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Affaires

3200 syndiqués du Canadien National en grève

MONTRÉAL - Les chefs et agents de train ainsi que les agents de triage du Canadien National (CN) représentés par le syndicat des Teamsters sont en grève depuis minuit, mardi.

Le syndicat représentant 3200 travailleurs n’est pas parvenu à s’entendre avec l’employeur sur le renouvellement de la convention collective de travail après avoir publié un préavis de grève de 72 heures, samedi dernier.

En septembre, les syndiqués s’étaient prononcés à 99,2 pour cent en faveur d’un mandat de grève.

La Conférence ferroviaire de Teamsters Canada et le transporteur ferroviaire sont en pourparlers depuis six mois et négocient avec l’aide des médiateurs fédéraux depuis 60 jours. L’entreprise dit avoir offert l’arbitrage exécutoire, ce qui a été refusé par le syndicat.

La convention collective est échue depuis le 23 juillet.

La grève ne devrait pas perturber le transport des passagers des services ferroviaires Exo, de Montréal, GO Transit, de Toronto et West Coast Express, de Vancouver.

La semaine dernière, le CN a annoncé qu’il procédera à quelque 1600 mises à pied, soit près de six pour cent de sa main-d’oeuvre, alors que l’affaiblissement de l’économie nord-américaine freine la demande.

Entreprise citée dans cette dépêche: Compagnie des chemins de fer nationaux du Canada (TSX:CNR)

Environnement

Avertissement de verglas au Québec

MONTRÉAL - Environnement Canada a publié peu avant 7h30 mercredi un avertissement de pluie verglaçante pour plusieurs régions du sud-ouest et du centre du Québec.

L’avertissement précise qu’entre deux et cinq millimètres de verglas pourraient tomber mardi matin.

Les secteurs concernés sont notamment ceux de l’île de Montréal, de Laval, de Saint-Jérôme, de Longueuil, de Drummondville, de Joliette, de Berthierville, de Sherbrooke, de Magog, de Victoriaville, de Lac-Mégantic, de Coaticook, de Thetford Mines et de Sorel-Tracy.

Environnement Canada prévient qu’un tel avertissement est émis lorsque de la pluie tombe pendant que les températures sont inférieures à zéro, ce qui occasionne des accumulations de verglas. Il est donc possible que les surfaces comme les routes, les rues, les trottoirs et les terrains de stationnement deviendront glacées et glissantes.

À 7h30, le ministère des Transports signalait que sur les autoroutes du sud-ouest du Québec, la chaussée était généralement mouillée, mais des conditions de glace ont été signalées à quelques endroits, notamment dans les régions de Terrebonne, dans Lanaudière, et de Saint-Jean-sur-Richelieu, en Montérégie.

Justice et faits divers

Meurtre de Cheryl Bau-Tremblay: l'appel de Gendron rejeté

Alexandre Gendron réclamait un nouveau procès pour le meurtre non prémédité de sa conjointe enceinte Cheryl Bau-Tremblay. Mais lundi, la Cour d’appel du Québec a rejeté son appel sans même avoir besoin d’entendre les arguments du ministère public. Sa peine de prison à vie sans possibilité de libération avant 12 ans imposée l’an dernier est donc maintenue.

Cheryl Bau-Tremblay, originaire de Saint-Félicien, au Lac-Saint-Jean, était enceinte de plus de quatre mois lorsque son conjoint alcoolique et violent l’a étranglée le 1er août 2015 à Beloeil. Alexandre Gendron a ensuite caché son corps sous le lit pendant des jours. La jeune femme venait alors de retourner dans leur maison après s’être réfugiée quelques jours chez sa sœur. Elle avait lancé un ultimatum à son conjoint pour qu’il cesse de consommer de l’alcool.

Pour lire l'article au complet: Meurtre de Cheryl Bau-Tremblay: l'appel d'Alexandre Gendron rejeté

Le Mag

Trouver l'amour à Cuba

La première fois qu’Élyse Bergeron s’est confiée au Progrès, c’était en février 2006, alors que l’adolescente de 14 ans se préparait à vivre son premier voyage humanitaire.

Elle avait un an pour ramasser son argent afin de concrétiser ce grand projet qui allait changer sa vie. En utilisant ses talents de chanteuse, elle offrait des spectacles-bénéfices pour obtenir les fonds nécessaires.

Justice et faits divers

Une nouvelle fraude téléphonique

Si un policier qui ne s’exprime qu’en anglais communique avec vous, ne tombez pas dans le panneau. Il s’agit d’un stratagème de fraude téléphonique qui prend de l’ampleur au Saguenay–Lac-Saint-Jean et sur la Côte-Nord, et la Sûreté du Québec (SQ) invite à la prudence.

Le modus operandi est simple. Un individu appelle un citoyen et se fait passer pour un policier qui ne parle qu’en anglais. Il demande ensuite à son interlocuteur de fournir son nom et son numéro d’assurance sociale. S’il refuse, le fraudeur devient menaçant et prétend qu’un policier viendra procéder à son arrestation. Il peut aussi demander au citoyen de fournir ses informations bancaires et de procéder à un virement pour placer son argent en sécurité parce qu’il lui dit avoir été victime de fraude.

Le fraudeur peut aller encore plus loin. Il peut demander au citoyen de lui donner le numéro de téléphone du service de police local et prétend qu’un policier communiquera avec lui. Un autre appel arrive dans les minutes suivantes et affiche le numéro du poste de police de la SQ. 

« Ces appels sont frauduleux. Les policiers ne communiquent pas avec les citoyens dans l’objectif de leur soutirer ou d’exiger des renseignements personnels ou financiers. Vous devez faire preuve de prudence lorsque quelqu’un prétend travailler pour un service public », explique la SQ dans un communiqué de presse. 

La SQ recommande aux citoyens de toujours vérifier l’authenticité de la demande qui est adressée, notamment en demandant à la personne de s’identifier et de fournir le nom de l’entreprise qu’elle représente. Le citoyen peut ensuite valider si le numéro de téléphone correspond. 

Il faut également faire attention au numéro de téléphone qui apparaît sur l’afficheur parce que les fraudeurs ont les outils nécessaires pour les modifier. La SQ rappelle également qu’il ne faut jamais fournir d’informations personnelles au téléphone, comme un numéro d’assurance sociale ou des informations bancaires, et ne jamais faire de virement par courriel, par téléphone ou par message texte si vous n’êtes pas certains de connaître l’individu.

Toute information peut être transmise à la Centrale de l’information criminelle de la SQ au 1 800 659-4264 ou à l’organisme Échec au crime au 1 800 711-1800.

Justice et faits divers

Accident mortel sur la 323: une fillette toujours dans un état critique

Une fillette de deux ans reposait toujours dans un état critique lundi, au lendemain d’un terrible accident dans lequel son grand frère de cinq ans est mort, dans la Petite-Nation.

Les deux enfants étaient assis à l’arrière de la voiture familiale percutée de plein fouet par un orignal, dans des circonstances aussi dramatiques qu’improbables.

Les victimes sont des résidents du secteur Orléans à Ottawa. Elles n’ont pas été identifiées formellement par la SQ.

Toutefois, TVA Gatineau-Ottawa a identifié, lundi, la petite victime comme étant Zachael Lehoux-Flintoff, cinq ans.

Un premier véhicule a percuté l’orignal sur la route 323, à Notre-Dame-de-la-Paix, peu avant 14 h, dimanche. La grosse bête a été projetée sur l’autre véhicule, celui des victimes, qui circulait dans la voie opposée.

La SQ a rouvert le tronçon de la route 323 à la hauteur du rang William. La limite de vitesse à cet endroit est de 90 km/h.

Aucune accusation criminelle ne sera déposée dans cette affaire. Le premier conducteur ayant percuté l’orignal n’aurait jamais pu l’éviter. Ni l’alcool ni les drogues ne sont en cause, a confirmé la SQ, lundi.

