La tempête Teddy touche terre mercredi matin en Nouvelle-Écosse

Environnement

La tempête Teddy touche terre mercredi matin en Nouvelle-Écosse

La Presse Canadienne
HALIFAX - L’oeil de la tempête post-tropicale Teddy gagné la Nouvelle-Écosse mercredi matin.

Les météorologues rapportent que la puissante tempête a touché terre à proximité de Sheet Harbour, environ 115 kilomètres à l’est de Halifax, vers 8 h, heure locale.

Le système s’approchait de la côte est de la province avec des vents atteignant 110 km/h en matinée.

Auparavant un ouragan, Teddy a perdu de son intensité en eaux canadiennes.

Selon Environnement Canada, il doit continuer de faiblir en balayant l’est de la Nouvelle-Écosse pour gagner le golfe du Saint-Laurent en avant-midi, puis en se dirigeant vers le nord de Terre-Neuve en soirée.

Des avertissements météorologiques demeuraient en vigueur dans pratiquement tout le Canada atlantique en matinée.

De la pluie forte, des vents violents et un fort ressac doivent persister sur la majeure partie des Maritimes et du sud de Terre-Neuve.

De 30 à 50 millimètres de pluie sont déjà tombés au cours de la nuit, voire plus par endroits. Les précipitations pourraient atteindre jusqu’à 75 mm au fil des prochaines heures, et même deux fois plus sur le comté de Victoria au Cap-Breton.

Déjà mardi, des pannes d’électricité ont été signalées dans l’ensemble de la partie continentale de la Nouvelle-Écosse, bien qu’elles aient été sporadiques.

Vers 9h, mercredi, plus de 8500 clients de Nova Scotia Power étaient privés d’électricité, bien que la société d’État rapportait avoir rétabli le courant pour 16 000 d’entre eux au cours de la nuit, majoritairement dans l’ouest de la province.

Les écoles sont fermées, le transport en commun a été suspendu, plusieurs vols aériens ont été annulés, mais aucun dégât majeur n’a été rapporté mis à part quelques lignes de courant et arbres endommagés.

Les autorités municipales d’Halifax ont sommé des résidents de Sambro, de Peggy’s Cove et d’autres secteurs à haut risque le long de la rive d’être prêts à évacuer les lieux immédiatement.

Son rêve de devenir chef cuisinier sur pause en raison de la COVID-19

Actualités

Son rêve de devenir chef cuisinier sur pause en raison de la COVID-19

Marc-André Pelletier, Initiative de journalisme local
Marc-André Pelletier, Initiative de journalisme local
Le Nouvelliste
TROIS-RIVIÈRES — Joseph Chiasson est cuisinier depuis une trentaine d’années. L’homme de 54 ans effectue un retour à l’école afin d’obtenir la certification qui ferait de lui un chef en bonne et due forme. Toutefois, la COVID-19 et une condition médicale particulière l’empêchent de réaliser son rêve.

M. Chiasson, qui étudie à l’École d’hôtellerie de Trois-Rivières, a survécu à un cancer du poumon dans le passé, mais souffre aujourd’hui d’emphysème, une condition qui complique considérablement le port du masque pour lui pendant la pandémie.

Un chiro rappelé à l’ordre pour le non-respect des règles sanitaires

Actualités

Un chiro rappelé à l’ordre pour le non-respect des règles sanitaires

Marie-Ève Martel
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est
Un chiropraticien qui minimisait la gravité du coronavirus a fait l’objet d’une plainte disciplinaire par son ordre professionnel parce qu’il n’avait pas mis en place des mesures pour protéger le personnel et la clientèle de sa clinique. Il a récemment dû corriger le tir pour éviter une radiation temporaire.

Éric Larochelle, qui pratique à la Clinique chiropratique de Granby, a fait l’objet d’une enquête par son ordre professionnel après que celui-ci ait été informé qu’aucune mesure sanitaire permettant de limiter la propagation du coronavirus n’avait été mise en place dans sa clinique. Un autre chef d’accusation l’accuse d’avoir «entravé le travail de la [syndique] en prétendant avoir pris tous les moyens pour prévenir la propagation de la COVID-19 dans le cadre de l’exercice de sa profession».

Sport étudiant: plusieurs écoles ne pourront pas commencer la saison

Sports

Sport étudiant: plusieurs écoles ne pourront pas commencer la saison

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
La saison de sport scolaire et collégial débutera bel et bien en fin de semaine au Québec, mais seulement pour les équipes dont l’école ne rapporte aucun cas de COVID-19. Ces matchs donneront le coup d’envoi d’une saison à géométrie variable et sans spectateurs qui sera davantage une occasion pour les jeunes de faire du sport que de grimper au classement ou viser un championnat.

Gustave Roel, président et directeur général du Réseau sport étudiant du Québec (RSEQ), a pu avoir réponse à certaines de ses questions après avoir passé quelques heures en réunion avec le ministère de l’Éducation et la direction de la santé publique en début de soirée mardi. Il n’en sait cependant pas beaucoup plus concernant les détails de l’application de l’article 70 qui décrète la fin des activités sportives contre d’autres écoles pour les écoles rapportant un cas actif de COVID-19 ni au sujet des détails concernant les déplacements entre établissements scolaires d’une même zone orange. 

Au sujet de l’article 70, le RSEQ a toujours répété qu’il souhaitait avant tout la cohérence, c’est-à-dire une application de règles identiques pour le sport scolaire et le sport associatif (civil). 

«On nous dit que l’article 70 est encore à l’étude mais, dans sa forme actuelle, il signifie qu’une grande partie des écoles ne pourra pas commencer la saison. Dans la région de Montréal, on rapporte que 40 % des écoles ont au moins un cas de COVID-19 traité et géré. Pour ces établissements, ça signifie pas de sport pendant 14 jours. Et si un autre cas est rapporté après ça, il faudra recommencer le processus», indique M. Roel, qui croit que la planification de matchs deviendra alors assez difficile en l’absence d’un si grand nombre de formations.

Déplacements

«Malgré tout, il y aura des matchs en fin de semaine. Certaines écoles ont choisi d’aller de l’avant et les matchs se dérouleront entre équipes d’une même région. Par contre, un cas comme celui des Cougars du Collège Champlain-Lennoxville est particulier puisque c’est une école isolée. Au football, ils sont la seule équipe de l’Estrie, une zone jaune, avec trois équipes de Québec et une de Chaudière-Appalaches, deux régions passées au orange», fait remarquer M. Roel en mentionnant la directive à l’effet que les déplacements vers ou à partir d’une région orange ne sont pas conseillés.

