Actualités

La nouvelle vie de Leïa un an plus tard

Son petit air taquin, Leïa Mercier ne l’a pas perdu. Son sourire, lui, est toujours aussi contagieux. Pourtant, le quotidien de la jeune femme n’a plus rien à voir avec celui qu’il était avant ce tragique jour de novembre 2017, alors qu’elle a été impliquée dans une collision routière à Shefford. Chaque petite victoire, si petite soit-elle, représente un pas de géant vers une plus grande autonomie.

« Je suis la même personne. Ça me fait chier quand les gens disent la “nouvelle Leïa”, comme si j’avais changé ! J’ai juste été dans le coma. Franchement ! », dit-elle du tac au tac lorsqu’on évoque sa nouvelle vie.

Actualités

Commissions scolaires: deux ans et c’est fini

Le nouveau ministre de l’Éducation du Québec sonne officiellement le glas des commissions scolaires. Lors d’une rencontre tenue récemment à Québec, Jean-François Roberge a confirmé l’intention de son gouvernement d’éliminer ces structures dans un horizon de deux ans.

Présidente de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay, Liz Gagné était présente à la rencontre d’information, laquelle avait lieu le 19 octobre.

Affaires

Des trucs pour tirer profit du Novembre fou!

Pour Noël, les économies appartiennent à ceux qui magasinent tôt! Vous n’avez pas la berlue : oui, les soldes du Vendredi fou et du Cyber lundi sont déjà bel et bien commencés. On peut même plutôt parler de Novembre fou! Si les produits électroniques et de beauté sont encore à l’honneur, la folie des aubaines d’avant-Noël gagne maintenant tous les secteurs, même les hôtels ou les restaurants. Voici quelques conseils pour en tirer profit au maximum.

«Pourquoi attendre? Obtenez jusqu’à 70 % de rabais» ou «Solde plus fou que le Vendredi fou» : les publicités pour des ventes «pré-Black Friday» pullulent cette année. Plutôt que de concentrer les rabais entre le vendredi 23 novembre et le lundi 26, plusieurs commerçants ont décidé de lancer la saison des soldes d’avant-Noël au début du mois.

RICHARD THERRIEN

Vendredi noir pour Marina Orsini

BLOGUE / Deux magazines importants de la grille de jour d’ICI Radio-­Canada Télé, «Marina Orsini» et «Entrée principale», de même que l’émission «Deuxième chance», ne reviendront pas la saison prochaine. Cette décision entraîne l’abolition de 16 postes permanents au secteur Culture, variétés et société, en plus des pigistes qui se retrouvent sans travail.

C’est un dur coup pour Marina Orsini, qui a perdu deux émissions dans la même journée. D’abord, sa quotidienne matinale, qu’elle animait depuis 2015, et qui attirait cet automne 62000 fidèles. Puis, Deuxième chance, qu’elle pilotait en équipe avec Patrick Lagacé le samedi soir, et dont la troisième et ultime saison sera diffusée cet hiver. Sur Facebook, au sujet de Marina Orsini, l’animatrice a parlé d’une «bien triste nouvelle, mais un immense sentiment de gratitude d’avoir pu faire cette magnifique émission pendant quatre saisons. Un grand privilège dans cet air de mouvement, de virage et d’incertitude.» Déjà, l’émission avait vu le nombre de ses épisodes coupé de moitié cette saison.

André Robitaille perd quant à lui Entrée principale, qu’il animait depuis six saisons, et qui s’était déjà vue amputer son émission du vendredi cet automne. En moyenne 161000 téléspectateurs étaient au rendez-vous chaque après-midi à 16h. Dans une note interne, la directrice générale, Dominique Chaloult, indique que la décision de retirer ces émissions est «motivée par les orientations stratégiques de Radio-Canada, qui impliquent un redéploiement des ressources liées au virage numérique pour être au diapason de la manière dont le public d’aujourd’hui consomme les contenus audiovisuels.» On dit toutefois avoir l’intention «de conserver une masse critique de capacité de production interne, non seulement en information, en radio et en services numériques, mais aussi en télévision générale, où elle sera maintenue en partenariat avec des maisons de production.»

