Chris et Ron Mackay espèrent que la Ville finira d’asphalter le chemin de la Rivière, dans le district de Brompton.

Le chemin de la Rivière en piteux état

Des citoyens du secteur Brompton insistent pour que la Ville de Sherbrooke finisse d’asphalter le chemin de la Rivière. Ils déplorent du même coup l’entretien de cette voie de circulation, qui subit le passage incessant d’une circulation lourde.

Ron Mackay se plaint du chemin de la Rivière depuis plusieurs années. « Le trafic lourd augmente chaque année. L’argent que la Ville reçoit en redevances augmente aussi tous les ans, mais les services diminuent. Cette année, il y a eu plus de 15 000 voyages de pierres pour Kruger. Avec les redevances, serait-il possible d’asphalter le petit bout de chemin qu’il reste pour diminuer la pollution pour les résidents et les gens qui passent par là? »

M. Mackay rapporte par exemple que la boue issue de la rue, les jours de pluie, s’accumule constamment sur son terrain. 

Au conseil municipal, son fils Chris déplorait aussi la présence d’un trou « de 40 pieds de long ». « Les camions doivent passer dans l’autre voie pour éviter le trou. Tout le monde passe proche de faire une collision frontale. C’est dangereux. Même moi j’ai pris le champ. Ça fait depuis avril que ça dure. Tout ce qu’il y a eu, c’est une pancarte pour dire qu’il y a des bosses. »

À la Ville de Sherbrooke, on confirme que le trou a été réparé depuis l’intervention de Chris Mackay le 2 juillet.

La conseillère du district de Brompton, Nicole Bergeron, se dit bien au fait du dossier. « Vous étiez venus plusieurs fois à l’arrondissement. Vous êtes même allés à l’ombudsman. Nous recevons des redevances pour compenser le camionnage quand il y a des gravières et des sablières sur notre territoire. Pour les gravières le long de la rivière, les camions n’ont pas d’autre choix que d’emprunter le chemin de la Rivière. C’est sûr qu’il y a un impact direct pour les voisins, mais aussi pour la chaussée en raison des camions lourds qui viennent à répétition. »

Mme Bergeron explique que les sommes obtenues servent à l’entretien et à la réparation des routes. « Il me semble qu’on devrait avoir une certaine priorité pour des cas comme ça, parce que la détérioration du chemin est directement liée à l’activité commerciale. Votre intervention me permet donc de réitérer ma demande. On nous avait dit à l’époque que c’est un fonds général qu’on peut utiliser partout sur le territoire, mais dans un cas comme celui-là, c’est évident que ce ne sont pas les automobilistes qui circulent sur ce chemin qui l’abîment. »