Signaleurs routiers: «Il faut arrêter de jouer à l'autruche»

Justice et faits divers

Signaleurs routiers: «Il faut arrêter de jouer à l'autruche»

Marc-André Pelletier, Initiative de journalisme local
Marc-André Pelletier, Initiative de journalisme local
Le Nouvelliste
TROIS-RIVIÈRES — Les deux incidents impliquant des signaleurs routiers survenus lundi au Centre-du-Québec ébranlent le corps de métier. Alors que l’un est décédé des suites de ses blessures à Sainte-Eulalie, l’autre, blessé plus légèrement à Sainte-Cécile-de-Lévrard, en a été quitte pour une bonne frousse. Pour l’Association des travailleurs en signalisation routière du Québec (ATSRQ), la farce a assez duré.

Le président de l’Association, Jean-François Dionne, ne mâche pas ses mots: «nous sommes carrément l’un des métiers les plus dangereux au Québec. Il faut arrêter de jouer à l’autruche et se dire la vérité», souligne-t-il, en colère.

Gare aux faux bonbons contenant de la cocaïne

Actualités

Gare aux faux bonbons contenant de la cocaïne

Karine Blanchard
Karine Blanchard
La Voix de l'Est
De faux bonbons contenant de la cocaïne et du benzodiazépine circulent au Québec. Attrayants, ces comprimés qui s’apparentent au bonbon Pez sont tout sauf des sucreries inoffensives. Les policiers et la Santé publique mettent d’ailleurs les parents et les consommateurs en garde.

«Malgré qu’ils soient attrayants et qu’ils ont l’air inoffensifs, c’est difficile de savoir la quantité de substance qu’il y a à l’intérieur. D’un bonbon à l’autre, qu’est-ce que ça renferme? Impossible de le savoir. Une fois ingéré, c’est là qu’on a l’action de la fameuse drogue», explique Caroline Garand, porte-parole du Service de police de Granby.

QS peu emballé par la Stratégie d’achat d’aliments québécois

Affaires

QS peu emballé par la Stratégie d’achat d’aliments québécois

Caroline Plante
La Presse Canadienne
Les écoles, les hôpitaux, les garderies et autres établissements sous la responsabilité de l'État devront tous s'être fixé une cible d'achat de produits locaux d'ici 2025.

C’est ce qu’a annoncé mardi le ministre de l’Agriculture, André Lamontagne, lors de la présentation de sa Stratégie nationale d’achat d’aliments québécois.

Une stratégie tout à fait «enlevante», s’est réjoui le ministre, tandis que la porte-parole de Québec solidaire en matière d’agriculture, Ruba Ghazal, la qualifiait de «strict minimum».

«Que nos institutions publiques aient des cibles d’achat local en 2020, c’est vraiment le strict minimum. Ça aurait dû être fait il y a plus de dix ans», a-t-elle réagi.

Le ministre Lamontagne souhaite que d’ici 2023, 85 % des institutions publiques se soient dotées d’une cible d’achat de produits locaux au sein de leurs services alimentaires. Elles devront choisir elles-mêmes leur cible.

À l’heure actuelle, environ 45 % des aliments achetés par les institutions publiques provinciales ont été produits au Québec, évalue-t-il, en disant espérer faire passer ce taux global à 60 % d’ici cinq ans.

«Concrètement pour le secteur agricole, c’est 180 millions $ de plus de ventes agricoles. Si on veut traduire en termes d’emplois, à terme ça représente 3000 emplois directs et indirects», a-t-il déclaré.

Le gouvernement Legault veut se diriger vers une plus grande autonomie alimentaire. Il a campé son annonce mardi sous le signe de la «mobilisation» et s’est dit prêt à accompagner les institutions publiques.

Pour l’heure, les institutions qui ne font «pas vraiment d’efforts» achètent environ 30 % de produits québécois. Celles qui sont «le moindrement organisées» peuvent dépasser la barre du 50 %, a souligné M. Lamontagne.

Développement économique: des comités de «champions» pour appuyer les régions

Affaires

Développement économique: des comités de «champions» pour appuyer les régions

Jean-François Tardif
Jean-François Tardif
Le Soleil
Les 17 régions administratives du Québec pourront dorénavant compter sur des «champions» afin de les épauler au niveau de leur développement économique. Investissement Québec et le ministère de l’Économie et de l’Innovation ont annoncé la mise en place de comités dont le but sera de favoriser la prospérité de chaque région.

Les comités de développement économique régional auront pour mission de cibler les entreprises de leur région qui ont un potentiel de retombées importantes dans leur milieu et de les mettre en lien avec les experts d’Investissement Québec. Ils devront également favoriser l’élaboration et la sélection des projets susceptibles d’accroître le développement économique de la région et les recommander à Investissement Québec. Chaque année, les comités devront proposer les priorités d’investissement pour leur région.

«Depuis plus d’un an, nous travaillons à la transformation d’Investissement Québec pour mieux soutenir les entrepreneurs, faciliter leurs projets d’investissement et réduire les démarches d’accès aux programmes de financement», a expliqué par voie de communiqué Pierre Fitzgibbon, le ministre de l’Économie et de l’Innovation. «Aujourd’hui, nous franchissons un pas important dans la mise en œuvre de notre vision pour la prospérité des régions du Québec. Avec nos champions sur le terrain, nous serons en mesure de mieux repérer et accompagner les entreprises qui vont contribuer au développement de notre économie et créer des emplois payants.» 

Une douzaine de personnes siégeront sur les comités. On y retrouvera des représentants de l’écosystème local de chaque région, soit des acteurs du monde des affaires reconnus dans leur milieu professionnel, possédant une grande connaissance des enjeux de leur région et au fait des défis de l’entrepreneuriat et de l’offre de services destinée aux entrepreneurs. Ces membres auront été choisis par un comité de sélection mis en place par Investissement Québec parce qu’ils ont une bonne connaissance des enjeux socioéconomiques et financiers du Québec, qu’ils possèdent de l’expérience en optimisation de la productivité des entreprises, en innovation et en recherche et développement et à cause de leur de leurs connaissances en entrepreneuriat collectif, en économie sociale et en repreneuriat. Des représentants du ministère de l’Économie et de l’Innovation et d’Investissement Québec complèteront les cadres de chaque comité qui pourra profiter d’expériences et de savoir-faire diversifiés et complémentaires.

