Golf

Tiger Woods remporte le Championnat du tour de la PGA

ATLANTA — L’Américain Tiger Woods a mis fin dimanche à une période de plus de cinq années sans titre, en remportant à 42 ans le Championnat du tour de la PGA, dernière épreuve de la saison sur le circuit professionnel américain de golf.

Woods qui sera l’une des têtes d’affiche de la Coupe Ryder à partir de vendredi près de Paris, a décroché le 80e titre PGA de sa carrière, le premier depuis août 2013, dans une ambiance frisant l’hystérie collective, avec des milliers de spectateurs jouant des coudes pour assister à un événement historique autour du vert du trou no 18 et hurlant leur joie.

«Il a fallu se battre toute la journée, mais j’ai adoré cette journée. C’était un sacré défi en début d’année de penser que je pourrais regagner, mais au fil des compétitions, j’ai vu que cela serait possible», a-t-il expliqué, visiblement ému.

Il ne lui manque plus que deux succès pour égaler le record de son compatriote Sam Snead qui a remporté 82 titres PGA entre 1936 et 1965.

En tête depuis le premier tour sur le parcours d’East Lake, près d’Atlanta, l’ancien roi incontesté du golf s’est imposé avec deux coups d’avance sur son premier poursuivant, son compatriote Billy Horschel (271, - 9).

Il a rendu une dernière carte de 71 (+ 1) pour un total de 269 (- 11), non sans une petite frayeur en fin de journée avec trois bogeys sur les neuf derniers trous.

Le numéro un mondial, l’Anglais Justin Rose, termine à la quatrième place (274, - 6), mais se console avec le chèque de 10 millions de dollars remis au vainqueur de la FedEx Cup, le classement annuel du circuit PGA.

5 oiselets de suite 

Woods avait écœuré ses rivaux la veille lors du troisième tour où, comme à ses plus belles heures, il avait enchaîné cinq oiselets de suite, avant de rendre une nouvelle carte de 65 (- 5).

Depuis son retour sur les verts en janvier 2018, l’ancien no 1 mondial avait flirté avec la victoire en mars lors du Valspar Championship (2e), en juillet en prenant les commandes de l'Omium britannique lors du quatrième tour avant de terminer 6e ou encore en août en échouant à deux coups de son compatriote Brooks Koepka dans le Championnat PGA (2e).

Avec ce succès, Woods referme définitivement le chapitre le plus sombre de sa carrière sportive.

Entre 2014 et 2017, celui qui est présenté comme le meilleur golfeur de l’histoire a enchaîné les saisons désastreuses et a été éloigné des parcours de golf à plusieurs reprises pendant de longs mois après avoir subi quatre opérations du dos.

Déprimé, classé au-delà de la 1000e place au classement mondial, il avait même envisagé en 2016 de mettre un terme à sa carrière alors qu’il ne pouvait plus marcher.

Woods a également fait de nouveau parler de lui pour ses déboires personnels en 2017, huit ans après les révélations de ses innombrables infidélités qui avaient sensiblement écorné son image.

Il avait été arrêté, endormi au volant de sa voiture sous l’emprise d’un cocktail de médicaments et d’antidépresseurs, et les images de son arrestation avaient fait le tour du monde.

Affaires

ALENA : Trudeau réfute toute influence des élections au Canada

Le premier ministre canadien Justin Trudeau a réfuté dimanche «de manière claire et ferme» que le Canada n’ait pas encore conclu un nouvel accord sur le traité commercial ALENA avec les États-Unis pour des raisons de politique intérieure, comme l’a laissé entendre un conseiller de la Maison-Blanche.

«Je veux vous dire de façon très très claire et ferme que les considérations par rapport aux élections au Nouveau-Brunswick ou au Québec ne font pas du tout partie de notre réflexion» lors des négociations commerciales, a martelé M. Trudeau lors d’une conférence de presse avec son homologue espagnol Pedro Sanchez à Montréal.

