Actualités

Zoo de Saint-Édouard: l’avocat de Normand Trahan fait appel à la Cour supérieure

Saint-Édouard-de-Maskinongé — La même journée que des animaux ont été retirés du Zoo de Saint-Édouard, Normand Trahan tente de pouvoir y retourner dans les plus brefs délais malgré la présence de la SPCA de Montréal.

Me Michel Lebrun, l’avocat du propriétaire du Zoo de Saint-Édouard, a déposé jeudi en Cour supérieure une requête demandant de constater une violation des droits constitutionnels de son client et pour demande de réparation. Me Lebrun veut avoir accès aux documents des deux mandats de perquisition imposés à son client afin d’en connaître le contenu. La requête vise aussi à permettre à Normand Trahan d’accéder aux lieux perquisitionnés et de faire examiner les animaux par un vétérinaire de son choix. La requête demande à la cour d’accorder la permission de filmer les activités reliées à la perquisition et de réserver les droits de M. Trahan de faire valoir la nullité des autorisations judiciaires en cause et de réclamer les réparations appropriées.

Justice et faits divers

Poupée: un homme reconnu non coupable de possession de pornographie juvénile

SAINT-JEAN, T.-N.-L. — Un homme de Terre-Neuve accusé de possession de pornographie juvénile relativement à l’achat d’une poupée sexuelle de la taille d’un enfant a été reconnu non coupable, jeudi.

Un juge de la cour provinciale a déclaré jeudi que la Couronne n’avait pas réussi à prouver hors de tout doute raisonnable que Kenneth Harrisson savait ce qu’il y avait dans la boîte livrée à son domicile de Saint-Jean, en 2013.

Le juge Mark Pike a reconnu que les raisons invoquées par M. Harrisson pour commander la poupée n’avaient pas l’air vraies. Il a toutefois statué que la Couronne n’avait pas satisfait le fardeau de la preuve.

Lors du procès, M. Harrison a témoigné qu’il avait voulu commander une poupée de taille adulte pour remplacer dans son existence un fils décédé plus de 20 ans auparavant, à l’âge de six mois.

Le juge Pike a conclu que les explications de M. Harrison étaient tirées par les cheveux, mais il a dit avoir trop de doutes sur ce que l’accusé avait vu lorsqu’il avait fait son achat sur une page web.

«La raison offerte par Harrisson pour commander la poupée est incroyable et n’est pas logique à mes yeux», a-t-il expliqué, tout en rappelant que le fardeau de la preuve incombait à la Couronne.

«Je dois veiller à ne pas confondre la question de savoir qui croire avec la question de savoir s’il existe un doute raisonnable.»

Une affaire sans précédent

Cette affaire pour le moins particulière fait son chemin devant les tribunaux depuis des années. Il s’agirait du premier procès au Canada portant sur des accusations de pornographie juvénile en lien avec une poupée sexuelle.

Ce dossier était sur le point de créer un précédent autour de ce qui constitue de la pornographie mettant en scène des enfants quand aucun enfant réel n’est impliqué.

Kenneth Harrisson, âgé de 54 ans, a été déclaré non coupable de possession de pornographie juvénile et de mise à la poste de choses obscènes. Il a aussi été acquitté face à deux accusations de contrebande et de possession de marchandises interdites en vertu de la Loi sur les douanes.

L’individu avait acheté la poupée du Japon en 2013, mais son colis avait été intercepté alors qu’il se dirigeait vers son domicile de Saint-Jean.

Lors de son procès, il avait admis avoir cherché sur Google les termes «poupée sexuelle». Il disait avoir choisi celle qui avait un visage plus «masculin» pour ressembler à son fils, qui aurait eu 25 ans en 2013.

Il a relaté que la poupée qui avait été livrée chez lui n’était pas celle qu’il avait commandée. Il a assuré que son intention n’était pas d’avoir une relation sexuelle avec l’objet.