Des travaux pourraient expliquer l’incendie à Farnham

Actualités

Des travaux pourraient expliquer l’incendie à Farnham

Karine Blanchard
Karine Blanchard
La Voix de l'Est
Des travaux orchestrés par la Ville de Farnham sont-ils en cause dans l’incendie qui a ravagé quatre immeubles abritant trois commerces et une dizaine de logements? Des experts en sinistre, assistés des pompiers, fouilleront les décombres mercredi pour étudier toutes les hypothèses, dont celle-ci.

Au lendemain du sinistre, la scène était tout aussi désolante. Les bâtiments ont été lourdement endommagés par le brasier. Les toitures se sont effondrées, tout comme un mur de la bijouterie Robitaille. Les pompiers ont terminé l’extinction des flammes en soirée lundi.

Bagarres: la ministre Charest a raison d’être mécontente, selon Patrick Roy

Remparts

Bagarres: la ministre Charest a raison d’être mécontente, selon Patrick Roy

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
Le directeur général et entraîneur des Remparts de Québec, Patrick Roy, estime que la ministre des Sports Isabelle Charest a raison de ne pas être contente suite au vote des gouverneurs de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) qui ont rejeté la possibilité d’imposer des sanctions plus sévères pour les bagarres la saison prochaine.

Après le vote tenu la semaine dernière, le cabinet de Mme Charest avait fait savoir à plusieurs équipes de la LHJMQ qu’elle n’était pas très contente du résultat. On sait que les équipes québécoises de la LHJMQ attendent incessamment une réponse du gouvernement de la Coalition avenir Québec pour une aide financière qui pourrait atteindre ou même dépasser 20 millions $ afin lancer la saison à huis clos.

Mardi, Maxime Blouin, porte-parole de la LHJMQ, a d’ailleurs confirmé au Soleil que la ligue discutait avec la ministre concernant le dossier des subventions et celui des bagarres, mais que les deux n’étaient pas liés entre eux. «Il n’est pas impossible que le dossier des bagarres revienne sur la table à court terme même si on a voté le statu quo la semaine dernière. Il faudrait cependant que ça se fasse lors d’une assemblée spéciale», a-t-il ajouté.

Roy appuie la ministre

Quant à Roy, il partage le mécontentement de la ministre. «La ministre a raison de ne pas être contente, mais en même temps, certains opposants [à l’abolition des bagarres] ne réalisent pas ce que l’opinion publique désire et l’opinion publique désire enrayer les bagarres», a-t-il affirmé en point de presse mardi, après l’entraînement de son équipe au Centre Vidéotron.

Grève dans les garderies en milieu familial: la médiation commence

Actualités

Grève dans les garderies en milieu familial: la médiation commence

Lia Lévesque
La Presse Canadienne
Alors que les 10 000 responsables de services de garde en milieu familial syndiquées à la CSQ en sont à leur deuxième journée de grève générale et illimitée, une première rencontre de médiation a eu lieu mardi.

C’est le ministère de la Famille qui a demandé cette médiation, après une séance intensive de négociation, la fin de semaine dernière, qui n’avait pas permis aux parties de s’entendre pour éviter la grève générale et illimitée. Celle-ci a été déclenchée tôt lundi matin, après une grève tournante qui avait eu lieu du 1er au 18 septembre, touchant tour à tour les régions du Québec.

La médiatrice nommée au dossier a commencé son travail mardi à 9h30. Habituellement, un médiateur rencontre chaque partie séparément, avant de les amener à la table ensemble pour tenter de les rapprocher.

La Fédération des intervenantes en petite enfance, affiliée à la CSQ, qui représente les grévistes, s’attendait à ce que la rencontre de médiation dure toute la journée et au-delà.

Lors d’entrevues qu’il a accordées à différents médias, le ministre Mathieu Lacombe a dit espérer que l’étape de la médiation faciliterait les discussions entre les parties. Les négociations avaient commencé en mars 2019; une quarantaine de rencontres ont eu lieu.

La FIPEQ a dit espérer mardi que cette médiation se déroule «le plus rapidement possible». La fédération ne voulait pas de médiation et aurait préféré l’arbitrage - où un arbitre, une tierce personne, tranche la question. Mais Québec a refusé l’arbitrage.

Litige

La rémunération est au coeur du litige, maintenant, les autres points ayant été réglés, avait indiqué lundi la présidente de la FIPEQ, Valérie Grenon.

Selon le syndicat, la dernière offre du gouvernement équivaut à 12,83 $ l’heure, une fois les calculs faits à partir de la subvention reçue du ministère. La FIPEQ revendique 16,75 $.

Mais, en fait, ces responsables de services de garde en milieu familial ne sont pas rémunérées à l’heure; elles reçoivent une subvention de 43 000 $ du ministère pour leur garderie à domicile. De plus, elles touchent les contributions parentales de 8,35 $ par enfant par jour, desquelles elles touchent 7 $ par enfant par jour. Si elles accueillent le maximum permis de six enfants, elles touchent donc 53 270 $.

La question est donc de savoir comment soustraire de ce montant leurs dépenses réelles, comment faire les calculs en fonction de leurs heures de travail - d’où les divergences quant à la rémunération réellement versée.

Le ministère assure qu’il se montre équitable et offre une rémunération convenable, d’autant plus qu’elles font le choix de travailler à la maison et qu’elles peuvent déduire au plan fiscal une partie de leurs dépenses : hypothèque, chauffage, électricité.

La CSQ et sa FIPEQ invitent le ministre à rendre publics les chiffres sur lesquels il se base pour effectuer ses calculs. Elles disent refuser d’être considérées comme du «cheap labour». Et elles l’invitent à déposer de nouvelles offres.

Lettres empoisonnées envoyées à Trump: Pascale Ferrier conteste les accusations

Justice et faits divers

Lettres empoisonnées envoyées à Trump: Pascale Ferrier conteste les accusations

Ugo Giguère
La Presse Canadienne
Michel Saba
La Presse Canadienne
Pascale Ferrier, cette Québécoise soupçonnée d’être l’auteure de lettres empoisonnées envoyées aux forces de l’ordre américaines ainsi qu’à la Maison-Blanche, a été officiellement accusée de menaces envers le président des États-Unis. Elle conteste cependant être la véritable personne visée par les accusations.

Lors de sa première comparution devant la Cour fédérale du Western District of New York, mardi après-midi, le juge H. Kenneth Schroeder Jr. lui a assigné une avocate du service public, Fonda Dawn Kubiak. Il a également accepté d’enregistrer un plaidoyer de non-culpabilité en son nom, bien que cela n’était pas nécessaire à cette étape.

La prévenue et son avocate ont ensuite réclamé la tenue d’une enquête préliminaire ainsi que d’une enquête sur son identité. Ce qui laisse croire qu’elle entend contester être la véritable personne visée par le mandat d’arrestation et les accusations déposées à son endroit.

