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Environnement

Les municipalités se préparent pour les inondations en pleine pandémie

OTTAWA — Les derniers printemps ont été éprouvants pour la petite municipalité rurale de Pontiac, en Outaouais, et celui-ci pourrait ne pas faire exception.

Depuis deux ans, la municipalité de quelque 6000 âmes a dû affronter pas moins de cinq catastrophes naturelles.

En plus des inondations printanières, des microrafales ont ravagé des maisons, des routes et des ponceaux. L'an dernier, le passage d'une tornade a ajouté la cerise (non désirée) sur le sundae.

«Notre petite municipalité est devenue experte en gestion de crise», affirme la mairesse de Pontiac Joanne Labadie.

Mais rien n'aurait pu la préparer à la possibilité de devoir se défendre contre une nouvelle inondation saisonnière en plein coeur d'une pandémie mondiale, reconnaît-elle.

Malgré tout, la collectivité se prépare du mieux qu'elle peut.

«Le défi de devoir gérer une inondation en plus de la complexité de la crise de la COVID-19 est immense», note la mairesse.

Pontiac compte parmi les dizaines de régions vulnérables aux inondations qui doivent se prémunir contre la montée des eaux tout en gérant la propagation du nouveau coronavirus.

Tout juste de l'autre côté de la frontière ontarienne, la communauté métropolitaine d'Ottawa vit les mêmes inquiétudes.

Si les postes d'observation sont bien en place particulièrement dans les zones les plus à risque, les prévisions semblent plutôt favorables jusqu'ici.

Les autorités demeurent tout de même sur leurs gardes et se préparent pour le pire puisque les prévisions météorologiques peuvent changer drastiquement en un rien de temps.

Évacuation sans contagion

Ce qui complique grandement l'organisation des mesures d'urgence en temps de pandémie d'une maladie hautement contagieuse comme la COVID-19, c'est l'évacuation des sinistrés.

L'aménagement de centres d'évacuation comme on en a l'habitude est tout simplement impensable. Ces immenses refuges qui rassemblent un grand nombre de personnes seraient des nids de contagion.

La ministre de la Sécurité publique du Québec, Geneviève Guilbault confirme que la pandémie actuelle transforme la manière dont la sécurité civile doit procéder.

Elle prévient que le gouvernement ne sera pas en mesure d'accueillir des milliers de personnes évacuées dans des refuges d'urgence.

L'an dernier, la municipalité de Pontiac avait été forcée d'évacuer une résidence de personnes âgées. Cette année, elle a bien averti ses citoyens qu'ils ont la responsabilité de trouver un lieu sûr où se réfugier en cas d'urgence.

Ottawa s'était appuyé sur une petite armée de 15 000 bénévoles pour ériger des digues de sacs de sable afin de protéger les résidences contre la crue des eaux.

Toutefois, les consignes d'éloignement de la santé publique pour prévenir la contagion du virus rendent cet exercice pratiquement impossible à répéter.

L'administration ottavienne ne cache pas que l'organisation des mesures d'urgence représente un mandat difficile.

La Ville a d'ailleurs mobilisé deux équipes différentes pour s'attaquer aux deux crises, sanitaire et environnementale. Le plan d'urgence pour répondre aux possibles inondations est aussi adapté pour respecter les consignes de prévention contre le coronavirus.

Idéalement, la nature offrirait un printemps de répit aux abonnés des débordements saisonniers. Les prévisions actuelles laissent croire en une année clémente.

«Tout ce qu'on peut faire c'est d'espérer une sécheresse cette année», laisse tomber la mairesse de Pontiac.

Sports

La route vers Tokyo, un véritable casse-tête pour les athlètes canadiens

Le Comité olympique canadien a confirmé que les athlètes ayant déjà obtenu leur place pour les Jeux de Tokyo n'auront pas à repasser par le processus de qualifications.

Mais seulement 19 athlètes canadiens dans neuf sports, excluant ceux par équipe, ont jusqu'à présent répondu au critère national et international afin de participer aux Jeux, selon le Comité olympique canadien (COC).

Les championnes du monde de volleyball de plage Sarah Pavan et Melissa Humana-Paredes ainsi que la championne olympique en lutte Erica Wiebe font partie du groupe.

La pandémie de COVID-19, qui a infecté plus de 500 000 personnes et en a tué des milliers à travers le monde, a paralysé le monde du sport.

La décision prise cette semaine par le CIO et le comité organisateur du Japon de repousser les Jeux de Tokyo jusqu'en 2021 a donné aux athlètes et à leur fédération nationale et internationale une marge de manoeuvre afin de reprendre le processus de qualifications lorsque le temps sera venu.

Le Canada a envoyé 314 athlètes pour prendre part à 27 sports lors des Jeux de Rio, en 2016.

Huit équipes se sont qualifiées jusqu'à présent pour 2021 et il s'agit déjà d'un record canadien pour des jeux non boycottés et disputés hors pays. Il est donc attendu que le contingent pour Tokyo sera plus gros que celui de Rio.

Les formations pour les sports d'équipe ne seront pas connues avant l'approche des Jeux.

Le Canada a déjà qualifié 82 athlètes dans 26 sports.

Par exemple, en cyclisme sur route chez les hommes, le Canada a qualifié trois athlètes, mais un seul au contre-la-montre masculin.

«D'après les informations que nous avons reçues du CIO, tout ce qui entoure les critères déjà établis, les qualifications actuelles et les athlètes déjà qualifiés serait respecté», a dit plus tôt cette semaine Tricia Smith, la présidente du COC.

Des douzaines d'athlètes bâtissaient leur vie autour d'une place olympique canadienne et visaient à s'assurer d'une d'entre elles au cours des prochaines semaines, quand le virus a bouleversé leur vie sportive.

Le début des essais olympiques et paralympiques de natation était prévu lundi, à Toronto, mais la compétition est en suspens.

Paralympiques

Aucun athlète olympique canadien ne s'est déjà qualifié pour les Jeux paralympiques, qui suivent les Jeux olympiques.

Selon le Comité paralympique canadien, le Canada compte actuellement 85 places confirmées pour Tokyo, ce qui représente un peu plus de 50% de la talle estimée de l'équipe, soit entre 130 et 150 athlètes.

Rosie MacLennan, double championne olympique en trampoline et porte-drapeau à Rio, est l'une des têtes d'affiche obligées d'attendre avant de rejoindre l'équipe olympique de son pays.

Le Canada détient une place féminine en trampoline pour les Jeux de Tokyo en raison de la médaille de bronze que MacLennan a remportée lors des Mondiaux, l'an dernier.

Participant à des coupes du monde cet hiver, l'athlète de 31 ans amassait des points pour mettre la main sur cette place.

La sixième et dernière épreuve de la Coupe du monde, prévue en avril en Italie, a été reportée au mois de juin et il n'y a aucune garantie qu'elle aura lieu.

«Notre qualification interne était assez liée aux compétitions internationales, a expliqué MacLennan. À ce point, nous avions solidifié une place féminine pour le Canada. Il restait une autre compétition internationale qui aurait contribué à obtenir des points. Évidemment, ça n'aura pas lieu. J'imagine qu'elle se tiendra quand les temps seront plus sûrs.»

Les vétérans athlètes des huit équipes canadiennes déjà qualifiées pour Tokyo peuvent quant à eux se sentir en sécurité par rapport à leur place pour les prochains Jeux.

Les fédérations ont maintenant une autre année pour nommer leurs formations olympiques. Elles encouragent toutefois la compétition interne pour remplir les places.

Kenneth Heiner-Moller, l'entraîneur de l'équipe canadienne de soccer féminin, envisagera un chemin vers les Jeux en se fiant sur les matchs internationaux de la FIFA, mettant probablement l'accent sur ce qui se produira cet automne.

«Maintenant, nous savons que les Jeux n'auront pas lieu en 2020, mais nous savons aussi que nous allons y participer parce que notre équipe est déjà qualifiée, a déclaré Heiner-Moller. Nous pouvons maintenant regarder les prochaines étapes de préparations. Ce sont les mêmes objectifs, mais sur une ligne du temps différente.»

