Raymond Royer et son frère Richard, décédé dimanche à l’âge de 81 ans.

Le bâtisseur Richard Royer s'éteint

L’homme d’affaires sherbrookois et grand bâtisseur de l’Estrie Richard Royer est décédé dimanche.

M. Royer aurait eu 82 ans le 14 décembre.

« Comme pour le départ de tous les aînés d’une famille, c’est un gros morceau que nous perdons », mentionne son frère Raymond, lorsque joint par La Tribune

« Et comme aîné de la famille, il a su transmettre les valeurs familiales à ses frères et sœurs. On faisait appel à lui quand on avait besoin de conseils. C’est quelqu’un qui s’occupait bien de ses proches. »

Richard Royer, qui est mort après une courte maladie, était père de deux enfants et grand-père de quatre petits-enfants.

Nommé Grand Estrien 2001 lors du gala Reconnaissances Estrie, cet ingénieur-conseil a fait sa marque dans la réalisation de plusieurs projets majeurs depuis des décennies. Non seulement a-t-il mis sa touche dans des édifices tels le Palais des sports et le pavillon Univestrie, mais son principal souci a été le développement de l’Estrie pour assurer la prospérité aux futures générations. 

M. Royer a fait partie de la deuxième promotion de la toute jeune faculté de génie de l’Université de Sherbrooke. 

Ingénieur au sein de la firme Teknika, qu’il a présidée de 1984 à 1998, Richard Royer était un citoyen engagé dans des projets variés pouvant assurer à l’Estrie un développement tourné vers l’avenir. Cet homme d’affaires a été à l’origine du mouvement Solidarité Estrie, en plus de jouer un rôle essentiel dans le projet de l’usine de désencrage Kruger à Bromptonville, en 1990. 

Richard Royer a aussi été un des principaux acteurs pour le prolongement de la ligne de gaz naturel de la Montérégie jusqu’à Sherbrooke. Il a trimé dur dans la campagne de souscription permettant la mise sur pied du Centre de recherche de l’Institut universitaire de gériatrie de Sherbrooke. 

M. Royer rêvait rien de moins que l’Estrie devienne une vraie Silicon Valley, fruit du partenariat entre les milieux universitaires, industriels et financiers, sans nécessairement avoir recours aux deniers de l’État.

Il a occupé le poste de vice-président du conseil d’administration du CHUS, en plus de siéger comme président du Comité de gestion de la Fondation de l’Université de Sherbrooke et au c. a. des Industries C-MAC.

Richard Royer, en tant qu’ingénieur et cadre d’entreprise, a reçu un doctorat honorifique de l’Université de Bishop’s en 2012.

Au tennis

Il est demeuré jusqu’à tout récemment un grand sportif, souligne son ami Richard Adam. « J’ai joué au tennis avec lui il y a un mois et demi! »

« C’était un gars en forme qui faisait attention à lui, à sa santé, à ce qu’il mangeait. C’était aussi un bon joueur de golf. »

M. Adam, de la firme RBC, garde le souvenir d’un « gentleman » qui a toujours fait preuve de doigté dans ce qu’il entreprenait. « Je dirais que la région a perdu un Jean Béliveau. »

« C’était un exemple à suivre. Un homme généreux et humble. Il a toujours voulu redonner à la communauté. »