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Le Centre Saint-Michel fait partie des établissements ciblés par le CSSRS pour mesurer les concentrations de dioxyde de carbone.
Le Centre Saint-Michel fait partie des établissements ciblés par le CSSRS pour mesurer les concentrations de dioxyde de carbone.

Le CSSRS dévoile les résultats de ses tests de ventilation

Isabelle Pion
Isabelle Pion
La Tribune
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Les bâtiments non ventilés mécaniquement du Centre de services scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSSRS) affichent des taux de dioxyde de carbone plus élevés que les cibles souhaitées. Les bâtiments ventilés montrent quant à eux des résultats dans les normes, révèlent les données de l’échantillonnage effectué au CSSRS au début du mois de décembre.

Les centres de services scolaires de la province devaient, à la demande du ministère de l’Éducation, mesurer les concentrations de dioxyde de carbone afin d’estimer l’efficacité de la ventilation des écoles. 

Même si la question de la transmission du coronavirus par les aérosols n’a pas été complètement élucidée, elle se retrouve sous les projecteurs depuis plusieurs semaines. 

Aux yeux de la scientifique en chef du Canada, Mona Nemer, le principe de précaution devrait s’appliquer en matière de ventilation dans les écoles.

Des suivis à faire

Dans le cadre de cette opération, le CSSRS devait cibler quatre établissements représentant notamment les différents niveaux de scolarité (du primaire à la formation professionnelle), et se trouvant en milieu urbain et rural.

Quatre locaux de chacun des quatre établissements ont été choisis. L’objectif était de réaliser un échantillonnage représentatif de ses bâtiments et de mesurer les concentrations de CO2 dans les bâtiments sélectionnés. 

La concentration maximale cible a été fixée à de 1000 à 1100 parties par million (PPM).

Le Centre Saint-Michel, l’école secondaire la Montée pavillon Saint-François et l’école primaire Notre-Dame-de-la-Paix ont été ciblées pour les établissements non ventilés mécaniquement.

L’école Notre-Dame-de-la-Paix montre un maximum de 1527 ppm en première lecture, 3270 ppm en deuxième, puis de 2748 ppm en troisième lecture, après ouverture des fenêtres. 

Ces taux sont de 2142 ppm (en deuxième lecture), puis 1816 après ouverture des fenêtres du côté du pavillon Saint-François. 

Les résultats sont quant à eux de 1830 ppm en deuxième lecture puis 892 ppm en troisième lecture après ouverture des fenêtres au Centre Saint-Michel. 

Ces résultats sont hors des cibles souhaitées, constate le directeur du secrétariat général et des communications du CSSRS, Donald Landry. 

Le CSSRS rappelle toutefois que « des effets sur la santé humaine ont été observés à des niveaux très élevés (7000 ppm) de CO2. Il est toutefois très improbable d’atteindre des niveaux aussi élevés dans les habitations ou les salles de classe. »

« Quand on regarde le Centre Saint-Michel à 1830 ppm, on n’a pas encore ouvert les fenêtres et il y a des élèves dans la classe. À 892 ppm (la troisième lecture), après avoir ouvert les fenêtres, clairement, ça fonctionne. »

Des suivis seront faits auprès des équipes-écoles afin de préciser les balises pour une meilleure ventilation et rendre le processus plus optimal. 

Il ne faut pas tirer la conclusion que ces établissements n’appliquaient aucune des mesures suggérées, note M. Landry.   Parmi elles, on pense à laisser les fenêtres ouvertes pendant 15 minutes au moins trois fois par jour entre les plages d’enseignement et désigner un responsable pour la gestion des fenêtres.

Des recommandations à venir

Pour les bâtiments ventilés mécaniquement, on retrouve le Centre Saint-Michel et le Pavillon du Vieux-Sherbrooke du Centre 24 -Juin, qui ont respectivement montré des taux de 1015 et 950 ppm en deuxième lecture.

Le Centre Saint-Michel a aussi été sélectionné pour les bâtiments ventilés mécaniquement, puisqu’une partie de l’édifice l’est. 

« La très bonne nouvelle, c’est que pour les bâtiments ventilés mécaniquement, ça fonctionne très bien. Pour nous, ce n’est pas une source d’inquiétude. Ce qu’on comprend, avec les tests effectués, c’est que les équipements ont été bien installés, bien configurés. L’entretien est fait régulièrement et adéquatement. »

Les résultats ont été communiqués aux employés, élèves et parents d’élèves concernés. 

Les résultats obtenus dans l’ensemble des centres de services seront extrapolés à l’ensemble du parc immobilier scolaire « et les mesures correctives seront appliquées aux bâtiments de même nature. » Le CSSRS suivra les recommandations qui découleront de cet exercice provincial.