« C’est un terrible accident, a dit le sergent Marc Tessier. De plus, cet incident est très rare, puisque les orignaux sont très peu présents dans ce secteur. Lorsqu’il y a des impacts avec des animaux sur des routes comme la 323, il s’agit de chevreuils, beaucoup plus petits. La présence d’orignaux est plus forte sur des routes comme la 117, dans la réserve faunique de La Vérendrye. »

Par ailleurs, un troisième enfant, qui était assis avec les deux autres, a aussi été transporté à l’hôpital. Ses blessures ne mettent pas sa vie en danger. Tous les adultes impliqués ont été traités pour des chocs nerveux. Le conducteur du véhicule ayant percuté la bête en premier a aussi subi des blessures qui ne mettent pas sa vie en danger.

Télé et Radio

La fin de «Dupont le matin»: le contrat du trio achevait en décembre

Vendredi, la station Énergie 98,9 retirait les micros de Stephan Dupont et de ses collaborateurs, Raynald Cloutier et Pierre Blais. Cette décision de Bell Média n’aurait toutefois rien à voir avec l'entrevue corsée menée en ondes avec Marc Denis, assure Raynald Cloutier.

Il y a trop de sites qui publient «n’importe quoi», a indiqué sur Facebook Raynald Cloutier, vendredi. «Aujourd’hui j’ai pu le constater avec le site Dans Les Coulisses parce qu’ils parlent d’une nouvelle qui me concerne.» 

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Justice

Meurtre de Jean-Christophe Gilbert: René Kègle subira son procès

TROIS-RIVIÈRES — Comme prévu, René Kègle a été cité à subir son procès devant un jury pour le meurtre prémédité de Jean-Christophe Gilbert.

Son enquête préliminaire s’est en effet terminée, lundi, avec le témoignage d’une biologiste judiciaire et experte en projection et traces de sang du Laboratoire de sciences judiciaires et médecine légale, Maria Fiorillo. Son témoignage, comme tout le reste des éléments de preuve révélés dans le cadre de cette enquête,sont frappés d’une ordonnance de non-publication.

On se rappelle que cette enquête a commencé le 23 septembre dernier et s’est ensuite poursuivie pendant quatre jours. Plusieurs personnes ont été appelées à témoigner, dont la mère de la victime, des présumés complices, un expert en balistique et un technicien en identité judiciaire. Les audiences ont donc pris fin lundi après-midi pour une cinquième journée. Comme le renvoi à procès n’était pas contesté par la défense qui voulait surtout évaluer la preuve, Kègle a été cité à subir son procès par le juge Jacques Lacoursière. Notons que le suspect n’était pas présent dans la salle d’audiences. Il a assisté à la dernière journée de son enquête à partir de la prison où il est incarcéré par le biais d’une visio-conférence.

Son dossier a été reporté au 5 décembre soit à l’ouverture du prochain terme des assises de la Cour supérieure. Des dates de procès devant juge et jury pourraient alors être fixées, le tout en respectant les délais de l’Arrêt Jordan.

Jean-Christophe Gilbert, 24 ans de Massueville, serait la première victime du suspect, René Kègle. Il a été assassiné le 2 octobre 2018 et démembré. Son corps calciné avait été retrouvé en même temps que celui de Steve Lamy dans une voiture incendiée sur le chemin Bradley le 10 octobre. Le jour même, Ophélie Martin-Cyr avait été tuée à bout portant dans un champ à Yamachiche. La jeune femme qui accompagnait Ophélie Martin-Cyr a échappé à la mort en sautant d’un véhicule en marche.

Kègle est aussi accusé des meurtres d’Ophélie Martin-Cyr et de Steve Lamy. À ce jour, il a donc subi deux enquêtes préliminaire pour les meurtres d’Ophélie et de Jean-Christophe Gilbert.  Et dans les deux cas, les audiences avaient permis de révéler des détails sordides sur les meurtres.

L’enquête préliminaire concernant le meurtre de Steve Lamy, tué le 8 octobre 2018, s’amorcera le 9 décembre. Cinq jours devraient être nécessaires pour réaliser cette étape des procédures judiciaires.

LNH

Ron MacLean à propos du départ de Don Cherry: «Nous avons tous mal»

TORONTO — L’animateur de Hockey Night in Canada Ron MacLean a abordé le licenciement de Don Cherry pendant un long monologue lors du premier entracte de l’émission samedi.

Il a déclaré: «Nous avons tous mal.»

L’animateur a ouvert le segment du premier entracte - le premier depuis que Sportsnet a licencié Don Cherry - en s’adressant à la caméra pendant près de cinq minutes.

Il a longuement parlé de sa relation étroite avec Don Cherry, mais il a indiqué qu’il avait choisi «ses principes plutôt que l’amitié» après les commentaires controversés de Don Cherry samedi dernier dans le segment «Coach’s Corner».

Ron MacLean avait présenté des excuses sur Twitter dimanche.

«Don Cherry a exprimé des commentaires blessants, discriminatoires, qui étaient carrément erronés. (...) Je vous dois des excuses, aussi. J’étais assis là, je n’ai pas saisi, je n’ai pas réagi», avait déclaré Ron MacLean.

Don Cherry, qui a commenté pendant 38 ans le sport national à l’émission Hockey Night in Canada, a été renvoyé par Sportsnet lundi dernier.

Ron MacLean a déclaré samedi, que Don Cherry aurait pu entreprendre «certaines étapes après les commentaires qu’il avait émis, mais que Don ne voulait pas entreprendre ces étapes».

Le premier entracte de samedi comportait également un segment lors duquel Ron MacLean a interviewé Hayley Wickenheiser et Guy Carbonneau, qui seront les deux intronisés au Temple de la renommée du hockey. La cérémonie d’intronisation a lieu lundi.

Hayley Wickenheiser a mentionné qu’elle appréciait le fait que Don Cherry «parlait toujours du hockey féminin» dans le segment «Coach’s Corner».

Le départ de Cherry fait suite à un segment qui a généré une indignation généralisée autant de l’intérieur que de l’extérieur du monde du hockey. Dimanche, le réseau s’est excusé pour les propos de Cherry selon lesquels les nouveaux immigrants ne portent pas le coquelicot et, du coup, n’appuient pas les anciens combattants.

Cherry, qui est âgé de 85 ans, avait ciblé les nouveaux immigrants à Toronto et à Mississauga, ville ontarienne où il vit, qui, selon lui, ne rendent pas hommage aux anciens combattants canadiens et aux soldats décédés.

Santé

Une clinique pour les enfants du Nunavut au CHEO

Depuis une vingtaine d’années, le Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario (CHEO) reçoit les enfants nunavutois avec les problèmes de santé les plus complexes. L’institution dévoilait lundi le fruit de ses efforts pour mieux accueillir ces patients aux besoins bien particuliers : la création de la clinique Aakuluk.

« Pour n’importe qui, venir à l’hôpital avec un enfant malade, c’est une période très stressante. Imaginez maintenant venir dans une autre communauté, avec une autre langue, en ne connaissant pas comment fonctionne le système », explique le président-directeur général du CHEO, Alex Munter.

Santé

Des prématurés au parcours lumineux

Le risque de séquelles est souvent l’une des premières choses qui vient à l’esprit des parents dont l’enfant est arrivé trop tôt. À l’approche de la Journée mondiale de la prématurité, lundi, l’organisme Préma-Québec met l’accent sur des parcours lumineux et porteurs d’espoir pour les familles éprouvées par une naissance difficile.

Préma-Québec a lui-même vu le jour dans des circonstances douloureuses. L’idée de cet organisme est venue à Ginette Mantha dans un salon du Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine, pendant que son nouveau-né luttait pour sa vie.

Actualités

Capitales Médias : Québec opte pour le modèle coop

Principal créancier de Groupe Capitales Médias, le gouvernement Legault choisit le modèle des coopératives de travailleurs pour relancer les six quotidiens du groupe.

Il en fera l’annonce mardi, 24 heures avant que le syndic ne soumette ce modèle au tribunal, a confirmé une source gouvernementale.