Le Nouveau-Brunswick et le Québec élisent leurs députés provinciaux respectivement les 24 septembre et 1er octobre. Le secteur laitier du Québec, l’un des plus puissants du pays, fait pression sur le gouvernement canadien pour qu’il ne cède pas face aux Américains. Ces derniers voudraient qu’Ottawa allège le système canadien, qui garantit des prix stables aux éleveurs et producteurs du secteur au moyen de quotas de production.

Cette question de la «gestion de l’offre» est l’un des principaux points d’achoppement de ces négociations pour une modernisation de l’accord de libre-échange nord-américain (ALENA). Des élus québécois ont menacé de saisir la justice si jamais le gouvernement cédait aux Américains sur le secteur laitier.

Vendredi, un conseiller économique de la Maison-Blanche avait laissé entendre que le Canada traînait des pieds pour des raisons purement politiques. Il avait prévenu Ottawa que l’administration Trump pourrait avancer sur le dossier uniquement avec le Mexique faute de progrès rapide avec le Canada.

«Nous avons toujours dit très clairement qu’on ne signerait qu’un bon accord pour le Canada, sinon nous ne le signerons pas», a réaffirmé dimanche M. Trudeau.

Interrogé pour savoir si les négociations seraient suspendues pendant l’Assemblée générale de l’ONU la semaine prochaine à New York, M. Trudeau a affirmé qu’elles devraient se poursuivre «de façon moins formelle» en marge de la réunion.

«Je ne crois pas qu’il y ait des rencontres formelles prévues, mais dans la mesure où plusieurs de nos négociateurs seront à New York en même temps, il est très probable que les conversations se poursuivent», a-t-il souligné.

Sa ministre des Affaires étrangères Chrystia Freeland, qui dirige l’équipe de négociateurs canadiens, doit notamment prononcer le discours du Canada devant l’Assemblée générale de l’ONU vendredi.

Affaires

Immobilier: nouvelle cible des pirates informatiques

WASHINGTON — James et Candace Butcher allaient enfin acheter la maison dont ils rêvaient pour leurs vieux jours en faisant un virement électronique de 272 000 $. Mais quelques heures plus tard, la somme s’était volatilisée.

Des pirates informatiques s’étaient introduits dans la boîte courriel de l’intermédiaire chargé de faire transiter les fonds, avaient modifié les informations bancaires et récupéré l’argent de ce couple du Colorado, peut-on lire dans leur plainte.

D’après le FBI, le nombre de victimes de piratage informatique de ce type dans l’immobilier a été multiplié par plus de 10 entre 2015 et 2017 et les pertes, par plus de 20...

Rien qu’en 2017, près de 10 000 victimes se sont manifestées, pour des pertes cumulées de 56 millions $.

Les Butcher, qui ont dû emménager chez leur fils, ont fini par signer un accord à l’amiable avec leur agent immobilier, leur banque et l’intermédiaire chargé de faire transiter les fonds, selon leur avocat Ian Hicks.

L’immobilier est une cible de choix pour les pirates, qui peuvent compter sur des systèmes électroniques peu sécurisés dans ce secteur, et espérer récupérer de très grosses sommes.

«Dans ces dossiers, le pirate connaît tous les détails de la transaction, des choses complètement confidentielles», relève Me Hicks, qui s’occupe de plus d’une dizaine de dossiers similaires dans tous les États-Unis.

Courriels non sécurisés

L’immobilier ne représente qu’une petite partie de la fraude aux virements électroniques, mais ces piratages ont des conséquences particulièrement catastrophiques dans ce secteur.

«La perte peut être dévastatrice et détruire des vies», insiste l’avocat Ian Hicks.

Dans la capitale américaine, Washington, un couple affirme avoir perdu 1,5 million de dollars.