«Elle est présumée innocente et n’a renoncé à aucun de ses droits», a écrit Me Kubiak dans un courriel en réponse à une demande de précision.

La poursuite et la défense se sont entendues pour suspendre l’audience jusqu’au lundi 28 septembre. Le juge Schroeder entend alors procéder avec les requêtes d’authentification de l’identité de l’accusée, l’enquête préliminaire ainsi que la demande de la poursuite afin que l’accusée demeure détenue.

Le procureur Timothy Lynch réclame le maintien en détention de l’accusée en raison de la nature grave du crime reproché ainsi que du risque considéré élevé qu’elle quitte les États-Unis.

Le procureur Lynch a également annoncé que l’agent de la police fédérale responsable de l’enquête sera présent à l’audience afin d’identifier formellement l’accusée.

«Retirez votre candidature»

«Abandonnez et retirez votre candidature», peut-on lire dans la lettre envoyée au président américain Donald Trump et dont Pascale Ferrier serait l’auteure selon une déclaration sous serment rédigée par l’agent Jonathan Preston de la police fédérale américaine (FBI).

La lettre menaçante expédiée à la Maison-Blanche contenait également de la ricine.

Des tests ont révélé qu’il s’agit de ricine, une protéine de plante extrêmement toxique pouvant causer la mort et qui n’a pas d’antidote connu.

«J’ai donc préparé un “cadeau spécial” pour que vous preniez cette décision. Ce cadeau est dans cette enveloppe. Si ça ne fonctionne pas, je trouverai une meilleure recette pour un autre poison, ou je pourrais utiliser mon arme quand je pourrai venir», continue-t-elle.

L’agent du FBI dit croire que la Québécoise âgée de 53 ans a «sciemment et délibérément» menacé de tuer le président des États-Unis et de lui infliger des blessures.

L’agent Preston raconte que vendredi, vers 9h, les services secrets américains ont informé le bureau de Washington du FBI qu’ils avaient intercepté au centre de tri de la Maison-Blanche une lettre en provenance du Canada et destinée au président Trump qui contenait une substance blanche et poudreuse.

Six autres lettres similaires ont été interceptées au Texas le mardi 15 et le mercredi 16 septembre, a précisé l’agent Preston. Elles provenaient également du Canada et étaient destinées à des personnes travaillant dans des pénitenciers de l’État.

Le vocabulaire employé dans ces autres lettres était similaire à celui contenu dans celle envoyée au président Trump. Elles étaient destinées «à des personnes affiliées à des établissements dans lesquels l’accusée avait été hébergée pendant son incarcération au Texas en 2019».

Dans sa déclaration, l’agent Preston indique que les policiers ont relevé les empreintes digitales de Pascale Ferrier sur plusieurs lettres et que la femme a utilisé le mot-clic #KillTrump (Tuer Trump) sur les réseaux sociaux.

Lorsqu’elle a tenté d’entrer aux États-Unis par le poste frontalier de Buffalo, dans l’État de New York, dimanche, la femme aurait déclaré aux douaniers qu’elle était recherchée par le FBI pour des lettres contenant de la ricine.

Elle était en possession d’une arme à feu chargée dans sa ceinture, ainsi que d’un couteau.

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a mené lundi une opération majeure à la demande du FBI pour perquisitionner un immeuble à logements de l’arrondissement Saint-Hubert, à Longueuil.

L’équipe d’intervention en cas d’incident chimique, biologique, radiologique, nucléaire et explosif, une unité spécialisée composée des Forces armées canadiennes et de la GRC, a été mise à contribution, avec le soutien des policiers et des pompiers de Longueuil.

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CE QUE L'ON SAIT SUR PASCALE FERRIER

Raphaël Duplessis aux Gémeaux: «C’est une expérience vraiment exceptionnelle!»

Arts et spectacles

Raphaël Duplessis aux Gémeaux: «C’est une expérience vraiment exceptionnelle!»

Amélie Houle
Amélie Houle
Le Nouvelliste
TROIS-RIVIÈRES — «C’est une expérience vraiment exceptionnelle que j’ai vécue.» Raphaël Duplessis, qu’on a notamment pu voir dans la série «Autiste, bientôt majeur» l’année dernière, était plus excité que jamais lundi, au lendemain de sa participation au gala des prix Gémeaux. Le jeune homme originaire de Shawinigan a en effet été invité à venir présenter les finalistes de la catégorie des médias numériques en compagnie d’Élijah Patrice-Baudelot «d’Alerte Amber».

C’est donc un jeune homme tout sourire et plus confiant que jamais qui est monté sur la scène dimanche, devant les nombreux artistes qui l’ont applaudi chaleureusement.

Un deneigeur impliqué dans le trafic de drogue inscrit au RENA

Actualités

Un deneigeur impliqué dans le trafic de drogue inscrit au RENA

Marie-Ève Martel
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est
Les contrats publics seront hors de portée pendant les trois prochaines années pour une entreprise de déneigement de Roxton Pond ayant été inscrite au Registre des entreprises non admissibles aux contrats publics (RENA) la semaine dernière.

Deneigement S.M. appartient à Stephane Maheu, nous confirme le Registre des entreprises du Québec. Le Roxtonais fait l’objet d’une interdiction de soumissionner pour des contrats publics pour les trois prochaines années pour des infractions liées tant au Code criminel canadien ainsi qu’à la Loi réglementant certaines drogues et autres substances.

Conduisant sous l'effet de la drogue, il provoque un accident

Actualités

Conduisant sous l'effet de la drogue, il provoque un accident

Karine Blanchard
Karine Blanchard
La Voix de l'Est
Une collision mineure entre deux véhicules a mené à l’arrestation d’un jeune homme de 19 ans soupçonné d’avoir pris le volant sous l’effet de la drogue.

Les policiers de Granby ont été appelés à se rendre à l’intersection des rues Simonds et Principale vers 18 h 30 lundi. Le véhicule du suspect a légèrement embouti celui immobilisé devant lui au feu rouge. Personne n’a été blessé.

BAPE de GNL Québec: le déroulement des audiences jugé «inacceptable» par la Coalition fjord

Affaires

BAPE de GNL Québec: le déroulement des audiences jugé «inacceptable» par la Coalition fjord

Myriam Gauthier, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Myriam Gauthier, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Le Quotidien
La Coalition fjord estime que le déroulement des audiences du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) sur le projet d’Énergie Saguenay de GNL Québec est «inacceptable» et réclame des changements au lendemain de leur ouverture à Chicoutimi.