Est-ce de la pornographie juvénile?

Un avocat de la Couronne avait déclaré dans sa plaidoirie finale que la poupée était une version en trois dimensions de pornographie juvénile.

Le Code criminel canadien définit la pornographie juvénile comme étant «toute représentation photographique, filmée, vidéo ou autre, réalisée ou non par des moyens mécaniques ou électroniques» qui affiche une personne «de moins de moins de dix-huit ans ou présentée comme telle et se livrant ou présentée comme se livrant à une activité sexuelle explicite».

Le juge Pike dit avoir accepté le témoignage d’un expert selon lequel la poupée représentait bel et bien de la pornographie juvénile. Le psychiatre légiste Peter Collins avait déclaré que la poupée était «prépubère» et avait été annoncée comme de la pornographie juvénile.

L’avocat de la défense Bob Buckingham a parlé de cette affaire comme d’une «longue bataille» qui a été stressante et épuisante pour son client.

«M. Harrisson souhaite dire qu’il est soulagé que l’affaire soit terminée et qu’il conseille aux gens de faire attention à ce qu’ils commandent en ligne», a affirmé M. Buckingham aux côtés de son client.

Justice et faits divers

Drame de Granby: le père veut être remis en liberté

Le père de la fillette de sept ans morte après avoir été victime de maltraitance parentale à Granby, en avril, veut être remis en liberté en attendant son procès.

Son avocat, Me Martin Latour, en a fait l’annonce jeudi alors que les dossiers du père et de la belle-mère de la victime, tous deux détenus dans cette affaire, revenaient devant la cour.

La date du 6 juin a été retenue pour cette enquête sur remise en liberté provisoire, de concert avec la représentante de la poursuite, Me Laurence Bélanger, qui s’objecte à ce que le couple retrouve sa liberté.

Pour la co-accusée, Me Rachel Bernatchez a choisi le 3 juin pour la suite du dossier, mais seulement pour la forme. « J’ai des vérifications à faire avant de prendre position sur l’enquête sur remise en liberté », a indiqué l’avocate.

Aucune nouvelle accusation n’a par ailleurs été déposée contre le couple qui fait face, pour l’instant, à des accusations de séquestration et, dans le cas de la belle-mère, d’une charge supplémentaire de voies de fait graves. Les deux accusés n’ont pas été amenés devant la juge Danielle Côté, de la Cour du Québec, jeudi.

« Nous attendons toujours des résultats d’expertises médicales et policières, dont un rapport d’autopsie », a indiqué Me Bélanger. 

« Les procureurs poursuivent leur collaboration avec les enquêteurs de la Sûreté du Québec dans cette affaire », a précisé Me Jean Pascal Boucher, porte-parole et responsable des relations avec les médias pour le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP).

« On doit prendre le temps de bien analyser le dossier au complet avant de décider de la suite des choses, avait dit Me Boucher lors de la première comparution du couple, le 2 mai. Les causes et les circonstances du décès devront être déterminées. Pour l’instant, toutes les informations sont analysées en lien avec la trame factuelle. »

Accusations éventuelles

Me Bélanger avait également mentionné, lors de la première comparution du couple, que d’éventuelles nouvelles accusations de négligence criminelle causant la mort, d’homicide involontaire ou encore de meurtre pourraient être déposées contre les accusés.

Le père âgé de 30 ans a déjà été trouvé coupable de vol, de fabrication de fausse preuve en cour et de non-respect de ses conditions par le passé, tandis que sa conjointe de 35 ans a plaidé coupable à une accusation voies de fait graves contre la fillette en 2018. Elle avait alors bénéficié d’une absolution inconditionnelle pour cette infraction.

Dans le présent dossier, le couple a été arrêté par le Service des enquêtes sur les crimes contre la personne de la Sûreté du Québec après que l’enfant eut été retrouvée dans un état critique à son domicile.