Selon le CIO, 57% des places de qualifications olympiques en vue des Jeux de Tokyo ont été déterminées.

Chaque sport a différents critères de qualification, tant du côté international que du côté national.

Actualités

L’activité malveillante s’intensifie dans les réseaux informatiques au pays

L’activité malveillante et les tentatives d’intrusion dans les réseaux informatiques étatiques seraient de plus en plus intenses depuis plusieurs jours au Québec et au Canada, affirment des spécialistes reconnus dans le domaine de la cybersécurité contactés par Le Droit.

La même tendance a été observée dans les pays européens touchés par la COVID-19 au cours des dernières semaines. Des tiers malveillants tentent de s’en prendre aux réseaux informatiques des gouvernements dans l’espoir de déstabiliser le pays. «C’est commencé ici aussi, assure Antoine Normand, président de In-Sec-M, une grappe réunissant des entreprises spécialisées dans la cybersécurité. Je vois passer énormément d’avertissements concernant différentes menaces, c’est assez impressionnant. Plusieurs avis en provenance des services de renseignement canadien identifient des listes de domaines à bannir parce qu’ils ont été utilisés dans des attaques informatiques ailleurs dans le monde. On est vraiment dans une situation où des acteurs malveillants, qu’ils soient privés ou étatiques, tentent de déstabiliser des pays.»

Sports

Andrew Ranger perd son principal commanditaire

 Non, Andrew Ranger n’a pas contracté la COVID-19. Mais voilà, il est une victime collatérale du virus.

Ranger, champion de la série canadienne de NASCAR en 2019, a appris cette semaine que Mopar, son principal commanditaire et celui qui met du beurre sur son pain, n’allait pas l’appuyer lors de la prochaine saison. Ce qui veut dire que le pilote originaire de Roxton Pond ne pourra vraisemblablement pas courir.

« Lorsqu’il m’a appris la nouvelle, mon patron Jon Camilleri était défait, explique Ranger. J’avais signé mon nouveau contrat récemment (un contrat d’un an) et tout était prêt en vue de la prochaine saison. Mais le coronavirus est arrivé, Chrysler a dû fermer ses usines et toutes les ententes de partenariat en sport automobile ont été annulées. Ce maudit virus fait mal à tout le monde. »

Bien sûr, direz-vous, Ranger pourrait se tourner vers d’autres entreprises. Mais à l’heure où tout ferme, à l‘heure où les mises à pied se comptent par milliers sinon par centaines de milliers, il aura de la misère à trouver du support. Même si on parle du pilote no. 1 au pays en NASCAR.

« Anyway, ce n’est pas le temps de quêter de l’argent pour les courses. Les gens sont en mode survie présentement. Les courses, c’est tellement secondaire dans le contexte actuel. »

Les gens de Mopar ont toutefois assuré Ranger qu’il demeurait leur pilote, leur homme de confiance.

« Notre relation d’affaires n’est pas terminée à jamais. C’est fini pour cette année, c’est tout », tient-il à préciser.

D’autres victimes ?

Mais voilà, on peut penser que si une multinationale comme Chrysler est dans l’obligation de mettre la hache dans ses contrats de commandites, d’autres pilotes vont aussi finir par en payer le prix, victimes des mêmes circonstances.

« Moi, je suis là, j’en parle, mais j’ai peur pour mes collègues également, dit-il. On risque tous d’avoir les mêmes problèmes. »

Pour leur part, les dirigeants de la série canadienne de NASCAR ne se sont toujours pas manifestés par rapport à la situation liée à la COVID-19. La saison doit débuter le 17 mai, à Bowmanville, et la série n’a encore émis aucune communication à cet effet.

Il y a la question de la santé publique, bien sûr, mais aussi celle de l’argent. Car s’il y a un sport où l’argent est le nerf de la guerre, c’est bien celui de la course automobile. Et la série Pinty’s a aussi besoin de ses commanditaires.

Bref, faudra voir.

Affaires

Le Cirque Éloize met à pied la majeure partie du personnel au siège social

MONTRÉAL — Le Cirque Éloize annonce qu'il met à pied la majeure partie du personnel permanent du siège social dans le Vieux-Montréal.

En fait, les mises à pied temporaires touchent 70 % des employés du siège social, soit 25 personnes, a précisé la directrice marketing et communications, Nancy Mancini.

L'organisation artistique souligne sur les réseaux sociaux que l'industrie du spectacle a été «frappée de plein fouet par la crise sans précédent» résultant de la COVID-19.

«Afin de respecter les recommandations des autorités sanitaires et nous permettre de traverser cette tempête, nous avons malheureusement dû temporairement mettre à pied la majeure partie du personnel permanent du siège social», indique le Cirque Éloize.

Une équipe réduite, en attendant un retour à la normale, assurera les suivis au besoin et travaillera au développement d'un plan de relance, fait-on valoir.

Il s'agira d'une équipe d'environ 11 personnes — à raison d'environ un à trois jours par semaine —, a indiqué Mme Mancini en entrevue.

Le Cirque Éloize espère réintégrer rapidement l'ensemble de son équipe dès que les restrictions de santé publique seront levées.

L'organisation parle d'une décision difficile, qui permettra «toutefois [aux] employés de passer du temps en famille en toute sécurité».

«La situation hors de notre contrôle à laquelle nous sommes malencontreusement tous confrontés, nous oblige à prendre un temps de recul, mais seulement pour revenir encore plus forts et pour encore longtemps», assure la direction à l'endroit des amoureux du cirque sur sa page Facebook.

Réalisant des tournées à travers le monde, le Cirque Éloize revenait justement d'une série de spectacles de la production «Hotel» en Europe.

Le Cirque Éloize avait déjà annoncé être dans l'obligation de reporter ou d'annuler les spectacles de Hotel jusqu'à la mi-avril. Il en sera de même pour le mois de mai.

L'organisation maintient pour le moment les dates prévues pour Serge Fiori, seul ensemble au Capitole à Québec à partir du 27 juin, et celles pour le spectacle Nezha à Shawinigan à partir du 7 juillet.

Le Cirque du Soleil a pour sa part récemment annulé tous ses spectacles et mis à pied la quasi-totalité de ses employés en raison de la pandémie de COVID-19.

Affaires

Achat de Transat par Air Canada: le Bureau de la concurrence préoccupé

MONTRÉAL — La prise de contrôle de Transat A.T. par Air Canada reçoit un accueil défavorable du Bureau de la concurrence du Canada, qui s'inquiète d'une hausse des prix pour les voyageurs ainsi que d'une diminution des services.

Dans son document transmis au ministre fédéral des Transports Marc Garneau, l'organisme estime que cette transaction, si elle se concrétise, risque d'avoir une incidence négative sur 83 liaisons, dont 49 entre le Canada et l'Europe ainsi que 34 autres vers les destinations soleil, en Floride, au Mexique, en Amérique centrale ainsi que dans les Caraïbes.

L'avis du Bureau, dévoilé en fin d'après-midi, vendredi, fait partie des rapports qui seront évalués par les autorités fédérales afin de pouvoir trancher. Transports Canada a jusqu'au 2 mai pour remettre son évaluation au ministre Garneau.

«L'élimination de la rivalité entre ces entreprises entraînerait une augmentation des prix, une diminution des services et une réduction importante des voyages effectués par les Canadiens sur certains trajets où leurs réseaux actuels se chevauchent», a souligné l'organisme fédéral.

Ensemble, Air Canada et la société mère du transporteur Air Transat détiendraient une part du marché transatlantique de 60 % depuis le Canada, se chevaucheraient sur certaines destinations soleil en plus d'avoir une emprise sur les voyages aériens à Montréal.

Toutefois, dans ses conclusions, le Bureau souligne que son évaluation a été menée avant que l'industrie ne soit bousculée par la pandémie de la COVID-19, ce qui a entraîné des licenciements massifs, notamment chez Transat A.T. ainsi qu'Air Canada, à la suite d'un effondrement de la demande en raison de la fermeture des frontières à travers le monde.