Outre les sommes importantes en jeu, l’immobilier est particulièrement visé, car les salariés du secteur «ne sont pas les plus férus de technologie», explique Sherrod DeGrippo, responsable des menaces au sein de Proofpoint, spécialisé dans la sécurité informatique.

De plus, les futurs acheteurs sont souvent des proies faciles. Les pirates profitent du fait que «lorsqu’on est en train d’acheter le foyer de ses rêves, on est souvent dans un état de grande intensité émotionnelle», qui peut rendre moins méfiant, explique-t-elle.

Ces arnaques semblent venir de l’étranger, peut-être de Russie ou d’Afrique, utilisant de nombreuses techniques pour échapper à la police, notamment en faisant circuler l’argent de banque en banque, explique encore Mme DeGrippo.

«Les banques ont des systèmes de contrôle très solides», mais ne peuvent généralement rien contre les arnaques provenant de courriels piratés, explique Paul Benda, spécialiste cybersécurité de l’American Bankers Association. Quand les banques «reçoivent des ordres de virement de la part d’un client, elles ont la responsabilité de l’envoyer là où c’est indiqué», ajoute-t-il.

M. Benda explique que les consommateurs doivent comprendre qu’un virement, c’est «comme du liquide» et l’argent peut être impossible à récupérer, surtout s’il se retrouve à l’étranger.

À qui la faute?

Les plaintes des consommateurs visent souvent les agences immobilières, les avocats, les banques... toutes sortes d’intermédiaires.

Lors d’un achat immobilier, «il y a beaucoup de gens impliqués» et les voleurs «peuvent pirater n’importe quelle partie prenante», déplore Finley Maxson, juriste à l’Association nationale des agents immobiliers.

Et «ces courriels sont devenus beaucoup plus sophistiqués, ils sont bien plus durs à détecter», dit-il encore, précisant que son association, comme d’autres, tentent de sensibiliser au problème, en particulier en conseillant de ne jamais donner les informations de virement par courriel.

Actualités

Sur le radar cette semaine

Que nous réserve l’actualité cette semaine? L’équipe de Sur le radar se penche sur la question.

Campagne électorale

Les partis politiques et candidats indépendants se préparent pour un dernier sprint alors que s’amorce la dernière semaine de la campagne électorale. Les sondages indiquent une course serrée et bien malin est celui qui pourra prédire le résultat du scrutin.

**

Élections au Nouveau-Brunswick

Les élections se dérouleront lundi au Nouveau-Brunswick. Les derniers sondages indiquaient que l’avance des libéraux de Brian Gallant aux dépens des progressistes-conservateurs de Blaine Higgs se rétrécissait. Surprise en vue?

**

Comparution de Matthew Vincent Raymond

Accusé des meurtres de deux policiers et de deux civils, survenus en août, Matthew Vincent Raymond comparaîtra de nouveau lundi au palais de justice de Fredericton.

**

Trudeau à l’ONU

Le premier ministre fédéral Justin Trudeau se rendra à New York du 24 au 26 septembre afin de diriger la délégation canadienne à la 73e session de l’Assemblée générale des Nations Unies pendant laquelle il entend réaffirmer le soutien du Canada envers l’ONU.

**

Don d’organes

Le comité permanent de la santé de la Chambre des communes rendra public mardi un rapport sur les dons d’organes au Canada.

**

Parti vert du Canada

Le Parti vert du Canada se réunira en congrès de vendredi à dimanche à Vancouver. Parmi les propositions que débattront les militants: obliger les pollueurs à assumer les coûts du nettoyage, investir dans les coopératives d’habitation et l’élimination des paradis fiscaux.

**

Sainte-Justine

Le CHU Sainte-Justine dévoilera mercredi les détails entourant la création du premier centre d’infectiologie mère-enfant en Amérique du Nord qui sera un fer-de-lance dans la lutte contre les infections transmises de la mère à l’enfant pendant la grossesse ou les premiers jours de vie.

