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LNH

Match des étoiles de la LNH: une victoire de la section Pacifique, 5-4

SAINT-LOUIS — Tomas Hertl a réussi le but déterminant - son cinquième filet de la soirée - et la section Pacifique a vaincu la section Atlantique 5-4 lors du match des étoiles de la LNH, samedi.

L’événement était présenté selon la formule d’un tournoi trois contre trois, et ce pour la cinquième année de suite.

David Pastrnak, des Bruins de Boston, a été nommé le joueur par excellence de la rencontre.

Meilleur buteur du circuit, il a récolté un but et une passe en finale, du côté de l’Atlantique. Il avait fourni trois buts et une mention d’aide en demi-finale.

Lors des demi-finales, l’Atlantique a battu la Métropolitaine 9-5, grâce notamment à un but de Shea Weber, le seul représentant du Canadien de Montréal. La Pacifique a ensuite défait la Centrale, 10-5.

La section Pacifique a aussi prévalu en 2016 et 2018. La Métropolitaine a régné en 2017 et 2019.

Le groupe rock Green Day a d’abord livré une prestation à l’extérieur du Enterprise Center, puis une autre dans l’aréna, cette fois avant la finale.

St. Louis a aussi accueilli le match des étoiles en 1970 et 1988.

Le commissaire Gary Bettman a confirmé la tenue de l’édition 2021 de l’événement à Sunrise, au domicile des Panthers de la Floride. Il a fait allusion à une «saveur internationale distincte» lors des festivités, sans toutefois donner de détails.

De 1998 à 2002, la formule du match des étoiles était d’opposer les joueurs nord-américains à ceux du reste de la planète.

Santé

Un premier cas présumé de coronavirus chinois est identifié au Canada

TORONTO — Un premier cas présumé de coronavirus chinois a été identifié au Canada, ont annoncé les autorités ontariennes, samedi.

Le cas a été répertorié à Toronto.

Selon la médecin hygiéniste en chef adjointe de la province, Barbara Yaffe, il s’agirait d’un individu âgé de la cinquantaine qui aurait séjourné à Wuhan, en Chine, là où est situé l’épicentre de l’épidémie. Il serait tombé rapidement malade, montrant des symptômes liés au coronavirus. L’homme est hospitalisé à l’hôpital Sunnybrook de Toronto et placé en isolement dans une chambre de pression négative. Mme Yaffe a dit que l’état du patient était stable.

«Nous avons été avisés des résultats du laboratoire en milieu d’après-midi, a-t-elle déclaré lors d’une conférence de presse. Les services d’urgence étaient au courant de son historique de voyage et ont employé toutes les précautions nécessaires.»

La nouvelle survient au moment où, tout autour de la planète, les services de la santé publique tentent de lutter contre ce nouveau virus originaire de Chine, mais qui a aussi été détecté en Europe, en Australie et en Amérique du Nord. Plus de 1200 cas ont été répertoriés, dont trois en France et deux aux États-Unis.

Le médecin hygiéniste en chef de la province, David Williams, a voulu se montrer rassurant en les services de santé avaient bien réagi. «En conséquence, les risques pour les Ontariens demeurent bas. La situation a bien été gérée et maîtrisée», a-t-il souligné.

Le nombre de décès liés au coronavirus s’élève à 41, tous en Chine. Malgré cela, l’Organisation mondiale de la santé n’a toujours pas déclenché une alerte sanitaire à l’échelle mondiale.

Vendredi, le directeur national de la Santé publique du Québec, Horacio Arruda, avait déclaré qu’il n’existait aucun cas répertorié d’une personne ayant contracté le coronavirus dans la province.

Selon les données du gouvernement canadien, l’influenza cause annuellement 12 200 hospitalisations et provoque 3500 décès.

Le maire de Toronto John Tory a réitéré les déclarations des autorités sanitaires ontariennes en affirmant que les risques demeuraient bas. Il a exprimé sa confiance envers la médecin hygiéniste de la ville de Toronto, Eileen de Villa.

«Nos travailleurs de santé de première ligne sont les meilleurs au monde. Les procédures sont en place pour garder la population en toute sécurité», a-t-il dit après la conférence de presse.

Les symptômes de l’infection au coronavirus ressemblent à ceux du rhume ou de la grippe - toux, fièvre, serrement de poitrine et essoufflement. Mais l’infection peut se transformer en pneumonie, maladie plus grave.

Vendredi, les responsables de la santé publique avaient aussi tenté de rassurer les Canadiens en leur disant de ne pas avoir à s’inquiéter de voir des villes entières mises en quarantaine, même dans l’éventualité - probable - que des cas d’infection au nouveau coronavirus soient signalés au pays.

Les inquiétudes concernant la propagation du virus au pays ont ravivé - surtout en Ontario - les souvenirs de l’épidémie de syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) en 2003. L’éclosion avait fait 44 morts dans la grande région de Toronto et la ville était devenue temporairement une «pestiférée» - l’Organisation mondiale de la santé avait lancé un avis conseillant aux voyageurs d’éviter la métropole canadienne.

Le gouvernement fédéral a aussi annoncé vendredi qu’il avait renforcé les mesures de surveillance des risques liés au nouveau coronavirus de Wuhan dans les aéroports du Canada, notamment à Toronto, Vancouver et Montréal. Ainsi, les questions de dépistage obligatoires aux postes frontières comporteront désormais des questions sur les voyages effectués à Wuhan au cours des 14 derniers jours. Une réponse positive déclencherait un processus de dépistage renforcé.

La Capitale

Documentaire sur la tuerie de la Grande Mosquée: incursion au coeur d'une communauté

Presque trois ans jour pour jour après la tuerie à la Grande Mosquée, le réalisateur Ariel Nasr a présenté pour la première fois en salle son incursion au coeur de la communauté musulmane déchirée par cet événement tragique.
Le documentaire La Mosquée : une communauté menacée a en effet été projeté samedi à l'Université Laval en présence du cinéaste et de portes-paroles figurant dans l'oeuvre de 68 minutes.

Celle-ci dresse un portrait intimiste de la communauté musulmane de Sainte-Foy dans la foulée du triste premier anniversaire de l'attentat du 29 janvier 2017 qui a fait six morts et huit blessés.

Le documentaire témoigne de son courage, mais également de sa lutte pour changer les perspectives médiatiques et raconter la réalité des musulmans au Québec.

«Je suis revenu d’Afghanistan pour m’établir au Québec, car je souhaitais avoir une meilleure vie pour moi et ma famille. Quand j’ai entendu parler de la tuerie de la Grande Mosquée, pour moi ça m’a rappelé les attaques terroristes que j’ai vues en Afghanistan.» raconte le réalisateur, nominé aux Oscars en 2013, Ariel Nasr. «L’idée était de montrer la résilience de la communauté musulmane, mais aussi l’espoir qui les a animé au lendemain de la tragédie pour parler à la population et pour travailler à construire un meilleur avenir.»


Dans son documentaire, M. Nasr veut donner une chance à la population de voir l'impact que la tuerie de la Grande Mosquée a eu sur les membres de la communauté musulmane, et ce sans trop s'attarder «au tueur» (Alexandre Bissonnette).

«On veut juste s'en sortir»

Si les gens de la communauté musulmane de Québec ont accepté de participer au projet d'Arien Nasr, c'était en grande partie pour essayer de changer la vision «généralement négative» lorsqu'on parle des musulmans.

«Dans le documentaire, nous avons fait preuve d'une grande transparence, et nous voulions montrer notre solidarité auprès des nôtres, mais aussi à l'ensemble de la population du Québec», a indiqué M. Charaf, membre de la communauté musulmane de Québec. «On cherche juste à s'en sortir en tant que communauté et minorité», a-t-il ajouté en entrevue au Soleil.

La Mosquée : une communauté menacée sera projeté au grand public le mercredi 29 janvier, jour du troisième anniversaire de la tuerie, dans plusieurs cinémas Cineplex du Québec, dont celui de Sainte-Foy (21h30). Des représentations auront également lieu à Gatineau, Montréal, Sherbrooke et Victoriaville. Elles seront suivies de conversations avec des conférenciers invités. Avec Thomas Thivierge


Lien pour voir la bande-annonce: ici 

Ski acrobatique

Mikaël Kingsbury défend son titre avec succès à la CM de Mont-Tremblant

MONT-TREMBLANT — Deux dixièmes de point. C'est tout ce qui a séparé Mikaël Kingsbury et son éternel rival, Ikuma Horishima, en super-finale de l'épreuve masculine des bosses à la Coupe du monde de ski acrobatique de Mont-Tremblant, samedi après-midi.

Kingsbury, de Deux-Montagnes, a ainsi défendu son titre avec succès à Mont-Tremblant et enregistré sa 59e victoire en carrière, de même que son 85e podium, en 103 départs en carrière sur le circuit. Et surtout, il a remis la monnaie de sa pièce à Horishima, qui avait devancé le Québécois par 0,4 point à Thaiwoo, en Chine, en décembre.

«Sans dire que ça fait du bien de prendre ma revanche, je suis heureux d'avoir pu garder mon calme au haut du parcours et d'avoir suivi mon plan à la lettre», a confié Kingsbury.

Cette fois-ci, le bosseur âgé de 27 ans a amassé 86,80 points pour sa descente en super-finale. Kingsbury a devancé dans l'ordre Horishima et le Français Benjamin Cavet, auteurs de pointages de 86,60 et 83,99 points, respectivement.

Kingsbury, qui s'élançait en dernier en super-finale, a été témoin de la performance de Horishima juste avant lui. Il savait donc ce qu'il devait faire pour triompher.

«J'ai coupé peut-être une demi-seconde sur Ikuma, et c'est ce qui a fait la différence selon moi. (...) Les gars, Ikuma et Ben, ont haussé leur niveau d'un cran (en super-finale) et obtenu 86 points, et je savais qu'ils avaient un temps de 23 secondes», a-t-il expliqué.

«Donc, je savais que j'avais le gros bout du bâton en passant en dernier, et qu'il me suffisait de couper une demi-seconde pour passer devant. J'ai donc redressé mes skis pendant une vingtaine de mètres après le premier saut, et ensuite je savais que j'avais juste à garder ce rythme-là jusqu'à la fin. Et c'est ce que j'ai fait», a conclu Kingsbury, auteur d'un chrono de 22,46 secondes.

Il s'agissait de sa troisième victoire cette saison, après celles acquises en individuel à Ruka, en Finlande, et en parallèle à Thaiwoo. En vertu de cette victoire, Kingbury a creusé l'écart en tête du classement mondial de la Coupe du monde à 60 points, devant Horishima.

L'autre bosseur canadien qui a accédé aux finales, Gabriel Dufresne, s'est contenté du 12e échelon.

Un résultat décevant pour Justine Dufour-Lapointe

Chez les dames, la Française Perrine Laffont a signé une troisième victoire consécutive à la Coupe du monde de Mont-Tremblant, et une quatrième en autant d'épreuves cette saison sur le circuit.

Laffont a survolé toutes ses adversaires avec un pointage de 82,14 points. Elle a devancé dans l'ordre la Kazakhe Yulia Galysheva (80,99) et la Russe Anastasia Smirnova (80,18).

À l'instar de Kingsbury, Laffont a étoffé son avance en tête du classement général de la Coupe du monde, avec un total de 400 points - soit 218 points devant sa plus proche poursuivante, Galysheva.

Politique

Peter MacKay lance sa campagne en vue de succéder à Andrew Scheer

STELLARTON, N.-É. — L'ancien ministre fédéral Peter MacKay a lancé samedi sa campagne en vue de succéder à Andrew Scheer à la tête du Parti conservateur.

M. MacKay a procédé à son lancement au Musée de l'Industrie, à Sterllarton, en Nouvelle-Écosse, devant plus de 200 partisans brandissant des affiches à son nom. Un drapeau canadien avait été installé derrière lui.

Il a dit qu'il revenait sur la scène politique fédérale de faire échec à l'actuel gouvernement libéral qui, selon lui, mène la vie trop dure aux Canadiens, ajoutant qu'il ne veut pas demeurer sur la ligne de touche en espérant la venue d'un autre sauveur.

