Les chantiers routiers prévus en fin d’années pourraient être retardés à 2021 en raison de la COVID-19.
Les chantiers routiers prévus en fin d’années pourraient être retardés à 2021 en raison de la COVID-19.

Le calendrier des travaux routiers dévoilé le 4 mai

Jonathan Custeau
Jonathan Custeau
La Tribune
Le Service des infrastructures urbaines de la Ville de Sherbrooke avait changé complètement la planification de ses travaux routiers pour l’été à venir. Les impacts de la COVID-19 entraînent toutefois un retard de deux semaines, par rapport à l’an dernier, pour le dévoilement du calendrier de grands travaux routiers, calendrier qui sera rendu public le 4 mai.

Interrogée à savoir si Sherbrooke imitera Magog en accélérant des travaux majeurs pendant le confinement, la directrice du Service des infrastructures urbaines à la Ville de Sherbrooke, Caroline Gravel, répond par la négative. « La seule chose que nous avons essayé de relancer, c’est la construction du Quartier Well Sud, parce qu’il y a un aspect résidentiel dans le projet. Mais le gouvernement a bien spécifié que la construction résidentielle reprenait pour les travaux dont la livraison était prévue pour juillet 2020, ce qui n’est pas notre cas. »

Mme Gravel rapporte qu’elle dévoilera le 4 mai la planification des travaux routiers sur le territoire sherbrookois. « Il s’agira des travaux que nous pensons être capables de faire. Nous nous attendons à ce que le gouvernement nous donne le droit de tout relancer en mai. Mais il est possible que les projets qui sont prévus en fin de calendrier doivent être reportés. »

La tenue ou non des vacances de la construction, selon les mêmes modalités que dans le passé, pourrait avoir un impact sur les échéanciers. « Mes équipes prennent trois semaines l’été. Contrairement aux autres années, nous avions pris moins de travaux à l’interne pour être en mesure de tout finir. Nous devions commencer en avril et finir autour de septembre, ce qui laissait la place à des ajustements, entre autres par rapport à la température. »

Mais la COVID-19 en aura voulu autrement. « Nous revenons à une année standard. La bonne nouvelle, c’est que je m’attends à ce que les entrepreneurs externes prennent les bouchées doubles. Comme ce ne sont pas des chantiers résidentiels, la distanciation est déjà présente pour nos travaux. La seule chose qui pourrait nous coûter plus cher, c’est l’ajout de stations pour le lavage des mains. »

Caroline Gravel n’est donc pas inquiète pour le coût des travaux, mais elle s’attend à ce que les chantiers soient fermés plus tard. La plupart des appels d’offres ayant déjà été complétés, elle ne s’attend pas à une flambée des prix pour le matériel. Même que le prix du bitume, tributaire du prix du pétrole, pourrait avantager la Ville. 

Il restera à voir si les fournisseurs pourront livrer au même rythme que les autres années.