D’année en année, la programmation de jour perd des plumes dans toutes les télés généralistes. Comme émission originale sur ICI Radio-Canada Télé, ne restent plus que Ricardo et Le téléjournal midi, les autres cases étant occupées par des rediffusions. L’été dernier, pour la première fois, le diffuseur ne présentait plus de magazine de jour, ayant mis fin à l’éphémère Indice UV. La direction a déjà laissé savoir préférer consacrer ses budgets aux heures de grande écoute.

Adaptation d’un concept britannique, Deuxième chance permettait à des gens du public de demander pardon ou de témoigner leur reconnaissance à quelqu’un, plusieurs années plus tard. Patrick Lagacé accueille la nouvelle avec philosophie et se trouve privilégié d’avoir pu vivre cette aventure durant trois saisons. «Pour les gens qui nous confiaient leur quête, qui étaient hantés depuis des années, parfois des décennies, ça avait un effet incroyablement apaisant. L’expression dit: ''c’est juste de la TV''. Mais c’était souvent plus que de la TV dans notre cas», affirme le chroniqueur de La Presse+ et coanimateur de Deux hommes en or à Télé-Québec.

Heureusement, le public aura l’occasion de retrouver Marina Orsini comme actrice cet hiver dans la nouvelle série de Chantal Cadieux, Une autre histoire, dans laquelle elle incarne une femme atteinte d’Alzheimer précoce. Les derniers enregistrements de Marina Orsini auront lieu en décembre, alors que l’équipe d’Entrée principale restera en place jusqu’en avril.

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Justice et faits divers

Un collectionneur d'armes condamné à 18 mois de prison

Un collectionneur a poussé trop loin sa passion pour les armes à feu et le tir et vient d’être condamné à 18 mois de prison pour avoir acheté des armes et des dispositifs prohibés à un fabricant illégal.

Raynald Nadeau, de Québec, a aujourd’hui 53 ans. Il a fait carrière dans la production vidéo, notamment dans des stations de télé, et n’a aucun antécédent judiciaire.

Dans les années 1990, il développe une curiosité, puis un intérêt pour les armes et leur mécanisme. Il achète progressivement plusieurs armes et commence à pratiquer le tir dans un club autorisé. Un simple loisir, qui le détend, a-t-il indiqué à la cour.

Raynald Nadeau sera arrêté en 2013, en même temps que plusieurs autres personnes, dans le cadre d’une enquête policière sur le trafic d’armes au Canada et transfrontalier.

Lorsque les policiers perquisitionnent chez Nadeau, ils trouvent 11 chargeurs à grande capacité, un silencieux et un fusil d’assaut AR-15 avec des munitions accessibles. Ils savent que Nadeau a acheté ces armes et dispositifs à David Thériault, un ex-militaire originaire de Lyster, qui fabrique des armes et les vend sur Internet. Thériault a depuis été condamné à six ans de prison par une cour ontarienne.

Les policiers ont aussi vu chez Raynald Nadeau un lot d’armes légales mal entreposées : deux carabines .22, deux carabines .5.56, une arme de poing .40SW, une arme à feu .357 magnum, une arme de poing .45, deux armes 9mm et un fusil .12

Au terme d’un procès, Raynald Nadeau a été déclaré coupable de plusieurs infractions de possession d’armes à feu et de dispositifs prohibés sans être titulaire de permis et d’entreposage négligent d’armes à feu.

L’avocat de Nadeau a porté cette condamnation en appel.

Entretemps, le juge Jean Asselin de la Cour du Québec a condamné le collectionneur à une peine de 18 mois de prison, bien loin de l’absolution conditionnelle suggérée par la défense.

Vrai que l’accusé a exprimé des remords sincères et même produit une vidéo éducative expliquant la législation sur les armes à feu.
Message clair

Mais, souligne le juge Asselin dans sa décision, le message des tribunaux doit être clair et sans équivoque pour les infractions concernant les armes prohibées, responsables de plusieurs drames.

«L’accusé n’a pas résisté à la tentation, constate le juge Asselin. Il y a une réflexion et une démarche derrière l’achat de ce matériel qui dépasse la simple erreur de jugement.»

Même si le contrevenant n’est animé par aucune intention malveillante, ajoute le juge, l’achat d’armes et de dispositifs clandestins pose un risque pour la sécurité du public.