**

Comparution d’un membre d’Atalante

Raphaël Lévesque, membre du groupe de droite identitaire Atalante, comparaîtra vendredi devant la cour relativement à l’invasion des locaux montréalais du média Vice le 23 mai dernier.

Affaires

La production américaine de pétrole en hausse, prédit l’OPEP

PARIS — La production de pétrole aux États-Unis sera encore plus importante que prévu dans les prochaines années, prévoit l’Organisation des pays producteurs de pétrole (OPEP) dans un rapport publié dimanche, qui anticipe aussi une nette croissance de la demande mondiale d’or noir à long terme.

L’offre mondiale d’hydrocarbures liquides (pétrole, gaz naturel liquéfié, etc.) devrait croître de 98,4 millions de barils par jour (mbj) cette année à 104,7 mbj en 2023, pour atteindre 111,9 mbj en 2040, selon le rapport prospectif annuel publié par l’OPEP.

Ces chiffres sont légèrement supérieurs à ce qu’indiquait le cartel l’an dernier, et la différence provient du dynamisme attendu de la production d’or noir dans les pays non membres du cartel, surtout les États-Unis.

L’offre des pays n’appartenant pas à l’OPEP est attendue en hausse de 8,6 mbj à 66,1 mbj entre 2017 et 2023, portée par une demande plus importante et des prix du pétrole plus élevés, détaille le rapport.

Toutefois, la production de ces pays devrait atteindre un pic à la fin des années 2020, permettant au brut pompé dans les pays du cartel, qui aura eu tendance à baisser à moyen terme, de repartir vigoureusement à la hausse.

La demande mondiale en augmentation

Du côté de la demande, malgré l’essor des véhicules électriques et les politiques de transition énergétique, la demande mondiale de pétrole va continuer à croître, prévoit l’OPEP.

Elle devrait grimper de 97,2 millions de barils par jour (mbj) cette année à 104,5 millions de barils par jour en 2023, puis à 111,7 mbj en 2040, un niveau un peu supérieur à ce qu’anticipait le cartel l’an dernier.

Toutefois, le rythme de croissance de la demande va fortement ralentir entre 2035 et 2040, du fait du développement des véhicules électriques et des efforts en matière d’efficacité énergétique.

Surtout, le cartel voit une évolution très contrastée en fonction des régions du monde. La soif d’or noir des pays émergents va très fortement augmenter avec leur croissance démographique, l’expansion de leurs classes moyennes et de leur économie.

À l’inverse, à partir du début des années 2020, la demande de pétrole des pays de l’OCDE va décliner.

Mais à horizon 2040, le pétrole restera la première énergie consommée, devant le gaz et le charbon.

Politique

Les trois PM libéraux des Maritimes appuient Gallant

FREDERICTON - En cette dernière journée de la campagne électorale au Nouveau-Brunswick, les trois autres premiers ministres libéraux des provinces maritimes ont participé dimanche à un ralliement politique pour donner leur appui à leur collègue Brian Gallant.

Les quatre chefs de gouvernement ont fait fi de leurs différends sur divers sujets comme le bois d’oeuvre ou la taxe fédérale sur le carbone pour rappeler aux électeurs néo-brunswickois que les résultats pourraient être plus serrés que prévu lundi soir. Ils ont martelé un même message: chaque vote compte.

Dwight Ball, de Terre-Neuve-et-Labrador, a rappelé à la foule réunie au Club de presse de Moncton qu’il avait remporté sa première campagne électorale par seulement 16 voix.

«Regardez autour de vous dans cette pièce, il vous est facile d’étrenner 16 personnes. Ce sera peut-être la différence demain (lundi) certaines circonscriptions, a lancé M. Ball. Ne nous levons pas mardi matin en nous demandant: où aurions-nous pu trouver 16 votes supplémentaires».

Le premier ministre de la Nouvelle-Écosse, Stephen McNeil, a renchéri en affirmant qu’il ne fallait tenir aucune circonscription pour acquise.