Les actionnaires du voyagiste avaient massivement accepté l'offre bonifiée de 18 $ par action — soit environ 720 millions $ — proposée par Air Canada. Cette transaction est également scrutée par les autorités réglementaires européennes.

Dans un communiqué, Transat A.T. a souligné que l'avis du Bureau n'ébranlait pas sa «confiance» à l'égard de son éventuel regroupement avec Air Canada, en faisant valoir des «avantages à long terme» pour «toutes les parties prenantes».

«Le rôle du commissaire se limite à étudier les impacts sur la concurrence dans le marché, autrement dit à pointer les difficultés, sans nécessairement envisager les solutions ou les mesures correctives qui pourraient être mises en place, ni prendre plus largement en compte l'intérêt public», a souligné le président et chef de la direction du voyagiste, Jean-Marc Eustache.

À son avis, il faut ainsi prendre le rapport avec «un peu de distance».

L'homme d'affaires a également estimé que dans la foulée de la crise provoquée par le nouveau coronavirus, qui a forcé Transat A.T. à interrompre son service jusqu'à la fin avril, il faudra tenir compte de l'avenir du voyagiste et de la sauvegarde des emplois, notamment, dans l'évaluation.

Selon M. Eustache, le rapport de Transports Canada, qui ne devrait pas être rendu public, devrait fournir un «éclairage plus complet sur les tenants et aboutissants de la transaction et sur l'ensemble des retombées».

Pour sa part, Air Canada a souligné que les conclusions du Bureau seraient examinées en «temps et lieu» à cause de la crise provoquée par la COVID-19.

«Notre priorité consiste à veiller sur nos employés et nos clients, et à mettre en place des mesures de compression des coûts afin de conserver des liquidités pendant la crise», a fait savoir par courriel une porte-parole de la société, Pascale Déry.

À la Bourse de Toronto, le titre du voyagiste québécois a clôturé à 9,49 $, soit bien en deçà du prix offert par le plus important transporteur aérien au pays, ce qui suggère que certains ont des doutes quant à la possibilité de voir la transaction aller de l'avant. L'action d'Air Canada a de son côté abandonné 1,16 $, ou 6,48 %, pour terminer à 16,75 $.

Affaires

Métro Média annonce la mise à pied temporaire de 40 % de ses employés

MONTRÉAL — Métro Média, propriétaire du journal gratuit Métro à Montréal et d'une vingtaine d'autres journaux locaux, annonce la mise à pied temporaire de 40 % de ses employés.

L'entreprise parle de «mesures importantes afin de protéger l'avenir de ses journaux».

Tous les départements de l'entreprise sont touchés par ces mesures, incluant la salle de rédaction, a indiqué Métro Média, vendredi, par communiqué.

«La presse écrite était déjà fragile avant la crise actuelle [de la] COVID-19. Cette dernière oblige les annonceurs de Métro Média à fermer leurs portes ou à suspendre leurs activités. Métro Média subit les contrecoups de la situation», fait-on valoir.

Andrew Mulé, directeur général de Métro Média, a précisé par courriel que les mesures touchent un peu plus de 40 personnes, soit des mises à pied temporaires pour 23 travailleurs et des réductions du temps de travail pour les autres.

Ce sont 17 employés dans la «salle de rédaction» — en charge du journal Métro mais aussi des autres journaux du groupe, comme le Courrier Ahuntsic Cartierville ou le Charlesbourg Express — qui sont visés par ces mesures.

Métro Média affirme qu'elle poursuivra tout de même sa mission d'informer gratuitement, bien qu'«amputée de la majeure partie de ses ressources».

Le journal Métro continuera d'être publié cinq jours par semaine. Malgré une diminution du tirage en raison de la chute de l'achalandage dans les stations de métro, il demeure accessible, souligne Métro Média.

Le journal Métro révise régulièrement sa distribution afin d'être disponible où les lecteurs se trouvent, principalement dans les commerces d'alimentation.

Les 25 journaux locaux de Montréal et de Québec continueront d'être publiés.

Métro Média demeure actif en ligne.

Actualités

Compenser les bas salariés: preuve que le salaire minimum est trop bas, dit Boyer

MONTRÉAL — Le fait que le premier ministre François Legault évoque la nécessité de compenser les bas salariés pour qu’ils aient intérêt à continuer à travailler, malgré la prestation fédérale de 2000 $ par mois, prouve la nécessité de hausser le salaire minimum, estime le président de la FTQ, Daniel Boyer.

La plus grande centrale syndicale du Québec, qui y représente plus de 600 000 travailleurs, a lancé le bal, le 1er mai 2016, du mouvement en faveur d’une hausse du salaire minimum à 15 $.

En entrevue vendredi, M. Boyer a dit estimer que le débat qui a cours depuis que le fédéral a lancé sa Prestation d’urgence de 2000 $ par mois, pour compenser la perte de revenu des travailleurs victimes de la COVID-19, démontre toute la pertinence de cette revendication.

Depuis, plusieurs travailleurs à bas salaire ont critiqué le fait qu’ils gagneraient davantage avec cette prestation d’urgence que s’ils continuaient à travailler — parfois au péril de leur santé.

Il s’agit des préposés aux bénéficiaires qui travaillent dans les résidences privées pour personnes âgées, des commis d’épicerie, caissières, employés du commerce de détail et autres.

Le fait que le premier ministre Legault ait indiqué en conférence de presse que le ministre des Finances allait trouver un moyen pour les compenser démontre que ces salaires sont trop bas, argue M. Boyer.

Arts

Les nommés aux prix Écrans canadiens devront attendre encore

TORONTO — Les nommés aux prix Écrans canadiens cette année devront attendre encore un peu plus avant de savoir s’ils remportent un trophée.

L’Académie canadienne du cinéma et de la télévision a dit reporter l’annonce des lauréats étant donné la grande incertitude entourant la pandémie de COVID-19.

Plus tôt ce mois-ci, l’Académie avait annulé la cérémonie qui devait être télédiffusée dimanche, ainsi que les événements prévus à la fin du mois de mars à Toronto, à Montréal et à Vancouver liés à la Semaine du Canada à l’écran.

Les organisateurs ont publié vendredi un communiqué, affirmant que l’Académie demeurait déterminée à célébrer les lauréats cette année au moment jugé opportun.

Deux films québécois, Antigone et The Twentieth Century, sont finalistes dans la catégorie du meilleur film.

Le Chant des noms, de François Girard, est cité neuf fois, mais pas dans les catégories du meilleur film ou de la meilleure réalisation.

L’Académie canadienne du cinéma et de la télévision décerne aussi ses prix Écrans aux artisans de la télévision en anglais — les productions francophones reçoivent des prix Gémeaux au Québec.

C’est la comédie Schitt’s Creek qui domine la liste des finalistes, avec 26 nominations, suivie d’Anne with an E avec 17 et Cardinal avec 14.

Arts

Bob Dylan sort une chanson de 17 minutes, première nouveauté depuis huit ans

NEW YORK — Le chanteur américain et Prix Nobel de littérature Bob Dylan a publié vendredi une chanson inédite de 17 minutes consacrée à l’assassinat de John Fitzgerald Kennedy et taillée pour cette période de confinement.

C’est le premier titre original sorti par l’artiste depuis huit ans.

Murder Most Foul ressemble davantage à un poème en vers déclamé lentement par un Bob Dylan accompagné au piano, aux percussions et au violoncelle, qu’à une chanson classique avec couplets et refrain.

«C’était un jour sombre à Dallas», commence-t-il. «Novembre 63. Une journée qui restera tristement célèbre.»

Suit un récit du déroulement de cette journée, mélangé à une réflexion sur cette époque, matinée de saillies métaphysiques.

Bob Dylan a profité de la sortie de ce titre, dont il n’a pas indiqué quand il avait été conçu, pour remercier ses fans de leur «soutien et fidélité au fil des années», dans un message publié sur Twitter.