«Je veux apporter ma contribution pour unir le pays. Je veux mettre la main à la pâte afin d'aider à bâtir une meilleure vie pour nous tous», a-t-il déclaré au cours de son discours au d'une durée de 23 minutes.

Il a aussi tendu la main aux Québécois.

«Je suis ici pour vous parler d'espoir, l'espoir d'élire un gouvernement national qui partage vos valeurs québécoises, qui respecte vos compétences et qui est fier de la place du Québec en tant que nation au sein du Canada», a-t-il dit en français.

M. MacKay a aussi mis de l'avant son expérience à titre de ministre de la Défense et souligné la nécessité de faire preuve de leadership pour définir la place du Canada dans le monde.

Le nouveau candidat n'a pu s'empêcher de s'en prendre au premier ministre libéral Justin Trudeau.

«Les Canadiens en ont assez d'une diplomatie de façade qui ne produit aucun résultat», a-t-il déclaré.

Il refuse aussi de jeter aux oubliettes du passé les scandales ayant frappé le gouvernement Trudeau. «La concentration des pouvoirs au sein du cabinet du premier ministre a dressé un obstacle à la Justice. Les Canadiens ont été trahis. Cette concentration a seulement profité à ceux qui sont proches du premier ministre et de ses acolytes. Les libéraux ont brisé la confiance des Canadiens. Permettez-moi d'être clair et net: il faudra mériter leur confiance pour gouverner tous les Canadiens.»

Peter MacKay dirigeait le Parti progressiste-conservateur lorsque cette formation s'est unie à l'Alliance canadienne en 2003 pour fonder le Parti conservateur canadien et regrouper les forces de droite au pays. Il a ensuite occupé divers ministères au sein du gouvernement Harper.

Il a rappelé la nécessité pour la droite de présenter un front uni contre ses adversaires. «Je veux jouer mon rôle pour unir la famille conservatrice autour d'une même table. Tous les conservateurs appartiennent à notre parti. Tous auront leurs mots à dire et une place autour de la table», a-t-il dit.

M. MacKay a refusé de répondre aux questions des journalistes.

Il s'était retiré de la vie politique avant les élections de 2015 qui avaient porté les libéraux de Justin Trudeau au pouvoir.

Le député fédéral de la circonscription de Durham, en Ontario, Erin O'Toole, devrait lui aussi se lancer dans la course dès lundi.

Plusieurs autres personnalités qui auraient sûrement pris leur place parmi les favoris ont renoncé à se présenter, dont le porte-parole du parti en matière de finances, Pierre Poilievre, l'ancienne chef intérimaire Rona Ambrose et l'ancien premier ministre du Québec Jean Charest.

Actualités

Le corps de Gilles Claude retrouvé vendredi midi

La Sûreté du Québec a dévoilé l’identité du motoneigiste repêché, vendredi midi, dans les eaux de la rivière Grande Décharge près d’Alma. Il s’agit de Gilles Claude, 58 ans, l’un des cinq touristes français disparus mardi soir après qu’une balade à motoneige ait tourné au drame sur les eaux du lac Saint-Jean dans le secteur de Saint-Henri-de-Taillon. L’homme de Basse-sur-le-Rupt était le plus âgé du groupe de huit hommes âgés de 24 à 58 ans, dont trois ont survécu.

Gilles Claude était le père des biathlètes Fabien Claude, Emilien Claude et Florent Claude. Jeudi, ce dernier a terminé en troisième place à l’Individuel de Pokljuk en Slovénie, une épreuve qui s’inscrit dans la Coupe du monde de biathlon. Aux termes de l’épreuve, l’athlète a dédié ce premier podium en carrière à son père, qui à ce moment était toujours porté disparu.

« Il y a eu un tragique accident au Canada pour mon père. Aujourd’hui ce podium, il est pour lui. Je suis sûr qu’il est fier de nous et je suis fier de ce que j’ai fait aujourd’hui. Le but n’était pas forcément le résultat, c’était de rendre un dernier hommage et faire du mieux possible », avait-il déclaré aux médias qui assistaient à la compétition.

Fabien Claude a également commenté cette performance forte en émotions contradictoires via les réseaux sociaux. « Un jour spécial et une étoile qui nous accompagnera toute notre vie, on t’aime papa », a-t-il publié sur sa page d’athlète professionnel.

Justice et faits divers

Évacuation sur les glaces à La Baie

Le Service des incendies de Saguenay a dû se rendre sur les glaces de la baie des Ha ! Ha !, samedi matin, pour procéder à l’évacuation de quelques pêcheurs en zone interdite.

Le Service de police de Saguenay (SPS) a reçu un appel de la Garde côtière canadienne vers 8 h 30 indiquant que trois abris temporaires se trouvaient en bordure de l’Anse à Pierrot, un secteur navigable où l’accès est interdit. Deux navires, le brise-glace Pierre-Radisson (qui a lancé l’alerte) et le NS Energy, ont dû attendre que la voie soit dégagée avant de poursuivre leur chemin.

Le lieutenant Denis Harvey, du SPS, explique que l’affaire aurait pu mal tourner : « C’est dans le même secteur que les cabanes [parties à la dérive] il y a trois semaines. La Garde côtière a communiqué avec nous pour faire sortir les gens parce que c’est dangereux. On ne peut pas risquer qu’un bateau passe et que la glace se détache, comme ça s’est produit [au début janvier]. »

L’Anse à Pierrot se trouve à la même hauteur que le secteur des Battures, où a eu lieu l’incident des cabanes à la dérive, mais se trouve de l’autre côté de la rivière. Une employée de Contact Nature interrogée sur le secteur l’a qualifié de « périlleux ». Les pompiers de Saguenay ont dû se rendre sur les glaces à l’aide d’un véhicule Argo pour procéder à l’évacuation des pêcheurs qui, selon le lieutenant Harvey, ont quitté les lieux avec une certaine réticence.

« Il faut que les gens comprennent qu’à chaque fois que quelqu’un va aller dans une zone non autorisée, on va les sortir de là », souligne le lieutenant. Il rappelle que la Ville a une réglementation concernant les zones autorisées pour la pêche blanche, et que tous ceux qui ne la respectent pas s’exposent à des amendes.

La carte des zones de pêche autorisées est disponible sur les sites de Contact Nature et de la Ville de Saguenay.

ÉDITORIAUX

Attention aux jugements précipités

ÉDITORIAL / La nature humaine est ainsi faite : nous aimons tous faire des conclusions hâtives et exprimer les hypothèses qui nous semblent les plus plausibles lorsqu’un drame se déroule sous nos yeux. Ce phénomène est encore plus manifeste avec l’avènement des réseaux sociaux et de l’actualité en temps réel. Chaque nouvelle information devient la pièce d’un casse-tête en construction, dont l’image se révèle à la vitesse d’une tortue. Alors, au rythme des morceaux qui s’épousent, les jugements prématurés se multiplient. Et c’est là que tout éclate.

Cette fois encore, c’est arrivé : des bribes d’informations non validées, des rumeurs, la soif de tout savoir immédiatement et la course à la primeur ont détourné la population du véritable récit ; celui que nul ne connaît en ce moment. Des hypothèses ont été lancées dans l’univers, certaines résistant à la vérification des faits, d’autres étant réduites en cendres. J’entends encore ce type me dire, mercredi matin, le plus sérieusement du monde : « C’est ce qui arrive quand on donne une motoneige à des touristes qui ne connaissent pas ça. » Peut-on être plus déconnecté de la réalité ?

Justice et faits divers

Piéton happé mortellement à Desbiens, au Lac-Saint-Jean

Le piéton happé par un véhicule samedi matin à Desbiens, au Lac Saint-Jean, est décédé des suites de ses blessures.

L'homme de 56 ans a été transporté d’urgence au centre hospitalier après l'impact, mais n'a pu être sauvé. Le porte-parole de la Sûreté du Québec, Louis-Philippe Bibeau, indique qu'une enquête est toujours en cours afin d'éclaircir les circonstances du décès. Il mentionne cependant qu'à première vue, aucun acte criminel ne serait en cause.

L'accident s'est produit sur la rue Hébert, tout près de la 12e avenue. Le conducteur du véhicule, dont on ignore l'âge et le sexe, serait sorti indemne de l'accident.

Actualités

Motoneigistes disparus: un corps identifié, les recherches se poursuivent

La Sûreté du Québec a dévoilé l’identité du motoneigiste repêché, vendredi midi, dans les eaux de la rivière Grande Décharge près d’Alma. Il s’agit de Gilles Claude, 58 ans, l’un des cinq touristes français disparus mardi soir après qu’une balade à motoneige ait tourné au drame sur les eaux du lac Saint-Jean dans le secteur de Saint-Henri-de-Taillon. Quatre motoneigistes restent introuvables et une motoneige n’a pas encore été localisée.

L’homme de Basse-sur-le-Rupt était le plus âgé du groupe de huit hommes âgés de 24 à 58 ans, dont trois ont survécu.

Gilles Claude était le père des biathlètes Fabien Claude, Emilien Claude et Florent Claude. Jeudi, ce dernier a terminé en troisième place à l’Individuel de Pokljuk en Slovénie, une épreuve qui s’inscrit dans la Coupe du monde de biathlon. Aux termes de l’épreuve, l’athlète a dédié ce premier podium en carrière à son père, qui à ce moment était toujours porté disparu.

« Il y a eu un tragique accident au Canada pour mon père. Aujourd’hui ce podium, il est pour lui. Je suis sûr qu’il est fier de nous et je suis fier de ce que j’ai fait aujourd’hui. Le but n’était pas forcément le résultat, c’était de rendre un dernier hommage et faire du mieux possible », avait-il déclaré aux médias qui assistaient à la compétition.

Fabien Claude a également commenté cette performance forte en émotions contradictoires via les réseaux sociaux. « Un jour spécial et une étoile qui nous accompagnera toute notre vie, on t’aime papa », a-t-il publié sur sa page d’athlète professionnel.

Les recherches continuent

Une trentaine de ressources de la Sûreté du Québec ont, de nouveau, participé samedi aux opérations de recherche visant à retrouver les quatre motoneigistes français disparus. Les conditions météorologiques ont compliqué le travail de recherche.

La zone de recherche s’est déplacée entre Alma et Saint-Coeur-de-Marie après que le corps de Gilles Claude ait été repêché dans la rivière Grande Décharge, à deux kilomètres du site initial de recherche. La zone de recherche est qualifiée de colossale par le porte-parole de la Sûreté du Québec, le sergent Hugues Beaulieu, atteignant une dizaine de kilomètres.

L’important déploiement comprenait, pour une autre journée, l’hélicoptère de la Sûreté du Québec, des motoneiges ainsi que des embarcations nautiques. Le corps policier utilisait, depuis quelques jours, trois bateaux pneumatiques, un nombre qui a été augmenté samedi.

Les conditions météorologiques ont compliqué le travail des équipes de plongeurs et de sauveteurs. La température s’est grandement refroidie dans la nuit de vendredi à samedi alors que le brouillard était au rendez-vous samedi matin.

Le porte-parole de la Sûreté du Québec explique que ces conditions ont retardé le début des certaines opérations, affecté le fonctionnement des embarcations en plus de réduire le temps de travail des plongeurs. Le temps plus froid est d’ailleurs à l’origine de la formation d’une couche de glace sur les eaux, ajoutant à la difficulté du travail de recherche.

Rappelons que Yan Thierry, 24 ans, Jean-René Dumoulin, 24 ans, Julien Benoît, 34 ans et Arnaud Antoine, 25 ans n’ont pas été revus depuis mardi soir. Des sacs contenant des effets personnels ont été repêchés alors que six motoneiges ont été localisées au cours des derniers jours. Une dernière motoneige n’a pas encore été repérée.

LNH

Concours d'habiletés: Shea Weber reprend sa couronne au tir le plus puissant

SAINT-LOUIS — Alors que les femmes ont été mises à l'avant-plan pour une deuxième année de suite lors du concours d'habiletés de la LNH, le défenseur du Canadien de Montréal Shea Weber a retrouvé sa couronne au tir le plus puissant.

