Le Cégep de Sherbrooke a lancé les festivités entourant son cinquantième anniversaire mercredi. L’enseignante à la retraite Marie Théorêt s’est adressée au public qui était convié à la salle Alfred-Desrochers.

Le Cégep lance son 50e

Le cinquantième anniversaire du Cégep de Sherbrooke aura des échos parmi toute la population, cette année, alors que l’établissement prévoit une série d’activités pour souligner l’événement.

Concert du Chœur du Cégep le 22 mars, rétrospective historique sous la forme d’une exposition de photos à la Société d’histoire de Sherbrooke, rassemblement familial : plusieurs activités sont prévues à la programmation.

L’institution collégiale a officiellement lancé le coup d’envoi des activités ce mercredi.

« Le Cégep a été créé le 15 mai 1968 par un décret ministériel... Ce sera toute une année de festivités et je vous dirais que quand on a été créé, c’était pour desservir l’ensemble de la région de l’Estrie. C’est assez particulier, on a un mandat assez large », souligne la directrice générale du Cégep de Sherbrooke, Marie-France Bélanger.

Les gens qui ont participé au lancement à la salle Alfred-Desrochers ont été conviés à un véritable retour dans le temps.

« Dans la société, tout bouillonnait, tout était remis en question. Les femmes prenaient leur place. Les syndicats commençaient, on mettait sur pied le régime de l’assurance-maladie... », a raconté Marie Théorêt, qui a enseigné pendant 35 ans et qui était là dans les débuts de l’institution. Celle-ci comptait alors 1700 étudiants.

« Il n’y avait pas de règle. Tout était à créer. Par exemple, fumer. Ça fumait partout. J’ai fumé. Jusqu’à ce qu’un étudiant me dise : vous fumez beaucoup. À partir de ce moment-là, j’ai remercié tous les jours cet étudiant-là », a remis en contexte l’enseignante de sociologie retraitée.

Marie Théoret se souvient avec bonheur de « l’apparition des filles ». « Au Québec, l’école avait été pensée pour les garçons. Nous, on nous apprenait à faire le ménage... » Au départ, la gent étudiante était surtout masculine, mais les jeunes femmes ont rapidement pris leur place... tout comme le port du pantalon.

Marie-France Bélanger est au Cégep depuis environ 30 ans. Quelle évolution a-t-elle vu au cours des dernières décennies? « Les étudiants ont beaucoup changé. Leurs intérêts, leurs besoins, les compétences qu’ils ont quand ils arrivent, c’est sûr que ça a beaucoup changé. La population étudiante est beaucoup plus hétérogène. Dans une classe, il faut s’adapter... »

Un groupe peut compter tant des jeunes parents, des jeunes ayant des difficultés financières que d’autres qui travaillent de nombreuses heures à l’extérieur, énumère-t-elle notamment.