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Ce nouveau centre de jour est situé au 46 de la rue King Est et accueillera les utilisateurs tant de jour qu’en soirée.
Ce nouveau centre de jour est situé au 46 de la rue King Est et accueillera les utilisateurs tant de jour qu’en soirée.

Le centre de jour Ma Cabane ouvre ses portes 

René-Charles Quirion
René-Charles Quirion
La Tribune
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Le très attendu centre de jour pour les personnes isolées ou à risque d’itinérance a ouvert ses portes, mardi à Sherbrooke.

Ce local baptisé Ma Cabane, situé au 46 de la rue King Est, accueillera les utilisateurs le jour et en soirée sur une plage horaire de près de 40 heures du lundi au vendredi.

« Ici, nous ne refusons personne. Toute personne qui en ressent le besoin tant sur le plan physique que sur le plan humain sera accueillie. Il n’y a pas de critère. Cependant, nous visons particulièrement la clientèle en situation de rupture sociale, soit les personnes itinérantes ou à risque d’itinérance », explique le directeur du centre de jour Ma Cabane, Marc Saint-Louis.

En raison des consignes sanitaires de distanciation physique, le local situé sur la rive est du centre-ville de Sherbrooke accueillera un maximum de dix personnes à la fois.

« Nous voulions ouvrir le plus rapidement possible même si certains aménagements doivent être complétés. Pour le moment, ce sont des tables individuelles et les activités sont limitées, mais au moins nous pouvons répondre aux besoins. Avec la pandémie, il devenait de plus en plus difficile pour la clientèle itinérante de trouver des endroits pour aller se laver et même pour aller aux toilettes », indique Marc Saint-Louis.

Marc Saint-Louis

Pour le moment, le centre de jour offrira une place chauffée et des toilettes pour les personnes qui n’ont pas d’autres endroits où aller. Lorsque tous les travaux seront exécutés au cours de l’hiver, une douche ainsi qu’une salle de lavage seront disponibles.

« L’objectif premier est de briser l’isolement. Des travailleurs de milieu sont présents pour accueillir les gens tels qu’ils sont. Nos intervenants sont cependant présents pour aider les personnes en cas de besoin », signale Marc Saint-Louis.

Près de cinq ans après le cri d’alarme lancé par la Coalition sherbrookoise pour le travail de rue, le centre de jour Ma Cabane a ouvert ses portes sur le coup de 13 h. Déjà vers 13 h 30, le local avait presque atteint sa capacité réduite par la pandémie de la COVID-19.

« Nous ne pouvons ouvrir au maximum de notre capacité pour le moment. Nous ne voulons dédoubler aucun organisme, mais servir de carrefour pour les référer dans divers besoins. Ultimement, nous pourrons offrir de l’animation et développer une programmation informative, ludique ou même créative. Il faut offrir des façons pour que ces gens aillent ailleurs que dans leurs problèmes. Passer cinq, dix ou quinze ans dans la rue permet de développer une expertise. Ce sont des personnes qui sont capables de contribuer à quelque chose. Il faut leur donner la chance de s’exprimer et de participer à quelque chose. C’est ce que nous voulons leur permettre de faire », signale Marc Saint-Louis.



« L’objectif premier est de briser l’isolement. Des travailleurs de milieu sont présents pour accueillir les gens tels qu’ils sont. Nos intervenants sont cependant présents pour aider les personnes en cas de besoin. »
Marc Saint-Louis, directeur du centre de jour Ma Cabane

C’est en février 2016 que la Coalition sherbrookoise pour le travail de rue avait lancé cette idée de mettre en place un centre de jour.

Des intervenants du CIUSSS de l’Estrie-CHUS en santé publique, en santé mentale et dépendance, de la table itinérance, de la Coalition sherbrookoise pour le travail de rue, de la Ville de Sherbrooke, de Commerce Sherbrooke, de la corporation de développement communautaire, de la corporation de développement économique communautaire, un policier de la division de sécurité des milieux ainsi que deux citoyens se sont rapidement assis à la même table pour mettre en place les premiers jalons de ce projet en 2016 qui a connu sont aboutissement, mardi après-midi.

Distinction

Le centre de jour Ma Cabane qui a ouvert ses portes, mardi, ne doit pas être confondu avec le centre de crise en santé mentale qui est aussi réclamé à Sherbrooke depuis de nombreuses années.

La députée solidaire de Sherbrooke Christine Labrie, le directeur du Service de police de Sherbrooke Danny McConnell ainsi que le maire de Sherbrooke Steve Lussier ont fait des sorties publiques au cours des derniers mois pour rappeler l’importance de mettre en place un centre de crise en santé mentale.

Le CIUSSS de l’Estrie-CHUS a reconnu récemment qu’un centre de crise en santé mentale répondait à un besoin, mais le projet ne s’est pas encore concrétisé.