Weber a gagné l'épreuve, vendredi au Enterprise Center de St. Louis, à la suite d'un lancer frappé de 106,5 milles à l'heure. Il a devancé le défenseur des Capitals de Washington John Carlson, qui avait réussi un tir de 104,5 milles à l'heure.

Le capitaine du Bleu-blanc-rouge avait remporté l'épreuve du tir le plus puissant trois années consécutives, de 2015 à 2017, mais il n'avait pas été sélectionné au match des étoiles de la LNH lors des deux dernières saisons.

Avant que Weber puisse en mettre plein la vue avec ses boulets de canon, l'équipe féminine du Canada a vaincu celle des États-Unis 2-1 lors d'un match de deux périodes disputé à trois contre trois.

Rebecca Johnston et Mélodie Daoust ont touché la cible pour les Canadiennes alors que Hilary Knight a répliqué pour les Américaines. Néanmoins, les deux équipes espèrent que cette démonstration de talent dans un événement de cette envergure permettra d'aider le hockey féminin dans un avenir rapproché.

La formation canadienne comprenait Daoust, Johnston, Marie-Philip Poulin, Meghan Agosta, Blayre Turnbull, Sarah Nurse, Natalie Spooner, Renata Fast, Laura Fortino et Ann-Renée Desbiens.

Knight, Kendall Coyne Schofield, Brianna Decker, Amanda Kessel, Alex Carpenter, Annie Pankowski, Jocelyne Lamoureux-Davidson, Kacey Bellamy, Lee Stecklein et Alex Rigsby portaient les couleurs des États-Unis.

En ce qui concerne les joueurs de la LNH, le joueur de centre des Islanders de New York Mathew Barzal a détrôné le triple champion en titre Connor McDavid de l'épreuve du patineur le plus rapide. Barzal a fait arrêter le chrono à 13,175 secondes, alors que McDavid, qui a subi une importante blessure au genou au terme de la dernière saison, a réussi un temps de 13,215.

En plus de l'ajout du match de hockey féminin, le concours d'habiletés a mis en vedette une nouvelle épreuve. Les joueurs, placés sur une plateforme dans les gradins, tentaient d'envoyer les rondelles sur les cibles installées sur la glace.

L'attaquant des Blackhawks de Chicago Patrick Kane a été couronné vainqueur. Knight et Poulin ont également fait partie de cette épreuve.

Le gardien des Blues de St. Louis Jordan Binnington a ravi ses partisans en remportant l'épreuve des arrêts consécutifs en échappée. Il a repoussé 10 tirs de suite, dont un de l'attaquant des Sharks de San Jose Tomas Hertl, qui arborait un masque de Justin Bieber.

Le défenseur des Hurricanes de la Caroline Jaccob Slavin a quant à lui gagné l'épreuve des tirs de précision.

Affaires

Laundromat participera à la foire de mode Magic à Las Vegas

Déjà bien présente aux États-Unis, la PME granbyenne Laundromat compte sur sa participation à la plus importante foire commerciale de mode en Amérique du Nord, qui se tiendra à Las Vegas, pour y étendre davantage ses racines.

Laundromat, spécialisée dans la commercialisation de tricots du Népal faits à la main, sera l’une des quelque 50 sociétés et marques québécoises du secteur de la mode qui prendront part à une mission, organisée par la grappe métropolitaine de la mode, mmode, dans le cadre de l’événement Magic 2020, du 5 au 7 février prochains.

Justice et faits divers

Pierre Paul-Hus dénonce que Gallese pouvait voir des femmes pour du sexe

L’agente de libération conditionnelle qui a développé une «stratégie» permettant à Eustachio Gallese de rencontrer des femmes «seulement afin de répondre à [ses] besoins sexuels» a envoyé un meurtrier vers des femmes vulnérables, dénonce le député conservateur de Charlesbourg-Haute-Saint-Charles, Pierre Paul-Hus.

M. Paul-Hus, qui est vice-président du Comité permanent de la Sécurité publique et sécurité nationale à la Chambre des Communes, a été choqué d’apprendre l’existence de ladite stratégie dans le plus récent rapport de la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC) concernant Gallese. 

«C’est complètement fou de dire à un homme comme ça : “Va voir une prostituée, ce n’est pas grave!”. On ne peut pas accepter ça», dit Pierre Paul-Hus.

À «quelqu’un comme ça, qui est allé en dedans parce qu’il a tué une femme, qui a des pulsions sexuelles, qui est dangereux, dire : “Ah, c’est pas grave, monsieur, allez-y, ça va vous faire du bien”, ça ne marche pas», ajoute-t-il.

Accusé du meurtre de Marylène Lévesque, 22 ans, mercredi soir, dans un hôtel de Sainte-Foy, Eustachio Gallese avait tué sa conjointe en 2004. En semi-liberté après avoir purgé 15 ans de prison, il présentait un risque de récidive «modéré», selon son équipe de gestion de cas (ÉGC). 

La Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC) savait que Gallese entretenait des relations «inappropriées» avec des femmes. Mais cela ne l’a pas empêchée de prolonger la semi-liberté de l’homme de 51 ans, lui permettant d’habiter dans une maison de transition. 

Dans son rapport, la Commission note, en s’adressant à Gallese, que «l’audience a permis de réaliser que vous entreteniez, et ce, bien qu’en ayant obtenu l’accord de votre ÉGC, des relations avec des femmes que la Commission juge plutôt inappropriées».

Pour Pierre Paul-Hus, la signification est claire. On lui a «permis d’avoir des relations sexuelles avec des prostituées. C’est ce que ça veut dire, finalement». Ce faisant, la commission a en quelque sorte «considéré que les prostituées ne sont pas à risque», dit M. Paul-Hus. 

La victime, Marylène Lévesque, travaillait comme masseuse dans un salon de massage érotique de Québec. Gallese, qui avait été «barré» du salon, aurait offert à la jeune femme 2000 $ pour aller la rejoindre dans une chambre de l’Hôtel Sépia. C’est à cet endroit qu’elle a été tuée. 

Manon massé «écœurée»

Vendredi, la députée solidaire Manon Massé a été choquée pour des raisons similaires à celles de M. Paul-Hus. Ça «m’écœure de penser qu’on a laissé une jeune femme être exposée, sans aucune surveillance, à un homme potentiellement violent et dangereux pour sa sécurité, un homme qui a été reconnu coupable en 2006 d’avoir tué son ex-conjointe à coups de marteau, et condamné à la prison à vie», a-t-elle écrit sur sa page Facebook.

La Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES) s’est aussi dite stupéfaite qu’il ait été permis à Gallese de rencontrer des femmes pour assouvir ses besoins sexuels. «En d’autres mots, on aurait accepté de se servir de femmes dans l’industrie du sexe pour vérifier la capacité de cet homme ayant fait montre d’une violence meurtrière envers les femmes par le passé de réintégrer la société!», a estimé la CLES.

Selon Diane Matte, cofondatrice de la CLES, «il nous faut, comme société, sortir de la prostitution, car sa banalisation tue des femmes de tout âge». 

Vendredi, Geneviève Ricard, porte-parole de la Commission des libérations conditionnelles du Canada, a indiqué au Soleil que la «Commission ne peut commenter aucun cas particulier, en vertu de la Loi sur les renseignements personnels».

De manière générale, Mme Ricard souligne que le processus décisionnel de la Commission «est très rigoureux et structuré et s’appuie sur une évaluation approfondie du risque de récidive que présente le délinquant». 

En 2018-19, 99,9 % des délinquants en semi-liberté ont complété leur période de supervision sans avoir été condamné pour une nouvelle infraction violente, fait-elle valoir. 

De son côté, Pierre Paul-Hus promet de déposer une motion en chambre le plus rapidement possible pour convoquer la Commission des libérations conditionnelles devant le Comité permanent de la Sécurité publique et sécurité nationale afin que les responsables du dossier de Gallese s’expliquent. 

En chambre, M. Paul-Hus compte aussi interpeller le ministre de la Sécurité publique du Canada, Bill Blair, à propos de la semi-liberté accordée à Gallese.

Justice et faits divers

Meurtre à Sainte-Foy: un conjoint jaloux et contrôlant

«Plote un jour, plote toujours». Ce sont les mots qu’Eustachio Gallese — accusé jeudi du meurtre de Marylène Lévesque — a écrits sur le mur de sa chambre, juste après avoir tué sa conjointe de plusieurs coups de couteau, le 21 octobre 2004.

Le procès devant jury de Gallese, accusé du meurtre non prémédité de Chantal Deschênes, a duré moins de deux semaines à la fin de l’automne 2006. Toutes les notes sténographiques tiennent dans une seule boîte.

On ressort de la lecture avec l’image d’un couple qui se déchire, d’un conjoint jaloux et contrôlant, de deux fillettes qui ont failli voir l’horreur.

Chantal Deschênes, barmaid de 32 ans, et Eustachio Gallese, directeur de la restauration âgé de 36 ans, se sont connus en travaillant à l’Hôtel Québec en 2003. Leur relation s’officialise à Noël et ils emménagent ensemble dans le logement de Chantal, sur le boulevard Pie-XII à Sainte-Foy.

Chantal est maman de deux petites filles. Eustachio Gallese est séparé et père de trois enfants. Gallese a été déclaré coupable de voies de fait sur son ex-conjointe en 1997 en Ontario et condamné à 7 jours de prison.

Les premiers mois se passent bien. Celui que l’on surnomme «Stach» emmène ses enfants et celles de Chantal les dimanches pour patiner ou jouer dans les manèges. 

La relation du couple se dégrade au fil des mois. Pour plusieurs raisons, différentes selon les acteurs du drame.

Eustachio Gallese témoignera qu’il avait un problème d’alcool, travaillait trop et était dépressif. Il consultera médecin et psychologue à l’automne 2003 et aura d’ailleurs des documents pour un arrêt de travail.

Selon Gallese, Chantal Deschênes rentre souvent vers 6h du matin, soit beaucoup plus tard que la fin de son quart de travail au bar de l’Hôtel Québec. Il n’aime pas cela. Il reproche aussi à sa conjointe d’avoir des conversations vulgaires avec d’autres employés.

Chantal Deschênes se confie à quelques reprises à sa mère, à sa grand-mère et à une collègue de travail. «Stach» est jaloux, dit Chantal, et la surveille constamment. Quelques jours avant sa mort, Chantal dit à son amie Gisèle Brisson qu’elle a peur de laisser son conjoint, car elle craint de perdre son emploi. Elle ne s’est jamais plainte de violence physique.

La grand-mère de Chantal a témoigné que sa petite-fille avait peur de son conjoint violent. Elle voulait le laisser, mais il refusait de partir, dira la grand-mère. La dame lui avait conseillé de faire venir la police. Chantal avait refusé parce qu’elle avait trop peur.

Selon la grand-mère, «Stach» avait menacé de «défaire le visage» de sa conjointe, que personne ne puisse voir ses yeux, sa beauté.

«Il ne voulait pas que personne la regarde. Et il ne voulait pas qu’elle regarde les clients», résume la grand-mère.

«Jamais personne t’aura»

La mère de Chantal a témoigné de propos inquiétants que Gallese aurait servis à sa fille. «Si tu veux que je parte, jamais personne t’aura.»

Le 20 octobre 2004, la veille du drame, le chauffeur de taxi Louis Plante a reconduit Chantal Deschênes comme il avait souvent l’habitude de le faire. La femme, habituellement joviale, est nerveuse. Elle lui dit qu’elle vient de «casser» avec son ami et qu’ils se sont engueulés. Elle lui dit qu’il était jaloux.

Eustachio Gallese et Chantal Deschênes ont finalement dormi ensemble le soir du 20 octobre dans le logement sur Pie-XII.

Les deux petites filles sont parties pour l’école tôt le matin, comme à l’habitude.

Eustachio Gallese a témoigné au procès. Il a raconté la scène insoutenable. «L’apocalypse, c’est ça qui est arrivé», dit-il à son avocat, Me Michel Croteau, aujourd’hui retraité.