«Je veux que, dans la dernière ligne droite, vous donniez toute l’énergie que vous avez en vous pour obtenir ces votes. Je crois qu’il y a plus de votes libéraux à aller chercher au Nouveau-Brunswick, demain. Sommes-nous prêts à relever le défi?» À les faire sortir?», a-t-il souligné avant d’inciter les partisans libéraux à scander «quatre autres années».

La course semble se resserrer au Nouveau-Brunswick. M. Gallant craint notamment qu’un appui plus élevé aux partis tiers, comme les Verts ou l’Alliance des gens, permette aux progressistes-conservateurs de se faufiler jusqu’à la victoire.

«Le partage des voix pourrait nous amener à nous lever mardi matin un gouvernement conservateur mené par Blaine Higgs, peut-être soutenu par un petit parti, a prévenu M. Gallant. À mon avis, ce serait la mauvaise direction pour notre province.»

Si M. Gallant a passé le reste de la journée à participer à des rassemblements le long de la côte est de la province, son principal adversaire prévoyait se rendre dans une série de rassemblements dans le centre et le sud de la province pour encourager ses troupes.

M. Higgs a déclaré qu’un vote pour un autre parti que les progressistes-conservateurs ouvre le chemin de la victoire à Brian Gallant.

Un signe de désespoir

Selon M. Higgs, l’appui des autres premiers ministres provinciaux démontre que le navire libéral commence à tanguer.

«C’est un signe de désespoir, a-t-il souligné. Il amène ses amis politiques des autres provinces. Vont-ils rester pour l’aider ? Est-ce le plan s’il gagne ?»

Le chef progressiste-conservateur a prévu de participer à une série de rassemblements dans le centre et le sud de la province dans l’espoir de réduire l’écart qui le séparerait de son rival libéral.

À Fredericton, s’adressant à plusieurs dizaines de partisans enthousiastes, il a vanté son programme fiscal conservateur, affirmant qu’il permettra à l’économie de la province de rattraper son retard sur le reste du pays.

Selon lui, c’est cette formule qui propulsera son parti à la victoire, lundi.

«Je suis vraiment emballé par la possibilité de gagner demain, a-t-il dit. Je suis emballé parce que nous allons former un gouvernement majoritaire malgré tout ce que les observateurs prédisent.»

Le chef du Parti vert, David Coon, a mené campagne dans sa circonscription de Fredericton, tout comme le chef de l’Alliance populaire, Kris Austin. La chef du NPD, Jennifer McKenzie, passe la journée dans sa circonscription de Saint-Jean.

Au début de la campagne électorale, les libéraux comptaient 24 sièges à l’Assemblée législative, comparativement à 21 pour les progressistes-conservateurs et à un pour les verts. Il y avait un élu indépendant. Deux autres sièges étaient vacants.

Éducation

Quand maman et papa choisissent de faire l’école à la maison

MONTRÉAL - La pratique de faire l’école à la maison n’est certainement pas nouvelle, mais une modification apportée l’an dernier à la loi sur l’instruction publique au Québec vient légitimer ce modèle d’éducation qui gagne de plus en plus d’adeptes tournant le dos au système traditionnel.

Selon les nouvelles dispositions de la loi, les parents sont désormais obligés de transmettre chaque année un avis écrit à la commission scolaire de leur région pour signaler que leur enfant fera l’école à domicile. Le ministère de l’Éducation exige aussi le dépôt d’un projet d’apprentissage et d’une évaluation annuelle de la progression de l’enfant.

En contrepartie, Québec s’est engagé à fournir aux parents un «Guide proposant de bonnes pratiques en matière d’enseignement à la maison» qui doit être dévoilé en juillet 2019.

Le ministère de l’Éducation est même allé jusqu’à financer les activités de l’Association québécoise pour l’éducation à la maison (AQED) en lui versant une subvention de 250 000$ à même l’enveloppe réservée à ses «partenaires en éducation» pour l’année 2018-2019.

