant de prendre la fuite.

En fin de soirée, mardi, le luxueux gîte des Cantons-de-l’Est accueillait deux clients, en plus du propriétaire et d’une autre membre de la famille, Ély Conway.

Surf des neiges

Le médaillé olympique Maxence Parrot atteint du lymphome de Hodgkin

MONTRÉAL - À 24 ans, on ressent encore toute l'invincibilité de la jeunesse. C'est pourquoi le Québécois Maxence Parrot a candidement demandé à ses médecins si les traitements contre le lymphome de Hodgkin qu'il combat pouvaient attendre après les X Games, qui auront lieu du 24 au 27 janvier.

Quand ceux-ci ont répondu qu'un cancer qu'on ne traite pas est un cancer qui nous tue, le médaillé d'argent en slopestyle aux derniers Jeux olympiques d'hiver a rapidement changé d'avis et demandé à amorcer au plus vite les 12 traitements de chimiothérapie auxquels il devra se soumettre au cours des six prochains mois.

«Ce sera ma compétition cette année», a dit Parrot jeudi au sujet de ces traitements, lui a qui a décidé de tirer un trait sur sa saison 2018-19.

Une bosse au cou ressentie en novembre a, alors qu'il était en Europe, poussé Parrot à consulter son médecin. Immédiatement, on lui a fait passer une biopsie. Le 21 décembre, le verdict est tombé: lymphome de Hodgkin classique de stade IIA, ou stade précoce.

«Ça n'a pas été une nouvelle facile à digérer, autant pour ma famille que pour moi-même, a-t-il admis. Mais après quelques semaines, je me sens à l'aise de vous en parler. (...) Je vais demeurer le plus positif possible au cours des prochains mois. Théoriquement, si tout va bien, je devrais terminer la chimio en juin.

«Mais ça fait peur, je ne vous le cacherai pas.»

Accompagné de sa conjointe, Alysson Gendron-Gallant, et de son psychologue sportif, Jean-François Ménard, Parrot, quintuple champion des X Games en slopestyle et big air, a pourtant paru très calme.

«Le cancer a été détecté très tôt et c'est l'un des cancers ayant le plus haut taux de guérison, a-t-il expliqué. Je suis donc confiant.»

Tout comme ses médecins et son entourage.

«Le moral est bon et j'y vais un jour à la fois, a ajouté Parrot, qui a subi un premier traitement de chimiothérapie jeudi dernier. J'ai passé un bon temps des Fêtes entouré de ma famille. Je voulais ça.»

«Nous mettons toutes les chances de notre côté, a indiqué sa conjointe. Que ce soit au niveau de la nutrition, de l'activité physique ou encore avec 'JF', avec qui on travaille beaucoup sur l'aspect mental.»

«Je connais Maxence depuis près de quatre ans maintenant. C'est un gars qui fait preuve de résilience et qui est très courageux, a noté Ménard. Ça prend une force psychologique particulière pour faire ce qu'il fait week-end après week-end. J'ai extrêmement confiance qu'il a les aptitudes mentales pour passer au travers. (...) Il dit avoir peur: parfois, la peur peut nous aider à réaliser de grandes choses. Il avait aussi peur avant les Jeux.»

Le lymphome de Hodgkin est un cancer relativement rare, selon Lymphome Canada. De manière générale, il représente environ 0,5 pour cent des cancers et 15 pour cent des lymphomes diagnostiqués. Chaque année au Canada, on diagnostique le lymphome de Hodgkin chez environ 900 personnes.

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Viol présumé à Paris: la Canadienne est allée dans les locaux de la police pour être en «sécurité»

PARIS - La touriste canadienne Emily Spanton, qui accuse de viol deux policiers en procès à Paris, a expliqué mercredi s’être rendue dans les locaux de la police en pensant y être «en sécurité».

«Quand les agents de police m’ont proposé d’aller (dans leurs locaux, NDLR), je me suis dit que j’y serais en sécurité», a raconté la Canadienne de 39 ans, qui a donné, dans sa première prise de parole devant la cour d’assises de Paris, sa version de la nuit du 22 au 23 avril 2014.

Les deux policiers, qu’elle venait de rencontrer dans un pub, lui ont expliqué que le «36», surnom des locaux parisiens de la police au 36, quai des Orfèvres, était un lieu célèbre, où des films avaient été tournés.

«J’étais ivre, je savais que je n’étais pas en mesure de retrouver mon hôtel. Je me suis dit qu’au moins, dans un commissariat, je ne pourrais pas boire à nouveau et que je rentrerais une fois sobre», a poursuivi l’accusatrice, une grande femme aux cheveux courts, vêtue d’un pantalon noir et d’un long tee-shirt sombre.

Elle pensait qu’il y aurait beaucoup de monde dans ce qu’elle appelle un «commissariat». Mais le «36», quand elle y est arrivée à 00H40, était quasiment vide. Elle a marché en titubant, grimpé les escaliers jusqu’au bureau 461.

«Tout se passait bien, je regardais des photos. Les policiers m’ont servi un Scotch. Je n’en avais pas vraiment envie, mais j’ai accepté de boire une gorgée par politesse», se souvient-elle, la voix étranglée par les sanglots. Elle a assuré que «tout le monde flirtait» ce soir-là au pub, mais qu’elle n’avait pas l’intention d’aller plus loin.

Les accusés l’auraient forcée à boire son verre, puis elle se serait retrouvée à genoux. L’un d’eux lui aurait mis son pénis dans la bouche. «On m’a poussée sur la table. Quelqu’un est entré à l’intérieur de moi. Puis quelqu’un d’autre. Quand ça a été fini, j’ai ramassé mes affaires, mais je n’ai pas réussi à ouvrir la porte. On m’a tirée dans un autre bureau et tous les événements se sont répétés», a-t-elle raconté.

«Pour moi, il y avait trois agresseurs», a-t-elle dit à la cour. Parmi eux, se trouvent selon elle les deux accusés, dont elle a confondu les noms à l’audience.

Ceux-ci reconnaissent une fellation consentie pour l’un et des caresses sexuelles consenties pour l’autre, mais nient tout viol. Ces policiers, qui comparaissent libres, encourent 20 ans de réclusion.

À LIRE AUSSI : Deux policiers français accusés du viol d’une touriste canadienne