Selon Gallese, sa conjointe, très fâchée contre lui, aurait voulu le frapper avec un marteau alors qu’il était toujours au lit. Il dit avoir reçu un coup. L’homme, qui mesure six pieds, réussit à empoigner le marteau et c’est lui qui donne plusieurs coups à sa conjointe, une femme de cinq pieds et cinq pouces. 

Il va ensuite à la cuisine et revient avec deux couteaux de boucherie. Il poignarde Chantal au visage et au thorax en utilisant ses deux mains. La pathologiste n’a jamais pu déterminer avec précision le nombre de coups. Elle sait toutefois que la victime ne s’est jamais levée du lit après l’agression et qu’elle a aussi été étranglée.

Lorsqu’il constate que Chantal Deschênes est morte, Eustachio Gallese s’assoit sur le lit. Il recouvre le corps avec la douillette. L’homme saisit un crayon et va écrire les mots «plote un jour, plote toujours», sur le mur, près de la porte. 

En panique, il se tient la tête à deux mains. Il voit du sang partout dans la pièce.

Gallese témoigne qu’il pense à se suicider. Il écrit aussi un mot d’adieu à ses trois enfants et à leur mère.

Il recouvre la fenêtre avec du tissu pour éviter que les filles voient la scène en rentrant de l’école pour dîner.

Lorsque les petites arrivent, Eustachio Gallese les intercepte dans l’entrée et leur annonce qu’il les amène au restaurant. Leur mère est partie magasiner, dit-il. 

Après la sortie au McDonald’s, «Stach» reconduit les filles à l’école. 

Il se rend ensuite chez son ex-femme à Saint-Nicolas et c’est de là qu’il appelle le 9-1-1 en disant vouloir confesser un crime.

Lorsque le policier arrive, Gallese s’approche de lui en tendant les mains en croix et dit : «Arrêtez-moi». Le policier demande pourquoi. Il répond : «Je viens de tuer quelqu’un»

Des policiers de Québec iront chercher les deux fillettes à l’école tandis que des collègues se rendent au logement et que d’autres amènent Eustachio Gallese pour l’interroger. Il est calme, en contrôle et veut parler. Les policiers doivent lui demander d’attendre d’être dans la salle de l’interrogatoire vidéo pour livrer son récit.

Au procès, la défense a plaidé que l’accusé se trouvait dans un état colérique et incontrôlable tel qu’il ne pouvait formuler l’intention de tuer et qu’il est coupable d’homicide involontaire. 

La procureure de la Couronne Me Carmen Rioux a rappelé aux jurés les peurs confiées par la victime à ses proches. Elle a souligné le fait que le corps de Chantal ne portait aucune plaie de défense. Et que l’accusé, qui disait avoir vu noir après le coup de marteau, n’avait même pas de fracture à la main.

Après seulement 24 heures de délibérations, le jury donne raison à la Couronne et déclare Gallese coupable de meurtre au second degré.

Le juge Jacques J. Lévesque le condamne à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant 15 ans.

«Je veux m’excuser à la famille. Je ne leur demande pas pardon, juste m’excuser», seront les dernières paroles de Eustachio Gallese devant le tribunal.

Actualités

Jonathan Lafrenière-Milot coupable d’homicide involontaire

Jonathan Lafrenière-Milot soutenait que c’est en légitime défense qu’il a poignardé Cédric Dupuis Skinner, le 28 juillet 2018, derrière un restaurant de la rue Authier à Granby.

La victime avait alors tenté de le frapper après lui avoir volé un sac de 3,5 g de cocaïne. « Par réflexe », l’accusé de 29 ans aurait ensuite levé sa main gauche dans laquelle il tenait un couteau long de 10 cm. Une version que le tribunal n’a pas retenue.

Le juge Érick Vanchestein, de la Cour du Québec, a déclaré M. Lafrenière-Milot coupable, vendredi, des accusations d’homicide involontaire et de trafic de cocaïne déposées contre lui.

Stoïque, vêtu d’un complet sombre, l’accusé surnommé Joe Jack Milo n’a pas réagi lors de l’énoncé du verdict.

Tout son témoignage n’a pas été rejeté. En fait, la version de M. Lafrenière-Milot corroborait en grande partie celle d’un autre témoin, Charles Messier.

Au procès, M. Messier a raconté comment lui et M. Dupuis Skinner, passablement éméchés, avaient prévu voler l’accusé, un trafiquant de drogue, sans le payer adéquatement. La victime, âgée de 20 ans, a tenté de frapper M. Lafrenière-Milot aux petites heures du matin, mais a raté son coup.

C’est après que les déclarations diffèrent.

Actualités

Décès d’un léopard de l’Amour au Zoo de Granby

Le Zoo de Granby a annoncé vendredi après-midi le décès, constaté la veille, de Dimitri, un léopard de l’Amour mâle âgé de 14 ans. Rétabli complètement d’un mélanome important depuis quelques années, Dimitri souffrait néanmoins de certains problèmes de santé, dont une faiblesse cardiaque.

Une nécropsie devrait permettre d’identifier les causes précises de ce décès soudain. Puisque la longévité moyenne des léopards de l’Amour sous les soins des institutions accréditées se situe aux alentours de 18 ans, Dimitri était considéré comme avancé en âge.

Arrivé à Granby en 2007, il était le père de Baiko et Milan, deux jeunes mâles. Leur naissance par césarienne constituait d’ailleurs une première nord-américaine dans le milieu zoologique, et une grande fierté pour l’équipe du Zoo.

«C’est une espèce qui nous tient beaucoup à cœur en raison de son statut. Elle est classée en danger critique d’extinction par l’International Union for Conservation of Nature, a indiqué le directeur des soins animaliers, Karl Fournier, dans un message publié sur la page Facebook du Zoo de Granby. Malgré son regard perçant et impressionnant, Dimitri était un très bon mâle envers notre femelle Megan et aussi pour les techniciens en soins animaliers avec qui une belle relation de confiance était établie.»

Santé

Coronavirus: cinq questions pour cinq experts

Le nouveau coronavirus (2019-nCoV) qui circule en Asie a maintenant fait 26 morts et près d’un millier de malades. Deux cas ont été confirmés aux États-Unis. Au Québec, tous les cas sous observation se sont avérés négatifs. Les responsables ne sonnent pas l’alarme pour le moment, puisqu’il y a nettement plus de choses qu’on ne sait pas au sujet de ce virus que de choses que l’on sait. La Presse canadienne a posé cinq questions à cinq experts.

À quel point la situation actuelle est-elle préoccupante?

Docteure Caroline Quach-Thanh, responsable de l’unité de prévention et contrôle des infections au CHU Sainte-Justine :

«Comme avec tout nouveau virus dont on découvre les propriétés au fur et à mesure qu’il se transmet, c’est toujours préoccupant parce que la sévérité de l’infection est encore inconnue, le nombre de cas réels est encore inconnu... À tout le moins on sait à quel virus on a à faire, on sait qu’on est capables de prévenir la transmission, à tout le moins dans les hôpitaux si on met bien en place les mesures de prévention des infections, mais il faut quand même garder l’œil bien ouvert et ne pas s’asseoir sur nos lauriers.»

Pierre Talbot, spécialiste des coronavirus à l’Institut national de la recherche scientifique :

«La situation actuelle me semble une répétition de l’épidémie du SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère) de 2002-2003, causée alors aussi par un coronavirus, un des agents causals du simple rhume.»

Gary Kobinger, du département de microbiologie-infectiologie et d’immunologie de la faculté de médecine de l’Université Laval :

«Elle l’est déjà, préoccupante, mais pas nécessaire inquiétante. C’est un virus qui cause pour la plus grande partie des symptômes légers à modérés. Rarement sérieux. Il faut être prêt pour des présentations sérieuses et pour beaucoup des cas si jamais cela venait.»

Donald Cuong Vinh, du département de microbiologie et d’immunologie de l’université McGill :

«En Chine, c’est quand même important, c’est une crise locale. Mais au Canada, le risque présentement est faible, mais ça peut toujours changer. Il faut être vigilants, mais pas nécessairement hystériques. (...) N’oublions pas que nous sommes en plein milieu de l’hiver! Il y a déjà plein de virus qui circulent et potentiellement plus dangereux que ce coronavirus. La grippe, par exemple, ou le virus respiratoire syncytial (VRS), (...) sont abondamment présents, ils circulent, les gens peuvent devenir très malades, et les taux de mortalité avec ces virus, surtout celui de la grippe, ne sont pas négligeables. Les mesures qui sont en place pour protéger contre ces virus (...) sont les mêmes mesures que celles dont on a besoin pour ce coronavirus. On n’a pas besoin de faire plus. Il faut seulement être vigilants.»

Raymond Tellier, microbiologiste au Centre universitaire de santé McGill :

«Ça demande certainement la plus grande vigilance parce qu’il s’agit d’un événement de virus émergent dont on ne connaît pas encore les propriétés, et tant et aussi longtemps qu’on ne saura pas exactement à quoi on a affaire, il faut être très vigilants. Ça ressemble énormément à ce qui est arrivé avec le SRAS. (...) Comme c’est un virus émergent, il n’y a aucune immunité acquise dans la population, donc en principe ça peut se répandre rapidement. Le virus a maintenant une capacité de se transmettre de personne à personne. Ce qu’on ne sait pas, c’est à quel point les malades sont contagieux. Si on se réfère à l’exemple du SRAS, le SRAS était difficile à gérer parce que bien que la contagiosité moyenne était relativement faible, il y avait une très grande hétérogénéité chez les patients. Alors certains patients étaient peu ou pas contagieux, et d’autres au contraire étaient super contagieux (...) qui historiquement ont infecté 15 à 20 personnes. Et on n’a toujours pas de bonne façon de savoir si un patient infecté est super contagieux ou pas, alors on doit tous les traiter comme s’ils étaient super contagieux. Alors ça rend les événements à suivre un petit peu imprévisibles.»

Que pensez-vous de la gestion de la situation jusqu’à présent?

Docteure Quach-Thanh :

«Je pense que les gens de façon générale ont été très proactifs, ont été plus prudents que moins. J’ai trouvé fascinant de voir que le virus ait été séquencé aussi rapidement. Là où c’est un peu difficile, c’est de connaître vraiment le nombre de cas dont on parle et d’apprendre au fur et à mesure où on pensait qu’il n’y avait pas de transmission dans les hôpitaux, d’apprendre soudainement qu’il y a plusieurs travailleurs de la santé dans les hôpitaux qui ont été infectés... Donc on a besoin d’une transparence dans la gestion de l’éclosion et de l’épidémie pour qu’on puisse réagir à distance et prendre les meilleures mesures possible.»

M. Talbot :

«La gestion de la situation jusqu’à présent me semble à la mesure de la menace de transmission du 2019-nCoV de personne à personne et de pays à pays; à cet effet, je me dois de souligner la proaction et la collaboration apparemment transparente des autorités sanitaires chinoises, ce qui a été tout le contraire dans le cas du SRAS. Il faut démontrer que nous avons appris du SRAS.»

M. Kobinger :

«C’est difficile de dire, pourrait être mieux et pire. Les chiffres/données changent très vite, plus vite que le virus peut se propager donc il y a présentement beaucoup de nouveaux cas identifiés (qui existaient déjà). Tant que l’ajustement (et donc rapide augmentation) ne dure que quelques jours, c’est bon. Si ça double chaque 24 heures pour 20 jours, ça va être difficile.»

M. Vinh :

«La Chine semble avoir appris des leçons du SRAS en 2002, qu’on doit être vigilant face à de nouvelles infections respiratoires, dans ce cas virales. Il semble que les autorités chinoises sont plus transparentes avec les données qu’elles accumulent et elles semblent aussi être capables de mobiliser les ressources pour faire de la recherche (sur le nouveau virus). (...) L’Organisation mondiale de la Santé a déclaré que ce n’est pas une urgence globale, mais (...) de notre point de vue, quand on s’occupe des patients localement (...) on ne veut pas que ça déborde, que ça devienne un problème global pour ensuite dire que c’est une urgence globale. La façon dont on voit souvent les choses dans les hôpitaux, c’est qu’on veut réagir, parfois surréagir, au début pour prévenir une éclosion, au lieu d’attendre pour voir si c’est une éclosion et après ça dire qu’on va mettre des mesures en place.»