Le chanteur de 78 ans n’avait plus publié de musique nouvelle depuis la sortie de son album Tempest, en 2012.

Le Prix Nobel de littérature 2016 continue à se produire régulièrement en concert.

S’il a annulé une série de spectacles prévus en avril au Japon du fait de la pandémie de coronavirus, il a, pour l’instant, maintenu le calendrier d’une tournée en Amérique du Nord, avec un premier concert le 4 juin à Bend, dans l’État américain de l’Oregon.


Actualités

Le cri du cœur d'une artiste

Martine* travaille dans le milieu artistique de Québec depuis une vingtaine d’années. La précarité, elle connaît. D’une pige à l’autre, que ce soit pour une tâche d’enseignement ou pour le Carrefour international de théâtre, elle a toujours réussi à tirer son épingle du jeu. Or, elle qui se croyait admissible à la Prestation canadienne d’urgence (PCU) déplore que son cas, à l’instar de nombreux collègues, «ne fitte pas dans les petites cases».

Le cri du cœur de Martine résonne à l’autre bout du fil. Posée et articulée, elle raconte son histoire pour éveiller les consciences en ces temps difficiles, au nom de l’équité et de la justice. «Je le fais pour l’ensemble de ma communauté, car nous sommes plusieurs dans la même situation. Mon exemple est pertinent. Il ressemble à celui de beaucoup d’autres personnes.»

Martine était sans boulot au moment du déclenchement de la crise. Elle attendait «avec impatience» quelques contrats printaniers pour renflouer les goussets familiaux. Ne pouvant se permettre d’attendre plus longtemps, elle a déniché un emploi à temps partiel dans le domaine alimentaire. Le boulot lui rapporte environ 800 $ par mois. C’est là que le bât blesse.

«J’étais ravie d’entendre qu’on n’allait oublier personne dans le programme d’aide du gouvernement fédéral [qui procure 2000 $ mensuellement pendant une période maximale de quatre mois]. Malheureusement, selon les critères, dès qu’on a touché un revenu de travail à temps partiel, et même si on a perdu des contrats à cause de la pandémie, on est admissible à aucune aide. Il faut avoir vécu 14 jours consécutifs sans revenus pour se qualifier.»

«J’y vois un incitatif à ne pas se débrouiller par soi-même, voire à ne pas travailler du tout, déplore-t-elle. Ce serait plus payant de rester chez moi à ne rien faire, à ne pas être utile à la société.»

Méconnaissance

Martine, qui a deux enfants à la maison, ne peut compter financièrement sur son conjoint. Artiste pigiste également, il vit une situation similaire. Deux «contrats majeurs» viennent de passer à la trappe. Puisqu’il touche un «mini salaire» de 125 $ par semaine, comme professeur dans un cégep, il est disqualifié pour le PCU.

«Je pense qu’il y a une méconnaissance de notre réalité, à nous, les pigistes du domaine culturel, plaide-t-elle. On est toujours à la pêche aux contrats afin de réussir à boucler notre budget. Ce sont plusieurs employeurs qui nous donnent, parfois quelques heures de travail, parfois quelques semaines ou quelques mois. Mais en bout de ligne, c’est l’ensemble de tous ces contrats qui nous permettent de tirer notre épingle du jeu. Nous sommes habitués à vivre avec peu, mais tout de même...»

L’artiste refuse néanmoins de lancer la pierre au gouvernement qu’elle estime «de bonne foi». Mais il est impérieux que les fonctionnaires prennent en considération le mode de travail «atypique» des travailleurs comme elle. «J’aimerais que le gouvernement comprenne que des gens conservent des emplois à temps partiel, mais qui ne sont pas suffisants pour assurer leur survie. Il faudrait que le PCU vienne compléter ces revenus. Si on gagne 200 $ par mois, est-ce que le programme ne pourrait pas ajouter 1800 $ afin qu’on puisse atteindre le fameux 2000 $?»

Banque alimentaire

Martine a interpellé les députés provincial et fédéral de sa circonscription, ainsi que l’Union des artistes (UDA), mais tous s’en remettent aux modalités du programme d’aide. L’UDA n’a pas donné suite à la demande d’informations du Soleil.

Depuis un mois, face à la précarité de sa situation familiale, Martine se rend à une banque alimentaire pour faire le plein de provisions. «Je me suis résignée à y aller. C’est complètement nouveau dans ma vie, mais je n’ai pas honte. Je suis instruite, je travaille, je suis utile à la société, je suis compétente. Le gouvernement a dit qu’il ne voulait échapper personne, alors je vais me battre. S’il a l’information et de la pression, il peut réajuster le tir.»

* Prénom fictif

Actualités

Les cloches d’églises sonneront dimanche midi

MONTRÉAL — L’archevêque de Montréal, Christian Lépine, et l’évêque auxiliaire de Québec, Marc Pelchat, ont demandé de faire sonner les cloches des églises de leurs diocèses respectifs dès dimanche prochain, pendant 10 minutes, à partir de midi, et tous les dimanches jusqu’à Pâques.

Cette idée avait été proposée plus tôt cette semaine par les évêques français.

Monseigneur Lépine explique qu’en ce temps de carême pour les chrétiens, cette initiative est une façon de démontrer la solidarité et la fraternité de l’Église avec les familles, les malades et leurs proches. Le geste vise aussi à valoriser le dévouement du personnel de la santé et de tous ceux qui veillent à la sécurité et au bien-être des gens.

Mgr Pelchat espère que les cloches familières réchauffent les cœurs, en particulier ceux des personnes aînées qui sont confinées et qui peuvent se sentir davantage seules ou inquiètes.

Cette année, la fête de Pâques sera célébrée le 12 avril.

La Capitale

Coronavirus: deux jeunes de Québec passent leur message dans une vidéo devenue virale [VIDÉO]

Deux jeunes de Québec ont choisi l’humour pour sensibiliser la population à l’importance de «rester chez nous» dans une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux.

«On sort, mais pas loin. On se rassemble pas. On Tiktokise, on Netflixise, on Instagramise, on Fortnitise, mais on reste chez nous!» dit le plus jeune des deux frères dans la vidéo, qui a été partagée plus de 53 300 fois depuis mardi. 

Aux baby-boomers, «ceux qui sont nés tous en même temps dans l’ancien temps, ça a fait boom pis sont tous apparus en même temps», les deux jeunes demandent de «chiller à la maison». 

«Vous êtes à la retraite, prenez ça cool! Jouez au bingo en ligne, fabriquez-vous un jeu de pétanque avec du riz pis des ziploc […], jouez au shuffleboard [...], tsé l’affaire plate dans tous les terrains de camping en Floride», suggère encore le cadet des garçons.

«Écoutez-nous donc, pis arrêtez d’aller acheter deux bananes à l’épicerie, on va vous aider, on n’a rien à faire, on va y aller à l’épicerie pour vous!» ajoute-t-il.

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Actualités

Kaleido, anciennement Universitas, victime d’une cyberattaque

Kaleido, anciennement Universitas, a été victime d’une cyberattaque dans la journée du 24 mars. Une enquête est en cours chez le spécialiste des régimes enregistrés d’épargne-études (REEE), basé à Québec. Par mesure de sécurité, tous les systèmes informatiques et opérationnels ont été temporairement suspendus.

Les clients ne seraient pas affectés par cette attaque, assure la direction. Les placements seraient protégés, selon les informations préliminaires diffusées par l’entreprise.

Affaires

La Presse sabre dans les salaires; pertes d'emplois chez Cogeco Média

MONTRÉAL — Les turbulences économiques provoquées par la pandémie de la COVID-19 continuent de secouer les médias québécois, alors que le couperet tombe chez Cogeco Média et que le quotidien La Presse réduit le salaire de ses syndiqués et cadres.

Chez Cogeco Média, qui exploite un réseau de 23 stations radiophoniques au Québec et en Ontario, on mettra temporairement à pied 130 personnes - environ 25 % de l’effectif total. Annoncée jeudi, la décision concerne des employés dans les secteurs des ventes, de la comptabilité et des promotions.

