Le Collège du Sacré-Coeur a tout tenté pour éviter une fermeture

SHERBROOKE — Le Collège du Sacré-Cœur a tout tenté afin d’éviter une fermeture. Des scénarios de fusion ont été envisagés avec d’autres établissements, en vain. La direction a justifié la décision par des problèmes de recrutement, jeudi, lors d’un point de presse.

La formule de coopérative a notamment compliqué les démarches, a-t-on expliqué lors d’un point de presse.

À lire aussi: C’est la fin pour le Collège du Sacré-Cœur

« Le nombre d’inscriptions ne permet plus d’assurer les activités du CSC », a indiqué le président du conseil d’administration, Pierre Rodier, en ajoutant que c’est pour cette raison que les coopérants ont voté en faveur de la fin des activités de l’établissement. La décision a été prise à la majorité. 

L’annonce survient à l’aube du 75e anniversaire de l’institution, qui a été « le tout premier collège classique féminin en région ». Il avait été fondé par les Filles de la Charité du Sacré-Cœur de Jésus.

Rappelons que les membres de la coopérative ont pris cette décision lors d’une assemblée mercredi soir.

L’école secondaire privée pour filles, située sur la rue Belvédère Nord, compte quelque 180 élèves. Elle fermera ses portes le 1er juillet prochain. L’établissement n’était pas en déficit, selon M. Rodier, et la décision de fermer a été prise avant d’en arriver là. « Au cours des prochaines semaines, tous nos efforts seront concentrés à accompagner et à faciliter la transition des élèves vers d’autres établissements d’enseignement », a-t-il fait valoir.

M. Rodier et le directeur général par intérim de l’établissement, Raymond Lepage, ont rencontré les élèves de l’établissement jeudi matin. Une équipe de soutien était présente afin d’accueillir les élèves et les membres du personnel. L’établissement emploie près d’une trentaine de personnes.

« Notre objectif est de réduire au maximum l’insécurité créée par la situation afin de favoriser la réussite scolaire des élèves », a indiqué M. Rodier.

Interrogé sur la crainte de certains parents que des enseignants quittent avant la fin de l’année scolaire, M. Lepage a répondu que les employés étaient professionnels.

Raymond Lepage et Pierre Rodier

Le CSC avait annoncé le printemps dernier qu’il ouvrirait la porte aux garçons à compter de la prochaine rentrée scolaire. Seulement six élèves de la gent masculine étaient cependant inscrits.

Pour la prochaine rentrée scolaire, l’institution comptait seulement 18 inscriptions en première secondaire, alors que l’objectif était de 60. Il y a cinq ans, le collège comptait près de 500 élèves, mais ce nombre n’a pas cessé de diminuer depuis.

Pierre Rodier n’a pas caché son amertume, jeudi matin. Il a reproché aux médias d’avoir fait état de la nouvelle, alors que l’établissement aurait préféré annoncer la nouvelle lui-même. Or, des informations avaient coulé dans les médias mercredi soir. Joint par La Tribune mercredi soir, la direction avait alors refusé de commenter.