M. Tellier :

«À maints égards ça a été très bien et c’est une amélioration notable par rapport au SRAS. Le virus a été détecté, semble-t-il, relativement tôt dans l’événement, alors que c’est encore à peu près complètement confiné en Chine, la séquence génétique a été complètement déterminée, on a déjà des tests génétiques qui ont été mis au point, et on sait à quoi on a affaire. (Quand la crise du SRAS a commencé), on ne savait même pas à quel type de microbe on avait affaire (...) et c’est seulement en cours de route qu’on a su un petit peu à quoi on avait affaire. D’autre part, on profite des leçons apprises pendant la crise du SRAS en termes de prévention des infections et de surveillance proactive. Je pense que la gestion a été de beaucoup supérieure à ce qu’on a vu avec le SRAS et on est en bien meilleure posture.»

Quels conseils donneriez-vous à un voyageur qui doit se rendre dans cette région?

Docteure Quach-Thanh :

«Présentement je vous dirais que si les gens n’ont pas besoin d’aller dans la région de Wuhan, j’éviterais la région parce que l’épicentre a vraiment l’air d’être là. Maintenant, de toute évidence il y a eu de la transmission à l’extérieur de cette région-là, qui semble encore plutôt localisée, il ne semble pas encore y avoir de transmission locale soutenue, alors les précautions de base valent toujours, c’est-à-dire une bonne hygiène des mains, un nettoyage de l’environnement dans lequel on est (...) C’est sûr que le port du masque, si on va dans une région où il y a énormément de cas, peut diminuer la transmission parce que la transmission se fait principalement par gouttelettes, donc les gens qui toussent et le virus qui se dépose à nos voies respiratoires, donc le port du masque peut aussi être une bonne mesure de protection.»

M. Talbot :

«Je recommanderais à ce voyageur de ne se rendre dans cette région que si absolument nécessaire; dans ce dernier cas, il devra être vigilant et appliquer toutes les mesures disponibles de protection personnelle, notamment bien sûr un masque, que les Chinois utilisent beaucoup déjà pour se protéger de la pollution.»

M. Kobinger :

«Éviter la ville problématique si c’est possible (pas nécessaire de prendre des risques inutiles pour du tourisme), au moins jusqu’à ce que la situation soit mieux définie.»

M. Vinh :

«C’est sûr qu’on ne veut pas jouer avec le feu, donc si c’est un voyage qui peut être retardé à un autre point, lorsque les choses seront plus connues, peut-être que la crise est passée, c’est sûr que ce serait idéal. Si c’est absolument impossible d’éviter des voyages dans la région, les mesures qu’on utilise présentement pour se protéger contre les autres virus respiratoires devraient être adéquates.»

M. Tellier :

«Le conseil qui a été donné par les agences de santé publique aux États-Unis, c’est de ne pas y aller. Ça serait la seule façon d’avoir une certitude. Mais s’ils doivent vraiment y aller, il faut éviter les contacts avec le virus, ce qui est plus facile à dire qu’à faire, certainement éviter les marchés où ils vendent des animaux vivants, éviter les contacts avec les patients qui auraient cette maladie, ce qui est plus facile à dire qu’à faire surtout s’il y a des patients infectés qui sont asymptomatiques. (...) En principe, les masques respiratoires de type n95 seraient à recommander pour une protection respiratoire, mais ce n’est pas nécessairement confortable tous les jours. Les masques de type chirurgicaux produiraient une protection beaucoup moindre parce qu’on soupçonne qu’il y a probablement des événements de transmission par aérosol.»

À quoi doit-on s’attendre au cours des prochains jours/prochaines semaines?

Docteure Quach-Thanh :

«Je pense qu’on va voir de plus en plus de cas émerger un peu partout, avec les voyages transatlantiques (...) c’est certain qu’il va y avoir un cas qui va arriver dans un pays qui n’avait pas encore été touché. Je pense aussi qu’avec la capacité que nos laboratoires de santé publique ont déjà de détecter le virus, on va se mettre effectivement à en détecter parce qu’on va se mettre à le chercher et ce que j’espère c’est qu’il n’y ait pas de transmission locale soutenue. Donc pour moi, le message le plus important c’est aux gens qui voyagent et qui reviennent et qui ont des symptômes respiratoires, d’essayer d’éviter les endroits fort populeux et s’ils ont à aller à l’urgence de déclarer rapidement (...) qu’ils ont été dans un pays où il y avait de la transmission du nouveau coronavirus pour qu’on puisse les mettre en isolement de façon adéquate.»

M. Talbot :

«Je m’attends à une propagation à un rythme soutenu de l’épidémie et à l’augmentation du taux de mortalité pour atteindre environ 10 %, ce qui a été le cas pour le SRAS; la mise en place de mesures de surveillance et de mises en quarantaine des cas possibles devrait ralentir et éventuellement stopper la progression.»

M. Kobinger :

«Plus de cas détectés, plus de pays touchés, s’il commence a avoir de la propagation rapide dans d’autres pays alors nous allons être dans une situation où la capacité mondiale à contrôler un nouveau pathogène va être testée.»

M. Vinh :

«D’un point de vue médical, c’est sûr qu’on va voir de plus en plus (de patients), les gens vont avoir peur parce que les symptômes de ce coronavirus sont semblables aux autres symptômes viraux, c’est-à-dire comme la grippe et le VRS. Tous donnent les mêmes symptômes, donc tout le monde va s’inquiéter. On risque d’avoir quelque chose d’extrême où on essaie un petit peu de marginaliser certains gens, comme on a vu (...) avant avec le SRAS. Mais on ne veut pas (mettre en place) une culture où on dit qu’on va éviter les gens asiatiques qui toussent parce que ça va nous donner un virus. (...) Les gens vont avoir des infections virales, des rhumes et des grippes, et ça c’est normal. Il y a des taux déjà élevés, et ça n’a rien à voir avec le coronavirus. C’est certain qu’on va avoir un patient ou des patients confirmé(s) positif(s) pour cette nouvelle souche de coronavirus, mais il faut comprendre que les données qui sortent présentement, qui peuvent toujours changer, le taux de mortalité est inacceptable, mais faible, et les gens qui semblent surtout à risque sont les aînés, encore une fois comme les autres infections virales. Ça ne serait pas surprenant que le virus arrive ici, (...) mais les choses ne seront pas différentes de ce qui se passe déjà.»

M. Tellier :

«Un groupe de modélisation des maladies infectieuses au Royaume-Uni vient de produire un article de quatre pages pleines de mathématiques pour essayer de prévoir quelle est la situation actuelle, et avec très peu de prévisions. Je ne sais pas. De façon générale, un événement de virus émergent, avec un virus comme celui-là, il y a grosso modo trois ou quatre (possibilités). La première, c’est que ça va mourir très rapidement parce que le virus n’est pas capable de se transmettre à un taux suffisant pour maintenir l’infection ou pour déclencher une épidémie. La deuxième, c’est que ça déclenche une épidémie relativement petite, le virus n’est pas très contagieux et il y a moyen de le contrôler (...). Le troisième scénario, qui est toujours celui qu’on redoute le plus, c’est une pandémie à l’échelle mondiale (...) mais on n’a jamais vu ça avec un coronavirus, même un coronavirus aussi dangereux que le virus du cause le syndrome respiratoire du Moyen-Orient, qui est associé à une mortalité de 40 pour cent (...) le virus est resté confiné presque exclusivement en Arabie saoudite avec un petit peu de cas au Moyen-Orient. Il faut quand même être très humbles parce que c’est un virus dont on ne connaît pas les propriétés et c’est un peu difficile de prévoir avec grande certitude ce qui va se passer.»

Quelles mesures recommanderiez-vous au ministre de la Santé du Canada?

Docteure Quach-Thanh :

«Ce n’est pas ma place de dire au ministre quoi faire, mais je pense que ce qui est très important c’est de réaliser à quel point les structures de santé publique qui sont en place à la fois par les laboratoires, par les directions de santé publique, l’Agence de santé publique du Canada sont des structures qui doivent avoir les moyens nécessaires pour être capables de gérer la situation, de sortir des recommandations rapidement pour que les différents hôpitaux aient une base sur laquelle s’appuyer pour mettre en place les différentes recommandations.»

M. Talbot :

«Je recommanderais en tout premier lieu de ne pas alimenter un sentiment de panique dans la population, en mettant l’emphase sur le fait que les coronavirus sont une famille de virus qui se propagent difficilement de personne à personne, en comparaison par exemple au virus de l’influenza causant la grippe, ce qui fait que l’épidémie actuelle pourra être contenue par des mesures de vigilance et de quarantaine, tout comme pour le SRAS.»

M. Kobinger :

«Ils savent déjà : plan de communication prêt, quarantaine prête au cas, diagnostic prêt, coordination des hôpitaux prête, prise en charge prête, etc. Je suis certain que c’est déjà prêt en tout cas.»

M. Vinh :

«Je pense qu’ils font déjà ce qu’ils sont capables de faire. La Chine doit être encouragée, être transparente et honnête avec ses données, ce qui semble être le cas. Le Canada et les provinces ont des processus déjà en place (...) pour faire le diagnostic aussi rapidement que possible. (...) Quand on a des éclosions comme celle-là, ou des éclosions potentielles, la seule façon qu’on sera capable de contrôler et de battre cette éclosion, et les autres éclosions dans le futur, c’est par la recherche. (...) Il faut comprendre comment ces virus sont sortis, comment ils infectent les humains et comment on peut les traiter. Si on peut répondre à ça, on peut développer des nouveaux traitements en cas que ça se reproduise.»

M. Tellier :

«Il n’est pas approprié pour moi de faire des recommandations. Le ministre a des ressources de consultation (...) et ce sont les meilleurs canaux. Je pense qu’on peut certainement réitérer les principes généraux de contrôle des infections et toute l’expérience qu’on a acquise avec le contrôle du SRAS.»

Les propos des experts ont été condensés à des fins de clarté et de concision.

Justice et faits divers

Le «Doc Mailloux» met la cour en garde contre le rapport sur le pasteur Mukendi

Que penser d’un pasteur qui abuse sexuellement d’une jeune fidèle en citant des versets de la Bible? La procureure de la Couronne Me Sonia Lapointe a travaillé fort pour que le «Doc Mailloux» qualifie la personnalité de Paul Mukendi. Mais le psychiatre a résisté.

Le «Doc Mailloux» avait été mandaté par la défense pour identifier les failles dans le travail de l’agent de probation, auteur du rapport présentenciel.

Mailloux, en lutte avec son ordre professionnel durant une bonne partie de sa carrière, a donc défendu farouchement les champs d’expertise exclusifs de la psychiatrie.

Aux yeux du psychiatre, l’agent de probation, membre de l’ordre des travailleurs sociaux, a outrepassé ses compétences et possiblement induit le lecteur en erreur, selon le psychiatre.

Paul Mukendi, 42 ans, pasteur du centre évangélique Parole de vie, a été déclaré coupable par un jury de multiples agressions sexuelles sur une ancienne fidèle. Le pasteur nie les gestes et porte sa condamnation en appel.

L’agent de probation Frédéric Mignault qui l’a rencontré se montre préoccupé par le risque de récidive car, selon lui, rien n’a changé depuis la période des infractions. Il se questionne aussi sur le «potentiel manipulatoire» de M. Mukendi. 

Le psychiatre Dr Pierre Mailloux avait plusieurs reproches à faire au travailleur social, notamment d’avoir écrit que le discours de Paul Mukendi était dénué d’émotion et qu’il ne paraît pas ébranlé par le processus judiciaire ou la conduite qu’on lui reproche. «Il (l’agent de probation) n’a pas la formation professionnelle pour interpréter son observation, insiste le psychiatre. Une observation peut être dangereuse quand on n’a pas la formation pour faire une interprétation.»