«Comme tous les médias locaux, les revenus (publicitaires) proviennent beaucoup de la vente au détail», a expliqué la directrice principale, communication marketing de Cogeco Média, Christine Dicaire, au cours d’un entretien téléphonique.

Les nombreuses mesures décrétées par le gouvernement Legault - dont la fermeture des entreprises dans les secteurs non essentiels jusqu’au 13 avril - afin de limiter la propagation du nouveau coronavirus ont grandement affecté les activités des compagnies, qui achètent donc moins de publicité dans un contexte de ralentissement économique marqué.

Mme Dicaire a ajouté que les stations de Trois-Rivières et de Sherbrooke vont désormais relayer certaines émissions «réseaux», mais que les bulletins de nouvelles seront locaux. La programmation des autres stations n’est pas affectée.

Les mises à pied pourraient s’échelonner jusqu’au 17 août, mais l’employeur a dit espérer pouvoir rappeler ses employés le plus rapidement possible.

Du côté de La Presse, la diminution salariale sera de l’ordre de 10 % pour les syndiqués et cadres jusqu’en 2021, mais on n’abolira toutefois pas de postes. La contribution de l’employeur aux régimes de retraite sera temporairement réduite, ce qui fait que la baisse salariale moyenne sera de 14 %.

La Presse a souligné, dans un communiqué, que la majorité de ses revenus étaient liés «à l’achat de publicité sur ses différentes plateformes» et que la baisse du marché était «dramatique».

«Cette situation hors de l’ordinaire nous force à prendre des mesures exceptionnelles afin d’assurer la pérennité de La Presse», a déclaré le président de l’entreprise, Pierre-Elliott Levasseur, en précisant que le quotidien était «en bonne voie d’atteindre» l’équilibre au chapitre des finances cette année.

Ces mauvaises nouvelles s’ajoutent à la réorganisation annoncée cette semaine par la Coopérative nationale de l’information indépendante (CN2i), qui avait repris les six quotidiens régionaux du Groupe Capitales Médias. Citant également une érosion des revenus publicitaires, le groupe avait décidé de suspendre la publication des éditions imprimées de tous ses journaux en semaine, ce qui entraîne 143 mises à pied temporaires.

Un important réseau de journaux dans le Canada atlantique, SaltWire Network, a également annoncé mardi la fermeture de plusieurs publications, entraînant 240 mises à pied, soit 40 % de ses effectifs.

Mercredi, le gouvernement Trudeau avait annoncé l’octroi d’une aide financière, qui a été jugée trop timide par certains, aux organisations médiatiques.

Elle doit notamment prendre la forme d’une campagne nationale de sensibilisation sur la COVID-19 dans les médias canadiens, tout en accélérant le processus menant vers des crédits d’impôt longtemps promis aux journaux canadiens, durement affectés par la perte de revenus publicitaires dans un contexte de pandémie de la COVID-19.

COVID-19

Nouveau-Brunswick: accusés de voies de fait pour avoir toussé sur un colocataire

ROTHESAY — Deux hommes du Nouveau-Brunswick récemment rentrés de voyage ont été accusés de voies de fait pour avoir délibérément toussé en direction d'un colocataire dans une maison de chambres.

Les deux suspects seraient récemment revenus de République dominicaine et auraient omis de se placer en isolement pour une période de 14 jours. Une mesure exigée pour tout voyageur par les autorités fédérales de santé publique de même que par la loi provinciale.

Selon ce que rapporte la police régionale de Kennebecasis, les patrouilleurs ont répondu à un appel d'urgence jeudi matin dénonçant le comportement des deux suspects qui auraient omis de se placer en isolement à leur retour au pays.

«Au cours de notre enquête, il a été révélé que les deux hommes avaient toussé sur d'autres résidents de la maison», a déclaré vendredi le chef du service de police Wayne Gallant.

«Les deux suspects ont été accusés de voies de fait», a-t-il précisé. L'un des suspects réside dans la maison de chambre et l'autre est son compagnon de voyage.

La propriété est située sur le chemin Hampton, à Rothesay, au nord-est de Saint-Jean.

L'enquêtrice Anika Becker relate qu'un homme de 41 ans qui habite la maison de chambres s'est plaint auprès des deux hommes de ne pas avoir respecté la règle d'isolement. Ce serait à ce moment que ceux-ci ont commencé à délibérément tousser en sa direction.

Cet horrible incident survient au moment où 51 nouveaux cas de contamination ont été rapportés dans les provinces maritimes.

Le Nouveau-Brunswick a déclaré l'état d'urgence le 19 mars après que le premier ministre Blaine Higgs eu déploré que trop peu de citoyens respectaient les consignes d'éviter les rassemblements.

La Force policière de Kennebecasis invite les citoyens qui croient que des personnes ne s'isolent pas adéquatement à ne pas régler la question eux-mêmes, mais plutôt à faire usage sans frais de la ligne téléphonique de dénonciation mise en place par le gouvernement du Nouveau-Brunswick.

Le numéro à composer est le 1-844-462-8387, avant 16h30. Par la suite, un courriel peut être transmis à l'adresse helpaide@gnb.ca.

Incident à Terre-Neuve

Un autre incident est survenu jeudi dans l'ouest de l'île de Terre-Neuve. Les policiers ont arrêté une femme pour la deuxième fois alors qu'elle aurait refusé de s'isoler à la maison depuis son retour de voyage en dehors de la province.

La femme de 53 ans a été arrêtée à Corner Brook au lendemain de sa première libération pour avoir contrevenu à la Loi sur la protection et la promotion de la santé publique de Terre-Neuve-et-Labrador.

Celle-ci pourrait devoir payer une amende de 500 $ à 2500 $ ou encore devoir purger jusqu'à six mois de prison.

COVID-19

«Ça va bien aller»: un arc-en-ciel avec la corde à linge

«Ça va bien aller» : c’est ce qu’on se répète depuis plusieurs jours. Les arcs-en-ciel dans les rues désertes envoient un message d’espoir en ce temps d’isolement obligatoire ou préventif, afin de se protéger de la COVID-19. 

Le mouvement a été lancé en Italie, avec le mot-clic #andratuttobene. Le pays est parmi les plus touchés par la pandémie, où le nombre de morts augmente chaque jour et l’isolement est obligatoire pour tout le monde.

Les arcs-en-ciel ont rapidement traversé le continent pour venir s’installer partout au Québec. 

Certains citoyens se sont montrés créatifs, et ont installé un arc-en-ciel tout spécial : peinture, dessins, bricolage.

Les résidents de Limoilou, eux, ont sorti la corde à linge en avance... Le photographe Yan Doublet a ramené quelques clichés de la décoration dans le quartier. 

COVID-19

De nouveaux chômeurs n’ont plus rien dans le frigo

Les nouveaux chômeurs mis à pied dans la foulée de la crise de la COVID-19 sont de plus en plus nombreux à n’avoir rien dans le frigo et à demander de l’aide alimentaire dans la région de Québec.

Depuis une semaine, la banque alimentaire Moisson Québec et plusieurs organismes de la capitale reçoivent un afflux d’appels de personnes qui ont récemment perdu leur emploi. À court d’argent pour payer l’épicerie, ils demandent souvent pour la première fois de leur vie d’être dépannés pour nourrir leurs familles. 

«Ce sont des besoins pressants. Ils sont un peu gênés de faire ces démarches-là, mais la plupart disent : «j’en aurais besoin pour là»», dit Élyse Groulx, organisatrice communautaire et travailleuse sociale chez Moisson Québec. «Ça veut dire qu’ils n’ont plus rien dans leur frigo». 

Les demandes d’aide alimentaire sont aussi faites par des travailleurs autonomes qui ont perdu des contrats ou des travailleurs qui n’ont presque plus d’heures, note Mme Groulx. Moisson Québec, qui ravitaille 125 organismes à Québec, Lévis, dans Portneuf, dans Charlevoix et dans Lotbinière, reçoit des appels de nouveaux chômeurs d’un peu partout sur ce territoire. 