La Presse avait révélé le 7 novembre que le regroupement de coopératives de travailleurs avait une nette longueur d’avance parmi les groupes ayant fait une offre. C’est le modèle qui a été appuyé par les 350 travailleurs des six quotidiens : Le Soleil à Québec, La Tribune à Sherbrooke, Le Quotidien à Saguenay, La Voix de l’Est à Granby, Le Droit à Ottawa/Gatineau et Le Nouvelliste à Trois-Rivières.

La suite sur lapresse.ca

Santé

Campagne de Noeudvembre: Jean Pagé fier de ceux qui ont repris le flambeau

Le mois de novembre est celui de la sensibilisation au cancer de la prostate, une cause que l’ancien animateur sportif Jean Pagé, frappé à nouveau par cette maladie, suit cette fois à distance par l’entremise des médias et des réseaux sociaux.

«Il est à la maison. Il est en processus de fin de vie», rappelle son ami Laurent Proulx, président directeur général de l’organisme PROCURE auquel Jean Pagé était associé à titre d’ambassadeur depuis 15 ans pour inciter les hommes à se faire diagnostiquer tôt et à briser l’isolement.

«Jean a quand même un bon moral (...) Il va regarder Facebook. Il regarde notamment sa fille cette année qui est une ambassadrice de Noeudvembre. Elle a participé à quelques émissions de radio et Jean me mentionnait qu’il nous avait écoutés et qu’il avait trouvé ça intéressant d’être à l’autre bout et d’écouter les messages de sensibilisation qui sont faits cette fois-ci par sa fille.»

En entrevue à La Presse canadienne, Isabelle Pagé a parlé du combat de son père pour briser les tabous entourant le cancer de la prostate chez les hommes et de son cheminement face à cette maladie qui l’a touché deux fois plutôt qu’une.

«Papa va très bien dans les circonstances. Il y a des journées qui sont plus difficiles que d’autres, mais il est bien entouré. Il a la chance d’être à la maison avec sa conjointe qui s’en occupe de façon formidable. C’est sûr que nous, les quatre enfants, on est très présents auprès de lui aussi.»

Elle raconte aussi à quel point son père est touché par les hommages qui lui sont rendus. À peu près la moitié des 7000 noeuds papillon de la campagne de financement Noeudvembre ont été vendus jusqu’à présent, dont des coffrets d’édition limitée en l’honneur de son plus célèbre ambassadeur.

«C’est le coffret Noeudvembre édition Jean Pagé. Les quatre noeuds sont dessinés par [le créateur] Philippe Dubuc et le coffret se vend 500$, mais avec un reçu d’impôt de 250 $», précise Laurent Proulx fier de cette initiative pour remercier en même temps l’ex-animateur sportif qui a lui-même porté fièrement le noeud papillon durant plusieurs campagnes de sensibilisation.

Un geste que semble apprécier le principal intéressé, selon sa fille.

«Papa a de la chance parce que la maladie ne l’affecte pas dans son mental. Il est encore tout là et la médication ne l’affaiblit pas trop à ce niveau-là. Il est conscient de tout ce qui se passe et il très fier aussi que tout le monde reprenne le flambeau et porte à bout de bras une cause, qui a été sa bataille», raconte Isabelle Pagé.

«Vous savez, PROCURE fait parti de ma vie depuis toujours parce que papa a été diagnostiqué avec le cancer de la prostate il y a 24 ans. Il avait 49 ans. Donc, nous on a appris à vivre avec le cancer de la prostate. Les médicaments et la recherche ont permis à papa d’avoir une qualité de vie, malgré la maladie, et d’avoir aussi une vie prolongée.»

Taux de survie élevé

Au chaque année, plus de 4300 Québécois reçoivent un diagnostic de cancer de la prostate, mais les chances de survie sont de plus de 95 pour cent après de cinq ans lorsque la maladie est décelée rapidement, selon le pdg de PROCURE.

«On sait toutefois que les hommes ont plus tendance à rentrer au garage lorsqu’il y a une lumière qui apparaît sur le tableau de bord de leur voiture que lorsqu’il y a une lumière rouge dans le tableau de bord de santé.»

Un constat que partage Mme Pagé qui, à son tour, veut inciter les hommes à partager ce qu’ils vivent avec leur famille et leurs proches.

«Au début, il nous l’a caché. Il a fait exactement ce que la plupart des hommes font en apprenant qu’ils ont un cancer de la prostate parce qu’il voulait protéger sa famille (...) Un homme de sport ça ne parle pas de ça, mais il l’a fait. Il a même pleuré dans les médias. Il a montré sa vulnérabilité et sa sensibilité, mais il a surtout donné la possibilité à d’autres hommes de ne pas être gêné de le faire.»

Le mois de novembre est en effet une bonne occasion d’en parler, notamment avec toutes les campagnes de sensibilisation et de financement en cours, dont la 6e Journée québécoise de sensibilisation au cancer de la prostate du 19 novembre qui s’en vient mardi.

«Il y a plusieurs initiatives durant le mois novembre. Il y a Noeuvembre, mais il y a aussi la campagne Pneuvembre dans les concessionnaires automobiles et les marchands de pneus. Lorsqu’on fait un changement de pneus, on peut verser 1$ par pneu changé, entreposé ou acheté», souligne Laurent Proulx.

L’ensemble de ces activités menées par PROCURE visent à amasser plus de 500 000 $ pour la recherche et le bon fonctionnement de l’organisme.

«PROCURE c’est un organisme québécois donc 100 pour cent de l’argent qu’on ramasse au Québec est dépensé au Québec. Dans un premier temps à la recherche. Dans un deuxième temps, on va se déplacer pour faire des conférences en entreprise ou des conférences grand public. On va faire des webinaires. Il y a une panoplie de services que Procure offre à l’ensemble des Québécois et un élément dont Jean est très fier c’est notre ligne téléphonique de soutien (1-855-899-2873)», rappelle M. Proulx.

«C’est pour ça qu’on fait une campagne en novembre et qu’on ramasse des sous. Oui pour la recherche, mais aussi pour la sensibilisation et pour offrir aux familles un espace pour pouvoir poser leurs questions», renchérit Mme Pagé.

«Il faut mettre de côté l’ego, la culpabilité, la honte. Les forces de tout le monde réunies font en sorte justement qu’on est plus fort et ça crée des moments formidables en famille. Nous on a la chance de se dire au revoir et de prendre le temps de le faire parce que papa, malheureusement son cancer est revenu et là on s’en va vers la fin. Et c’est ce que lui a toujours voulu dire aux hommes, ne vous cachez pas! Parlez-en! Tendez la main vers les gens que vous aimez et, si vous n’êtes pas entouré, sachez que Procure est là 12 mois par année, 24 heures sur 24.»

Actualités

Marois et Parisella en campagne de promotion du français

L’ancienne première ministre péquiste Pauline Marois s’est unie à une figure libérale en vue, John Parisella, pour dépolitiser la promotion du français.

Les deux ont participé, lundi à Montréal, au lancement de la campagne de financement «je parle français par cœur» - une façon d’inviter la philanthropie dans la promotion du français.

L’objectif de cette campagne est de recueillir 5 millions $ sur deux ans pour faire la promotion du français. Une somme de 2 millions $ a déjà été recueillie, notamment auprès de grands donateurs. Mais tous les dons sont bienvenus, a souligné Mme Marois.

«Je crois en l’avenir du français au Québec et je suis très fière de voir que cette langue commune nous permet de nous réunir, nous permet de communiquer, nous permet de nous représenter à travers le monde, nous permet d’agir au niveau culturel, au niveau économique. C’est important; c’est un bien très précieux que cette langue française. C’est important, donc, que nous la protégions et que nous continuions d’en faire la promotion», a lancé Mme Marois, aux côtés de M. Parisella et de Maxime Laporte. Les deux derniers sont coprésidents de la Fondation pour la langue française.

La Fondation a été lancée il y a un an; c’est sa première campagne de financement, que Mme Marois préside. Le président d’honneur de la fondation est Dany Laferrière, de l’Académie française.