La procureure de la Couronne Me Sonia Lapointe a voulu profiter de l’expertise du psychiatre assis dans la boîte, non loin d’elle.

Quelqu’un qui prétend faire des miracles et des délivrances n’a-t-il pas un potentiel manipulatoire, demande la procureure. Techniquement, Paul Mukendi pourrait être psychotique ou délirant et avoir un potentiel manipulatoire, a convenu le psychiatre, en précisant qu’il n’a pas fait d’évaluation du pasteur.

Lorsqu’un homme met la main sur la bouche de sa victime et utilise des versets bibliques pour l’agresser, qu’apprend-on de sa personnalité? veut savoir la procureure.

«Tout homme peut avoir une déviation sexuelle, ça n’a rien à voir avec la personnalité», rétorque le «Doc Mailloux».

Trois ans de probation, 10 ans de prison

Les parties ont fait des suggestions de peine diamétralement opposées.

Les avocats de Paul Mukendi, Me Dominique Bertrand et Me Mathieu Camirand, ont plaidé pour une période de probation de trois ans et l’imposition de 240 heures de travaux communautaires pour leur client dénué d’antécédent judiciaire.

Ils ont insisté sur les graves répercussions de la couverture médiatique du procès pour le pasteur et sa famille. Paul Mukendi doit toujours se promener avec son chauffeur et doit maintenant filtrer les visiteurs qui se présentent à son église. Le pasteur a reçu des injures en public et des graffitis ont été peints sur l’église, a témoigné son attachée de presse.

La procureure de la Couronne Me Sonia Lapointe a réclamé une peine de huit à dix de pénitencier qu’elle divise en deux périodes, la première lorsque la victime était mineure (de 14 à 18 ans) et la seconde pour la période jusqu’à la fin de la vingtaine. C’est durant cette période que la victime dit que le pasteur l’a frappée avant de la forcer à avoir un rapport sexuel.

Le juge Jean-François Émond de la Cour supérieure rendra sa décision sur la peine le 27 février.

Santé

Coronavirus: le Canada ne connaîtra pas de quarantaines massives

TORONTO — Les Canadiens n’ont pas à s’inquiéter de voir des villes entières mises en quarantaine, même dans l’éventualité — probable — que des cas d’infection au nouveau coronavirus soient signalés au pays, ont assuré vendredi des responsables de la santé publique.

Ils affirment qu’on ne risque pas d’assister ici à ce qui s’est passé à Wuhan, ville chinoise de 11 millions d’habitants où serait née l’éclosion de pneumonie au nouveau coronavirus. «Si un cas survient ici — et il est probable que cela arrive —, la vie suivra son cours», a assuré le docteur Peter Donnelly, directeur de la Santé publique en Ontario.

Affaires mondiales Canada a recommandé vendredi d’«éviter tout voyage non essentiel» dans la province du Hubei, y compris dans les villes de Wuhan, de Huanggang et d’Ezhou, en raison de l’imposition par les autorités chinoises de «sévères restrictions de voyage» visant à limiter la propagation du nouveau coronavirus.

Outre Wuhan, la Chine a fermé les transports dans au moins 12 autres villes, qui comptent plus de 36 millions de personnes. Les rues animées, les centres commerciaux et autres espaces publics sont devenus étrangement déserts, les masques sont obligatoires en public et certains hôpitaux sont à court de fournitures médicales.

Aucun cas au Canada

La médecin hygiéniste de Toronto, Eileen de Villa, a exhorté les citoyens à consulter des sources d’information crédibles sur l’éclosion virale, comme le site Internet de l’Agence de la santé publique du Canada.

Les symptômes de l’infection au coronavirus ressemblent à ceux du rhume ou de la grippe — toux, fièvre, serrement de poitrine et essoufflement. Mais l’infection peut se transformer en pneumonie, maladie plus grave.

Bien qu’aucun cas n’ait été signalé au Canada, les inquiétudes concernant la propagation du virus au pays ont ravivé — surtout en Ontario — les souvenirs de l’épidémie de syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) en 2003. L’éclosion avait fait 44 morts dans la grande région de Toronto et la ville était devenue temporairement une «pestiférée» —l’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait lancé un avis conseillant aux voyageurs d’éviter la métropole canadienne.

Mieux préparés qu’en 2003

Le docteur Donnelly, de Santé publique Ontario, rappelle que la situation est maintenant très différente, car les autorités sont bien mieux préparées qu’elles ne l’étaient pour le SRAS : les communications sont plus efficaces, les hôpitaux disposent de meilleures installations d’isolement, si nécessaire, et un test fiable est disponible pour détecter le coronavirus dans les 24 heures.

«Il y a deux semaines encore, les scientifiques ne savaient rien de cette maladie; aujourd’hui, nous connaissons le génome complet du virus et nous disposons d’un test spécifique et fiable, a expliqué le docteur Donnelly. Or, dans de telles situations, ce qui compte, c’est la vitesse et la certitude.»

Par ailleurs, les responsables de la santé publique travaillent avec le Laboratoire national de microbiologie, à Winnipeg, pour mettre au point un test encore plus rapide, a rappelé le docteur Donnelly.

Sa collègue De Villa souligne par ailleurs l’importance de pratiquer une bonne hygiène de base pour prévenir la transmission des virus en général. Les mesures simples consistent à se laver soigneusement les mains, à tousser ou éternuer dans le pli de son coude, et à rester à la maison si l’on est malade.

Même si l’OMS a décidé pour l’instant de ne pas décréter d’«urgence de santé publique de portée internationale», le docteur Donnelly a assuré que les autorités déploient tous les efforts pour garantir que d’éventuels cas signalés au Canada seraient traités efficacement et avec célérité. La docteure Theresa Tam, administratrice en chef de la santé publique du Canada, déclarait jeudi que les chances d’une épidémie au pays étaient faibles.

Les responsables de la santé publique ont par ailleurs rappelé que le rhume provient de la même famille que le nouveau coronavirus et que le virus de la grippe tue des milliers de Canadiens chaque année.

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AUCUN CAS RÉPERTORIÉ AU QUÉBEC

À ce jour, au Québec, il n’existe aucun cas répertorié d’une personne ayant contracté le coronavirus.

Au cours des derniers jours, six personnes étaient en observation dans des hôpitaux de Québec et Montréal pour déterminer si elles étaient atteintes du coronavirus. Dans tous les cas, les tests ont été négatifs.

L’information a été fournie vendredi par le directeur national de la Santé publique, Horacio Arruda, qui s’est montré rassurant, en faisant le point sur la situation à travers le Québec.

Mardi, M. Arruda avait indiqué que six voyageurs en provenance de la Chine étaient débarqués au Québec au cours des derniers jours en présentant des symptômes qui pouvaient s’apparenter à ceux associés au virus mortel, soit des troubles respiratoires.

Elles ont été placées aussitôt sous surveillance médicale dans des hôpitaux de Québec et de Mont­réal pour y subir des tests. Déjà, mardi, l’une d’elles avait reçu son congé.

Les cinq autres étaient toujours en observation, mais elles ont appris vendredi qu’elles n’avaient pas contracté le virus qui ébranle la Chine. «Il n’y a aucun nouveau cas de coronavirus pour l’instant au Québec ni au Canada», a assuré M. Arruda.

Le réseau est prêt

Cependant, par mesure préventive, il ne faudrait pas se surprendre de voir d’autres personnes dans les semaines qui viennent faire elles aussi l’objet d’une surveillance médicale en relation avec ce virus, a dit le principal responsable de la santé publique au Québec.

Et si jamais on découvrait qu’une personne a effectivement contracté le virus potentiellement mortel, le Québec ne serait pas pris au dépourvu, ayant déjà pris toutes les mesures requises pour empêcher la maladie de se propager, a insisté M. Arruda, convaincu que les autorités de santé publique n’avaient pas dormi «sur la switch» ces derniers temps.

Car, chose certaine, «le réseau [de la santé] est prêt à faire face à une éventuelle apparition de cas», selon lui.

«Notre réseau de la santé est sous tension» et prêt à toute éventualité, assure-t-il, exhortant la population à ne pas céder à une peur irrationnelle et non fondée, alors que la Chine multiplie les mesures draconiennes visant à contenir l’éclosion. La Presse canadienne

Actualités

Les travailleuses du sexe traitées comme des «sous-femmes» [VIDÉO]

Pendant que Québec demande des comptes à Ottawa à la suite du meurtre brutal d’une jeune femme, mercredi soir à Québec, par un assassin qui avait obtenu une semi-liberté, l’organisme Stella reproche à la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC) d’avoir délibérément orienté un homme dangereux vers une travailleuse du sexe.

À l’instar du député Pierre Paul-Hus, la directrice générale de l’organisme de défense des droits des travailleuses du sexe, Sandra Wesley, cachait difficilement sa colère, vendredi, après avoir pris connaissance du rapport de la Commission sur Eustachio Gallese, accusé du meurtre sans préméditation de Marylène Lévesque.

«Le rapport de la Commission évoque très clairement que son agente de libération conditionnelle a développé une stratégie pour qu’il puisse rencontrer des femmes pour ses besoins sexuels», a-t-elle souligné, rapport en mains.

«Donc, ces gens-là savaient que cet homme, qui était considéré très dangereux pour les femmes, n’était pas prêt à avoir des relations amoureuses avec des femmes, qu’il avait un historique de violence extrême envers les femmes, qu’on le laissait aller voir des travailleuses du sexe et il n’y a rien là-dedans qui se préoccupe de la sécurité des travailleuses du sexe.»

L’auteure, ex-escorte et militante pour les droits des travailleuses du sexe Mélodie Nelson abonde dans le même sens.

«Il y a un non-sens dans le fait que l’on reconnaît qu’il y a un risque et qu’on donne plus d’importance aux besoins sexuels d’un homme qu’au risque que d’autres femmes courent. Ç’a vraiment été fait avec l’accord de son agent correctionnel [...] et je ne suis pas vraiment capable de commenter là-dessus, je trouve ça vraiment horrible», laisse-t-elle tomber, visiblement bouleversée.

«On est une autre catégorie, comme des sous-femmes, sous-humains. Ici, [les travailleuses du sexe] ont été utilisées pour protéger le reste de la population, parce que même si c’était un risque modéré, il y avait un risque et on s’est dit que c’était moins grave», a-t-elle déploré.

Québec veut des réponses

La ministre de la Justice, Sonia LeBel, qualifie de troublants et préoccupants les faits entourant le meurtre de la jeune femme de 22 ans et exige des explications du ministre fédéral de la Sécurité publique, Bill Blair.

La Commission, qui voyait en Eustachio Gallese un «risque élevé de violence envers une partenaire» en 2007, avait révisé son évaluation depuis ce temps pour conclure à un «risque modéré».

«Les libérations conditionnelles doivent effectivement prendre en compte les principes de réinsertion sociale, mais ils ont comme principe prépondérant d’abord et avant tout la sécurité de nos citoyens, la sécurité des gens», a rappelé la ministre LeBel, selon qui il est important «de bien comprendre les raisons qui ont mené à cette décision-là et de voir si les commissaires sont bien outillés, suffisamment outillés pour faire l’évaluation du risque».

Dans un bref courriel, le ministre Blair soutient notamment que «la protection du public est le critère prépondérant dans toutes les décisions prises par la Commission des libérations conditionnelles» et que «les actes de violence commis par les personnes en semi-liberté sont extrêmement rares».

Justice et faits divers

Le corps de l'un des disparus repêché

Le corps de l’un des cinq motoneigistes français recherchés depuis mardi soir dans le secteur du Club Les Amicaux à Saint-Henri-de-Taillon a été repêché, vendredi aux alentours de midi. Le corps a été localisé dans la rivière Grande-Décharge, soit à plus de deux kilomètres du site de recherche initial.

L’opération menée par la Sûreté du Québec reprendra samedi matin, alors que quatre motoneigistes manquent toujours à l’appel et qu’une motoneige n’a pas encore été localisée.

Une trentaine de policiers, dont des plongeurs et des sauveteurs participent à l’opération et ont recours à divers équipements et technologies, dont un hélicoptère, des motoneiges et trois embarcations nautiques. 

