Étienne Doyon du CSI, la ministre du Développement international et de la Francophonie, Marie-Claude Bibeau, et le vice-recteur aux relations internationales de l’UdeS, Jean Goulet.

Le CSI offre 112 stages internationaux

Une centaine de jeunes professionnels de la région auront la chance de vivre une expérience de stage dans leur champ d’expertise au Pérou, au Nicaragua, au Sénégal ou en Haïti d’ici 2021.

Grâce à une contribution financière de 2 041 312 $ du gouvernement du Canada, le Carrefour de solidarité internationale de Sherbrooke (CSI) offrira 112 stages internationaux à de jeunes professionnels de 19 à 30 ans pour travailler sur des enjeux d’égalité entre les hommes et les femmes, l’environnement, la santé, l’éducation, le développement des petites entreprises et l’agriculture.

« Ce sont des opportunités exceptionnelles de six mois qui sont offertes aux jeunes diplômés de la région. C’est un programme majeur parce que c’est le plus grand lot de stagiaires qui est dévoilé. Les postes sont offerts dans divers domaines dont les sciences de la santé, le travail social, les études politiques, l’informatique et les arts visuels », explique le directeur général du CSI, Étienne Doyon.

Le CSI veillera à accompagner les jeunes professionnels tant sur le plan financier, avec des allocations de subsistance, que sur le plan logistique, en les accompagnant avant le départ et au retour du séjour à l’étranger.

« Nous visons aussi l’employabilité de nos stagiaires à l’international à leur retour », explique M. Doyon qui signale que les 18 premiers postes sont déjà offerts sur le site Internet du CSI.

La ministre du Développement international et de la Francophonie et députée de Compton-Stastead, Marie-Claude Bibeau, tenait à annoncer personnellement cette contribution au CSI qui s’inscrit dans un programme de 1800 stages internationaux où 34 organisations se partageront 34 millions  $ au Canada.

« Les stagiaires vont travailler à des projets qui font la promotion de la démocratie, l’égalité des genres, la croissance économique verte et la sécurité alimentaire entre autres, toutes des priorités de la nouvelle politique d’aide internationale féministe du Canada. Si on veut vraiment faire une différence sur le terrain, il faut offrir aux femmes et aux filles l’occasion de développer leur plein potentiel. Le CSI propose des stages qui vont contribuer à faire avancer cinq des six priorités de cette politique, soit l’égalité des genres et le renforcement du pouvoir des femmes, la dignité humaine, la croissance au service de tous, l’environnement et l’action pour le climat et la gouvernance inclusive », signale la ministre Bibeau.

Cette dernière a vécu un tel stage professionnel en 1992 au Maroc.

« Un stage dans un pays en développement est une façon extraordinaire de s’enrichir sur le plan personnel, culturel, humain et professionnel. On fait la rencontre brutale avec la pauvreté et les inégalités. Ça nous ouvre les yeux et le cœur sur une culture différente. On ne juge plus, on comprend. On comprend les défis que ces populations doivent surmonter. On veut faire une différence. Ça nous transforme pour le mieux. On contribue à petite échelle à bâtir un monde meilleur », soutient la ministre Bibeau.

Elle affirme que lors de ses récents voyages à l’étranger, elle a rencontré plusieurs femmes de pays en développement dont le programme mis en place a contribué à hausser les revenus.
« Elles me répondent toujours que cet argent a contribué à éduquer leurs enfants, à les garder à l’école », signale Marie-Claude Bibeau.

Le CSI a profité de la semaine de la mobilité internationale de l’Université de Sherbrooke pour annoncer ces stages professionnels.

« L’Université de Sherbrooke est un partenaire important. Le cœur de notre mission est de travailler à faire vivre la solidarité internationale en région. Pouvoir travailler avec les acteurs clés nous aide à déployer une programmation si riche et consistante », explique Étienne Doyon.

Deux nouveaux pays aidés

Des organisations du Nicaragua et du Sénégal s’ajoutent à celles d’Haïti et du Pérou afin de bénéficier de l’expertise développée par le Carrefour de solidarité internationale (CSI) de Sherbrooke et son programme de stages internationaux.

« C’est un retour pour nous au Nicaragua où l’on rouvre avec un partenaire qui travaille avec des coopératives agricoles. Au Sénégal, c’est nouveau. Nous allons travailler avec un partenaire de la région qui a établi un lien avec des coopératives de femmes près de Dakar. Nous voulons accompagner ce projet de solidarité qui se vit entre des professionnels de la région et des femmes du Sénégal. Des stagiaires vont aller voir s’il n’est pas possible de structurer et développer encore plus cette initiative », explique le directeur général du CSI, Étienne Doyon.

Les tensions au Mali font en sorte que le CSI ne peut plus y envoyer de stagiaire pour des raisons de sécurité.

« Lorsque le niveau de risque est élevé, nous n’y allons pas. Nous poursuivons notre aide de près d’un demi-million $ par année avec notre partenaire-terrain Kilabo. Le pays en a plus que jamais besoin en matière de santé mère-enfant, d’agriculture, de nutrition et de lutte aux changements climatiques», soutient Étienne Doyon.