Sylvain Gautreau, directeur adjoint des services techniques du CIUSSS de l’Estrie-CHUS

Le CIUSSS lève l’avis d’ébullition d’eau au CHUS Fleurimont

Le CIUSSS de l’Estrie-CHUS a levé mardi l’avis d’ébullition qui était en vigueur depuis le 1er août à l’Hôpital Fleurimont.

À la suite de la réception du résultat des analyses indiquant le retour à la conformité de l’eau potable à cet endroit, le CIUSSS de l’Estrie a obtenu l’autorisation du ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques ainsi que de la Direction de santé publique de l’Estrie de lever l’avis d’ébullition. L’établissement, qui évalue avoir géré l’incident sans encombre, finalise donc son retour à la normale.

Rappelons que l’avis d’ébullition a été lancé à l’Hôpital Fleurimont jeudi dernier, après qu’une faible quantité de la bactérie E. coli ait été détectée dans les conduites de distribution d’eau potable. Une opération de surchloration a alors été enclenchée, suivie d’une période d’attente de 48 heures pour laisser le chlore faire effet. Des échantillons ont par la suite été de nouveau relevés et envoyés en laboratoire, et puisqu’ils étaient tous négatifs pour la présence de bactéries pathogènes, l’avis d’ébullition a pu être levé vers 9 h mardi.

Malgré l’inaccessibilité de l’eau potable, l’hôpital aurait seulement subi un léger ralentissement des services durant les heures qui ont suivi le déclenchement de l’alerte, le temps d’implanter les mesures d’urgence. « L’accessibilité a été maintenue, il n’y a eu aucun report de chirurgie ou de service durant la période de crise », rapporte Sylvain Gautreau, directeur adjoint des services techniques du CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

« Si ça s’est aussi bien passé, c’est parce qu’il y avait un plan d’urgence en place. On en a de prêts pour tous les risques — que ce soit une panne électrique, une fuite de gaz, une alerte à la bombe, un feu, un tireur actif... Il y a déjà un plan d’action pour chacun de ces risques-là. Et l’eau potable, ça avait déjà été vécu : on avait déjà activé ce plan d’action là à plus petite échelle, à Windsor ou Granby par exemple, donc il avait déjà été testé. C’est ça qui fait que la crise n’a pas fait de dommage », renchérit Marie-France Thibeault, conseillère en communication au CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

 « Si ça s’est aussi bien passé, c’est parce qu’il y avait un plan d’urgence en place. On en a de prêts pour tous les risques — que ce soit une panne électrique, une fuite de gaz, une alerte à la bombe, un feu, un tireur actif... »

Marie-France Thibeault, conseillère en communication au CIUSSS de l’Estrie-CHUS

Retour à la normale

Maintenant que l’avis est levé, l’hôpital doit nettoyer les appareils branchés sur l’eau courante qui étaient hors d’usage dans les derniers jours, comme les machines à eau ou à glace ainsi que les cafetières, en plus de retirer les affiches d’interdiction de consommer l’eau aux milliers de fontaines et lavabos de l’immeuble.

Les impressionnantes réserves de bouteilles d’eau potable devront également être renvoyées en partie dans les entrepôts de l’hôpital et en partie chez les fournisseurs.

« Les mesures d’urgence, on les déclenche, on les vit, puis on les ferme... Alors là, on est dans la période de rétablissement », indique Mme Thibeault, ajoutant que tout devrait être rentré dans l’ordre mercredi.