La construction de la nouvelle salle d’urgence et du centre mère-enfant de l’Hôpital Fleurimont ne devrait pas connaître de retard malgré la pandémie. La livraison du bâtiment est toujours prévue pour décembre 2023.
La construction de la nouvelle salle d’urgence et du centre mère-enfant de l’Hôpital Fleurimont ne devrait pas connaître de retard malgré la pandémie. La livraison du bâtiment est toujours prévue pour décembre 2023.

Le Centre mère-enfant toujours promis pour décembre 2023

La construction de la nouvelle salle d’urgence et du centre mère-enfant de l’Hôpital Fleurimont ne devrait pas connaître de retard malgré la pandémie. La livraison du bâtiment est toujours prévue pour décembre 2023.

« Le projet est à l’étape d’élaboration des plans et devis qui doit se poursuivre jusqu’en juillet prochain. La livraison du projet est prévue en décembre 2023 », a-t-on indiqué à La Tribune du côté du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS).

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La pandémie et le fait que le Québec ait été mis sur pause pendant plusieurs semaines a jusqu’ici peu d’impacts sur le projet. « Nous en sommes à l’étape des plans et devis, et les professionnels qui travaillent sur les plans et devis ont pu continuer de travailler en télétravail », explique Martin Roy, porte-parole de la Société québécoise des infrastructures (SQI), le gestionnaire du projet.

« L’objectif est toujours une livraison vers la fin de 2023 », confirme-t-il.

Il est toutefois impossible de connaitre le moment où débuteront les travaux. « Mais ce sera en 2020 », indique M. Roy.

Le chemin à parcourir avant de voir les premiers camions arriver sur le site semble toutefois encore long. « Avant d’aller en appel d’offres, les plans et devis doivent être terminés, et ils ne le sont toujours pas. Ensuite, une ou deux entreprises se montrent intéressées, mais il peut y avoir différentes étapes dans un projet aussi grand que celui-là, comme des changements à effectuer dans les appels d’offres… », ajoute Martin Roy.

Une ouverture au public à l’été 2024 demeure donc envisageable. En effet, après la réception du bâtiment, de quatre à six mois seront nécessaires pour le déménagement de l’équipement et des équipes ainsi que les divers préparatifs.

La phase 1 des travaux, les travaux préparatoires, est terminée depuis plus d’un an. Ces travaux visaient à préparer le terrain pour accueillir le nouveau bâtiment.

Une promesse de la ministre McCann

Rappelons que la livraison du projet vers la fin 2023 a été promise par la ministre de la Santé et des Services sociaux Danielle McCann vers la fin septembre 2019.

« Je tiens à rassurer la population de l’Estrie que nous allons réaliser ce projet dans les plus brefs délais possible. Si l’ancien gouvernement libéral n’avait pas procrastiné pendant des années, ce projet serait déjà en construction. Je rappelle que nos efforts de modernisation du réseau de la santé et des services sociaux doivent respecter la capacité de payer des Québécois. Notre priorité va à la qualité des soins et des services, et là-dessus, nous ne ferons aucun compromis », avait déclaré la ministre dans un communiqué de presse en septembre dernier.

Rappelons en quelques lignes les multiples rebondissements survenus dans la création de ce projet qui a vu le jour au département de pédiatrie de l’Hôpital Fleurimont en 2004.

Ce projet prévoit la construction d’un bâtiment d’environ 26 394 mètres carrés, qui accueillera les départements consacrés à la jeunesse et à la famille, soit la pédopsychiatrie, la pédiatrie, la maternité, la néonatologie, de même que la nouvelle salle d’urgence.

C’est finalement en janvier 2017 que la SQI a lancé un appel de propositions pour la construction d’un bâtiment évalué à 198 M$. La SQI n’a alors reçu qu’une seule soumission qui dépassait de plusieurs dizaines de millions le budget fixé à 198 M$ dans le cadre du premier appel de propositions. L’appel d’offres a alors été annulé.

Le projet n’a été relancé qu’en mars 2019 alors que la SQI a repris les appels d’offres « en lots » plutôt qu’un appel d’offres pour l’ensemble du projet.

Las d’attendre, les différentes équipes médicales en pédiatrie ont encore fait différentes sorties médiatiques en 2019 pour dénoncer la désuétude de certains départements, notamment la néonatalogie, les soins intensifs pédiatriques et la clinique externe de pédiatrie. En néonatalogie par exemple, il y a très peu d’intimité pour les petits patients et leurs familles qui vivent parfois des situations bien différentes.