En soirée lundi, le premier ministre François Legault et son ministre Simon Jolin-Barrette, responsable du dossier, ont participé à un cocktail de financement à la Caisse de dépôt et placement.

Le premier ministre s’est adressé aux médias pour expliquer qu’il voyait les rôles de la fondation et du gouvernement comme étant complémentaires dans la promotion de la langue. «Je pense qu’on a besoin de la fondation pour mobiliser la population, mais ça n’empêche pas le gouvernement aussi d’agir», a-t-il déclaré.

François Legault souligne que l’État doit donner l’exemple en communiquant en français avec les nouveaux arrivants et en veillant à l’application de la loi 101. Il a même avancé son intention de moderniser la Charte de la langue française.

«Il faut se poser des questions sur la langue de travail. Je suis prudent à ne pas ajouter de bureaucratie aux petites entreprises, mais je me questionne sur ce qu’on peut faire pour que des cours de français soient donnés», a-t-il mentionné.

«Il y a une forme d’indifférence»

John Parisella explique son engagement comme coprésident de la fondation : «le français a été un choix pour ma famille. Mon père est né en Italie. Ma mère c’est une Irlandaise et j’ai fait essentiellement mes études en anglais. Pour moi, parler français c’est un choix qui m’a toujours animé. Je vis, je travaille et je rêve en français», s’est exclamé M. Parisella, qui a longtemps travaillé aux côtés de l’ancien premier ministre libéral Robert Bourassa.

«Il y a un tassement, où on oublie le français au détriment de l’anglais, où on se sent moins concerné, moins préoccupé et il y a une forme d’indifférence», déplore Mme Marois.

«On voit que chez les jeunes, entre autres, il y a une préoccupation moins grande. Quand on s’adresse à nous en anglais dans un commerce, les jeunes vont être moins portés à réagir et à souhaiter que ce soit corrigé et qu’on parle en français», a-t-elle relevé.

Le premier ministre François Legault trouve inquiétante cette indifférence des jeunes. «Il faut les aider à ce qu’ils aiment davantage le français et ça passe par la culture. C’est un de mes objectifs dans la prochaine année de m’assurer que nos artistes soient bien vus par nos jeunes et qu’ils soient fiers de ce que disent nos artistes en français», a-t-il commenté.

La Fondation a pour mission la promotion du français sous toutes ses formes, et non sa défense, puisque d’autres organismes se chargent déjà de la défense du français, a insisté Mme Marois. Elle s’adresse à tous : les jeunes, les nouveaux arrivants et les citoyens qui tiennent pour acquis le fait français et qui hésitent à demander des services en français.

Rencontré en marge du cocktail de financement, le président d’honneur Dany Laferrière croit aussi que l’optimisme est plus efficace que la peur.

«Je crois qu’une langue doit être soutenue avec optimisme, avec enthousiasme, pour ne pas désespérer les jeunes. Il faut qu’ils aient l’impression que la langue est aimée. Il ne faut pas parler tout le temps de sa mort!» a commenté l’écrivain.

Les fonds recueillis serviront à financer des projets d’intégration à la culture québécoise, comme le Carrefour interculturel de francisation et d’intégration.

Celui-ci permet à des gens de mieux connaître le Québec et le français. «C’est un projet qui concerne les nouveaux Québécois, dans leur apprentissage du français et de leur connaissance de la culture et de la réalité québécoise par une approche ludique : aller au théâtre, au cinéma, faire une activité sportive, visiter des quartiers de Montréal en apprenant l’histoire des quartiers», a cité en exemple Mme Marois.

Nouveau-Brunswick

La Fondation pour la langue française s’intéresse aussi au français des communautés acadiennes et francophones hors Québec par le biais de la Fondation Langelier.

Alors qu’une campagne contre le bilinguisme au Canada vient d’être placardée sur des autobus au Nouveau-Brunswick, Mme Marois s’en est désolée. Elle croit qu’il faut «soutenir ces communautés qui souhaitent que le bilinguisme soit respecté parce que ça permet de défendre la francophonie à travers le Canada».

Santé

Du retard dans la nomination du nouveau Commissaire à la santé et au bien-être

Le nouveau Commissaire à la santé et au bien-être (CSBE) ne sera vraisemblablement pas nommé avant le début de l’an prochain, lui qui devait pourtant entrer en poste l’été dernier.

La ministre de la Santé, Danielle McCann, avait annoncé en mars le lancement du processus devant mener à la nomination du prochain CSBE. Elle avait expliqué que divers partenaires du réseau de la santé et des services sociaux et des membres de la commission de la santé et des services sociaux allaient être conviés à siéger à titre de membres du comité de candidatures.

Ce comité devait ensuite proposer à la ministre une liste de noms de personnes jugées aptes à occuper le poste de commissaire, après quoi Mme McCann devait soumettre une recommandation au Conseil des ministres. L’entrée en poste du nouveau commissaire était prévue pour l’été prochain. 

Comité formé le 8 juillet

Au ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS), on explique que le comité n’a été formé que le 8 juillet, et qu’il dispose de six mois suivant sa formation pour proposer une liste de noms à la ministre. 

On indique également que les travaux du comité de candidatures ne sont en cours que depuis la fin de l’été. 

«Le MSSS ne peut se prononcer sur l’échéancier et l’agenda du Conseil des ministres, qui, ultimement, nommera le CSBE», ajoute la porte-parole Noémie Vanheuverzwjin.

Les activités du CSBE avaient été abolies par le gouvernement libéral en 2016, ce qui avait été largement dénoncé. Le rôle du CSBE est notamment d’évaluer la performance globale du système de santé et de proposer des changements afin d’en améliorer l’efficacité.

Actualités

La Cowansvilloise disparue retrouvée saine et sauve

La Cowansvilloise qui manquait à l’appel depuis samedi a été retrouvée saine et sauve, a fait savoir la Sûreté du Québec, lundi après-midi.

Le corps policier ne précise pas dans quelles circonstances ni à quel endroit la femme âgée de 36 ans, Kimberley Greig, a été localisée. 

Rappelons qu’elle avait été vue pour la dernière fois à la Gare Centrale de Montréal alors qu’elle montait dans un autobus. Ses proches, qui craignaient pour sa santé et sa sécurité, avaient signalé sa disparition aux autorités policières.

À LIRE AUSSI: Une mère de trois enfants recherchée

Actualités

ObservÉtoiles s'exporte à travers le globe

Jeremy Fontana et son équipe d’Au Diable Vert ont gagné leur pari. Le planétarium à ciel ouvert avec réalité augmentée, développé à Sutton en partenariat avec National Geographic, est en pleine expansion dans le monde.

Il y a plus d’un an, le grand patron de la station de montagne Au Diable Vert a entamé des pourparlers avec des parcs nationaux, principalement au Canada et chez nos voisins du Sud, pour propulser ObservÉtoiles à un autre niveau. Les astres se sont finalement alignés en Europe, où une première association a été scellée avec le réputé planétarium de Bruxelles.

«L’intérêt est très fort pour notre Night Sky Odyssey. On a un produit exceptionnel, unique. Il n’y a pas de limite à l’exporter, a fait valoir l’homme d’affaires. Mais, c’est toujours complexe quand les gouvernements font partie de l’équation. Dès qu’un premier partenaire se lance, les autres suivent rapidement.»

Politique

Dépité, le sénateur Dagenais quitte les conservateurs

OTTAWA — Le chef conservateur Andrew Scheer perd l’un de ses sénateurs québécois, déçu par le résultat des élections dans la province.

Jean-Guy Dagenais quitte le caucus conservateur pour siéger avec le Groupe des sénateurs canadiens (GSC), un nouveau groupe au Sénat formé au début du mois. Il en a fait l’annonce par voie de communiqué, lundi matin.

M. Dagenais était l’un des rares conservateurs à avoir critiqué le leadership de M. Scheer à visage découvert dans les médias dans les dernières semaines.