L’organisme, qui milite contre le projet de GNL Québec, a souligné au terme de la première séance des audiences que son déroulement a soulevé «le mécontentement chez les citoyennes et citoyens présents».

La première partie de l’audience publique sur le projet de complexe de liquéfaction de gaz naturel à Saguenay a débuté lundi soir au Montagnais dans une salle presque remplie à pleine capacité.

«Il est complètement inacceptable d’avoir autant de questions laissées sans réponses par manque d’experts et de représentants de ministères dans la salle, alors que certains thèmes touchent directement leurs secteurs d’expertise, a exprimé l’organisation, par voie de communiqué, mardi. Ces absences répétées accordent alors toute la place au promoteur et à son argumentaire pour la défense de son projet, sans l’avis de scientifiques.»

La députée Ruba Ghazal, porte-parole de Québec solidaire en matière d’environnement, a joint sa voix à la Coalition fjord sur ce sujet mardi en avant-midi.

Sept ans de prison pour avoir attaqué son père à coups de couteau

Justice et faits divers

Sept ans de prison pour avoir attaqué son père à coups de couteau

Martin Lafrenière
Martin Lafrenière
Le Nouvelliste
TROIS-RIVIÈRES — Félix-Antoine Banville écope d’une sentence d’emprisonnement de sept ans pour avoir attaqué son père à coups de couteau.

L’individu de 25 ans a plaidé coupable, lundi au palais de justice de Trois-Rivières, à une série d’accusations concernant différents délits commis il y a moins d’un an. Banville a reconnu sa culpabilité à une accusation de voies de fait graves contre son père, le 8 décembre dernier. Au départ, l’individu ayant des problèmes mentaux était accusé de tentative de meurtre.

COVID-19 en Mauricie et au Centre-du-Québec: vers des préalertes ciblées?

Actualités

COVID-19 en Mauricie et au Centre-du-Québec: vers des préalertes ciblées?

Gabriel Delisle
Gabriel Delisle
Le Nouvelliste
TROIS-RIVIÈRES —  Est-ce que la Mauricie et le Centre-du-Québec pourraient bientôt passer en situation de préalerte sanitaire? En point de presse en début d’après-midi lundi, le directeur national de Santé publique du Québec Horacio Arruda a mentionné que la région pourrait être l’une des prochaines à changer de couleur. La Direction régionale de la Santé publique évoque toutefois des préalertes ciblées en fonction de l’évolution de la pandémie.

Interrogé sur la possibilité de voir la région changer au jaune lors de la période de questions, Horacio Arruda a sous-entendu que la situation peut changer rapidement et que personne n’est à l’abri. Il a souligné que le Québec avait entamé officiellement sa deuxième vague de COVID-19 et que chaque région qui «compte des cas» doit être prudente pour demeurer dans la couleur où elle se trouve actuellement.

«On suit la situation de près d’une façon quotidienne, mais on évolue toujours dans le palier vert actuellement», explique d’emblée Valérie Provencher, agente d’information au Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec.

«La directrice régionale de la Santé publique, Dre Marie-Josée Godi, a précisé aujourd’hui qu’on pourrait arriver avec un portrait où certains secteurs auraient des paliers d’alerte qui seraient différents.» 

Des sous-régions ou des MRC pourraient donc, si leur situation se détériore, passer à un palier d’alerte supérieur. «Dans certains secteurs plus problématiques où on a eu une attention particulière au niveau de la vigie», précise Valérie Provencher, agente d’information au Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec (CIUSSS MCQ), qui n’a toutefois pas voulu identifier une MRC en particulier. 

La Santé publique affirmait toutefois la semaine dernière avoir une vigie particulière au Centre-du-Québec. «Le niveau d’alerte nous permet de faire des interventions plus ciblées par secteurs qui sont plus touchés», ajoute Valérie Provencher. 

Alors que certaines régions du Québec craignent de passer dans le mode rouge, la Mauricie et le Centre-du-Québec voient la deuxième vague de la pandémie progresser moins rapidement. La région enregistre quatre nouveaux cas dans le plus récent bilan de la Santé publique, ce qui porte à 2271 le total d’infections à la COVID-19 depuis le début de la pandémie. Trois de ces nouveaux cas ont été détectés chez des résidents de Victoriaville et un chez un de Trois-Rivières. 

Malgré les 67 cas actifs dans la région, la Santé publique ne rapporte actuellement aucune hospitalisation en Mauricie et au Centre-du-Québec en lien avec la COVID-19. 

Les mesures sanitaires du niveau de préalerte de couleur ne diffèrent pas du palier précédent. Les rassemblements privés intérieurs ou extérieurs sont toujours limités à dix personnes. Les salles de spectacles, les cinémas et les activités organisées dans un lieu public extérieur ne peuvent pas accueillir plus de 250 personnes. 

Par contre, la nouvelle mesure qui limite à 50 le nombre de personnes dans les lieux de culte, les mariages, les événements dans des salles de louées et autres célébrations s’applique aussi aux régions en préalerte. 

Les bars doivent mettre fin à la vente d’alcool à minuit et aucune consommation d’alcool après 1h de même que les activités dansantes ne sont permises.

Lorsqu’un secteur tombe en préalerte, des mesures plus serrées de la Santé publique sont appliquées. «On va renforcer ces mesures et les cibler davantage dans les secteurs qui sont touchés», précise l’agente d’information du CIUSSS MCQ.

Avec la collaboration de Marc-André Pelletier

La saison de sport étudiant en danger

Sports

La saison de sport étudiant en danger

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
Les nombreuses questions sans réponse dans les nouvelles règles de la direction de la santé publique, l’éclosion de cas de COVID-19 dans certaines équipes sportives et le passage de plusieurs régions au niveau d’alerte orange viennent mettre en danger le coup d’envoi de la saison de sport étudiant et collégial, prévu en fin de semaine.

Questionné à savoir si la saison pourrait commencer comme prévu dans les différents sports, le président du Réseau sport étudiant du Québec (RSEQ), Gustave Roel, a été obligé de se rendre à l’évidence. 

«Je suis incapable de répondre à cette question. L’ensemble de la saison d’automne pourrait être compromis, et pas seulement pour le sport étudiant», a-t-il laissé tomber en entrevue avec Le Soleil.

M. Roel avoue avoir reçu lundi de nombreux appels d’écoles qui s’interrogeaient sur le sujet. «On reçoit une tonne de questions des écoles qui veulent juste savoir ce qu’il est possible de faire. Il y a bien sûr la problématique de l’article 70, soit l’incohérence d’empêcher le sport scolaire de continuer s’il y a un cas dans l’école alors que le sport civil n’est pas soumis aux mêmes règles, mais il n’y a pas que ça», a-t-il signalé d’entrée de jeu.