Le 29 avril dernier, la fillette — dont on ne peut publier l’identité ni celle des accusés, afin de protéger l’identité d’autres éventuels témoins — avait été transportée d’urgence à l’hôpital, où elle est décédée le lendemain. Très amaigrie, elle aurait été ligotée et bâillonnée dans sa demeure dans les heures précédant son transport en ambulance.

Divers témoignages ont été recueillis à l’effet qu’elle avait tenté de fuir le domicile familial dans la nuit précédant son hospitalisation, et elle aurait aussi fait plusieurs fugues par le passé. Elle était sous supervision de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) et le tribunal avait accepté de donner la garde complète de l’enfant au père en 2018.

Consommation

Risque d’incendie au micro-ondes: rappel de 27 000 gobelets Choix du Président

Quelque 27 000 gobelets de marque Choix du Président font l’objet d’un rappel en raison d’un risque d’incendie lorsqu’ils sont utilisés dans un four à micro-ondes.

Dans un avis de rappel publié jeudi, Santé Canada indique que le rappel vise deux modèles de gobelets. Le modèle «Shine Bright», muni d’un couvercle rose, «est blanc avec des motifs de cristaux et un lettrage doré», tandis que le modèle «Sweater Weather» a un couvercle noir et «est recouvert d’un motif à carreaux rouge et noir avec un lettrage doré». Ces modèles, fabriqués en Chine, portent le numéro CP 18144037 et le CUP 058703567245.

Selon Santé Canada, «l’électroplacage» de ces gobelets «peut produire des étincelles et causer un incendie si les gobelets sont placés dans un four à micro-ondes, ce qui présente un risque d’incendie».

Jusqu’à présent, l’entreprise Loblaw a été informée d’un incident au cours duquel un incendie a été causé par un de ces gobelets dans un four à micro-ondes. Aucune blessure n’a été signalée.

Environ 27 000 produits touchés par le rappel ont été vendus au pays, entre novembre 2018 et avril 2019.

Les personnes possédant l’un des produits concernés «devraient immédiatement cesser» de les utiliser et les rapporter dans un magasin Loblaw (Provigo, Maxi & Cie, Loblaws, Joe Fresh, nofrills, Real Canadian Superstore et Your Indépendant Grocer, entre autres) afin d’être remboursées.

Des renseignements supplémentaires peuvent être obtenus auprès de la compagnie Loblaws sur son site Internet ou en composant le 1-800-296-2332 (du lundi au vendredi, entre 8h30 et 17h).

Actualités

Zoo de Saint-Édouard: «J’ai vu un homme qui aimait les animaux»

«Ils ont fait du sensationnalisme, et ils ont stressé les animaux. […] Normand Trahan a ses torts pour certaines choses, mais pas comme c’est décrit dans les médias. Il y a des limites. Il y a peut-être un problème d’hygiène et de salubrité, mais pas de la cruauté animale au sens propre…».

Un employé du Zoo de Saint-Édouard, qui souhaite garder l’anonymat, a été surpris par le déploiement des autorités sur le site et les accusations dirigées contre le propriétaire du zoo plus tôt cette semaine.

Santé

Un troisième cas de rougeole à Ottawa

Santé publique Ottawa (SPO) a ouvert une enquête à la suite de la découverte d’un troisième cas de rougeole dans la capitale fédérale.

Selon l’agence de santé, ce nouveau cas pourrait être associé à un voyage à l’étranger et n’est pas lié aux autres cas de rougeoles dénombrés le mois dernier.

SPO est présentement à la recherche d’autres personnes qui auraient pu être exposées au virus entre les 14 et 19 mai. Les personnes qui se sont rendues dans ces endroits aux dates et aux heures indiquées sont susceptibles d’avoir été exposées au virus.