S’exprimer «plus librement»

En entrevue avec La Presse canadienne, M. Dagenais admet que ses prises de position publiques ont dérangé certains conservateurs, qui auraient mieux aimé qu’il se taise. En quittant le caucus conservateur, il pense qu’il pourra s’exprimer «plus librement».

Sa liberté de parole retrouvée, il ne mâche pas ses mots pour critiquer le choix du bureau de M. Scheer d’avoir nommé l’ancien ministre John Baird pour mener un travail d’analyse à la suite des résultats de l’élection. «Je ne suis pas certain que M. Baird comprend très bien les intérêts des Québécois», dit-il.

Les causes des difficultés au Québec sont claires, renchérit M. Dagenais. «Il me semble que ce n’est pas dur à comprendre, là. C’était le débat (de TVA) en français et les tergiversations sur l’avortement», poursuit-il.

Le sénateur, qui parrainait quatre candidates conservatrices pendant la campagne électorale, soutient que certaines d’entre elles se faisaient «claquer la porte» en plein visage par les électeurs après ce premier débat en français, où M. Scheer a eu du mal à expliquer sa position personnelle sur l’avortement.

Le chef conservateur a finalement admis qu’il était personnellement «pro-vie», mais qu’il voterait contre toute tentative de son parti de rouvrir le débat sur l’avortement.

Actualités

Déraillement de train à Bolton-Ouest: le ministre des Transports se rend sur les lieux [VIDÉO]

Alors que l’identité du prochain ministre des Transports du Canada ne sera connue que mercredi, celui du Québec, François Bonnardel, a visité les lieux du déraillement de six wagons de marchandises, survenu samedi à Bolton-Ouest. Lundi en après-midi, le ministre responsable de l’Estrie y a rencontré Jacques Drolet, maire de Bolton-Ouest, et Louis Villeneuve, maire de Bromont et président de l’Alliance du corridor ferroviaire Estrie-Montérégie (ACFEM), tandis que des employés de Central Maine & Quebec Railway (CMQR) étaient sur place pour réparer la voie ferrée.

La machinerie était à l’œuvre pour remplacer les rails et les traverses de ce tronçon abimé par le déraillement. Six wagons en queue de train se sont renversés tout près du chemin de Brill, fermé depuis, et du chemin Mizener. Un septième wagon est quant à lui demeuré sur les rails et a été récupéré par un convoi lundi.

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M. Bonnardel a observé les travailleurs à l’œuvre avant de s’adresser aux médias sur place. Il s’est dit inquiet de l’état du réseau ferroviaire entre Farnham et Lac-Mégantic.

« J’ai toujours eu l’impression qu’on faisait le strict minimum pour s’assurer que le réseau était viable, sinon on réduisait la vitesse des wagons, commente le ministre et député de Granby. [...] Et un déraillement comme celui-ci, qui ne fait pas de dommages comme tels à l’environnement, amène les maires à être inquiets de la situation. »

Selon lui, il faut plus que des réparations en surface pour rendre la voie ferrée sécuritaire. Des investissements importants sont nécessaires et il espère que Transports Canada fera son possible pour que ces travaux soient réalisés, d’autant plus qu’un important projet, consistant à du transport de marchandises et de passagers, concerne la ligne Montréal-Sherbrooke.

Travaux imposés

Transports Canada a par ailleurs émis un arrêté ministériel, en septembre, pour imposer des travaux et des inspections plus régulières à CMQR, qui est toutefois à vendre depuis quelques semaines.

Une première inspection a été réalisée par ultrasons en octobre. Le rapport, remis à Transport Canada, est toujours en analyse, mais tout porte à croire que les correctifs ont été apportés là où il le fallait, entre Farnham et Lac-Mégantic, par l’entreprise américaine, nous assure-t-on du côté de Transports Canada.

« Encore une fois, c’est le minimum, croit le ministre des Transports du Québec. On le sait, il y a énormément d’argent à investir sur le réseau pour la suite des choses, surtout si on veut amener un réseau de transport de passagers. Je sais très bien que les futurs propriétaires vont nous dire qu’ils veulent faire du transport de marchandises. C’est ce que les villes veulent aussi, on n’a pas de problème à joindre les deux. Mais à la fin, il faut peut-être hausser les normes de sécurité, s’assurer que ce n’est pas le strict minimum qu’on fait sur ce réseau pour sécuriser les gens. »

Des millions à investir

Selon un rapport sur l’actualisation et la bonification des infrastructures logistiques ferroviaires entre Sherbrooke et Montréal, produit en avril dernier par Bluejay Advisors, un investissement de 91 M $ serait nécessaire pour mettre à niveau le chemin de fer. Depuis que CMQR a racheté le réseau à MMA il y a cinq ans, 20 M $ ont été investis pour remettre les rails en états, selon Radio-Canada.

« On les voit à l’occasion sur le réseau. Est-ce qu’ils font des corrections ou juste des sondages ? C’est difficile à dire parce que, lorsqu’on leur parle, on n’a aucune réponse, expose le maire Jacques Drolet, qui déplore ne jamais réussir à obtenir de réponses à ses questions chez CMQR. C’est toujours bouche cousue. On leur demande que ce soit sécuritaire. On a un ruisseau qui est juste à côté du site du déraillement. Si un wagon avec des produits chimiques tombe dedans, Bromont n’a plus d’eau pour des semaines, voire des mois. C’est une très grande préoccupation qu’on a. »

Un représentant de CMQR est à la table de discussion de l’ACFEM. Est-ce que le président de l’alliance s’attend à le voir à la prochaine rencontre, jeudi prochain ? 

« Je ne sais pas ! Je vous dirai ça jeudi. »

Nouveau ministre

Le gouvernement minoritaire libéral nommera son conseil des ministres mercredi, après l’assermentation des députés. L’identité du ministre des Transports du Canada sera alors connue.

« Quand je vais rencontrer le ou la ministre des Transports, ça fera partie des sujets de discussion. C’est prioritaire. [...] Le transport de marchandises, c’est important. Ça réduit les GES. On veut réhabiliter le réseau pour avoir du transport de passagers entre Sherbrooke et Montréal. C’est une demande des élus, encore une fois, pour réduire les gaz à effet de serre et les camions sur nos routes. Mais il faut que Transports Canada soit capable de mettre son poing sur la table et d’insister, encore une fois, pour que la société investisse plus. »

Il souhaite de plus que l’arrêté ministériel du ministre Marc Garneau­ soit transmis à la société qui se portera acquéreuse du réseau de la CMQR. 

« J’ose espérer que Transports Canada va s’assurer que la société qui deviendra propriétaire de ce réseau fera tout pour investir le maximum pour sécuriser le réseau. »

Des subventions sont disponibles, souligne Louis Villeneuve­, mais la demande doit être faite par le propriétaire de la voie ferrée, et non par les maires des municipalités où passent les trains. Une collaboration est attendue entre les différentes parties pour faire avancer le projet de l’ACFEM.

Marc Garneau, ministre sortant de Transports Canada, suit la situation de près, fait-il savoir via le service des communications. 

« Je réitère que la sécurité ferroviaire demeure ma priorité absolue et je continuerai de faire tout en mon pouvoir pour l’améliorer, fait savoir M. Garneau. Transports Canada a envoyé deux inspecteurs sur le site du déraillement à Bolton-Ouest. Aucun compromis ne peut être fait lorsqu’il est question de sécurité ferroviaire. »

Les inspecteurs étaient sur place, dimanche, et un enquêteur du Bureau de la sécurité des transports se penche aussi sur la situation.

Le chemin de Brill et le chemin de fer devraient être rouverts mercredi, selon les informations obtenues par M. Drolet. Le rapport du BST est pour sa part attendu d’ici 200 jours.


Justice et faits divers

Drame familial à Salaberry-de-Valleyfield: comparution du conjoint lundi

MONTRÉAL — L’homme soupçonné d’être à l’origine d’un drame familial qui a coûté la vie à sa conjointe devrait comparaître lundi au palais de justice de Salaberry-de-Valleyfield, en Montérégie.

