Les Estriens se sont déplacés massivement au Carrefour de l’Estrie en ce jour de Boxing Day.

Le Boxing Day toujours aussi populaire

Malgré la popularité des géants comme Amazon et les rabais du Vendredi fou, les Sherbrookois se déplacent encore en grand nombre au Carrefour de l’Estrie à l’occasion du Boxing Day. Devant la boutique Pandora et le magasin de jeux vidéos EB Games, la file d’attente était longue, mercredi midi, alors que les boutiques n’ouvraient qu’à 13 h.

Dans le stationnement du Carrefour, c’était également la cohue en début d’après-midi. De nombreux automobilistes avaient peine à se déplacer, cherchant une place vide pour laisser leur véhicule le temps de leurs emplettes. 

Cependant, quelques consommateurs ont évité l’enfer du stationnement en arrivant tôt dans le centre commercial. Une heure avant que les magasins ouvrent, Gabriel Lecompte, un amateur de jeux vidéos, patientait dans la file. « Je viens de temps en temps. Je n’habite pas ici, mais quand je passe voir ma mère, je fais un tour au magasin de jeux vidéos. Je suis venu pour la Nintendo Switch. Ils offrent un jeu avec la console. Cependant, j’ai appris qu’il y avait seulement 10 exemplaires. J’ai bien fait d’arriver tôt, mais je ne sais pas si je suis arrivé trop tard malgré tout. Ça ne m’aurait pas dérangé d’arriver une autre heure plus tôt, mais je n’ai pas d’auto », explique-t-il.

Le jeune homme tenait à acheter sa console en magasin, puisqu’il voulait jouer avec ses amis le plus tôt possible. « J’ai regardé sur Internet, mais je ne reste pas longtemps à Sherbrooke. Même si je commandais, ce serait trop long. Je veux jouer en famille et inviter plein d’amis », indique celui qui magasine en ligne quelques fois dans l’année, mais pas trop souvent.

« Je vais faire le tour des magasins quand même, mais je suis venu pour ça, poursuit M. Lecompte. Je m’attendais à ce qu’il y ait beaucoup de gens. Je suis content d’être venu assez tôt. »

Même une fois les portes ouvertes, les clients du magasin de jeux vidéos devaient attendre au moins une heure devant la boutique. Pour la plupart d’entre eux, il ne s’agissait pas d’un problème. « Je suis venu ici pour des Funko Pop, ce sont des petites figurines en vinyle, dit Bastien Brière. C’est pour ma collection personnelle. J’en ai actuellement 55 et j’aimerais m’en acheter environ cinq autres. D’habitude, il y a de bons deals. Je vais aussi aller à la boutique Imaginaire. Je m’attendais à ce qu’il y ait autant de monde. »

D’autres se sont déplacés seulement pour vivre l’événement. C’est le cas de Francis Boutin et d’Amélie Roy. « On vient faire le tour. On va fréquenter les magasins de vêtements. Sinon, je me cherche un cellulaire. Je magasine un peu plus en ligne, mais pour Noël, on vient au Carrefour », affirme Mme Roy.  

L’un n’empêche pas l’autre

De son côté, Vincent Lévesque-Rousseau, un photographe professionnel, s’est déplacé au Carrefour de l’Estrie même s’il avait fait des achats sur le Web plus tôt en matinée. Il s’agit d’une tradition pour celui qui, entre autres, est le photographe officiel du Phœnix de Sherbrooke. « J’ai acheté une lentille sur le site de Best Buy. Aujourd’hui, je suis juste venu prendre un petit bain de foule. Je me suis toujours dit qu’il y avait seulement ça à faire le 26 décembre. Je passe donc une petite heure ou deux au Boxing Day. Ça fait plusieurs années que je viens. Je ne viens rien magasiner en particulier, je ne veux pas faire la file devant un magasin en particulier durant des heures », avoue celui qui n’achète pas nécessairement tout le temps, mais qui s’est trouvé deux tuques cette année.

« Sur Internet, il y a beaucoup de deals. Depuis plusieurs années, il y en a plusieurs aussi au Black friday. La magie du Boxing Day est peut-être moindre qu’elle l’a déjà été », résume M. Lévesque-Rousseau.

Les commerçants fin prêts

Caroline Tousignant redevient vendeuse une fois par année à l’occasion du Boxing Day.

Les commerçants étaient eux aussi prêts à affronter la vague de clients du 26 décembre. Chez Guy Le Bottier, la petite-fille du fondateur, Caroline Tousignant, redevient vendeuse une seule journée par année. 

« Habituellement, je suis à l’administration. Je m’occupe de tout ce qui est bureau, achat, comptabilité, marketing, communications et autres. Là, j’aide pour le Boxing Day chaque année. Je suis là. Il n’y a pas beaucoup de préparation, il faut juste voir à bien afficher les bons rabais, il faut être présents au bon moment. Ce matin, on avait prévu entrer à 13 h, mais comme il y avait trop de monde, on a dû entrer à midi et demi », explique celle qui offrait des rabais de 15 % aux clients en magasin. 

Est-ce qu’on fait plus de ventes au Boxing Day ? « Ça dépend chaque année, répond Mme Tousignant. Habituellement, c’est une bonne journée après Noël. On s’attend à avoir une certaine clientèle. De plus, je trouve ça intéressant de voir la clientèle, de discuter avec eux, de voir quels sont les produits qui font le plus réagir et voir si les rabais leur conviennent. J’interagis avec la clientèle. »

Le 26 décembre est une journée particulière dans le monde de la vente au détail. « C’est un peu stressant. On sait que ça va être épuisant en tant que vendeuses. C’est un beau défi ! », résume Mme Trousignant.