Coporte-paroles du CTROC, Hugo Valiquette et Émilie Saint-Pierre invitent le secteur communautaire à se mobiliser en vue de l’événement La Planète en grève.

Le communautaire se mobilise pour la planète

Le milieu communautaire ne veut pas être en reste. Il croit avoir un rôle à jouer dans la lutte aux changements climatiques et lance un appel à la mobilisation en vue de la journée La Planète en grève, qui se tiendra plus tard cette année.

Réunis à Orford, des membres de la Coalition des Tables régionales d’organismes communautaires (CTROC) ont tenu une conférence de presse jeudi afin d’inviter les organismes communautaires autonomes du Québec à participer à La Planète en grève, un événement d’envergure mondiale qui aura lieu le 27 septembre prochain.

« Cette journée est primordiale pour faire pression sur les gouvernements et les entreprises quant à l’urgence d’agir pour limiter les changements climatiques. Devant ce défi colossal, l’action devient impérative », soutient Hugo Valiquette, coporte-parole du CTROC.

M. Valiquette note dans la foulée que les « crises climatiques peuvent avoir des conséquences néfastes sur la santé des gens et aggravent les inégalités sociales ».

« Si nous sommes tous touchés par le réchauffement climatique, nous ne sommes pas égaux en ce qui concerne ses impacts. Il aggrave les conditions de vie déjà difficiles des personnes avec qui nous travaillons quotidiennement », fait-il valoir.

Prise de conscience

Agissant également à titre de coporte-parole du CTROC, Émilie Saint-Pierre rappelle que des canicules particulièrement intenses, des inondations et des tornades ont été observées au Québec ces dernières années. « Des maladies autrefois inexistantes en province ont aussi émergé. Pensons à la maladie de Lyme et au virus du Nil occidental », déclare-t-elle.

Mme Saint-Pierre reconnaît par ailleurs que le CTROC a réalisé récemment qu’il pouvait lui aussi faire sa part dans le dossier des changements climatiques. « On est au stade de la prise de conscience et au début de quelque chose », dit-elle.

Bien que la prise de conscience du CTROC soit récente, le secteur communautaire contribue à sa façon à la lutte aux changements climatiques depuis des années. Les banques alimentaires, par exemple, permettent de réduire le gaspillage alimentaire et aide ainsi à diminuer les gaz à effet de serre. D’autres organisations récupèrent pour leur part des biens usagés pour leur offrir une seconde vie dans leurs locaux.

« De notre côté, on essaie d’être une locomotive pour les organismes de notre secteur. On s’efforce d’avoir des rencontres de travail sans papier et d’utiliser de la vaisselle compostable, malgré que ce soit plus cher », révèle la directrice du Regroupement des organismes communautaires de l’Estrie, Claudelle Cyr.