Le corps de Linda Lalonde, âgée de 48 ans, a été retrouvé samedi après-midi dans une résidence de Salaberry-de-Valleyfield après que son conjoint s’est livré à la police.

Les policiers de la Sûreté du Québec (SQ) ont procédé à l’arrestation de l’homme de 38 ans après qu’il eut affirmé avoir agressé sa femme. Il s’était présenté au préalable dans un poste du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) pour se confesser, une soixantaine de kilomètres plus loin.

Des policiers du SPVM ont ensuite contacté des collègues de la SQ qui se sont rendus dans une résidence de la rue Verner à Salaberry-de-Valleyfield. Les policiers y ont découvert le corps inanimé de Mme Lalonde.

La SQ ne pouvait indiquer dans l’immédiat à quel moment la victime est morte.

Une enquête est en cours pour déterminer les causes et les circonstances du drame.

Justice et faits divers

Dette impayée: un homme tabassé à Chicoutimi-Nord

Trois individus ont été épinglés, vendredi, à Chicoutimi-Nord, en lien avec une dette d’argent impayée. Les hommes, dont un serait lié au crime organisé, auraient rendu visite à un individu qui leur devait de l’argent. Daniel Bergeron, Michaël Bergeron et Marc-André Baillargeon ont brièvement comparu au Palais de justice de Chicoutimi, lundi. Ils ont été accusés d’extorsion, mais le ministère public a annoncé que d’autres accusations devraient être portées mardi.

Les évènements se sont produits en après-midi vendredi, sur la rue Sainte-Claire, à Chicoutimi-Nord. Les trois accusés se seraient présentés dans un logement, afin de récupérer une dette. Ils auraient pénétré par effraction chez la victime, un homme de 53 ans, puis l’auraient tabassée. L’homme n’a toutefois pas été blessé grièvement et il a pu fuir, mais les accusés lui auraient préalablement fait signer une lettre, d’où le chef d’extorsion. Daniel Bergeron, son fils Michaël et Marc-André Baillargeon, respectivement âgés de 62, 31 et 26 ans, auraient ensuite décidé de se payer eux-mêmes, en dérobant du matériel chez la victime. Le grabuge aurait alerté les voisins, qui ont appelé la police. Les hommes ont été arrêtés sur place. 

Selon les sources policières, l’un d’eux serait membre des Devils Ghosts, un club de motards supporteurs des Hells Angels.

Si les trois hommes font actuellement face à un seul chef, celui d’extorsion, d’autres accusations devraient être portées mardi. 

Les trois hommes restent détenus jusqu’à au moins mardi, alors qu’ils subiront leur enquête caution. 

Arts et spectacles

Un nouvel album jeunesse pour Marie-Sol Saint-Onge et Alain M. Bergeron

TROIS-RIVIÈRES — C’était un public aux yeux pétillants qui accueillait l’illustratrice Marie-Sol Saint-Onge et l’auteur Alain M. Bergeron venus présenter leur album Le petit mouton à laine d’acier lundi matin. Les élèves de maternelle de l’école primaire PEI étaient tout yeux tout oreilles, eux qui étaient les premiers à entendre l’histoire d’un mouton différent qui réussira tout de même à faire sa place dans le troupeau.

Visiblement, les deux artistes ont eu beaucoup de plaisir à travailler ensemble et en ont tiré, de part et d’autre, le meilleur. «J’avouerais que le fait d’illustrer une histoire  écrite par Alain Bergeron, j’étais très flattée», lance Marie-Sol Saint-Onge en riant de bonheur. «Quand j’ai lu le texte, je me suis dit que c’était le texte idéal pour moi. J’ai adoré la petite histoire et je me suis vraiment amusée.» 

De son côté, Alain M. Bergeron était aussi enchanté de cette inspirante collaboration. «La notion de différence [principal thème du livre] ne m’a même pas passé par la tête! Je trouvais juste ça drôle qu’il y ait un mouton avec de la laine d’acier et qu’il soit un peu à l’écart des autres. Évidemment, il essaie de s’intégrer. Cette notion ne m’avait pas frappé avant que Marie-Sol fasse les illustrations. De plus, ça prenait une autre dimension que ce soit elle qui les fasse», raconte l’auteur. «Marie-Sol avait toute ma confiance. On avait déjà essayé de travailler ensemble sur un autre projet qui n’avait pas abouti mais on voulait vraiment travailler ensemble. Quand j’ai retrouvé mon histoire du petit mouton, je me suis dit que ce serait intéressant à faire. Considérant ce que Marie-Sol est capable de faire, je savais qu’elle pourrait ajouter la petite dimension supplémentaire de sorte que ça ferait un album intéressant.»

Le fruit de leur collaboration est publié par la maison d’édition les illusarts fondée par Marie-Sol Saint-Onge et de son conjoint Alin Robert. «Avec notre mini-maison d’édition, on aime bien avoir des projets qui nous ressemblent et celui-ci était un véritable cadeau du ciel.»

Marie-Sol planche actuellement sur plusieurs projets dont un livre autobiographique qui sortira prochainement aux Éditions de Mortagne. 

«C’est la suite du livre que j’avais écrit avec mon conjoint, Quand l’Everest nous tombe sur la tête, qui était dans le drame. Dans celui-là, il y aura un recul puisque ça va bientôt faire huit ans [qu’elle a dû subir une quadruple amputation]. Ça m’a permis de voir la vie sous un autre angle et dans ce livre on traite de mon quotidien, avec le recul et l’expérience que j’ai acquise», souligne la sympathique dame qui exposera également ses œuvres à la bibliothèque trifluvienne Maurice-Loranger sous peu. De son côté, Alain M. Bergeron poursuit son rythme de production d’une douzaine d’ouvrages annuellement. De 13 à 14 livres devraient sortir en 2020 et il amorce la production pour 2021. Le livre Le petit mouton à laine d’acier est disponible à la Librairie Poirier et sur le site des éditions les illusarts (lesillusarts.com), entre autres.

Affaires

La neige malmène les producteurs de grains

L’arrivée hâtive de la neige est venue s’ajouter à une dure saison pour les producteurs de grains de la province qui demandent maintenant de s’asseoir avec le gouvernement pour déterminer comment couvrir leurs pertes.

Benoit Legault, directeur général de l’organisme Producteurs de grains du Québec (PGQ), qui représente environ 10 500 agriculteurs, signale leur détresse, tandis que les conditions météorologiques compliquent cette fois la récolte du maïs. Celle-ci s’annonce pénible et coûteuse, avec seulement un quart des superficies récoltées à la mi-novembre.

Actualités

Le crédit d’impôt pour solidarité versé automatiquement aux prestataires de l’aide sociale

TROIS-RIVIÈRES — Les prestataires de l’aide sociale recevront désormais une partie du crédit d’impôt pour solidarité même s’ils ne remplissent pas leur déclaration de revenus, a annoncé dimanche matin le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet.

Selon le ministre, environ 40 000 personnes recevront automatiquement le montant de base de la composante relative à la TVQ de ce crédit d’impôt, soit 292 $ pour l’année en cours. Cette mesure est rétroactive jusqu’en juillet 2019 et le montant versé sera indexé les années suivantes. Les personnes qui peuvent en bénéficier recevront ce montant d’ici juin 2020, a promis le ministre. Le coût total de cette mesure s’élèverait à près de 12 millions $ par année.

«En permettant aux personnes bénéficiant d’un programme d’assistance sociale de recevoir les montants auxquels elles ont droit, votre gouvernement agit concrètement et poursuit son action pour la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale, toujours pour faire du Québec une société plus équitable, plus juste et plus inclusive», a déclaré le ministre Boulet lors d’une conférence de presse qui avait lieu à Trois-Rivières.