Le principe de dissuasion générale doit donc être priorisé dans ce cas, malgré le bon profil de l’accusé et son faible risque de récidive.

En plus de la peine de détention de 18 mois, le juge a imposé à Nadeau une interdiction de posséder des armes pour 10 ans et des armes prohibées à perpétuité.
Raynald Nadeau a été remis en liberté sous conditions durant les procédures d’appel.

Justice et faits divers

Des grévistes de la SAQ menacés avec une arme à Chicoutimi

Un homme de 73 ans a été libéré sous promesse de comparaître, vendredi, après avoir sorti un fusil à air comprimé devant les grévistes de la SAQ dépôt du boulevard Talbot, à Chicoutimi. L’événement serait survenu à la suite d’échanges verbaux entre l’individu et les employés.

Selon les informations obtenues par Le Progrès, l’homme, qui était accompagné de sa conjointe, aurait traversé la ligne de piquetage avec son véhicule. Les grévistes auraient ensuite donné des coups de pancartes sur la voiture du conducteur. Après un échange verbal, l’individu aurait sorti son arme.

« Il ne l’a pas pointée sur personne, mais les gens se sont sentis menacés, a mentionné Dominic Simard, sergent pour l’unité de prévention et de communication au Service de police de Saguenay. L’homme a été retrouvé et arrêté à Arvida, où son arme a été saisie », a-t-il continué. 

Le septuagénaire a été libéré et devrait comparaître au cours des prochaines semaines.

Rappelons que les 5500 membres du Syndicat des employé de magasin et de bureau de la Société des alcools du Québec tiennent depuis vendredi une grève de trois jours, à moins qu’une entente contractuelle ne survienne d’ici là entre les deux parties. Avec La Presse Canadienne

La Capitale

Troisième lien: Labeaume défend Dorion et accuse les médias

Le maire de Québec Régis Labeaume est venu à la défense de la députée solidaire Catherine Dorion qui a qualifié le troisième lien «à une ligne de coke».

Il a du même souffle accusé les médias de vouloir «casser» la jeune élue «comme les médias essaient de casser tous les politiciens au Québec». 

«Vous faites votre job. Les médias veulent des gens originaux, avec des idées et qui sont différents», a lancé le maire. 

Ayant croisé la députée de Taschereau, jeudi, M. Labeaume dit avoir conseillé à cette dernière de «continuer à être elle-même». «Catherine c’est son genre […], c’est toujours extra», a-t-il ajouté. «Je lui ai dit hier : “Tiens-toi debout et assume”. 

Concernant le sens des propos tenus par Mme Dorion, Régis Labeaume s’est abstenu de commentaire.

À LIRE AUSSI: Gabriel Nadeau-Dubois défend Catherine Dorion

Francophonie

Coupes aux services en français: la ministre Mulroney se défend

La ministre déléguée aux Affaires francophones de l’Ontario, Caroline Mulroney, soutient que l’annulation du projet d’Université de l’Ontario français (UOF) représentait une « décision difficile, mais nécessaire » en raison de l’état des finances publiques de la province.

« Notre gouvernement a été élu avec un mandat de bien gérer les finances de notre province. On veut remettre l’Ontario sur la voie de la prospérité. Quand on a vu l’ampleur du déficit qui a été laissé par le gouvernement libéral, on a eu des décisions difficiles à prendre », a indiqué Mme Mulroney en entrevue avec Le Droit.

Caroline Mulroney soutient qu’à la lecture du rapport de la Commission d’enquête indépendante sur les finances de l’Ontario, présenté le 21 septembre dernier, son gouvernement a dû revoir ses intentions par rapport à la réalisation de l’UOF.

Or, en entrevue avec le chroniqueur du Droit Patrick Duquette, quelques jours après le dévoilement de ce rapport, elle réitérait son soutien pour l’UOF et démontrait clairement être bien au courant de l’ampleur du déficit.

« On vient de voir qu’il y a un déficit de 15 milliards de dollars. Mais on a annoncé très tôt dans notre mandat que l’Université de l’Ontario français demeure une priorité pour nous. Mais on a besoin d’étudier les décisions qui ont été prises. On veut certainement faire avancer ce projet très important pour la communauté franco-ontarienne », avait-elle répondu lorsqu’on lui demandait si l’UOF verrait le jour en 2020 comme prévu.