La hausse des demandes d’aide alimentaire est un des effets collatéraux la multiplication des mises à pied au Québec. Les exigences de confinement liées à la COVID-19 ont forcé la majorité des entreprises qui offrent des services non essentiels à cesser ou à ralentir leurs activités depuis deux semaines. Privés soudainement de revenus, de nombreux travailleurs n’ont même plus assez de fonds pour nourrir leurs familles. 

Actualités

Ivre, il percute un trottoir et arrache une haie de cèdres

Un conducteur en état d’ébriété qui aurait mal négocié un virage a violemment percuté un trottoir avant d’arracher une haie de cèdres sur un terrain privé, mercredi soir, à Granby. Des citoyens témoins de la scène ont alerté les policiers. 

«J’ai entendu le son d’une voiture qui s’en venait vite. C’était tout un vacarme, décrit Marc-Antoine Inkel, propriétaire du terrain où le véhicule a terminé sa course. Si je n’avais pas mis de grosses roches, la voiture frappait ma maison, là où il y a la chambre de mes enfants...»

Le conducteur de 29 ans roulait sur la rue Simonds Sud lorsqu’il a effectué un virage sur le boulevard Fortin. Sa manœuvre n’a toutefois pas été un succès. Il a percuté le trottoir avant de finir sa course dans la haie de cèdres située sur la propriété à M. Inkel. 

En voyant la scène, des citoyens ont alerté les policiers. Soupçonné de conduite avec les capacités affaiblies par l’alcool, le Granbyen a été arrêté et conduit au poste de police. Il a échoué l’alcootest.

Son permis de conduire a donc été suspendu sur-le-champ pour 90 jours. Il a été remis en liberté d’ici sa comparution prévue le 14 mai au palais de justice de Granby.

Ce n’est pas la première fois que la propriété de M. Inkel est endommagée lors d’un accident ou d’une sortie de route.

Chaque année, la même scène se produit. Parfois à plus d’une occasion. Sa haie de cèdres a été arrachée à plusieurs reprises. D’imposantes roches pesant plus d’une tonne chacune ont d’ailleurs été installées pour freiner les véhicules et éviter qu’ils percutent la maison. 

 «Je vais remettre des cèdres, mais je vais les ramener plus proche sur mon terrain. Je vais probablement faire mettre de gros piliers dans le sol», explique le propriétaire, découragé par le nombre d’accidents survenus sur son terrain. 

Actualités

Lyne Bessette ajoute sa voix

La députée libérale de Brome-Missisquoi ajoute sa voix à ceux qui prient les citoyens de rester chez eux lorsque leur sortie n’est pas nécessaire.

Depuis l’arrivée du coronavirus au Québec et au Canada et la mise en place de mesures pour limiter la propagation du virus, Mme Bessette a constaté que plusieurs dérogeaient aux règles. Certains sortent faire des courses au retour d’un voyage, d’autres ne se soucient pas de la maladie ou encore se rassemblent.

Actualités

Installation des pneus d'été au garage: ça attendra!

Bien qu’il soit légal depuis le 15 mars dernier d’installer ses pneus d’été, il ne sera pas possible pour au moins deux semaines de les faire poser par un garagiste. En tant que services essentiels, ceux-ci demeurent ouverts, mais uniquement pour répondre aux urgences.

Plusieurs garagistes contactés par La Voix de l’Est mercredi avaient soit fermé leurs portes, ou s’apprêtaient à le faire, demeurant ouverts uniquement sur rendez-vous. Et pas pour n’importe qui.

COVID-19

Parents séparés: la COVID-19 en terrain glissant

Les temps de garde d’enfants pour les parents séparés ont été quelque peu bousculés dans les derniers jours. Pas d’école, télétravail et isolement compliquent les choses. Marie-Hélène et son ex-conjoint réussissent bien à s’occuper de leurs deux boules d’énergie, Rosalie et Raphaël : une semaine chez maman, une semaine chez papa.

Le jugement de la cour veut que les parents aient une garde partagée des jumeaux également. Il avait été décidé que durant la semaine chez maman, le dodo du lundi se faisait chez papa. Même chose pour la semaine de papa.

«Pour limiter les déplacements, on a enlevé le dodo chez l’autre durant notre semaine. Cette semaine j’ai les enfants et lundi, ils ne sont pas allés chez leur père. On a quand même fait un Facetime pour garder le contact et montrer que papa faisait attention au gros virus», explique Marie-Hélène.

Les parents ont pris le temps de bien expliquer à leurs cocos de trois ans et demi que les écoles et les magasins fermaient à cause d’un virus dangereux, et que ça changeait un peu leurs habitudes.

«On est plus transparent l’un envers l’autre et on se parle de nos craintes. On communique beaucoup et une chance, je ne voudrais pas être dans le cas où les parents ont des différends.»

Rosalie et Raphaël font de l’asthme sévère, la COVID-19 pourrait s’avérer très dangereuse pour eux. 

«On ne réagit pas tous de la même façon à une crise comme celle-là. Mon jugement n’est peut-être pas le même que mon ex-conjoint. Si jamais on en vient à ne pas s’entendre, je sais qu’il y a des ressources qui existent», explique la maman.

Marie-Hélène et son ex-conjoint communiquent plus et mieux depuis qu'on a signalé l'état d'urgence sanitaire. Par contre, ce n’est pas tous les parents qui réussissent à bien s’entendre. 

Legault «maladroit»

Depuis le début de la crise, les avocats en droit de la famille ont la lourde tâche de s’assurer que les ententes entre les parents soient respectées. Étant donné qu’aucune précision n’a été faite à ce sujet par la Direction de la santé publique, le mot d’ordre aux parents est de respecter les ententes de la cour tout en respectant les consignes d’hygiène. 

Mardi, le duo François Legault et Horracio Arruda a été interrogé au sujet du temps de garde des enfants, ils ont créé «beaucoup de confusion». 

Selon le premier ministre, il est préférable que l’enfant reste chez un seul parent, même s’il admet cependant que la situation est délicate.

«Ce n’est pas simple. Mais j’ai le goût de vous répondre ce que le Dr Arruda me dit : le parent qui est le plus sévère, c’est peut-être celui qui devrait garder les enfants», a-t-il dit. 

Du côté du docteur Arruda, il s’agit d’une question de jugement. «Je pense que c’est une question aussi que les parents peuvent gérer entre eux. Il n’y a pas de recette miracle. Vous savez, des pandémies comme ça, on n’en a pas vécu, puis on n’a pas fait des études, d’analyses. Les gens sont assez intelligents, à mon avis, pour comprendre», a-t-il exprimé lors du point de presse quotidien.

Affaires

Postes Canada réduit les heures de services et annonce de nouvelles mesures

Postes Canada réduit les heures de services dans ses bureaux tout en offrant un service prioritaire aux personnes à «risque élevé» et annonce de nouvelles règles pour faciliter la distance sociale.

Les nouvelles mesures annoncées lundi après-midi ont pour but d’assurer la sécurité des employés et de la population en cette période de crise sanitaire.

De nombreux bureaux de poste ouvriront dorénavant une heure plus tard et fermeront une heure plus tôt afin de nettoyer les lieux, de réapprovisionner les stocks et donner un répit au personnel.

Également, la première heure de chaque journée sera réservée aux personnes à risque élevé, «les aînés ou les personnes dont le système immunitaire est affaibli», peut-on lire dans le communiqué publié par le service postal qui précise également que certains bureaux pourraient fermer en raison de «fermetures d’édifices hors de notre contrôle».

Poste Canada compte également mettre en place des panneaux transparents pour les comptoirs afin d’accroître la sécurité des employés et demande aux clients de se tenir à deux mètres les uns des autres.

«Sonner, déposer, quitter»

Afin de limiter les contacts physiques avec les clients, le service postal a mis en place la politique «Sonner, déposer, quitter».

