Raphaël, Gisèle, Gabriel et Dominique Francoeur lors du souper homards, dont les profits sont remis au corps de tambours et clairons Les Stentors.

Le chef encore bien présent au Souper des Stentors

Un membre important manquait au souper aux homards pour Les Stentors cette année. Même si le pilier Eugène R. Francoeur n’y était pas, sa famille a su lui rendre hommage et a promis de faire durer la tradition, tant qu’ils le pourront.

En novembre dernier, M. Francoeur est décédé des suites d’un infarctus. L’activité-bénéfice pour le corps de tambours et clairons Les Stentors a toujours été orchestrée par lui et sa femme, Gisèle Francoeur.

Mercredi, au Centre de Foire de Sherbrooke, la 36e édition lui était dédiée. « C’était important de continuer, pas juste pour nous (sa famille) mais pour tous les clients », confie Mme Francoeur. Il était important pour elle de faire de l’événement une reconnaissance pour toute l’aide qu’il a apportée.

Toute la famille trouvait primordial de faire durer la tradition pour Eugène R. Francoeur, mais aussi pour continuer de s’amuser. « On va continuer, c’est tellement une belle œuvre, les gens sont contents d’être là », partage Mme Francoeur, qui prenait le temps de saluer les invités à leur arrivée au Centre de Foires.

Le plus jeune frère de M. Francoeur, Raphaël, avait l’honneur d’être le président d’honneur pour cette édition. « J’ai accepté tout de suite, dire de grands mots sur mon grand frère c’est un honneur », explique le frère cadet. « Eugène disait tout le temps qu’investir dans la jeunesse, c’est investir dans l’avenir. Cet évènement-là va toujours rester pour les enfants », ajoute Raphaël Francoeur.

De grands souliers à chausser
Le fils d’Eugène et Gisèle Francoeur, Gabriel, a rejoint les Stentors à 11 ans. Il participe à l’organisation du souper-bénéfice depuis le tout début. « On est passés de jeunes à organisateurs », précise-t-il. Après le départ de son père, il peut dire qu’il a pris la relève. « Cette année, on marche dans les pas de nos parents, c’est un sentiment particulier, pour la première fois », confie Gabriel Francoeur.

Le souper est encore une réussite, même après 36 ans. « Il y a encore plus de gens que l’année passée! On a tellement des belles équipes. »

Une aide essentielle
Sans bénévoles, l’événement qui accueille 1800 personnes ne pourrait pas avoir lieu. Plusieurs bénévoles viennent préparer la salle pendant les jours précédents le souper, et quelque 200 sont présents le soir même. « Sans ça on ne pourrait pas y arriver », insiste Gabriel Francoeur.

Plusieurs membres de l’équipe viennent de loin pour donner un coup de main. « Tous les ans, je prends congé de mon travail à Montréal pour venir donner le temps que je peux », raconte Rémi Levêque, qui a fait partie des Stentors pendant sept ans. « Avec le décès d’Eugène Francoeur, c’est d’autant plus important pour nous de venir porter solidarité au groupe », précise-t-il.