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Justice et faits divers

Quand une blague de cocher paralyse un procès

«Prenez la bonne décision, là!» La boutade d’un cocher du Vieux-Québec a paralysé durant quelques heures le procès devant jury de Jonathan Rochette, sa mère Peggy Gagnon et Antoine Lévesque, tous accusés de trafic de stupéfiants.

Après plus de deux mois à entendre des témoins, les avocats puis le juge, les 12 jurés sont maintenant séquestrés. 

Le 14 mars, quelques jours après le début du procès, les jurés finissaient de dîner dans un restaurant du Vieux-Québec. Un petit groupe de jurés était rassemblé sous un porche, pour se mettre à l’abri de la pluie, en compagnie d’un constable spécial en uniforme. Deux officiers du palais de justice accompagnent les jurés dans tous leurs déplacements.

Soudain, un cocher, conduisant sa calèche, passe à côté d’eux et leur lance cette phrase bien sonore : «prenez la bonne décision, là!». Puis, il continue son chemin.

Les jurés ont compris deux choses : qu’ils avaient été identifiés et que le cocher faisait référence à leur futur verdict. 

Lorsque l’incident est venu aux oreilles du juge Louis Dionne de la Cour supérieure, quelques jours plus tard, chaque juré a été convoqué en salle d’audience, individuellement, pour savoir comment ils avaient réagi à l’incident. Et surtout, s’ils allaient pouvoir continuer à entendre la preuve sans crainte et en toute impartialité.

Les jurés confessent avoir été surpris par la phrase du cocher. Mais lancée sur un ton amical, cette blague ne les a pas inquiétés, assurent-ils. Un juré dit avoir perçu la phrase comme «un encouragement à poser un bon jugement», sans plus.

Les jurés supposent que ce cocher, qui fait constamment le même trajet, est habitué à voir des groupes de jurés avec des constables spéciaux.

Les commentaires des jurés ont rassuré le tribunal et le procès a pu se poursuivre.

Verdict à venir

Après deux jours de lecture, le juge Louis Dionne a terminé de rendre ses directives mercredi en fin de journée et a aussitôt séquestré les jurés. Les délibérations commenceront jeudi matin.

Selon la thèse de la poursuite, Jonathan Rochette, 32 ans, était le gérant d’un imposant réseau de vente de drogue dure, de cocaïne et de méthamphétamines surtout. Sa mère Peggy Gagnon, 67 ans, et Antoine Lévesque, 29 ans, auraient été ses associés, selon la preuve du ministère public. 

Des vendeurs («runners») sont venus expliquer leur rôle dans le réseau et des policiers ont raconté leur entrée subreptice («sneak») dans une cache de drogue qu’ils attribuent au réseau de Rochette.

Science

La Nasa détaille Artémis, son programme de retour sur la Lune

WASHINGTON — Huit lancements de fusées et une mini-station en orbite lunaire d’ici 2024: le patron de la Nasa a présenté jeudi le calendrier du programme «Artémis» qui doit ramener des astronautes sur la surface lunaire pour la première fois depuis 1972.

L’administrateur de l’agence spatiale américaine a confirmé qu’Artémis 1 serait une mission non habitée autour de la Lune, planifiée pour 2020. Puis viendra Artémis 2, mission autour de la Lune avec des astronautes à bord, «en 2022 environ».

Enfin, Artémis 3 emmènera des astronautes sur la Lune, dont la première femme à fouler le sol lunaire, en 2024 - ce serait l’équivalent de la mission Apollo 11, qui a emmené Neil Armstrong et Buzz Aldrin sur la Lune en juillet 1969.

Ces trois missions Artémis seront lancées par la plus grande fusée de tous les temps, le Space Launch System (SLS), construite en ce moment, mais dont le développement a pris beaucoup de retard, au point que le premier vol prévu en 2020 devrait être décalé, selon de nombreux experts. À son sommet se trouvera la capsule habitée Orion.

À ces missions «100% Nasa» s’ajouteront cinq livraisons des éléments de la «Gateway», la mini-station en orbite lunaire qui attendra les astronautes et leur servira de point d’étape.