L’AQED tenait son congrès annuel, ce week-end au Collège Jean-Eudes à Montréal. Après avoir plafonné autour de 300 membres pendant quelques années, l’organisme connaît une forte croissance et compte maintenant 763 familles inscrites.

D’après les données de l’association, on dénombre environ 4600 enfants qui font leur parcours scolaire à la maison au Québec.

Pour la présidente de l’AQED, Noémi Berlus, la hausse des abonnements s’explique surtout par la modification de la loi par Québec. Selon elle, les gens comprennent davantage la pertinence de l’association.

Pour ce qui est de la popularité grandissante de l’école à domicile, Amélie Delage, qui siège au conseil d’administration de l’organisme, croit qu’il s’agit d’abord d’un rattrapage normal par rapport au reste des pays industrialisés.

«Le Québec est un peu en retard par rapport aux États industrialisés d’Europe et d’Amérique du Nord. Le taux est en moyenne de trois pour cent des enfants qui font l’école à la maison et ici, on est à moins d’un pour cent», explique-t-elle.

Par ailleurs, les deux femmes soulignent que la société vit une grande vague de changements sociaux qui font écho à ces nouveaux modèles d’éducation.

«Les femmes allaitent plus, elles font du cododo. Il y a tout un mouvement d’»attachment parenting» (NDLR: maternage) et ces enfants-là arrivent à l’âge scolaire», mentionne Noémi Berlus en ajoutant que les parents cherchent d’autres options que le modèle standardisé.

Les dernières années de restrictions budgétaires, de coupes dans les services particuliers dans les écoles ont aussi favorisé le mouvement.

«Il y a 40 pour cent des familles, parmi nos membres, qui ont un enfant avec un profil de douance et les écoles n’ont aucune ressource pour eux. De l’autre côté de la courbe, les enfants qui ont des besoins particuliers n’ont plus de services avec les coupures et les parents ne sont pas satisfaits», mentionne Mme Berlus.

La vie après l’école à la maison

Sa fille aînée vivant des troubles d’apprentissage liés à la dyslexie, Dominique Nadeau prend la décision de la retirer de l’école dès la première année et d’entreprendre son éducation à la maison. Une décision appuyée par l’enseignante de sa fille qui croit que l’enfant réussira mieux en ratio un pour un.

Comme l’expérience s’avère positive, la mère de famille applique la même recette à ses autres enfants et se retrouve avec une classe de six!

«La décision claire de le faire, c’était à cause de Daisy (son aînée) parce qu’elle a coulé ses examens de première année. Je me suis dit, on ne va pas continuer comme ça et qu’elle subisse des échecs à répétition», se souvient-elle.

La famille a donc vécu en marge du système d’éducation. La Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) les a bien visités quatre fois, mais toujours sans intervenir.

«La DPJ est venue, mais elle voyait qu’on avait un environnement stimulant et elle fermait le dossier. La dernière fois, on nous a dit qu’on ne les reverrait plus pour une question d’éducation à domicile», confie Mme Nadeau.

Ses six enfants, dont plusieurs ont atteint l’âge adulte, ont donc fait leur éducation de manière autonome, à leur rythme, et selon leurs intérêts. C’est une fois que l’on arrive au niveau supérieur que les choses se compliquent.

«Au Québec, c’est compliqué, mais pas aux États-Unis ni en Ontario. Même à l’Université McGill, l’éducation à la maison est reconnue», déplore la maman-enseignante.

Son fils Mathieu Villeneuve, âgé de 23 ans, a réussi à surmonter ces épreuves. Refusé au cégep parce qu’il n’avait pas de diplôme d’études secondaires reconnu, il s’est rabattu sur un diplôme professionnel, qu’il pouvait obtenir plus rapidement, avant de faire le saut directement à l’université.