Les employés de livraison vont donc sonner à la porte et déposer le colis sans demander la signature du client.

Aussi, les articles qui nécessitent une pièce d’identité ou la perception de droits de douane seront envoyés directement à un bureau de poste aux fins de ramassage.

Poste Canada demande évidemment aux clients qui se sentent malades ou qui s’isolent volontairement de retarder leur visite au bureau de poste.

Hockey

Ligue canadienne de hockey: séries et Coupe Memorial annulées

Vous pouvez maintenant ajouter les séries de la Coupe du président et le tournoi de la Coupe Memorial à la longue liste d’annulations dans le monde du sport en raison de la pandémie de la COVID-19.

Dans un communiqué publié lundi soir, la Ligue canadienne de hockey a annoncé l’annulation des séries éliminatoires de ses trois circuits affiliés ainsi que le plus important tournoi de hockey junior au Canada.

Pour une première fois en 102 ans, il n’y aura donc aucun match pour déterminer quelle est la meilleure équipe de hockey junior au pays. Dans le cas de la Ligue de hockey junior majeur du Québec, qui en était à sa 51campagne, il s’agira de la première fois qu’elle ne sera pas en mesure de couronner un champion.

Cette annonce survient six jours après que la LHJMQ eut annoncé l’annulation du reste de sa saison, le 17 mars. La Ligue de l’Ontario et la Ligue de l’Ouest avaient pris la même décision le lendemain.

La LCH avait annoncé la suspension de la saison des trois circuits le 12 mars, pour lutter contre la propagation de la COVID-19.

Les plus récentes mises à jour et les directives émises par les agences de santé provinciales et fédérales rendaient impensable la présentation des parties éliminatoires.

«Avec l’évolution de la crise au cours des derniers jours, il n’y avait plus de scénarios potentiels dans lesquels la tenue des séries éliminatoires était réaliste, a indiqué le commissaire de la LHJMQ, Gilles Courteau, dans un communiqué. Il s’agit d’une période excessivement difficile pour notre société et ce triste épisode va bien au-delà des frontières du hockey. C’est pourquoi il est capital de prendre des décisions responsables.

«C’est l’une des décisions les plus difficiles que j’ai dû prendre dans ma carrière», a-t-il ajouté.

La propagation rapide de la COVID-19 avait placé les joueurs et les équipes de la LHJMQ dans l’incertitude quant à un retour au jeu. Impuissantes devant les récents développements, certaines formations du circuit Courteau ont dû se résigner à déjà penser à l’an prochain.

«Nous étions en attente de développements. Maintenant que la saison et les séries sont officiellement annulées, nous pourrons préparer un plan d’action afin de tirer un trait sur l’année 2019-2020 et entamer la préparation en vue de la prochaine saison, a fait savoir Nicolas Célant, coordonnateur aux événements, marketing et relations avec les médias du Drakkar de Baie-Comeau.

Phoenix de Sherbrooke

Parmi les équipes les plus touchées, il faut sans contredit penser au Phoenix de Sherbrooke et aux Saguenéens de Chicoutimi, qui constituaient deux des trois meilleures formations de la LHJMQ.

Le Phoenix, qui trônait au premier échelon du classement général lors de l’annulation du reste de la saison, a effectué quelques transactions pour solidifier son noyau de joueurs et s’était présenté comme un aspirant très sérieux pour remporter la Coupe du président, et possiblement la coupe Memorial.

Bien que grandement déçu du dénouement, l’entraîneur-chef du Phoenix, Stéphane Julien, commençait à s’en douter.

«Avec tout ce qui se passe dans le monde en ce moment, ç’aurait pris un miracle pour qu’on revienne au jeu, a-t-il déclaré. J’ai une pensée pour nos joueurs de 20 ans, qui disputaient leur dernière saison dans la LHJMQ. C’est une déception pour nous, mais aussi pour eux. Nous pensons connaître une autre bonne saison l’an prochain et nous n’avons pas complètement sacrifié notre jeunesse.»

Saguenéens de Chicoutimi

Les Saguenéens, deuxièmes dans l’Association Est au moment de la suspension du jeu, connaissaient quant à eux leur meilleure saison en 47 ans. Ils avaient réussi quelques coups d’éclat avant la date butoir des échanges, faisant notamment l’acquisition des attaquants Félix Bibeau, Raphaël Lavoie et Dawson Mercer.

«Nous étions optimistes quant à la position avantageuse dont s’était dotée notre ligue jusqu’à aujourd’hui, grâce à une patience et une solidarité de tous les instants. Dans une situation où l’avenir, même rapproché, est inconnu, l’organisation des Saguenéens était motivée à participer activement à la relance d’une région, d’une ligue, de tout un peuple qui vit souvent ses émotions à travers le hockey. De là notre grande déception aujourd’hui», a mentionné par voie de communiqué le président des Saguenéens, Richard Létourneau.

Sur Twitter, les Islanders de Charlottetown et les Wildcats de Moncton ont dit soutenir la décision de la LCH.

Le tournoi de la Coupe Memorial devait avoir lieu du 22 au 31 mai à Kelowna. La ville hôtesse pour 2021 n’a pas encore été choisie.

Courteau doit s’adresser aux médias mardi matin.

Affaires

La Bourse de Toronto assouplit ses règles en réponse à l'épidémie de COVID-19

TORONTO - La société qui exploite la Bourse de Toronto et la Bourse de croissance TSXV s'apprête à assouplir certaines règles pour aider les sociétés inscrites à leur cote pour «réduire (leur) fardeau administratif» en cette période de pandémie de la COVID-19.

Le Groupe TMX a expliqué que les changements donneraient aux entreprises plus de temps pour tenir leur assemblée annuelle des actionnaires et obtenir l'approbation des actionnaires pour leurs régimes d'options d'achat d'actions.

Toujours des frais pour les transactions excédentaires

Au moment où de moins en moins de commerçants acceptent l’argent comptant, des consommateurs réclament la levée des limites de transaction par carte de débit.

Sylvie Young a l’impression que Desjardins et les autres pourraient faire beaucoup plus en ce temps de crise. «J’ai un maximum de 30 transactions, pour d’autres, c’est 25, etc., nous écrit Mme Young. Mais comme les commerces prennent de moins en moins d’argent liquide, Desjardins profitent de nous en s’assurant qu’on dépasse nos limites de transactions. Et là, ils nous charge des «prix de fous» par achat à chaque fois qu’on utilise la carte de débit un coup dépassé notre limite de transactions.»

La porte-parole Chantal Corbeil a indiqué au Soleil que Desjardins n’envisage pas de changer les frais de transactions pour le moment. «Nous offrons des forfaits très avantageux selon l’utilisation de chacun (12 transactions pour 3,95$ par mois, 30 transactions pour 8,95$ par mois et illimité à 13,95$ par mois). Nous avons des offres spéciales pour les étudiants (gratuit), les personnes âgées de 60 ans et plus (rabais de 4$) et pour les ordres professionnels, rappelle Mme Corbeil. Il est important de souligner que nos membres peuvent modifier leurs forfaits à tout moment sur Accès D, surtout si leur utilisation augmente.»

Le paiement sans contact par carte de crédit Desjardins a été rehaussé à 250$. La mesure ne s’applique pas, pour le moment, à la carte de débit. Les travaux se poursuivent à ce sujet, dit la porte-parole.

À la Banque nationale, plusieurs mesures de soutien ont été proposées pour les clients particuliers et commerciaux, mais pour l’instant, aucune levée des frais pour des transactions excédentaires.

Affaires

SAQ et SQDC toujours ouvertes: les travailleurs dénoncent

La Société des alcools du Québec (SAQ) et la Société québécoise du cannabis (SQDC) demeureront ouvertes, du moins jusqu’à nouvel ordre, une décision que dénoncent des syndicats qui représentent les travailleurs des deux organisations.

Le syndicat des employés de magasins et de bureaux de la SAQ (SEMB-SAQ-CSN) et le syndicat des employés de la SQDC (SEE-SQDC-CSN) s’inquiètent pour la santé des travailleurs et dénoncent que «le secteur privé est plus proactif en matière de prévention que ces deux sociétés d’État».