Déplacements et admissions

Les nouvelles règles concernant les déplacements en zone orange et le nombre de personnes admises lors d’un événement sportif sont les questions auxquelles M. Roel n’a pour l’instant pas de réponse et qui pourraient avoir un impact direct sur la tenue ou non de matchs de sport scolaire cette saison.

«On nous dit qu’en zone orange, les déplacements ne sont pas souhaités. Nos équipes ont déjà fait un bout de chemin en bâtissant un calendrier à l’intérieur de leur région. Mais ce n’est pas clair pour l’instant si les déplacements sont souhaités ou non à l’intérieur d’une même région», explique Gustave Roel.

Quant au nombre de personnes admises aux matchs, il ne s’agit même plus de savoir combien de spectateurs, mais bien si tous les joueurs et le personnel des équipes pourront être admis.

«Il y a déjà eu des ambiguïtés à ce sujet. Au départ, on parlait de 250 personnes en incluant les participants pour finalement se faire confirmer que c’était 250 personnes en excluant les participants. Là, en zone orange, on parle de 25 personnes et on ne sait pas si ça inclut ou non les participants!» poursuit-il sur cette question qui peut faire toute la différence sur la possibilité ou non de pratiquer plusieurs sports.

«Au football, tu peux avoir plus de 25 joueurs seulement dans une seule équipe, alors c’est impossible de jouer avec une limite de 25 si ça inclut les participants. Au soccer, c’est un minimum 22 joueurs pour les deux équipes et si tu ajoutes les entraîneurs et les arbitres, là aussi ça devient impossible», analyse le président du RSEQ.

Précisions attendues

Une rencontre était prévue lundi matin entre le RSEQ, la direction de la santé publique et le bureau de la ministre des Sports Isabelle Charest, mais elle a dû être reportée d’abord à lundi après-midi, puis à mardi. 

«Il faudra avoir plus de précisions et des définitions concernant les déplacements et le nombre de personnes. Nous avons déjà eu des discussions concernant l’article 70, mais pas encore de confirmation qu’il y aurait des changements», indique M. Roel. 

«J’ai l’impression qu’ils réfléchissent au niveau des impacts possibles de dire oui ou non. Ceci étant dit, peu importe que la décision soit restrictive ou pas, nous allons la suivre, mais nous, ce que l’on souhaite, c’est de la cohérence dans la contribution à la sécurité», termine-t-il.

BAPE de GNL Québec: la capacité des audiences réduite de 250 à 200 personnes

Affaires

BAPE de GNL Québec: la capacité des audiences réduite de 250 à 200 personnes

Myriam Gauthier, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Myriam Gauthier, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Le Quotidien
Le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) réduit la capacité d’accueil de ses audiences sur le projet d’Énergie Saguenay de GNL Québec. Jusqu’à 200 personnes peuvent y assister, au lieu du maximum de 250 initialement annoncé.

Le BAPE en a fait l’annonce en milieu d’après-midi lundi, à quelques heures du début des audiences portant sur le projet de complexe d’usine de liquéfaction de gaz naturel de GNL Québec à Saguenay. La première partie de l’audience a débuté en soirée, à l’hôtel Le Montagnais à Chicoutimi.

Pour honorer le rêve de Michel [VIDÉO]

Actualités

Pour honorer le rêve de Michel [VIDÉO]

Paule Vermot-Desroches
Paule Vermot-Desroches
Le Nouvelliste
TROIS-RIVIÈRES — Rarement avait-on vu un tel engouement pour la mise à l’eau d’un navire à la Marina de Trois-Rivières. Les proches et amis de Michel Dufresne, constructeur de bateaux bien connu dans la région et qui est décédé il y a moins d’un mois, se sont rassemblés lundi matin afin de lui rendre un hommage tout particulier en mettant à l’eau son dernier bateau, celui dont il avait rêvé pendant plusieurs années mais qu’il n’aura pas eu la chance de voir naviguer.

Michel Dufresne était bien connu dans la région, et avait notamment fait parler de lui pour avoir été à la tête de la rénovation complète du Touch, le bateau de luxe de l’homme d’affaires Tony Accurso. Si le bateau est par la suite devenu célèbre pour d’autres raisons, sa restauration dans la région avait fait la fierté des amateurs de nautisme et fait la renommée de Michel Dufresne.

Lettre contaminée envoyée à Trump: importante opération de la GRC à Saint-Hubert [VIDÉO]

Justice et faits divers

Lettre contaminée envoyée à Trump: importante opération de la GRC à Saint-Hubert [VIDÉO]

Michel Saba
La Presse Canadienne
L'unité de sécurité nationale de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) menait lundi une opération majeure à Saint-Hubert, sur la Rive-Sud de Montréal, en lien avec la lettre contaminée à la ricine envoyée à la Maison-Blanche et destinée au président américain Donald Trump.

Les policiers perquisitionnent un logement situé dans un édifice situé sur le boulevard Vauquelin à la demande du FBI, a confirmé sur place le caporal Charles Poirier de la GRC qui a parlé d'un «gros déploiement».

Véhicules électriques: Ottawa serait prêt à aider Ford pour convertir son usine d’Oakville

Auto

Véhicules électriques: Ottawa serait prêt à aider Ford pour convertir son usine d’Oakville

Paul-Robert Raymond
Paul-Robert Raymond
Le Soleil
Ottawa irait jusqu’à avancer 500 millions $ pour aider le constructeur Ford afin qu’il produise des véhicules électriques à son usine d’Oakville en Ontario, selon un article paru dans le Toronto Star, dimanche.

Cet investissement permettrait à l’usine de demeurer ouverte. Selon le Toronto Star, le gouvernement fédéral serait prêt à injecter cet argent, avec l’appui du gouvernement provincial.

Le Festival REGARD débarque à Gatineau

Arts

Le Festival REGARD débarque à Gatineau

Mario Boulianne
Mario Boulianne
Le Droit
Cet été, la mode était au cinéma en plein air et il semble bien que l’automne s’amorce sous le même thème puisque le Festival REGARD s’installe à Gatineau, ce jeudi et vendredi soir.

Présenté dans le cadre du Sentier culturel, le festival affichera une trentaine de courts-métrages provenant de divers pays. Projetés sur un écran installé derrière La Filature de la rue Hansen, sur les berges du ruisseau de la Brasserie, tous les films de la programmation seront accessibles gratuitement.