« Le dossier est évolutif. On le voit bien aujourd’hui, puisque ça peut orienter un peu le secteur de recherche. On a retrouvé un corps, malheureusement, d’une des personnes disparues à deux kilomètres du point initial de recherche. On comprend qu’il y a une grande étendue de recherche. Il est possible qu’ils concentrent leurs recherches dans ce secteur, mais ça ne veut pas dire qu’ils vont seulement rechercher là. On parle quand même de trois équipes de plongeurs qui sont sur les lieux. Ils ne laisseront rien de côté pour retrouver les autres motoneigistes », a expliqué, peu de temps après cette première annonce faite dans la journée de vendredi, la porte-parole de la Sûreté du Québec, Hélène Nepton.

L’hélicoptère de la Sûreté du Québec a effectué plusieurs vols au-dessus du plan d’eau pendant la journée alors que les patrouilleurs à motoneige ont arpenté le secteur. Les plongeurs et les sauveteurs de la Sûreté du Québec ont, pour leur part, sillonné les eaux à bord de trois embarcations pendant une partie de la journée. Contrairement à la journée précédente, les conditions météorologiques plus clémentes facilitaient le travail de navigation à l’embouchure de la rivière Grande-Décharge. 

Le travail réalisé au cours des derniers jours a permis de mettre en place un plan d’action quant au travail à réaliser sous et sur les eaux. Les trois équipes de plongeurs et de sauveteurs de la SQ se sont relayées en effectuant des rondes de navigation d’une ou deux heures. 

Large périmètre

La mise à l’eau des bateaux pneumatiques était faite à quelques kilomètres du poste de commandement de la Sûreté du Québec. Le secteur demeure occupé par d’imposants véhicules du corps de police, des remorques et de l’équipement.

Des ambulanciers assistaient, lors du passage du Progrès, les secouristes et les plongeurs notamment, lors de leur retour sur la terre ferme. L’accès à ce secteur est contrôlé par un immense périmètre de sécurité. 

Rappelons que les recherches se poursuivront samedi dans le secteur du Club des Amicaux à Saint-Henri-de-Taillon afin de localiser les quatre motoneigistes français disparus, mardi soir, sur les eaux du lac Saint-Jean et qui manquent encore à l’appel.

Jusqu’à présent, un corps et des sacs contenant des effets personnels ont été repêchés et six motoneiges ont été localisées. Une motoneige n’a toujours pas été retracée.

Actualités

Victime d’un accident causé par un énorme morceau de glace, Ryan Lowry lance un message de prévention

TROIS-RIVIÈRES — «J’ai été très chanceux dans ma malchance, parce que si l’angle du morceau de glace avait été un petit peu différent, les conséquences auraient été beaucoup plus graves. J’aurais pu y rester». C’est en ces termes que le camionneur originaire de l’Estrie, Ryan Lowry, a résumé sa mésaventure survenue jeudi sur l’autoroute 55, alors qu’il circulait près de Saint-Wenceslas.

L’accident de la circulation causé par un énorme morceau de glace s’étant détaché d’un camion semi-remorque aurait pu avoir de très lourdes conséquences pour le camionneur. Un accident qui rappelle d’ailleurs l’importance de déneiger et de déglacer les véhicules avant de prendre la route, exhorte Contrôle Routier Québec.

L’incident est survenu alors que deux semi-remorques, l’un circulant en direction nord et l’autre, celui de M. Lowry, en direction sud, se sont croisés sur l’autoroute 55. À ce moment, un énorme morceau de glace s’est détaché du toit du camion qui circulait en direction nord, et est allé fracasser le pare-brise du camion de Ryan Lowry.

«Tout est allé très vite. Le morceau est venu se fracasser dans mon pare-brise, et j’ai été blessé au visage. J’ai eu des coupures au front, au nez, aux oreilles, aux lèvres et jusque dans mon cou. Mon épaule a également eu des coupures et j’ai un énorme bleu sur le bras qui va jusqu’à mon biceps», résume le camionneur. Blessé, il a réussi à immobiliser son semi-remorque de façon sécuritaire dans l’accotement. Au même moment, un contrôleur routier du bureau de Trois-Rivières passait par là et a pu venir en aide au conducteur.

Vérification faite

Vérification faite: pas de «temps sup» pour les médecins?

L'affirmation: «Est-il vrai, et si oui pourquoi, que les médecins n’ont pas à faire du temps supplémentaire obligatoire alors que les infirmières, elles, sont tenues d’en faire en vertu de leur code de déontologie? Le Collège des médecins ne suit-il pas les mêmes règles que l’Ordre des infirmières?» demande Marie-Pierre Rainville, de Québec.

LES FAITS

Il a été beaucoup question, ces dernières années, du «temps supplémentaire obligatoire», que beaucoup d’hôpitaux ont contraint leur personnel infirmier à rester au travail pour un quart (ou deux) de plus pour remplacer des absences. Et tout le monde a vu des témoignages d’infirmières à bout de souffle circuler sur les réseaux sociaux.

Maintenant, est-ce que les médecins ont le même genre d’obligations? Tout dépend de ce qu’on entend par «temps supplémentaire» et «obligatoire». Au sens le plus strict, non, les médecins ne sont pas «obligés» de faire du «temps sup», mais cela relève plus de la subtilité technique que d’autre chose : les médecins ne sont pas des «employés» à proprement parler, et ils ne sont pas payés à l’heure. Ils sont officiellement, dans leur vaste majorité, des «travailleurs autonomes» rémunérés à l’acte. Et en ce sens, ils ne peuvent pas vraiment faire de «temps supplémentaire», obligatoire ou non.

«C’est un mode d’organisation complètement différent d’une relation patron-employé, mais ils ont des obligations eux aussi», dit le porte-parole de la Fédération des médecins omnipraticiens, Jean-Pierre Dion. Les médecins s’arrangent entre eux pour que tous les quarts de travail soient couverts, notamment à l’urgence. Mais cette «autorégulation» vient avec des obligations, un peu comme pour les infirmières. Par exemple, un médecin qui aurait passé 12 heures à l’urgence et qui voudrait quitter parce que sa garde est terminée serait tenu de rester s’il n’a pas de remplaçant, dit M. Dion, indiquant que ces obligations sont liées à la nomination des médecins dans un établissement de même qu’au Code de déontologie des médecins.

Ce Code a en effet une section intitulée «Prise en charge et suivi» qui dit grosso modo qu’un médecin qui prend un patient à sa charge ne peut s’en défaire à moins qu’un autre médecin ou professionnel habilité à le faire puisse prendre la relève (articles 32 à 36), que le médecin doit «faire preuve d’une disponibilité raisonnable envers son patient et les patients pour lesquels il assume une responsabilité de garde» (art. 37) et qu’il «doit porter secours et fournir les meilleurs soins possibles» à tout patient ayant besoin de soins immédiats.

Ces obligations légales, notons-le, ne sont pas absolues. Si un médecin n’est pas en état de bien soigner de nouveaux patients — parce qu’il vient de faire 24 heures de garde, parce qu’il vient de perdre un être cher, etc. —, il ne peut pas être forcé de le faire, explique M. Dion.

Mais remarquez, la même chose est vraie pour le TSO des infirmières. Comme l’écrivait l’avocate Sylvie Théoret sur le site de la Société québécoise d’information juridique, le Code de déontologie des infirmières indique, un peu comme celui des médecins, qu’une infirmière ne peut abandonner un patient «à moins d’avoir une raison grave». Mais le TSO doit demeurer un dernier recours, écrivait Me Théoret, et les employeurs doivent avoir pris des moyens raisonnables pour l’éviter. Ainsi, à Québec, le CHUQ a perdu un grief syndical en 2014 pour avoir eu recours au TSO «dans le cadre d’une pratique systématique».

D’ailleurs, l’Ordre des infirmiers et infirmières du Québec avait cru bon, en 2018, de rappeler à ses membres qu’une infirmière ne peut être forcée de faire du temps supplémentaire si elle ne se sent pas en état de le faire [bit.ly/30NLcti].

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VERDICT

Plutôt faux. En théorie, les médecins ne font pas de «temps supplémentaire» dans la mesure où ils sont payés à l’acte et non au temps travaillé, et pas de temps «obligatoire» puisqu’ils organisent leurs horaires entre eux. Mais en pratique, ils sont soumis à des obligations de garde et de soins semblables à celles des infirmières, avec des conséquences souvent comparables, comme de très longues gardes.

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DES INFOS À VÉRIFIER?

La déclaration d’un ministre vous paraît douteuse? Une information qui circule vous semble exagérée, non fondée? Écrivez à notre journaliste (jfcliche@lesoleil.com). La rubrique «Vérification faite» prendra le temps de fouiller les faits, en profondeur, afin de vous donner l’heure juste. Car nous non plus, on n’aime pas les fausses nouvelles.

Santé

Le coronavirus 2019-nCoV se cacherait dans les serpents

MONTRÉAL — Le nouveau coronavirus (2019-nCoV) qui circule en Asie proviendrait partiellement des chauves-souris et se serait caché dans les serpents avant de passer aux humains, concluent des chercheurs chinois.

Dans une étude publiée en ligne par le Journal of Medical Virology, les chercheurs de l’Université de Wuhan — la ville où l’éclosion a été détectée pour la première fois — rappellent que les victimes ont fréquenté un marché en plein air où elles ont côtoyé des fruits de mer, de la volaille, des serpents, des chauves-souris et du bétail.

En procédant à une analyse génétique détaillée du 2019-nCoV et en le comparant au profil génétique d’autres virus, les scientifiques concluent que le nouveau virus semble provenir d’une combinaison entre un coronavirus trouvé chez les chauves-souris et un autre coronavirus d’origine inconnue. Le 2019-nCoV se serait ensuite caché dans des serpents avant de sauter aux humains.

«Tout est possible»

«Oui, c’est possible, a commenté par courriel le chercheur Gary Kobinger, du département de microbiologie-infectiologie et d’immunologie de l’Université Laval. Le virus s’apparente aux coronavirus de chauves-souris (nous et d’autres l’avions noté) et selon cette analyse de serpents. Il ne s’agit que de l’origine qui peut dater de plusieurs années/décennies. Tout est possible. Dans tous les cas, la vraie réponse va venir des échantillons récoltés dans le marché et ailleurs (échantillonnage de l’environnement qui inclut les animaux).»

Les chercheurs chinois croient que l’identification des serpents comme étant «fort probablement le réservoir [...] est très importante pour un contrôle efficace de l’éclosion causée par le 2019-nCoV».

L’étude recommande de tester l’efficacité des antiviraux disponibles face au nouveau coronavirus.

Santé

Élargissement de l’aide médicale à mourir: le Collège des médecins met en garde

Le Collège des médecins du Québec (CMQ) met en garde le gouvernement Legault et les administrateurs du réseau de la santé au sujet de l’élargissement de l’accès à l’aide médicale à mourir (AMM) aux personnes qui ne sont pas en fin de vie : les ressources mobilisées par la gestion des demandes d’AMM ne devront pas l’être au détriment des autres malades qui ont besoin de soins actifs.

Dans un éditorial publié jeudi matin sur le site Internet du CMQ, le secrétaire de l’ordre professionnel, le Dr Yves Robert, rappelle qu’en clinique, le pronostic vital est très important pour décider des soins appropriés à dispenser à une personne atteinte d’une maladie grave et incurable. 

«De plus, s’il peut être acceptable, à certaines conditions, d’abréger la période d’agonie vécue par une personne dont le décès est imminent et qui souffre de manière intolérable sans pouvoir être soulagée — ce qui était le cadre de réflexion initial jusqu’à maintenant —, il en va tout autrement d’une personne dont le décès n’est pas prévu à brève échéance. L’évaluation de l’ensemble de la situation clinique de la personne qui demande une AMM doit être effectuée avec encore plus de rigueur et de compétence, et le respect de tous les critères de la loi doit être confirmé», ajoute le secrétaire du CMQ.