«On serait en droit de s’attendre à ce que le gouvernement donne l’exemple. De plus, l’annonce qu’a faite le gouvernement à 13h, sans aucune précision, a créé une ruée vers les succursales de la SAQ et de la SQDC, ce qui va totalement à l’encontre des mesures de prévention adoptées jusqu’ici», peut-on lire dans un communiqué de presse conjoint publié par les deux syndicats.

«Est-ce que l’alcool et le cannabis sont réellement des services essentiels au point de mettre en danger la santé des employé-es et de la population?» s’est demandé Katia Lelièvre, présidente du SEMB-SAQ, dans le communiqué.

Katia Lelièvre a ajouté que les employés ont vécu plusieurs situations problématiques dans les derniers jours, «dont le cas d’un client contaminé qui a visité une succursale».

Livres

Mort d’Uderzo, père d’Astérix 

PARIS - Dessinateur au trait de génie, Albert Uderzo, est mort mardi avec la certitude qu’Astérix et ses turbulents amis gaulois, qu’il inventa en 1959 avec René Goscinny, emblème de la culture française internationalement connu, lui survivront longtemps.

«On ne me reconnaît pas dans la rue. Je pourrais passer derrière une affiche sans la décoller. Les personnages peuvent devenir des mythes, mais pas nous, leurs pères», disait le co-inventeur du rival mondial de Tintin et de Mickey.

Portant le poids des ans avec prestance et un détachement amusé, Albert Uderzo sera finalement resté un homme peu connu, de caractère réservé et d’allure tranquille, préférant parler de son travail que de lui.

Grand amateur de Ferrari (une vingtaine ont transité par son garage), ce fils d’un couple d’immigrés italiens résidait dans un hôtel particulier de Neuilly-sur-Seine. Il était riche, grâce aux quelque 370 millions d’albums vendus dans le monde (traduits en 111 langues ou dialectes), une quinzaine de films (animation et cinéma), un parc de loisirs, des jeux vidéos, des produits dérivés par centaines.

La mort en 1977, à 51 ans, du grand scénariste René Goscinny, lors d’un test d’effort effectué pour un bilan de santé, l’affecta beaucoup. Ils ont publié ensemble 24 albums. Grâce à eux, la bande dessinée a conquis le grand public.

Uderzo a ensuite quitté Dargaud, son éditeur historique, pour fonder sa propre maison, les éditions Albert-René, et reprendre le flambeau pour huit Astérix en solo (sans compter les albums anniversaires et de récits courts).

«On ne m’a pas fait de cadeaux. Oui, bien sûr, je souffre d’un complexe "Goscinny", mais on me le crée aussi», disait-il en référence à la presse jugeant ses albums moins bons que ceux du tandem. Pourtant, ils ont fait un tabac auprès du public.

À l’instar d’Hergé pour Tintin, Uderzo ne voulait pas de nouveaux Astérix après sa mort. Il a finalement changé d’avis. En 2011, souffrant d’un rhumatisme articulaire à la main droite, il passa le relais (en accord avec Anne Goscinny, unique ayant-droits de son père) à des auteurs plus jeunes, tout en suivant de près leur travail, là encore couronné de succès.

«Ma main n’était pas faite pour ce métier, racontait-il. Regardez les "patasses" que j’ai ! Ce sont des mains de charcutier, j’ai de gros os, comme mon père. J’ai encré tous mes dessins au pinceau, ce qui requiert beaucoup d’adresse. J’ai dû miner ma main en travaillant comme ça».

Conflit avec sa fille

Né le 25 avril 1927 à Fismes (Nord-Est), Albert naît avec douze doigts. L’anomalie sera corrigée par une opération. Son père était luthier. L’enfance, à Paris, est modeste, mais heureuse.

Le jeune homme, qui est daltonien, découvre le dessin à la Société parisienne d’édition qui publie «Les pieds nickelés». Après la guerre, il lance des héros comme «Belloy l’invulnérable», «Flamberge», «Clopinard» ou «Arys Buck», un hercule accompagné (déjà) d’un petit compagnon casqué. Il travaille, entre autres, pour France-Dimanche et France-Soir.

C’est une période de vache enragée : «vivre de la BD était très dur à l’époque, disait-il, et j’ai dessiné une quantité astronomique de planches pour régler les fins de mois».

En 1951, il rencontre Goscinny, début d’une collaboration fraternelle de 26 ans. Ils créent «Jehan pistolet» le corsaire, puis «Oumpah Pah» le peau-rouge.

En 1959, dans un HLM de Bobigny en banlieue parisienne, où habite Uderzo, entre cigarettes et pastis, ils inventent un nouvel univers tout en «ix», avec une bande d’irréductibles Armoricains. L’idée proviendrait des séjours en Bretagne pendant la guerre du frère aîné d’Albert, Bruno, désireux d’échapper au STO (Service du travail obligatoire).

Anti-archétype du Gaulois viril, Astérix fait son apparition dans le premier numéro du magazine «Pilote» en octobre 1959, à la page 20. Le numéro s’arrache. Cette même année, Uderzo crée, avec le scénariste Jean-Michel Charlier, «Les aventures de Tanguy et Laverdure», un succès (c’est le frère cadet d’Albert, Marcel, qui s’occupa en partie des couleurs).

En 1961, paraît «Astérix le Gaulois», premier album d’une longue série. Rapidement, le dessinateur aux traits si expressifs ne se consacrera plus qu’aux aventures du Gaulois à gros nez et de ses amis, archétypes des Français.

En 2008, c’est «La zizanie», titre du 15e album, qui résume tristement le dur conflit entre Albert Uderzo et sa fille unique, Sylvie. Ils se déchirent autour de la prise de contrôle par Hachette Livre de 60% des éditions Albert-René, dont Sylvie détient les 40% restants. Après sept ans de guerre ouverte et de procédures judiciaires, ils se sont réconciliés en 2014, mais, disait-il, cette affaire «m’a miné».

Affaires

Cineplex réduit les salaires de ses employés à temps plein

TORONTO - Cineplex a indiqué lundi avoir temporairement réduit les salaires de ses employés à temps plein et de ses cadres, après avoir mis à pied la semaine dernière ses travailleurs à temps partiel, lors de la fermeture de ses cinémas et autres lieux de divertissement.

La porte-parole Sarah Van Lange a confirmé lundi que l'entreprise avait réduit d'un échelon d'échelle salariale la rémunération des employés à temps plein, tandis que l'équipe de direction subit une réduction de salaire de 80 %.

Actualités

Bonne fête, Navy!

Le tout premier anniversaire d’un enfant est généralement un moment célébré en grand, en compagnie de toute la parenté. Confinement oblige, en raison de la pandémie de la COVID-19, le petit Navy Baker, qui a soufflé sa première bougie samedi, a pour sa part vécu une fête hors du commun.

Avec ses parents, Mathieu Baker et Chloé Lagacé, le bambin se trouve en quarantaine obligatoire, puisque sa famille est revenue le 19 mars dernier d’un voyage à l’étranger. 

Malgré leur volonté de respecter à la lettre les mesures préventives décrétées par le gouvernement, pas question de passer sous silence cet important jalon dans la vie de leur fils.

Ce faisant, les parents et la sœur de Mme Lagacé et le conjoint de celle-ci sont venus célébrer à leur demeure de Cowansville en respectant une saine distance. 

« Ils sont venus s’asseoir devant notre fenêtre, que nous avions ouverte un peu, afin de pouvoir bien échanger tout en respectant une distance, raconte M. Baker. Mes parents, actuellement en Floride, étaient aussi en ligne sur l’application FaceTime pour participer à l’événement. Nous avons tous chanté “Bonne fête ! ” à Navy. » Le petit a semblé apprécier cette petite célébration. 

« Ce fut un moment particulier et parfait. Navy était très heureux, rapporte son père. Nous n’oublierons jamais son premier anniversaire ! »