Le site ouvrira ses portes à compter de 17 h. On invite les festivaliers à apporter leurs chaises de parterre et une couverture chaude afin de profiter au maximum de ces deux soirées de projection. 

De l’animation est prévue dès 18 h sur le site et les projections débuteront au crépuscule. Deux volets seront offerts aux cinéphiles, soit une programmation familiale et un volet général.

Le tout débutera, ce jeudi, avec un spectacle du groupe gatinois Double Magnum, présenté dans le cadre des Sessions de balcon. Suivra la projection de cinq courts-métrages du volet familial. Enfin, pour terminer la soirée, huit productions du volet général sont au programme.

La programmation du vendredi débutera avec un DJ qui animera le site du festival. Il sera suivi du volet familial qui présentera cinq productions internationales. Enfin, pour clore l’événement, onze courts-métrages seront projetés. Pour obtenir la programmation complète du festival, il suffit de consulter le site du Sentier culturel.

13 M$ pour les infrastructures d'eau de Brome-Missisquoi et Haute-Yamaska

Actualités

13 M$ pour les infrastructures d'eau de Brome-Missisquoi et Haute-Yamaska

Jean-François Guillet
Jean-François Guillet
La Voix de l'Est
Six municipalités de Brome-Missisquoi et Haute-Yamaska bénéficieront d’une enveloppe avoisinant les 13 millions de dollars pour remettre à niveau leurs infrastructures d’eau.

Brigham, Lac-Brome, Bedford, Bromont et Farnham recevront un montant global de près de 10 millions $, ont annoncé lundi la députée provinciale de Brome-Missisquoi, Isabelle Charest, et son homologue au fédéral, Lyne Bessette. En Haute-Yamaska, Waterloo obtiendra près de 2,5 millions de dollars par le biais des programmes bilatéraux.

L’aide financière servira à renouveler des kilomètres de conduites d’eau potable, usée et pluviale. Les projets prévoient également le remplacement de tronçons de routes, ainsi que des travaux connexes.

«On sait que certaines infrastructures d’eau sont vieillissantes au Québec. Ces investissements gouvernementaux sont donc plus que bienvenus pour accompagner les municipalités dans leurs efforts pour offrir aux citoyens d’aujourd’hui, et aussi ceux de demain, des milieux de vie attrayants et prospères», a indiqué en point de presse la ministre déléguée à l’Éducation et responsable de la Condition féminine, Isabelle Charest.

« Pour bâtir des communautés en santé, c’est important d’investir dans les services essentiels et de s’assurer que les Québécois et Québécoises aient accès à des réseaux fiables et sécuritaires d’eau potable et de traitement des eaux usées », a pour sa part mentionné Lyne Bessette.

Un pan du patrimoine farnhamien s’envole en fumée [VIDÉO]

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Un pan du patrimoine farnhamien s’envole en fumée [VIDÉO]

Karine Blanchard
Karine Blanchard
La Voix de l'Est
Un pan de l’histoire du centre-ville de Farnham s’est envolé en fumée, lundi. Trois commerces et une dizaine de logements répartis dans trois immeubles centenaires ont été ravagés par les flammes. Certains ont à la fois perdu leur entreprise et leur appartement. Les dommages se chiffrent en millions de dollars.

La scène était d’une grande tristesse pour des citoyens et commerçants qui observaient, impuissants, le brasier qui s’est déclaré vers 10h30. Le sinistre touche quatre des cinq immeubles construits côte à côté sur la rue Principale, à partir de l’ancienne caisse populaire jusqu’à la terrasse aménagée par la Ville cet été.

«J’étais dans mon appartement et j’ai entendu des craquements, raconte Michel Bussières, l’un des locataires. Quelqu’un a cogné chez moi pour me dire de sortir, que le feu était pris dehors.»

Tous les occupants des immeubles situés en bordure de la rivière Yamaska ont été évacués.

Marc Robitaille, propriétaire de la bijouterie qui porte son nom, et locataire d’un des appartements, a tout perdu. «C’est toutes mes affaires qui sont là», a-t-il dit, visiblement secoué par l’incendie.

Si son logement était assuré, ce n’était pas le cas de son commerce qui ne l’était plus en raison de vols répétés. Lorsque La Voix de l’Est l’a rencontré, il disait espérer pouvoir entrer dans son commerce pour récupérer certains biens. 

Début de la grève illimitée dans les garderies en milieu familial

Actualités

Début de la grève illimitée dans les garderies en milieu familial

Lia Lévesque
La Presse Canadienne
Même si elles ont cru jusqu’à la dernière minute, dimanche, pouvoir éviter de débrayer, les 10 000 responsables de services de garde en milieu familial syndiquées à la CSQ ont amorcé lundi matin leur grève générale et illimitée.

Et elles ont marqué le début de cette grève illimitée en se rendant manifester devant les bureaux du ministère de la Famille à Montréal, masque au visage, pancarte à la main et parfois une cape sur le dos.

Avant cette grève générale et illimitée, elles avaient tenu une grève tournante, du 1er au 18 septembre, touchant tour à tour les régions du Québec.

La convention collective est échue depuis mars 2019. Les parties ont tenu une quarantaine de rencontres de négociations depuis. Les négociations étaient au ralenti depuis la fin de juin, avant de s’intensifier au cours des derniers jours.

En fin de semaine dernière, le gouvernement du Québec et la Fédération des intervenantes en petite enfance, affiliée à la CSQ, ont réussi à s’entendre sur toutes les clauses, sauf sur la rémunération, a expliqué la présidente de la FIPEQ, Valérie Grenon, en rencontrant la presse lors de la manifestation.

Médiation vs arbitrage

Québec a proposé la médiation; la FIPEQ a refusé. La FIPEQ a proposé l’arbitrage; Québec a refusé.

La différence entre les deux est que la médiation est une forme d’aide, par un tiers, pour permettre aux parties de se rapprocher, de faire des compromis. Alors que l’arbitrage suppose que les parties laissent à un arbitre indépendant le soin de trancher.

Le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe, a tenté de justifier son offre de médiation pour tenter de dénouer l’impasse.

«La situation actuelle est déjà une source de stress pour plusieurs familles. Tous les efforts doivent être faits à la table de négociation pour qu’on en arrive à une entente. Avec l’offre présentée, nous avons clairement démontré que nous sommes déterminés à conclure une entente réaliste qui rend justice au travail important des RSG (responsables de services de garde)», a-t-il fait valoir.