Le Dr Yves Robert souligne qu’il importera toujours de considérer l’ensemble de l’arsenal thérapeutique disponible pour soulager la souffrance d’une personne, «mais aussi tout ce qui, au-delà des soins, pourrait améliorer sa qualité de vie».

Le docteur rappelle du reste que si on élargit le droit des patients à faire une demande d’AMM, «cela ne signifie pas pour autant que l’AMM sera administrée». Il souligne que la demande sera analysée en tenant compte des autres critères imposés par la loi et de l’évaluation de la situation clinique du patient, comme c’est déjà le cas présentement.

Le secrétaire du CMQ rappelle également aux responsables politiques et aux administrateurs du réseau de la santé qu’avec les modifications législatives à venir, «l’évaluation de la situation clinique prendra du temps et des ressources appropriées, qui devront être disponibles». «Le véritable défi sera de veiller à ce que les ressources mobilisées par la gestion des demandes d’AMM ne le soient pas au détriment des autres malades qui ont besoin de soins actifs», écrit-il.

Le Dr Robert s’intéresse aussi à la réflexion qui sera entamée à moyen terme avec les spécialistes en santé mentale. Selon lui, «les défis que représente l’accompagnement des malades atteints de troubles psychiatriques ou du comportement qui demandent une AMM deviennent particulièrement cruciaux dans le contexte des prochains changements législatifs, et les soignants devront être guidés».

Justice et faits divers

Le père d'un rescapé raconte

(Sainte-Marie-aux-Mines, FRANCE) — Le maire de Sainte-Croix-aux-Mines, Jean-Marc Burrus a pu s’entretenir avec Eddie Fassel, le père de Gaston Fassel, le rescapé de 30 ans.

Collaboration spéciale Dernières Nouvelles d'Alsace

DNA.fr

Anne Muller 

Le groupe de huit (cinq Alsaciens et trois Vosgiens) avait loué des motoneiges et les services d’un guide, qui aurait eu une heure de retard sur l’heure prévue. « La nuit allait tomber, alors, pour gagner du temps, le guide aurait décidé de prendre un raccourci. » 

Le groupe de huit (cinq Alsaciens et trois Vosgiens) avait loué des motoneiges et les services d’un guide, qui aurait eu une heure de retard sur l’heure prévue. 

« La nuit allait tomber, alors, pour gagner du temps, le guide aurait décidé de prendre un raccourci. »

Les cinq premiers, avec le guide, auraient roulé assez vite. Tandis que Gaston Fassel, Bruno Petitdemange et Paul Klein, allaient plus lentement, créant une scission dans la file indienne. Ils auraient vu le guide faire demi-tour vers eux, et sombrer à travers la glace avec sa motoneige.

Immergé lui aussi, Paul a réussi à s’agripper sur les rebords. Ses deux camarades auraient alors réussi à l’extirper de l’eau, en faisant une chaîne. Les cinq motoneigistes à l’avant, avaient-ils déjà sombré eux aussi, ou ont-ils pu se réfugier dans un abri, sur une des nombreuses îles ? C’est ce deuxième scénario que tout le monde espère…

« Ne parlons pas d’eux au passé. »

Dans le Val d’Argent, toutes les conversations tournent autour de l’accident de motoneiges survenu mardi au Québec. Deux jeunes manquent toujours à l’appel. Et l’attente est insupportable. 

« Quand j’ai entendu l’accident à la télé mercredi soir, mon sang n’a fait qu’un tour. J’espérais que ce n’était pas les jeunes de chez nous… », explique Danielle, les yeux rougis, anéantie par la nouvelle.

« On y pense tout le temps… On a toujours l’espoir qu’on les retrouve. Mon mari, c’est un dur, mais il est très affecté aussi. » À 71 ans, cette ancienne commerçante du centre-ville de Sainte-Marie-aux-Mines précise au sujet de Jean-René Dumoulin, le Sainte-Marien de 24 ans, porté disparu : « Je le connais depuis tout petit, quand il venait au magasin. C’est quelqu’un qui a du punch, qui est sportif, c’est un bon vivant et un bosseur ! »

Dans les conversations, l’accident de motoneige revient en boucle, mais avec beaucoup de pudeur. Les interlocuteurs se reprennent et se corrigent après avoir utilisé l’imparfait : « Ne parlons pas d’eux au passé, il faut garder espoir. »

Sur les hauteurs de la ville, le chef de l’hostellerie des Bagenelles, Jacky Drouan veut encore y croire. « Les cinq disparus, ils sont bien équipés, ils pourraient s’être réfugiés quelque part. » On s’accroche aux scénarios les plus optimistes, d’autant que le groupe est très sportif. Mais l’émotion submerge vite les visages et les voix. Le groupe de copains vient souvent s’attabler ici, et ailleurs aussi.

« On est tous bouleversés, parce qu’ils vivent avec la communauté, ensemble, résume son épouse Birgit. C’est difficile quand on connaît les gens, plus que quand il y a un accident d’avion quelque part et qu’on ne connaît pas les passagers… » La patronne ajoute, « je les adore, parce que ce sont des gens actifs, une équipe formidable, soudée, qui ont envie de vivre leur vie, voire de se surpasser ». Sportifs, fêtards et bons vivants, ce sont des expressions qui reviennent souvent à leur sujet.

Du soutien

Le deuxième jeune de la vallée porté disparu, c’est Julien Benoit, 34 ans. Chef de chantier aux Transports et Travaux publics Schmitt de Saint-Hippolyte depuis quatorze ans, il habite à Sainte-Croix-aux-Mines. Le maire, Jean-Marc Burrus a téléphoné à ses parents pour leur apporter son soutien et celui de la population. « Ils gardent toujours espoir. La famille souhaite qu’on respecte leur silence », précise le premier magistrat, également très sollicité par les médias nationaux français et canadiens. Ce vendredi, il a pu évoquer le drame avec le nouveau sous-préfet, Jean-Claude Geney, qui par un hasard du calendrier, est en visite dans la vallée.

Ancien capitaine de l’équipe des séniors, Julien Benoit a quitté le club de foot sainte-creuzien il y a deux ans, faute de coéquipiers, et a rejoint la plaine. « Julien Benoit jouait, pour la deuxième saison, dans l’équipe seconde, au niveau de l’axe défensif central. Il avait plein de copains chez nous, il est venu au club par affinité. C’est un mec plus que bien, toujours très positif, même si on avait des résultats archi mauvais », a indiqué avec beaucoup d’émotions Fernand Willmann, président de l’AS Sermersheim. « Il est toujours derrière les jeunes. Nous avons informé les joueurs de sa disparition, l’espoir de le retrouver est mince, mais il est là. Nous attendons les communications officielles du consulat et de la famille. »

Le club de tennis de table de Lièpvre est sous le choc, un de ses joueurs faisant partie de l’expédition québécoise. « On a été contents d’apprendre qu’il était en vie », témoigne la coresponsable de la section, Odile Grandgeorge, quand ils ont su que le Sainte-Marien Paul Klein, 43 ans, était en vie. « Polo a eu de la chance, il a été sorti de l’eau. Ça a été un grand ‘‘ouf’’ de soulagement. Et on garde l’espoir de retrouver les autres, même s’il est mince ».

L’ampleur des moyens mis en œuvre au Québec impressionne aussi dans la vallée, qui s’accroche au meilleur scénario possible. Le maire sainte-creuzien le répète à l’envi : « Tant qu’il y a de l’espoir, il y a de la vie ».

Actualités

Le détenu mange des morceaux du matelas de sa cellule!

La Tuque — Un homme de 45 ans de La Tuque a comparu sous plusieurs chefs d’accusation au palais de justice de La Tuque, jeudi. Stéphane Whittom a été accusé de voie de faits armés, méfait, entrave, menace de mort et d’intimidation.

Les policiers de la Sûreté du Québec de l’agglomération de La Tuque ont reçu un appel vers 3h45 jeudi matin concernant un individu violent dans une résidence. L’individu aurait saccagé l’intérieur d’un logement avec un marteau de construction.

Sports

Faire de tous les matchs un carnaval...

TROIS-RIVIÈRES — C’était le premier match du Carnaval étudiant en deux ans pour les Patriotes... et, à moins d’un revirement, le dernier dans le vieux Colisée du parc de l’Exposition avant le déménagement au District 55.

On le sait, le débat entourant l’occupation du futur Colisée attise les passions à Trois-Rivières et dans les environs depuis quelques semaines. En entrevue au 106,9 FM mardi, l’entraîneur-chef Marc-Étienne Hubert a d’ailleurs admis que le dossier faisait beaucoup jaser chez les joueurs, à l’interne.

Alimentation

Un livre sur comment «sauver sa bouffe» [VIDÉO]

Vous ne savez pas quoi faire avec les restes dans le frigo? Vous avez cuisiné une trop grosse portion? Un nouveau livre d’astuces arrive sur les tablettes pour aider à diminuer le gaspillage alimentaire.

Le comité des AmiEs de la Terre de Québec signe le livre Sauve ta bouffe : guide et recettes pour réduire le gaspillage alimentaire au quotidien qui rassemble recettes, astuces et informations importantes sur le gaspillage alimentaire. 

«C’est un peu l’aboutissement de huit ans de travail. Depuis 2012, on fait de la sensibilisation auprès des mangeurs, le livre est une façon de pousser plus loin notre sensibilisation grand public», indique Marianne Garnier, chargée de projet.

Une équipe de bénévoles — qui s’y connaît en la matière, quand même — a travaillé à la rédaction du livre avec rigueur. Les formations en agriculture, alimentation ou nutrition se sont mélangées pour produire le contenu. Mme Garnier a d’ailleurs contribué au contenu par sa formation en agroéconomie. 

«On avait beaucoup de contenu créé dans le passé par nos activités, ça a permis de faciliter le travail de production du livre. Avec les connaissances communes, on arrive à bien se débrouiller, on vérifie beaucoup nos sources.»

Informations complémentaires

Selon Mme Garnier, déjà beaucoup de personnes se penchent sur le gaspillage alimentaire avec des méthodes très constructives. Elle pense d’ailleurs à Florence-Léa Siry avec Chic Frigo sans Fric ou Anne-Marie Desbiens avec Mieux conserver ses aliments pour moins gaspiller.

«Notre livre est un bon complément à ce qui existe déjà. Il y a une approche plus scientifique et une autre plus cuisine, nous on a davantage une approche environnementale.»

Le livre comprend des recettes, des fiches par aliments (de quelle façon je peux le récupérer, le congeler, ou lui donner une autre vie?) ou encore une section qui permet de prendre connaissance des enjeux économiques, sociaux et environnementaux du gaspillage alimentaire. La préface de l’œuvre est signée par Emmanuel Bilodeau.

On peut se procurer Sauve ta bouffe dans les librairies du Québec, le lancement local se tiendra jeudi soir à 18h, à la librairie café Le Mot de Tasse.

Justice et faits divers

Un des criminels les plus recherchés au Québec arrêté après une cavale de 17 ans

MONTRÉAL — L’un des dix criminels les plus recherchés au Québec a été arrêté lundi aux États-Unis après une fuite de plus de 17 ans, a indiqué le Service de police de la Ville de Montréal.

Parthasarthie Kapoor a été arrêté à l’aéroport de Newark, au New Jersey. Il tentait de prendre un vol en direction de l’Inde.

Il est accusé d’avoir agressé sexuellement cinq garçons âgés de 7 à 14 ans après les avoir attirés chez lui. Les actes qui lui sont reprochés auraient été commis de 1998 à 2003.

L’homme, qui avait le statut de résident permanent au Canada, s’était enfui aux États-Unis en 2003 après avoir appris qu’il faisait l’objet d’une enquête criminelle. Des mandats d’arrestation pancanadien et international avaient alors été lancés contre le suspect afin qu’il puisse être ramené au pays.

Selon le site internet de la Sûreté du Québec, il aurait été mis au courant de l’enquête par un proche d’une des présumées victimes.

Parthasarthie Kapoor, âgé de 47 ans, a comparu mardi devant un tribunal du New Jersey. Il demeure détenu en attendant les procédures visant à l’extrader au Canada.