Ces cinq lancements seront réalisés entre 2022 et 2024 par des sociétés spatiales privées, que la Nasa rémunèrera.

La station sera dans un premier temps minuscule: un élément propulsion/énergie, et un petit élément d’habitation. En 2024, les astronautes en provenance de la Terre s’y amarreront.

Puis ils descendront sur la Lune à bord d’un véhicule appelé atterrisseur, qui aura été livré à la station préalablement. Une partie de l’atterrisseur restera sur la Lune, et une autre leur permettra de redécoller afin de rejoindre la station, d’où les astronautes pourront remonter dans le vaisseau Orion et revenir sur Terre.

Jim Bridenstine a annoncé jeudi que la Nasa avait choisi la firme Maxar pour construire le premier module de la station, celui qui fournira de l’énergie, grâce à de grands panneaux solaires.

Dans les prochains mois, la Nasa devra choisir qui construira l’alunisseur. Tous les grands groupes aérospatiaux, comme Boeing ou Lockheed Martin, mais aussi de nouveaux entrants comme Blue Origin, sont sur les rangs.

«Nous ne posséderons pas le matériel, nous achèterons un service», a dit Jim Bridenstine de l’alunisseur. «Le but est d’aller vite».

«Nous ne construisons pas une nouvelle Station spatiale internationale», a-t-il aussi prévenu. «Notre but final est d’aller sur Mars, et non d’être coincé sur la Lune».

Contrairement au programme Apollo, la Nasa veut une présence durable sur la Lune. La station durera 15 ans, et l’agence spatiale veut, en partenariat avec d’autres agences spatiales et des sociétés privées, construire une infrastructure sur le sol lunaire pour extraire de l’eau, de l’oxygène et de l’hydrogène.

Le plan de la Nasa prévoit 18 autres lancements de SLS et de fusées privées jusqu’en 2028. Et Jim Bridenstine insiste sur le fait que la station orbitale sera ouverte à tous.

«Peut-être qu’un milliardaire voudra utiliser la station pour aller sur la Lune avec son propre atterrisseur, car il pense qu’il y a des métaux précieux à certains endroits de la Lune», a-t-il suggéré.

Mais un obstacle de taille reste à franchir: le Congrès n’a pour l’instant montré aucune intention d’accorder à la Nasa les crédits supplémentaires qu’elle a réclamés pour atteindre l’objectif de 2024.

Faits divers

Une camionnette en mauvaise posture à La Baie

Les rares rayons de soleil du printemps donnent le goût de se balader dans des lieux insolites. Ç’a été le cas, mercredi après-midi, pour le propriétaire d’une camionnette F-250 qui s’est retrouvé en mauvaise posture, son véhicule s'étant enlisé sur la rive de la baie des Ha ! Ha !, à La Baie, alors que la marée était montante.

Heureusement, le véhicule a pu être retiré à temps de sa fâcheuse position par une remorqueuse, vers 14 h 50. 

Le conducteur et sa passagère ont certainement eu une bonne frousse.

Affaires

Levée des tarifs: une victoire d’équipe, dit Freeland

Pendant les moments difficiles des tractations avec le gouvernement américain sur les tarifs de l’aluminium et de l’acier décrétés par le président Donald Trump, la ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, pensait au jour où elle pourrait rencontrer les travailleurs de ces industries pour leur annoncer la levée de ce qu’elle considère toujours comme une décision injuste.

De passage aux installations de Rio Tinto à Jonquière, jeudi, la ministre a affirmé vivre enfin «ces moments dont elle rêvait» alors qu’elle a eu l’occasion de rencontrer des travailleurs, des représentants syndicaux et des dirigeants des usines de la multinationale au Saguenay. Elle a assuré avoir toujours été consciente de l’inquiétude des milliers de familles de la région découlant de l’imposition des tarifs.