Des cours seront donc donnés à la Cathédrale Saint-Michel, dans les anciens locaux de La Tribune sur la rue Roy, dans les églises Marie-Médiatrice et Saint-Boniface et dans le couvent des Petites Sœurs de la Sainte-Famille, explique la vice-rectrice aux études, Christine Hudon. Six classes extérieures ont aussi été aménagées.
Des cours seront donc donnés à la Cathédrale Saint-Michel, dans les anciens locaux de La Tribune sur la rue Roy, dans les églises Marie-Médiatrice et Saint-Boniface et dans le couvent des Petites Sœurs de la Sainte-Famille, explique la vice-rectrice aux études, Christine Hudon. Six classes extérieures ont aussi été aménagées.

Le campus de l’UdeS éclaté [PHOTOS ET VIDÉO]

Tommy Brochu
Tommy Brochu
La Tribune
Le campus sera éclaté à la rentrée de l’Université de Sherbrooke. Pour respecter la distanciation sociale et pour offrir le maximum de cours en présentiel, des classes ont été montées à l’extérieur et d’autres le seront dans des lieux éphémères hors du campus, comme dans la magnifique chapelle des Petites Sœurs de la Sainte-Famille.

En tout, cinq lieux s’ajouteront au campus. En plus du couvent, des cours seront donc donnés à la Cathédrale Saint-Michel, dans les anciens locaux de La Tribune sur la rue Roy, et dans les églises Marie-Médiatrice et Saint-Boniface. 

Onze classes extérieures pouvant accueillir entre 16 et 100 personnes ont également été aménagées. Neuf d’entre elles sont à ciel ouvert, l’une est sous un chapiteau et l’autre, sous un préau.

La chapelle des Petites Sœurs de la Sainte-Famille a été repensée. Des haut-parleurs et des rideaux acoustiques ont été ajoutés pour que les étudiants puissent entendre les professeurs.

« C’est une formule qu’on a trouvée pour désigner tous les lieux qu’on va utiliser pour permettre à nos étudiants d’avoir un maximum de cours en présentiel cette année », mentionne la vice-rectrice aux études, Christine Hudon, ajoutant que les horaires ont été réaménagés pour assurer un maximum de présentiel.

Le professeur à la Faculté d’éducation et codirecteur du Centre de recherche sur l’enseignement et l’apprentissage des sciences, Jean-Philippe Ayotte-Beaudet, pense que la situation actuelle pourrait pousser certains de ses collègues à sortir de la classe conventionnelle. « On voyait déjà de l’enseignement extérieur. Pour ceux qui veulent l’essayer pour une première fois, il faut essayer de garder une certaine zone de confort par rapport à ce que l’on fait à l’intérieur. Souvent, on va vouloir encourager davantage une pédagogie active à l’extérieur. On va encourager l’enseignement des modules plus théoriques avant ou à distance. On conseille quand même aux gens qui veulent le faire de ne pas s’en empêcher, même s’ils restent dans ce qu’ils connaissent, car en apprivoisant ces nouveaux lieux, ça leur permettra d’avoir de nouvelles idées et de voir d’autres modalités pédagogiques qu’ils n’auraient pas imaginées avant », conseille-t-il. 

Pour l’instant, il est impossible de chiffrer le coût de ce campus éclaté. « Il y a des baux, mais aussi du mobilier et des coûts technologiques. Et s’ajoutent à tout ça des coûts pour que le personnel enseignant soit bien outillé », énumère la Pr Hudon, mentionnant que les chiffres seront dévoilés plus tard.

En effet, sur le campus éclaté, les techniciens ont mis la main à la pâte pour offrir aux étudiants une bonne qualité de son. Par exemple, dans la chapelle des Petites Sœurs, des rideaux acoustiques et des haut-parleurs ont été installés. 

Pour le stationnement, tous les sites sont différents. « On a préparé des fiches techniques pour chacun des espaces. Pour les endroits où le stationnement est plus difficile, on s’est assurés d’avoir une couverture adéquate du service de transport en commun », décrit la vice-rectrice.