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Les récents mouvements en faveur du bitcoin laissent présager de meilleurs jours pour cette cryptomonnaie issue de la technologie chaîne de blocs.
Les récents mouvements en faveur du bitcoin laissent présager de meilleurs jours pour cette cryptomonnaie issue de la technologie chaîne de blocs.

Le bitcoin de plus en plus reconnu

Claude Plante
Claude Plante
La Tribune
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La monnaie virtuelle bitcoin est-elle en train d’acquérir ses lettres de noblesse?

Les récents mouvements en faveur de la devise issue de la technologie chaîne de blocs peuvent le laisser croire.

Le professeur Mario Lavallée, de l’Université de Sherbrooke, la voit devenir « une valeur refuge » un peu comme l’or.

« J’étais assez sceptique  au début, quand c’est apparu dans le paysage j’avoue. C’était soupçonné être utilisé pour des transactions illégales. Mais maintenant je regarde le bitcoin évoluer », dit-il.

« Je fais un parallèle avec les cartes de hockey. La carte de Maurice Richard a une valeur parce que quelqu’un peut vouloir l’acheter. Et il y a une rareté. On sait que le bitcoin est limité à 22 millions d’unités. Il y a une limite de bitcoins en circulation que nous allons atteindre prochainement. »

Les derniers mois ont été des plus essoufflants en ce qui concerne le bitcoin. Jeudi matin, sa valeur était fixée à 66 144 dollars canadiens. Il était sous les 40 000 dollars un peu avant la fin janvier; 10 000 dollars de moins qu’au début de ce mois.

Le bitcoin se situait sous les 20 000 dollars dans les premiers jours de novembre 2020. Il y a un an, on pouvait le négocier pour environ 10 000 dollars.

Plusieurs fortunes se sont bâties rapidement avec cette poussée de valeur.

De plus, on a assisté récemment des annonces importantes concernant le bitcoin, rappelle M. Lavallée, un spécialiste des marchés boursiers.

À commencer par le manufacturier de voitures électriques Tesla qui a décidé de se tourner vers le bitcoin. Il y a quelques jours on apprenait que l’entreprise d’Elon Musk avait investi 1,5 milliard de dollars dans le bitcoin. Tesla accepte dorénavant la devise virtuelle comme moyen de paiement pour les véhicules. Les observateurs voyaient là une marque de confiance envers la cryptomonnaie.

« Elon Musk est un rebelle et il veut lancer le message que son entreprise va se montrer un peu rebelle. Le bitcoin échappe aux autorités monétaires de la planète », commente-t-il.

« Quand on verra des géants comme Walmart adopter le bitcoin pour permettre aux clients de faire leurs achats, on pourra dire que c’est un wow pour cette monnaie. » 

Au milieu de 2020

Le tournant a eu lieu au milieu de 2020, estime M. Lavallée. Des investisseurs ont commencé à adopter cette cryptomonnaie pour diversifier leur portefeuille. 

Autre signal d’alarme important : au début de la semaine, on apprenait que des fonds négociés en bourse (FNB) basés sur le bitcoin avaient obtenu le feu vert des autorités réglementaires canadiennes. 

« Ça devient un autre produit financier, note Mario Lavallée. Les gens peuvent les placer dans leur CELI ou leur REER. »

« Ça s’ajoute au buffet des produits financiers qui existent. »

À 66 144 dollars canadiens, le bitcoin devient de moins en moins accessible pour le consommateur moyen. M. Lavallée prévoit que la monnaie virtuelle sera divisible pour permettre de l’utiliser pour des achats de valeur équivalente à 5 $ et 10 $ par exemple.

« C’est digital. Donc, ça se divise très bien », fait-il remarquer.

« On peut s’attendre à ce que les détenteurs se mettre en à vendre pour prendre leurs profits. »

Mario Lavallée recommande fortement la prudence à ceux qui voudront s’aventurer dans cette nouvelle avenue du marché monétaire.