Le Centre de foires remboursera les dépôts de ses clients qui ne pourront pas tenir leur événement à Sherbrooke en raison de la pandémie de COVID-19.
Le Centre de foires remboursera les dépôts de ses clients qui ne pourront pas tenir leur événement à Sherbrooke en raison de la pandémie de COVID-19.

Le Centre de foires rembourse ses clients

Jonathan Custeau
Jonathan Custeau
La Tribune
Le Centre de foires remboursera les dépôts de ses clients qui ne pourront pas tenir leur événement à Sherbrooke en raison de la pandémie de COVID-19. En date du 5 avril, ce sont donc 69 615 $ qui ont dû être remboursés.

Annie Godbout, présidente de Destination Sherbrooke, précise que plusieurs événements, des activités bénéfices aux rencontres d’affaires, ont dû être annulés ou reportés. « La question que nous nous sommes posée au conseil d’administration était de savoir si on acceptait de ne pas rembourser les dépôts. Les membres du C.A. ont souhaité un traitement équitable pour tous les clients étant donné que dans la convention, même en cas de force majeure, on ne devait pas rembourser les dépôts. »

Le 25 mars, le conseil d’administration de Destination Sherbrooke a donc voté une résolution demandant à la Ville de Sherbrooke l’autorisation de rembourser les sommes déjà versées par les promoteurs ayant réservé le Centre de foires de Sherbrooke et qui doivent annuler leur événement.

Des conseils pour Récup Estrie

La Ville de Sherbrooke a par ailleurs accepté de donner exceptionnellement des conseils juridiques à la Régie de récupération de l’Estrie pour assurer une uniformité des services.

« Dans le cadre de la pandémie, nous avons été désignés comme étant des services prioritaires. Plusieurs questions ont été adressées au bureau juridique pour s’assurer que nous puissions remplir notre mandat. Nous voulions nous assurer d’être en règle. Nous avons demandé au service de la Ville de nous aider pour avoir une uniformité », explique le président de Récup Estrie, Pierre Avard.

La conseillère Évelyne Beaudin a souligné que la Ville avait adopté une résolution, en novembre dernier, selon laquelle la Ville ne fournissait plus de services juridiques aux corporations et aux régies. On citait alors les cas de Valoris, d’Animation centre-ville et de la Corporation de développement de l’aéroport de Sherbrooke. On évoquait alors que la charge de travail était devenue trop lourde.

La greffière Line Chabot précise qu’il s’agit ici d’un contexte très particulier. « Nous agissons ainsi uniquement pendant la pandémie parce que nous sommes en lien direct avec les organismes gouvernementaux. Il était plus facile pour nous d’avoir de l’information privilégiée pour guider nos actions alors que ç’aurait été plus difficile pour un bureau d’avocats privé d’accéder aux mêmes renseignements. »