La directrice du territoire Sud du curateur public, Marianne Bastien, et la chef de service du territoire sud, Carmen Laquerre, entourent le curateur public Normand Jutras.

Le curateur public fait la promotion du mandat d'inaptitude

Le curateur public était en visite en Estrie, lundi, pour rencontrer le personnel, les bénéficiaires, mais aussi pour inciter les gens à prendre des décisions en cas d'inaptitude au lieu de laisser les autres le faire pour eux.
« Je le répète souvent, il est essentiel de remplir un mandat d'inaptitude afin de garder le contrôle même si vous perdez le contrôle. Nous voulons particulièrement rejoindre les 35 à 55 ans afin qu'ils fassent leur mandat d'inaptitude. C'est important de prendre les décisions pour soi-même et pour protéger son patrimoine », explique le curateur public du Québec, Normand Jutras.
Ce dernier a visité les intervenants du CIUSSS de l'Estrie-CHUS avant de se rendre au pavillon de la Montagne à East Angus.
« C'est la première fois que je viens en Estrie. Je veux faire la tournée des régions du Québec. C'est une occasion de rencontrer non seulement les gens, mais aussi de rencontrer le personnel et les membres des familles », mentionne M. Jutras.
En Estrie, 1869 adultes bénéficient de mesures de protection de la part du curateur public. Dans l'ensemble du Québec, ce sont 43 000 personnes qui sont sous curatelle publique.
La déficience intellectuelle, les problèmes de santé mentale, les maladies dégénératives et les traumatismes crâniens représentent les principales causes d'inaptitude en Estrie comme ailleurs au Québec.
« Nous estimons à plus de 160 000 personnes le nombre de personnes inaptes. Le nombre ne cesse d'augmenter de 1,8 pour cent par année depuis dix ans avec le vieillissement de la population », signale M. Jutras.
Le patrimoine administré par le curateur public a augmenté de 39 pour cent entre 2010 et 2015, soit huit pour cent par année pour atteindre un portefeuille global de 518 millions $.
« L'ouverture d'un régime de protection est un geste grave qui correspond à enlever à une personne l'exercice de ses droits. Il est donc essentiel d'y voir soi-même et de le confier à une personne de confiance dans son entourage. Nous allons privilégier la famille qui veut assumer la charge », indique Normand Jutras qui précise que 704 personnes en Estrie ont préparé un mandat d'inaptitude qui a été homologué.