«Trop peu trop tard pour la médiation. Il nous reste une chose à régler. Et là, ça fait juste étirer la sauce et retarder la vraie reconnaissance que les responsables en milieu familial méritent depuis des années», a lancé Mme Grenon.

Mme Grenon a néanmoins assuré que la FIPEQ participerait activement à cette médiation.

Rémunération

Les responsables de services de garde en milieu familial ne sont pas rémunérées à l’heure; elles touchent une subvention du ministère de la Famille pour dispenser le service depuis leur domicile.

Cette subvention est d’environ 43 400 $, à laquelle il faut ajouter les contributions parentales de 8,35 $ par jour par enfant, desquelles elles touchent 7 $ par jour par enfant. Au total, elles reçoivent donc 53 270 $ si elles accueillent six enfants - le maximum permis.

Le litige entre les parties prend sa source dans la façon de calculer la rémunération à partir de cette subvention, en tenant compte du nombre d’heures de travail réellement effectuées et des dépenses qui sont déductibles au plan fiscal (hypothèque, chauffage, électricité, selon l’espace occupé par le service de garde dans le domicile).

À partir de ces données, la FIPEQ estime que ses membres gagnent 12,42 $ l’heure, soit «moins que le salaire minimum», soutient Mme Grenon. La FIPEQ revendique 16,75 $ l’heure pour ses membres.

Le ministère fait valoir que son offre est raisonnable, puisqu’elles travaillent depuis leur domicile et qu’elles peuvent déduire plusieurs dépenses.

À l’appui de sa fédération, la Centrale des syndicats du Québec a dénoncé l’attitude gouvernementale, y voyant «une guerre idéologique contre l’amélioration de la situation économique des femmes». En refusant de leur donner plus que 12,83 $ l’heure (sa dernière offre, selon l’organisation syndicale), Québec «empêche les femmes de participer activement à la relance économique», affirme la centrale dans un communiqué.

La marche pour le climat annulée

Actualités

La marche pour le climat annulée

Pascal Faucher
Pascal Faucher
La Voix de l'Est
À pareille date l’an dernier, environ 1500 personnes avaient pris d’assaut les rues du centre-ville de Granby pour exiger davantage d’actions en faveur de l’environnement. Une scène qu’on ne reverra pas de sitôt: le Cégep de Granby confirme que la Marche pour le climat n’aura pas lieu en 2020 comme prévu.

«Ç’a été décidé à cause des limitations dans les rassemblements, explique le directeur général du cégep, Yvan O’Connor. Il n’y en aura pas ailleurs au Québec non plus.»

La décision a été prise il y a déjà quelques semaines, dit le DG. «Mais ça ne nous empêche pas de penser à l’environnement et d’observer nos actions.»

À ce chapitre, le collège a récemment obtenu une mention spéciale et le maintien de sa certification Cégep vert pour entre autres son Coin du réparateur, une activité qui permet à tous les citoyens d’obtenir un diagnostic sur leurs appareils brisés.

Il a aussi mis sur pied une campagne de sensibilisation intitulée «Consommer autrement» pour encourager la réduction des déchets à la source, et un poste d’employé voué à l’environnement a été bonifié.

Santé et pollution

Écologiste et ex-enseignant de géographie au Cégep de Granby, Jean-Luc Nappert approuve la décision de suspendre la Marche pour le climat.

«Je trouve ça logique, dit-il. C’est pas une question de faire un choix plutôt qu’un autre: il ne faut pas donner la chance à ce que la situation empire. Dans une marche, on peut se retrouver à moins de deux mètres, des gens ne portent pas le masque...»

Le confinement a été pénible pour plusieurs personnes, notamment les aînés, rappelle M. Nappert. «Oui, il y a toujours une urgence climatique, mais dans l’immédiat, il en va de notre santé physique, mentale, économique et sociale. Il faut éviter le plus possible que des gens décèdent.»

Celui qui est aussi conseiller municipal croit que la pandémie a tout de même eu un effet positif sur l’environnement, ne serait-ce que sur la réduction de l’émission de gaz à effet de serre due au télétravail. 

Il craint toutefois que les mauvaises habitudes de surconsommation ne reprennent lors d’un éventuel retour à la normale. «Le naturel revient vite au galop, dit-il, et l’environnement reste une urgence en soi. Il ne faut pas l’oublier.»

Lettre contaminée envoyée à Trump: importante opération de la GRC à Saint-Hubert [VIDÉO]

Justice et faits divers

Lettre contaminée envoyée à Trump: importante opération de la GRC à Saint-Hubert [VIDÉO]

Michel Saba
La Presse Canadienne
L’unité de sécurité nationale de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) menait lundi une opération majeure à Saint-Hubert, sur la Rive-Sud, en lien avec la lettre contaminée à la ricine envoyée à la Maison-Blanche et destinée au président américain Donald Trump.

Les policiers ont entrepris une perquisition à 10 h dans un appartement d’un édifice de 70 logements situé sur le boulevard Vauquelin à la demande du FBI, a confirmé sur place le caporal Charles Poirier de la GRC qui a parlé d’un «gros déploiement».

Les policiers étaient toujours sur les lieux vers 17h.

Des agents vêtus d’une combinaison blanche ainsi que d’autres dans ce qui semble être une tenue de combat verte ont été vus faire des aller-retour dans l’immeuble.

L’équipe d’intervention en cas d’incident chimique, biologique, radiologique, nucléaire et explosif, une unité spécialisée composée des Forces armées canadiennes et de la GRC, est mise à contribution «pour s’assurer que la fouille se fasse de façon sécuritaire». Des policiers et des pompiers de Longueuil, de même qu’une ambulance, sont également présents.

«Il s’agit du dossier dans lequel des lettres contenant des substances hautement toxiques ont été envoyées à la Maison-Blanche et cinq autres lettres qui ont été envoyées à différents endroits dans l’État du Texas», a expliqué le caporal Poirier.

Le département américain de la Justice a indiqué en après-midi que la suspecte va comparaître mardi à 16h devant un tribunal de Buffalo. La justice refuse de confirmer le nom de cette femme.

Les policiers ont confirmé que les enveloppes contenaient de la ricine, un puissant poison végétal.

La ricine est une «poudre blanche extrêmement toxique» qui provient des graines de ricin, a expliqué Gordon Routley, un expert du Service de sécurité incendie de Montréal.

Elle est dangereuse lorsqu’elle entre en contact avec la peau. Selon M. Routley, il y a «un grand risque» que son ingestion soit mortelle.

Il ne s’agit donc pas d’un danger à grande échelle, a dit M. Routley, qui estime que les personnes qui habitent dans les logements des environs sont vraisemblablement en sécurité.