«Je n’avais plus qu’à attendre trois mois pour entrer à l’université, au certificat en écologie, et j’ai été accepté tout de suite», raconte le jeune homme qui excelle en sciences depuis son tout jeune âge.

«Ma plus grosse difficulté a été de m’adapter à avoir des examens. Je n’avais jamais connu ça. Finalement, je me suis rendu compte que je n’avais pas tellement besoin d’étudier parce que j’apprends vite et je performe assez bien», confie le jeune homme qui étudie maintenant au baccalauréat en biologie à l’UQAM et qui entend faire son doctorat.

«J’ai eu besoin d’une adaptation pour les échéanciers à suivre, sur les travaux et les examens, mais ça s’est fait plutôt bien. Pour les travaux d’équipe, j’ai l’habitude avec ma famille!», mentionne-t-il.

Dominique Nadeau ne s’inquiète pas pour le cheminement atypique de ses enfants. Sa fille aînée a surmonté ses difficultés d’apprentissage pour compléter une technique en physiothérapie sportive et les autres suivent tous leur passion.

«L’idée, c’est d’aller vers leurs intérêts. Ils ont lu des livres qu’ils n’auraient pas lus à l’école. On peut se permettre d’aller à des niveaux beaucoup plus élevés que l’école dans certaines matières. Je pense que ça développe la curiosité et l’envie de se dépasser», résume-t-elle.

Justice et faits divers

Tornade : le courant revient peu à peu à Gatineau

Hydro-Québec informe que plus de 90% des ménages touchés par les pannes causées par la tornade de vendredi soir ont maintenant retrouvé le courant.

À 17h30 dimanche, 4 946 ménages étaient encore privés d'électricité.

Des pannes majeures sont encore répertoriées sur le territoire touché par la tornade, particulièrement dans le secteur Mont-Bleu où plus de 2600 ménages n'ont toujours pas retrouvé le courant.

De plus, Gazifère a procédé au débranchement de 40 compteurs dans le secteur touché.

Certaines rues des secteurs plus durement touchés sont toujours fermées à la circulation. Des patrouilleurs du SPVG assurent la surveillance. Le boulevard Saint-Joseph est maintenant rouvert à la circulation. Le nettoyage des rues et des voies publiques se poursuit.

La Ville a aussi installé des conteneurs à déchets à cinq intersections dans le secteur touché. Les citoyens peuvent y déposer les débris liés à la tornade tels que les débris verts et les matériaux de construction.

Liste des emplacements de conteneurs à déchets : 

  • Rues de Deauville et Jumonville
  • Rues Georges-Bilodeau et Étienne-Brûlé
  • Rues Georges-Bilodeau et Jumonville
  • Rues Jumonville et Daniel-Johnson
  • Rues Jumonville et Tassé

Sports

Marathon de Montréal: Nyirarukundo et Mutai vainqueurs

MONTRÉAL — Ezekial Mutai, un Kenyan de 25 ans, a remporté le 28e marathon de Montréal en 2:11,05, dimanche.

Ce chrono est un record du marathon montréalais.

Mutai empoche 11 000 $. Sa feuille de route inclut notamment une cinquième place au marathon de Madrid, en avril.

Il a devancé par quatre minutes et 33 secondes Wycliffe Biwott, lui aussi du Kenya.

La troisième place est allée à Jean-Marie Vianney-Uwajeneza, du Rwanda, en 2:18:10.

Chez les dames, la victoire est allée à Salome Nyirarukundo du Rwanda, impériale en 2:28,02 - là encore, une marque montréalaise.

Nyirarukundo est également plus riche de 11 000 $.

Elle a vaincu par trois minutes 24 secondes Joan Kigen, du Kenya.

La troisième position a été l’affaire d’Emebet Anteneh de l’Éthiopie, en 2:43:24.

Pour le demi-marathon, les honneurs sont allés à Alexis Lavoie-Gilbert de Québec, en 1:09,25, et à Anne-Marie Comeau de Saint-Ferréol-les-Neiges (1:14,46).

