Évelyne Beaudin

Le DGEQ ne retient pas la plainte contre Évelyne Beaudin

Le Directeur général des Élections du Québec (DGEQ) ne retient pas la plainte déposée contre Évelyne Beaudin par le Renouveau sherbrookois. Après enquête, le dossier portant sur l’éligibilité de la conseillère a été fermé.

C’est Évelyne Beaudin elle-même qui en a fait l’annonce dans un communiqué mardi matin. Rappelons que le Renouveau sherbrookois avait déposé une plainte à l’issue des élections de 2017 en stipulant que Mme Beaudin résidait à Matane, où elle enseignait, au moment de poser sa candidature. Le parti politique soutenait alors qu’elle contrevenait à l’article 61 de la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités.

« Je suis heureuse de passer à autre chose et j’espère que les gens qui ont ainsi tenté de ternir ma réputation sauront aujourd’hui faire le mea culpa qui s’impose », indique la conseillère de Sherbrooke Citoyen dans un communiqué. 

« Pendant un an et demi, ils ont fait toutes les démarches. Deux enquêteurs sont venus me rencontrer. Ça prend souvent du temps pour en arriver à une conclusion. Je devais vivre avec les gens qui me portaient déjà coupable. Les gens de mon district me connaissent et savent que ce n’était pas fondé, mais sur la place publique, l’information a été utilisée par des adversaires ou des chroniqueurs. Ça laisse des traces quand des gens profitent de leur tribune pour me faire du tort. »

« La dernière campagne électorale a été un festival de plaintes et de mises en demeure plus ou moins fondées. Dans la dernière campagne, mes valeurs étaient claires. J’avais décidé de ne pas utiliser ce genre de tactique », ajoute-t-elle.

Évelyne Beaudin n’y voit pas un problème dans ses relations avec le seul élu du Renouveau sherbrookois, Vincent Boutin. « J’ai l’impression que la plainte venait surtout d’un militant. J’espère maintenant que cette histoire est derrière moi. »

Vincent Boutin, désormais chef du Renouveau sherbrookois, estime qu’il est effectivement temps de passer à autre chose. « Depuis le temps que l’enquête durait, je pense que personne n’est surpris de la conclusion. La plainte avait été formulée le dernier jour de la campagne pour ne pas interférer dans les débats politiques. Je ne crois pas que la réputation de Mme Beaudin est atteinte. Ce n’était pas Vincent Boutin qui avait porté plainte, mais bien le conseil d’administration du parti. Ce dossier est maintenant derrière moi. »