La mesure annoncée dimanche vient ainsi répondre à une préoccupation soulevée par la protectrice du citoyen, Marie Rinfret. Dans son dernier rapport, Mme Rinfret déplorait le fait qu’un certain nombre de personnes parmi les plus vulnérables au Québec ne recevaient pas le crédit d’impôt pour solidarité. Le ministre Boulet a rappelé dans sa conférence de presse que ces personnes vivent souvent avec des limitations ou un faible niveau de littératie et de diplomation, ce qui explique les difficultés qu’elles ont à remplir leur déclaration de revenus par elles-mêmes.

Les prestataires de l’aide sociale devront toutefois produire leur déclaration de revenus s’ils veulent bénéficier des deux autres composantes du crédit d’impôt, soit celle relative au logement et celle relative à la résidence sur le territoire d’un village nordique. Le ministre Boulet a d’ailleurs rappelé que Revenu Québec soutient plusieurs organismes communautaires et bénévoles qui aident les personnes à faible revenu à remplir leur déclaration de revenus.

«Il faut aussi penser aux autres crédits d’impôt et allocations auxquelles ces familles ont accès, également au provincial. Revenu Québec va continuer à travailler pour les inciter et les soutenir pour qu’elles produisent leur déclaration de revenus», a-t-il ajouté.

La conférence de presse avait lieu dans les bureaux du Centre d’intervention budgétaire et sociale de la Mauricie (CIBES), un organisme qui aide justement les personnes vivant des difficultés liées au budget et les personnes en situation de pauvreté à produire, gratuitement, leur déclaration de revenus. La coordonnatrice de l’organisme, Nathalie Champagne, a salué l’annonce faite par le ministre Boulet. «Quand on vit de l’aide sociale, faire un budget avec aussi peu que 700 $ par mois, c’est difficile, surtout si on ne bénéficie pas du montant du crédit d’impôt pour solidarité. Alors, 80 $ par mois, pour bien des gens, ça ne fait pas une grosse différence, mais c’en est une pour ces gens-là», a-t-elle souligné.

Incitation à l’emploi

Le ministre Boulet a profité de cette conférence de presse pour réitérer sa volonté d’inciter les personnes vivant avec une limitation ou une contrainte sévère à l’emploi à retourner sur le marché du travail. Saisissant la balle au bond, Mme Champagne lui a demandé de revoir le plafond de revenus additionnels auxquels ont droit les personnes vivant de l’aide sociale sans que leur versement soit diminué. Ce plafond est présentement établi à 200 $ par mois.

«Ce montant n’a pas été revu depuis longtemps et ça ferait une grosse différence pour les personnes sur l’aide sociale (d’augmenter ce plafond)», a-t-elle soutenu.

Mme Champagne a également demandé au gouvernement d’adopter une «approche moins coercitive» envers les personnes bénéficiant de l’aide sociale.
En réaction à ces demandes, le ministre Boulet s’est dit ouvert à revoir le plafond en question.

«J’ai annoncé il y a quelques semaines, dans le cadre de ma grande corvée 2.0, que j’allais tendre la main à tous les prestataires d’aide sociale qui y sont depuis moins de deux ans et tous ceux qui participent au programme objectif emploi. On va les contacter, on va établir leur profil, on va s’assurer de mettre à jour leurs qualifications et on va les intégrer dans le marché du travail ou on va les remettre sur le chemin de la formation pour leur permettre de réintégrer la société de façon pleine et entière. C’est un objectif qui est important et ça fait partie de la mission de mon ministère», a-t-il souligné.

Justice et faits divers

Une femme retrouvée morte après les confessions de son conjoint

Le corps d'une femme a été retrouvé samedi après-midi dans une résidence de Salaberry-de-Valleyfield après que son conjoint se soit livré à la police.

Les policiers de la Sûreté du Québec (SQ) ont procédé à l'arrestation de l'homme de 38 ans après qu'il ait affirmé avoir agressé sa femme.

L'individu s'était présenté dans un poste du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) pour se confesser.

Des policiers du SPVM ont ensuite contacté des collègues de la SQ qui se sont rendus dans une résidence de la rue Verner à Salaberry-de-Valleyfield.

Sur les lieux, les policiers ont découvert le corps d'une femme inanimée.

La SQ ignorait, samedi soir, à quel moment la victime est morte.

Une enquête est en cours pour déterminer les causes et les circonstances du drame.

Justice et faits divers

Une famille d'une victime intente des poursuites contre Air Saguenay

SAINT-JEAN — La famille d'un guide de pêche mort l'été dernier dans l'écrasement d'un hydravion d'Air Saguenay poursuit la compagnie québécoise, lui reprochant d'avoir fait preuve de négligence et d'avoir manqué à ses obligations contractuelles.

Sept hommes se trouvaient à bord du de Havilland DHC-2 Beaver, appartenant à Air Saguenay, lorsque celui-ci s'est écrasé dans le lac Mistastin, au Labrador, le 15 juillet, lors d'une expédition de pêche.

Des recherches menées pendant plusieurs semaines par la GRC n'ont pas permis de retrouver les corps de trois des victimes et l'épave de l'avion, empêchant ainsi le Bureau de la sécurité des transports du Canada de mener une enquête exhaustive.

La cause de l'accident n'a pas encore été déterminée, mais Jamie MacGillivray, l'avocat de la famille de Clifford Randell, veut démontrer que celui-ci peut être attribué à une erreur de pilotage.

Une déclaration de la partie plaignante déposée à la Cour suprême de Terre-Neuve-et-Labrador cette semaine fait état de la prétendue compétence médiocre du pilote. De plus, le mauvais entretien de l'appareil pourrait aussi avoir contribué à la tragédie.

Le tribunal n'a pas encore examiné ce document.

Selon la poursuite, Air Saguenay n'a pas réussi à s'adapter aux normes de sécurité, car aucune des personnes décédées récupérées de l'eau ne portait de vêtement de flottaison individuel.

Le rapport du Bureau de la sécurité des transports sur l'incident indique toutefois que le pilote Gilles Morin, dont le corps n'a jamais été retrouvé, était qualifié pour le vol en vertu de la réglementation en vigueur et comptait plus de 16 000 heures d'expérience des appareils DHC-2. De plus, le résumé indique aussi que «l'étude des dossiers de maintenance de l'avion n'a pas relevé d'anomalies».

Air Saguenay n'a pas immédiatement répondu aux demandes de commentaires. Plus tôt cette année, le président de la compagnie aérienne, Jean Tremblay, a hautement salué le professionnalisme de M. Morin en à titre de pilote et a déclaré que l'avion avait été inspecté ce printemps.

Actualités

Déraillement d’un train à Bolton-Ouest: «C’est inquiétant», estime Louis Villeneuve

Des représentants de l’Alliance du corridor ferroviaire Estrie Montérégie (ACFEM) se sont déplacés sur les lieux du déraillement à Bolton-Ouest afin de constater l’état du chemin de fer. Préoccupés, ils interpellent les gouvernements pour que des actions soient portées. Respectivement président et vice-président de l’ACFEM, les maires de Bromont (Louis Villeneuve) et de Farnham (Patrick Melchior) ont rejoint sur les lieux, dimanche matin, les maires de Lac-Brome (Richard Burcombe), de Bolton-Ouest (Jacques Drolet) et de Sherbrooke (Steve Lussier).

Drame évité

« Pour nous, c’était hyper important d’être là parce que c’est un déraillement, explique M. Villeneuve en insistant sur le dernier mot. L’ACFEM est là pour la sécurité, on veut rendre cette voie ferrée sécuritaire. Et c’était important d’être là en appui au maire de Bolton-Ouest. Ce déraillement-là aurait pu avoir des conséquences beaucoup plus graves. Trois cents mètres plus loin, il y a des wagons de propane qui sont stationnés. Tout près du déraillement, il y a un cours d’eau qui se déverse dans le lac Brome, qui est notre source d’eau potable. »

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Sur le même tronçon circulent également le Orford Express et ses passagers. Ce train est par ailleurs stationné à Bromont jusqu’à nouvel ordre. Il venait de laisser des passagers à Bromont et s’en retournait à Orford lorsqu’il s’est arrêté dans la voie d’évitement pour laisser passer le train de marchandises, explique M. Villeneuve. Il a dû rebrousser chemin vers Bromont.