Globalement, ce sont près de 11 000 participants qui ont pris part au marathon qui incluait de nouveau une catégorie élite, après huit ans d’absence.

Les coureurs étaient âgés de 13 à 82 ans et provenaient de 61 pays.

Le nouveau parcours de 42,2 km sillonnait le centre-ville et le Vieux-Montréal, avant de poursuivre vers le Sud-Ouest et de longer le canal de Lachine. Les marathoniens ont ensuite emprunté le boulevard Robert-Bourassa et la rue Sainte-Catherine pour monter sur le Plateau-Mont-Royal et filer vers l’est. De là, les coureurs ont traversé le Jardin botanique avant le dernier droit vers l’arrivée.

Justice et faits divers

Les sinistrés de la tornade transférés dimanche

Le centre de services aux sinistrés a été transféré au centre communautaire Père-Arthur-Guertin situé au 16, rue Bériault, à 14h dimanche.

Le centre de crise établi sur le campus Gabrielle-Roy du Cégep de l’Outaouais a changé d’adresse afin de permettre aux étudiants de reprendre les cours.

La réintégration des sinistrés s’est poursuivie tout au long de la journée selon le plan établi et est est encadrée par le Service de sécurité incendie de la Ville. 

Notons que le ministère de la Sécurité publique a délégué 100 % de l’assistance aux sinistrés à la Croix-Rouge. Il est important pour tous les sinistrés de se présenter au centre de services aux sinistrés afin d’être pris en charge. 

La Croix Rouge a d’ailleurs demandé l’aide de la population en annonçant dimanche matin la mise sur pied d’un fonds d’aide pour les sinistrés.

Mosaïculture s’est immédiatement engagé à versé les recettes de lundi et mardi, 24 et 25 septembre, au fonds créé pour venir en aide aux sinistrés de Gatineau.

Depuis vendredi soir, près de 800 personnes se sont inscrites au centre de services aux sinistrés. Un total 225 personnes ont bénéficié de l’aide à l’hébergement dans la nuit du 21 au 22 septembre comparativement à 244, dont une soixantaine d’enfants, dans la nuit du 22 au 23 septembre.

Une grande majorité de sinistrés ont pu regagner leur logement ce week-end, cependant plusieurs demeurent sous la tutelle de la Croix rouge.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSO) offre également un soutien psychologique aux sinistrés. 

L’Armée du salut est présente sur les lieux tout le week-end afin de subvenir aux besoins en nourriture.

Sécurité

La Ville de Gatineau invite les gens qui réintègrent leur domicile à demeurer vigilants, car des débris sont encore présents sur les terrains. 

Les sinistrés ayant été évacués sont priés de ne pas réintégrer leur domicile tant et aussi longtemps que les autorités n’auront pas signifié que les lieux sont sécuritaires.

Les citoyens sont aussi invités à éviter de circuler inutilement près des secteurs touchés pour permettre aux équipes de travailler ainsi que de sécuriser et nettoyer les rues.

Dons

Les citoyens qui désirent venir en aide aux sinistrés pourront apporter des dons à l’ancien local du Sears situé au rez-de-chaussée des Galeries de Hull. 

Les dons seront acceptés dimanche de 9 h à 17 h et le reste de la semaine selon l’horaire des Galeries de Hull. 

Seuls les vêtements propres et en bon état, les produits d’hygiène personnelle et les denrées non périssables sont acceptés. 

Le site de dépôt est coordonné par l’Armée du Salut et les dons alimentaires seront gérés par Moisson Outaouais.

Les citoyens qui désirent venir en aide aux sinistrés peuvent faire un don en argent auprès de la Croix-Rouge : http://www.croixrouge.ca/faites-un-don/appel/faites-un-don-au-fonds-de-la-croix-rouge-canadienne#f45810d4-6631-44a4-be1e-e58c3f2a0bf7