Le CPE Le Bilboquet a été placé sous administration provisoire par le ministère de la Famille. Bernard Beaupré, à la tête du CPE depuis plusieurs années, a préféré ne pas commenter.

Le CPE Le Bilboquet « sous administration provisoire »

Le CPE Le Bilboquet a été placé sous administration provisoire par le ministère de la Famille, a appris La Tribune. Le Ministère a agi de cette façon parce qu’il était « préoccupé par les problèmes de gestion qui affectaient la capacité financière du CPE ».

C’est le conseil d’administration de l’établissement qui a avisé le Ministère que le directeur général du CPE, Bernard Beaupré, avait été « démis de ses fonctions », selon le relationniste du ministère de la Famille, Alexandre Noël, en précisant qu’un CPE est une entité indépendante qui est maître de ses décisions.

Selon nos informations, le fait que l’établissement ait voulu donner un coup de pouce financier au complexe familial coopératif (CFC), qui a été inauguré presque jour pour jour l’an passé dans les locaux du CPE, serait un facteur qui expliquerait la situation financière difficile de l’établissement.

Le CFC est un parc intérieur qui offre aux enfants et à leurs parents des aires de jeu favorisant le développement global des enfants.

Les nouvelles installations avaient nécessité des investissements de l’ordre de 300 000 $. Le centre a remporté la distinction « Innovation » lors du 22e Gala Mérite coopératif de l’Estrie, le mois dernier.

Situé tout près du Cégep de Sherbrooke, le Bilboquet célèbre ses 35 ans cette année. Il a la particularité d’accueillir des enfants ayant des besoins particuliers et à temps partiel. L’établissement compte quelque 138 places et accueille environ 250 enfants. Il regroupe une quarantaine d’employés non syndiqués.

La mise sous administration provisoire est effective depuis le 13 novembre dernier. C’est la firme-conseil Guy Dalphond qui a été désignée pour s’occuper du CPE. Si l’administration provisoire suspend les pouvoirs du titulaire du permis, elle ne change rien aux services offerts au CPE, souligne M. Noël. La firme aura notamment pour mission de rendre au ministre de la Famille un rapport préliminaire contenant ses constatations et ses recommandations.

M. Beaupré a indiqué qu’il ne pouvait pas commenter. Il dit avoir été relevé temporairement de ses fonctions et collaborer avec l’administration en place, et dit demeurer codirecteur du complexe familial.

L’établissement a été placé sous administration provisoire pour une période de 120 jours. La Loi sur les services de garde éducatifs à l’enfance prévoit que le ministre de la Famille peut prolonger ce délai d’au plus 90 jours. « Le conseil d’administration se dit satisfait des actions posées par le Ministère », a également fait valoir M. Noël.

Le CPE avait obtenu le feu vert pour une troisième installation, mais le projet avait été repoussé. Le projet sur la table visait la création de 42 places, dont une partie devait être réservée aux poupons.

Il a été impossible, vendredi, de s’entretenir avec la présidente du conseil d’administration du CPE.