Si la cause du déraillement n’est pas connue pour l’instant, il souligne que l’état de la voie ferrée soulève des questions. Le maire de Bolton-Ouest, Jacques Drolet, indiquait samedi que les rails étaient en mauvais état.

« Un train de marchandises comme ça, ça avance à peine. On peut quasiment les dépasser à la course à pied », illustre le président de l’ACFEM. 

Pour qu’un train déraille à cette vitesse, « il y a un problème, croit-il. Ce que j’ai vu ce matin, c’est inquiétant. [...] Il faut arrêter de parler de sécurité et passer aux actes. Maintenant. Là, on a juste des rapports. Il va se passer quoi ? On interpelle les gouvernements là-dessus. »
L’ACFEM travaille sur un projet de 300 millions de dollars en trois volets. Premièrement, la mise à niveau de la totalité de la voie ferrée. Deuxièmement, l’amélioration de la fluidité du transport de marchandises. Et finalement, la mise en service d’un train de passagers entre Montréal et Sherbrooke.

Récemment, un sous-comité présidé par Patrick Melchior a été mis en place pour se concentrer uniquement sur la sécurité de la voie ferrée. La première rencontre du sous-comité est mardi. L’ACFEM se rencontrera ensuite jeudi. Le déraillement de samedi sera évidemment abordé.

Réparations effectuées

Un ordre ministériel émis le 6 septembre dernier par le ministre des Transports du Canada, à l’époque Marc Garneau — le nouveau conseil des ministres du gouvernement Trudeau n’est pas encore connu — venait d’imposer des mesures au propriétaire de ce chemin de fer.

« Lors d’une inspection en mai dernier, les inspecteurs de Transports Canada ont identifié plusieurs lacunes sur une section de 125 miles (201 km) de la voie ferrée appartenant à Central Maine & Quebec Railway (CMQR), entre Farnham et Lac-Mégantic, affirmait alors le ministre dans une déclaration. Entre autres, la présence de rails et de traverses défectueux ainsi que des situations de ballast colmaté et de boue ont été observées à certains endroits. Un examen de la documentation et une analyse des données provenant d’inspections ultrasoniques réalisées par CMQR ont également révélé la présence de 253 rails défectueux sur ce même tronçon. Le ministère a immédiatement agi en ordonnant que CMQR effectue les réparations de toutes les irrégularités, augmente la fréquence de ses inspections ultrasoniques, et fournisse les résultats de ces inspections à Transports Canada. Depuis, CMQR a informé Transports Canada que les 253 défectuosités avaient été corrigées sur cette section de la voie ferrée. Une limite de vitesse de 10 miles à l’heure (16 km/h) a également été mise en vigueur sur certains tronçons comme mesure de sécurité additionnelle. »

L’ordre ministériel prévoyait notamment trois inspections par ultrason sur tout le tronçon avant septembre 2020 et que les résultats soient remis à Transports Canada pour analyse, le maintien de la limite de vitesse déjà en vigueur sur certaines sections jusqu’à ce que les correctifs aient été apportés et que les inspecteurs de Transports Canada aient complété leurs vérifications ainsi que la réalisation d’un examen interne sur les procédures d’inspection et d’entretien des voies ferrées. 

Les représentants de Transports Canada devaient s’assurer que les correctifs avaient été réalisés dans les règles de l’art. 

Émilie Simard, directrice des communications du ministère, précise que CMQR a réalisé des tests en octobre et effectué les réparations requises, incluant celles au niveau du tronçon où a eu lieu le déraillement de Bolton-Ouest. Le ministère a envoyé deux inspecteurs sur le site, dimanche, pour avoir plus de détails et s’assurer que l’entreprise a suivi les mesures imposées par l’ordre ministériel.

Santé

Un anti-inflammatoire réduirait le risque de nouvel événement après une crise cardiaque

MONTRÉAL — Un anti-inflammatoire disponible sur le marché depuis des décennies semble réduire le risque de nouvel événement cardiovasculaire chez les patients qui ont subi une crise cardiaque, indique une vaste étude internationale pilotée par des chercheurs de l'Institut de cardiologie de Montréal.

Les conclusions de cette étude ont été dévoilées simultanément samedi matin par le prestigieux New England Journal of Medicine et lors d'une session du congrès scientifique de l'American Heart Association.

«On a compris dans les dernières années que les blocages des artères du coeur ne sont pas quelque chose de passif, comme de la rouille dans un tuyau. C'est beaucoup plus dynamique et il y a une composante d'inflammation significative là-dedans, a expliqué le chercheur principal de l'étude, le docteur Jean-Claude Tardif. L'hypothèse de cette étude était que réduire l'inflammation après une crise cardiaque pourrait bénéficier aux patients en termes de moins d'événements cardiaques comme des réhospitalisations pour de l'angine, des dilatations coronariennes, des accidents vasculaires cérébraux et ainsi de suite.»

L'étude COLCOT a été menée dans 167 hôpitaux de 12 pays, auprès de 4745 patients qui avaient fait une crise cardiaque. En plus des traitements habituels, certains de ces patients ont reçu de la colchicine, un anti-inflammatoire disponible depuis des décennies et qu'on utilise habituellement pour traiter la goutte et la péricardite (une inflammation de l'enveloppe du coeur).

Les autres ont reçu un placebo.

«Le résultat est quand même passablement excitant, a dit le docteur Tardif. Les patients qui recevaient la colchicine, par rapport au placebo, avaient une réduction de 23 % du critère primaire d'efficacité [c'est-à-dire] la combinaison d'effets cardiovasculaires, arrêt cardiaque, crise cardiaque, accident vasculaire cérébral ou la nécessité d'hospitaliser un patient pour de l'angine qui a mené à un besoin de rouvrir l'artère avec un ballon ou avec des pontages.»

Qui plus est, quand les chercheurs ont examiné ce que le docteur Tardif appelle «le fardeau total des événements», ils ont constaté chez les patients ayant reçu de la colchicine une réduction de 34 % de l'ensemble de ce type d'événements.

Enfin, chez les patients ayant adhéré «religieusement» au protocole, c'est une réduction de 29 % des événements qui a été vue dans le groupe ayant reçu de la colchicine.

Le docteur Tardif et ses collègues en viennent donc à la conclusion que l'ajout de la colchicine au traitement standard réduit le risque d'événements cardiovasculaires après une crise cardiaque.

Les données seront maintenant revues par différentes agences réglementaires, comme la puissante Food and Drug Administration des États-Unis.

«Mais lorsque ce sera approuvé, je n'ai pas de doutes que la colchicine va aider les patients et devrait être administrée aux patients qui ont fait une crise cardiaque pour réduire leur récidive d'événement», a dit le docteur Tardif.

Insolite

Le créateur du fameux «Sourtoe Cocktail» s'est éteint

DAWSON CITY, Yukon — Le créateur du célèbre «Sourtoe Cocktail», un petit verre de whisky contenant un orteil humain momifié, est mort à l'âge de 89 ans.

Dick Stevenson, un ancien barman de Dawson City, au Yukon, était aussi connu sous le surnom de «Capitaine Dick».

Stephen Lancaster, le gérant de l'hôtel Dawson, où on continue de servir le fameux cocktail, a dit que les clients du saloon Soudough et les membres de la collectivité étaient profondément attristés par la mort de M. Stevenson survenue jeudi.

Selon lui, plus de 93 000 clients sont membres du «Sourtoe Cocktail Club» dont la devise est «on peut le boire vite, on peut le boire lentement, mais les lèvres doivent toucher l'orteil».

Dick Stevenson a eu l'idée du cocktail en 1973 après avoir trouvé un orteil humain gelé préservé dans un pot qui traînait dans la cabane qu'il venait d'acheter.

M. Lancaster a promis de continuer la tradition du «Sourtoe Cocktail». Dick Stevenson y participera puisqu'il a demandé que ses deux gros orteils soient préservés pour les prochaines tournées.