Le déplacement d'un arrêt inquiète dans le secteur de l'école Marie-Reine

Isabelle Pion
Isabelle Pion
La Tribune
Le déplacement d’un arrêt dans le secteur de l’école primaire Marie-Reine soulève des préoccupations chez les parents. La Ville de Sherbrooke examine en ce moment différentes avenues pour améliorer la sécurité des marcheurs et elle entreprendra une étude de circulation sur la rue Bowen pour voir la quantité de véhicules qui circulent sur cette artère.

L’arrêt situé au coin des rues de Caen et Bowen a été déplacé à l’angle des rues Bowen et Marie-Reine juste avant la rentrée scolaire, selon Christian Audet, un des membres du conseil d’établissement de l’école, qui a aussi participé aux rencontres avec la Ville de Sherbrooke. 

Plusieurs parents comprennent mal pourquoi l’arrêt a été enlevé, puisqu’un bon nombre d’enfants circulent dans le secteur. La décision n’enchante pas les parents d’environ 36 enfants. « Pour eux, ça faisait davantage leur affaire que les enfants traversent coin Bowen et Caen que de prolonger pour aller de l’autre côté », résume la directrice, Linda Pagé.

« La masse importante des marcheurs se trouve au sud de la rue Marie-Reine », note le conseiller municipal Rémi Demers, qui parle d’une cinquantaine d’enfants marcheurs dans ce secteur. L’apparition du nouveau stop a eu lieu parce qu’une problématique de sécurité avait été soulevée. « La Ville considérait que c’était une bonne solution. » Outre le déplacement de l’arrêt, une avancée de trottoirs a été faite au coin de la rue Marie-Reine.

Une rencontre a eu lieu cet automne avec le service des infrastructures urbaines de la Ville, en présence notamment de Mme Pagé, de M. Audet, de M. Demers et du Service de police de Sherbrooke (SPS). 

Rémi Demers dit comprendre la préoccupation des parents. Différentes mesures sont évaluées pour remédier à l’arrêt qui a été enlevé, dont des dos d’âne, des bollards ou des avancées de trottoir. 

« Les discussions se poursuivent. La Ville pourrait-elle faire certains aménagements? On attend l’analyse du service des infrastructures urbaines pour voir s’il y aurait des mesures afin d’améliorer la situation. Il y a le souci d’une circulation plus fluide, le souci de la sécurité des élèves. Les améliorations apportées sont bonnes, ce que les gens déplorent c’est la perte du stop au coin de Caen. Je demeure très sensible aux préoccupations soulevées. On regarde pour une situation de compromis, qui pourrait compenser l’arrêt. »