RICHARD THERRIEN

«Marina Orsini» et «Entrée principale» ne reviendront pas

BLOGUE / Deux magazines importants de la grille de jour d'ICI Radio-Canada Télé, «Marina Orsini» et «Entrée principale», ne reviendront pas la saison prochaine. Les équipes ont appris la mauvaise nouvelle aujourd'hui même.

Cette décision entraîne l'abolition de 16 postes permanents au secteur Culture, variétés et société. Dans une note interne, la directrice générale, Dominique Chaloult, indique que la décision est «motivée par les orientations stratégiques de Radio-Canada, qui impliquent un redéploiement des ressources lié au virage numérique pour être au diapason de la manière dont le public d’aujourd’hui consomme les contenus audio-visuels.» On dit toutefois avoir l'intention «de conserver une masse critique de capacité de production interne, non seulement en information, en radio et en services numériques, mais aussi en télévision générale où elle sera maintenue en partenariat avec des maisons de production.»

D'année en année, la programmation de jour perd des plumes dans toutes les télés généralistes. Comme émission originale sur ICI Télé, ne restent plus que Ricardo et Le téléjournal midi, les autres cases étant occupées par des rediffusions. L'été dernier, pour la première fois, le diffuseur ne présentait plus de magazine de jour, ayant mis fin à l'éphémère Indice UV. La direction a déjà laissé savoir préférer consacrer ses budgets aux heures de grande écoute.

En ondes depuis l'automne 2015, Marina Orsini avait déjà vu le nombre de ses émissions coupées de moitié cette saison. Les derniers enregistrements auront lieu en décembre. Après six saisons, Entrée principale se poursuivra jusqu'à la mi-avril.

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Affaires

Ottawa aidera les médias dans sa mise à jour économique

OTTAWA — Le gouvernement fédéral devrait présenter mercredi prochain de nouveaux plans pour soutenir le secteur canadien des médias, qui éprouve de graves difficultés.

Les mesures, prévues dans la mise à jour économique de l'automne du ministre des Finances, Bill Morneau, seront conçues pour aider le journalisme à rester viable, après des années de baisse des revenus publicitaires.

Ce déclin a déjà eu pour effet de fermer des salles de rédaction, de supprimer des emplois dans beaucoup d'autres, en plus de mettre à mal la couverture des principales institutions démocratiques du Canada — des conseils municipaux aux assemblées législatives provinciales, en passant par le Parlement.

Dans le budget fédéral de l'hiver dernier, Ottawa s'est engagé à verser 50 millions $ sur cinq ans pour le journalisme local dans les «communautés mal desservies».

Le gouvernement a également promis dans le budget de rechercher d'autres moyens pour soutenir le journalisme au Canada.

Des documents fédéraux internes obtenus par La Presse canadienne en vertu de la Loi sur l'accès à l'information indiquent que le gouvernement a formé un groupe de travail composé de représentants des ministères des Finances et du Patrimoine à la suite du budget de février.

Leur objectif, selon la note interne, était «d'identifier les options permettant de résoudre les problèmes touchant le journalisme au Canada avant l'énoncé économique de l'automne».

L'énoncé économique de mercredi sera l'une des dernières occasions de l'année budgétaire en cours pour annoncer les nouvelles mesures.

«Plusieurs options visant à assurer la viabilité de l'industrie du journalisme au Canada sont à l'étude», lit-on dans la note d'information préparée pour le sous-ministre des Finances, Paul Rochon, avant sa rencontre avec le président et l'éditeur du journal montréalais La Presse.

De nouveaux moyens pour innover

Dans le budget, Ottawa a promis d'examiner de plus près des modèles potentiels permettant des dons privés et un soutien philanthropique pour «un journalisme fiable, professionnel et à but non lucratif, ainsi que des informations locales».

Le gouvernement a déclaré qu'on pourrait retrouver dans ces mesures de nouvelles façons pour les journaux canadiens d'innover et d'obtenir le statut d'organisme de bienfaisance pour le journalisme «à but non lucratif».

