Le cabinet des ministres du gouvernement fédéral sera réuni à Sherbrooke en janvier pour un caucus de deux jours.

Le cabinet des ministres se réunira à Sherbrooke

Le premier ministre du Canada Justin Trudeau et ses 34 ministres se réuniront à Sherbrooke du 16 au 18 janvier pour la retraite bisannuelle du cabinet fédéral. « En ayant tous mes collègues ici, on va en profiter pour rencontrer des organisations de la région, ce sera une semaine bien occupée », promet Marie-Claude Bibeau, ministre du Développement international et députée de Compton-Stanstead.

Ce type de rencontre survient deux fois par année et se déplace dans chaque province, à l’extérieur d’Ottawa. En janvier, c’est le tour du Québec.

« J’ai vanté notre belle région des Cantons-de-l’Est et la décision a été prise qu’on allait faire ça ici, chez nous, explique Mme Bibeau. Je travaille présentement avec mes collègues et mon équipe est en discussion avec plusieurs équipes de ministres pour voir ce qu’on va faire. Il y a beaucoup de choses sur le radar. C’est du travail qui est très stimulant. Pour toute l’Estrie au complet, on va avoir de belles opportunités. »

Ce caucus du cabinet hors du cadre habituel est l’occasion de faire le point et de discuter des dossiers importants et d’analyser les priorités de la prochaine session parlementaire. Certains ministres arriveront en ville quelques jours avant et quelques-uns resteront dans la région quelques jours après afin de participer à des consultations ou faire des visites industrielles, ajoute Mme Bibeau.

« Tous les secteurs d’activités, tous les secteurs qui nous intéressent dans la région, la collectivité, l’agriculture, le tourisme, tous les ministres vont être ici et vont avoir l’occasion de rencontrer les partenaires sur le terrain en Estrie, dans les Cantons-de-l’Est », insiste la députée de Compton-Stanstead, qui a annoncé la tenue de l’événement en primeur à La Tribune.

D’ici la mi-janvier, elle partagera les détails de l’agenda des ministres, mais on peut déjà supposer que le ministre des Transports Marc Garneau sera attendu de pied ferme par les décideurs sherbrookois pour le dossier de la désignation de l’aéroport. 

Questionnée sur le dossier, Mme Bibeau a répété qu’elle a fait sa part et qu’il revient maintenant au maire de Sherbrooke et aux sept MRC de la région de faire la leur. 

Elle maintient qu’une entente avec une compagnie aérienne doit être signée avant que le gouvernement accorde une désignation officielle par l’Administration canadienne de la sûreté du transport aérien (ACSTA), ce qui assurerait à l’aéroport des services de sécurité aux frais du fédéral aux mêmes conditions que 89 aéroports ailleurs au pays.

« On va pouvoir continuer à lui en parler et continuer à lui expliquer pourquoi c’est important pour les aéroports régionaux d’avoir la désignation pleine et entière. Mais [M. Garneau] ne va pas nous faire cadeau d’une désignation, pas à un aéroport qui est inactif. À partir du moment où on va avoir une entente signée, on va pouvoir démontrer la pertinence de l’aéroport de Sherbrooke, l’achalandage et tout ça. Je ne peux pas demander une exception au ministre des Transports alors que je n’ai pas de dossier à lui présenter. »

La députée de Compton-Stanstead précise que c’est à la Ville de Sherbrooke en partenariat avec les sept MRC de cogner aux portes des compagnies aériennes.

« Il faut pousser sur le maire. J’ai eu l’occasion [lors de la rencontre prébudgétaire de mercredi dernier] de le réexpliquer au maire : on a accès à cette désignation, il n’y a pas de blocage au niveau du fédéral. »