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Ce qu'on croit être un sanglier a été aperçu le 25 décembre près du chemin des Pères, à Magog. Le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs est à sa recherche depuis.
Ce qu'on croit être un sanglier a été aperçu le 25 décembre près du chemin des Pères, à Magog. Le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs est à sa recherche depuis.

Le « sanglier de Magog » a été signalé à Noël

Jasmine Rondeau
Jasmine Rondeau
La Tribune
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Le sanglier activement recherché sur le territoire de la ville de Magog aurait été aperçu pour la première et dernière fois le 25 décembre... et pourrait ne pas être un sanglier.

Selon le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP), rien n’assure que l’animal, dont la présence a été signalée par des citoyens le 25 décembre près du chemin des Pères, est réellement un sanglier. 

« Une visite des lieux a été réalisée afin de recueillir des indices permettant de détecter la présence de l’animal. Nous n’avons pu observer l’animal ou voir des signes de présence », rapporte Dominique David, conseillère en communication pour le Ministère.

En raison des importants dommages que peut causer cet animal sur les terres agricoles et les écosystèmes, le MFFP a demandé la collaboration de la Ville de Magog en début de semaine afin qu’elle demande aux citoyens de garder les yeux ouverts. Information qui a été relayée lundi après-midi par la municipalité sur Facebook. 

On ignore également d’où pourrait provenir la bête, s’il s’agit bien d’un sanglier. « Il pourrait s’agir d’un échappé d’élevage ou d’une bête qu’un propriétaire, non-éleveur, a perdue », mentionne Mme David, qui rappelle qu’il est obligatoire d’obtenir un permis pour faire la garde d’un sanglier. 

Selon les registres de l’UPA-Estrie, il y aurait huit producteurs de sangliers dans la région. Cependant, d’autres plus petits éleveurs pourraient exister, considérant qu’on doit mettre en marché au moins 5000 $ de produits agricoles par an pour être reconnu en tant que producteur. 

Pour ce qui est des permis de garde en captivité, le MFFP n’en déclarait qu’un dans la région en date de l’été 2020. 


« L’épaisseur de neige peut nuire aux déplacements des sangliers. »
Dominique David

Selon les chiffres du MAPAQ et du MFFP, une cinquantaine de personnes au total détiendraient un ou plusieurs sangliers au Québec.

Survie hivernale

Selon Mme David, le sanglier possède les capacités de s’adapter aux conditions hivernales. « Nous avons pu documenter des cas de sangliers ayant réussi à passer au travers d’hivers rigoureux dans des secteurs plus nordiques au Québec », dit-elle, ajoutant que celui-ci est omnivore. 

« L’épaisseur de neige peut nuire aux déplacements des sangliers, ajoute-t-elle. Ils choisiront d’ailleurs un habitat où il y a peu de neige au sol (ex. plantation de résineux). Donc, en hiver ils sont plus faciles à trouver qu’en été lorsqu’on connaît le secteur dans lequel ils se trouvent. Par ailleurs, leurs traces sont facilement visibles et différenciables de celles des cerfs de Virginie dans la neige. On peut identifier les habitats potentiels. Ils se déplacent beaucoup moins qu’en été et les appâts représentent une source de nourriture d’intérêt pour eux. » 

Le MFFP poursuit ses opérations à ce sujet, ce qui consiste à rechercher de signes de présence, amasser des informations auprès de citoyens, appâter, suivre à l’aide de caméras de surveillance et utiliser différents types de pièges. Il est important de ne pas déranger ou visiter les sites de capture réalisés par la MFFP pour ne pas nuire aux opérations. 

SOS Braconnage

On demande aux gens qui localiseraient le sanglier en question de noter la date, l’heure et le lieu de l’observation, le nombre de sangliers observés et une description des dommages observés avant de composer le numéro de SOS Braconnage, soit le 1 800 463-2191. 

Le MFFP rappelle de ne pas déranger les sangliers lorsqu’on se trouve en leur présence, puisque cela aurait pour effet de nuire aux opérations de capture en dispersant les animaux et en les rendant plus méfiants et plus nocturnes. Il est également interdit de tirer sur eux. 

Rappelons également qu’aucune population sauvage de sanglier n’existe au Québec et que ceux-ci sont surveillés de très près par le MFFP. Il s’agit d’une espèce qui s’adapte facilement à son milieu et un secteur peut tripler sa population en une seule année. Seulement quelques individus en liberté pourraient implanter pour de bon l’animal sur le territoire. 

Aux États-Unis, la lutte aux sangliers et les dommages qu’ils causent coûtent d’ailleurs 1,5 milliard de dollars annuellement.