Le document d'information pour M. Rochon indiquait comment La Presse annonçait son intention d'adopter une structure à but non lucratif en mai dernier, quelques mois après le budget, pour permettre au journal de tirer parti des engagements fédéraux en matière de journalisme.

Une note d'information distincte datant de juillet exposait les options «pour une action gouvernementale», mais ces parties du document ont été caviardées.

«Il y a des appels pour que le gouvernement intervienne pour sauver les journaux traditionnels en partant du principe que c'est le moyen essentiel pour assurer la production continue de journalisme à vocation civique», lit-on dans la note.

Un milieu en difficulté

Le document résumait les tendances récentes du secteur, notamment en ce qui a trait aux recettes d'exploitation totales, qui ont chuté à 5,2 milliards $ en 2008, puis à 3,2 milliards $ en 2016. Seulement entre 2012 et 2016, ces recettes ont diminué de 34 %.

La baisse a été causée principalement par la diminution des revenus publicitaires. En ce qui concerne les publicités en ligne, la note fait mention des difficultés affrontées par les médias canadiens pour concurrencer des géants comme Facebook et Google, qui concentrent environ 80 % des activités numériques.

Le nombre de quotidiens au Canada était de seulement 88 en mai 2018, selon le document. Dix ans plus tôt, il y en avait 139.

Les défis de l'industrie de l'information ont également entraîné des pertes d'emplois. La note indique que les agences de presse ont réduit leurs dépenses salariales de 37 % entre 2006 et 2016, période au cours de laquelle le nombre de travailleurs dans l'industrie est passé de 36 000 à 24 000. Entre 2007 et 2017, le nombre d'emplois en journalisme a diminué de 5,7 %, passant de 12 396 à 11 688.

«Il semblerait que les journalistes soient moins en mesure de faire des reportages sur les institutions démocratiques du Canada. La couverture consacrée aux informations d'intérêt public [par exemple, les assemblées législatives, les mairies, les tribunaux] a décliné», est-il écrit dans la note.

Dans la période qui a précédé le budget fédéral, le gouvernement a été bombardé d'idées sur la façon d'aider le secteur de l'information.

L'année dernière, un rapport du Forum des politiques publiques proposait d'imposer une taxe de vente sur les sociétés étrangères vendant des abonnements numériques au Canada, de créer un fonds destiné à financer des informations fiables, d'instaurer un nouveau mandat «local» à l'agence de presse La Presse canadienne et d'apporter des modifications aux publicités en ligne de Radio-Canada/CBC.

Réfléchir à «demain et après-demain»

Plus généralement, la mise à jour économique aura pour objectif de rendre l'économie canadienne plus compétitive, a indiqué le ministre Morneau, vendredi, à Toronto après une réunion avec des économistes du secteur privé.

«Ce dont vous allez nous voir parler la semaine prochaine, c'est comment nous pouvons nous assurer que nous pourrons continuer à réussir malgré les défis auxquels nous sommes confrontés. Nous constatons que l'économie se porte bien, mais nous reconnaissons que nous devons réfléchir à la compétitivité de demain et d'après-demain afin de créer le type d'emplois que nous souhaitons pour les jeunes, comme ceux qui se trouvent dans cette salle», a-t-il déclaré lors d'un événement organisé par le Club Garçons et Filles Kiwanis.

«Ce que j'ai entendu des économistes du secteur privé est à la fois une impression que notre économie se porte très bien à l'heure actuelle, mais aussi une préoccupation à propos de la manière dont nous répondons aux défis mondiaux liés au commerce, aux défis en matière d'impôts en lien avec les États-Unis et aux grands défis que nous avons en ce moment en Alberta avec l'écart de prix du pétrole.»

Le pétrole brut de l'Alberta a atteint un prix record de 14 $ le baril cette semaine. La demande faible de pétrole pousse les prix à la baisse partout, mais le prix de référence du pétrole américain est supérieur d'environ 50 $ le baril. Les producteurs canadiens ont de la difficulté parce qu'il y a plus de pétrole ici, qu'ils ne peuvent en ce moment acheminer ailleurs.

Des groupes d'entreprises ont également fait pression sur M. Morneau pour réduire les impôts des sociétés canadiennes afin de mieux concurrencer les États-Unis, où le président Donald Trump a fait de même.