Stéphane Simoneau, coordonnateur des mesures d’urgence à Sherbrooke.

Le « G10 en sécurité civile » réuni à Sherbrooke

La Ville de Sherbrooke recevait mercredi les représentants des services de mesures d’urgence des dix plus grandes villes de la province. On avait en tête tous les sinistres survenus au Québec au cours des derniers mois.

Il ne manquait que Sonia Béland, directrice du bureau de la sécurité civile de la Ville de Gatineau, précise Stéphane Simoneau, grand manitou des opérations d’urgence à Sherbrooke. On comprendra que Mme Béland ne pouvait être sur place, quelques jours après les tornades dévastatrices survenues dans la région de l’Outaouais vendredi.

« Elle a pris le temps de nous contacter en conférence téléphonique et elle a pu faire le point sur la situation qui prévaut dans sa ville », mentionne M. Simoneau.

« On peut dire que ça a été très apprécié dans les circonstances. »

Deux fois par année, les membres du « G10 en sécurité civile » se réunissent. La rencontre de mercredi avait été planifiée depuis quelques mois. C’est un hasard si elle survient dans les jours suivant les tornades de vendredi dernier, assure le pompier Simoneau.

On a revu divers événements ayant demandé le déploiement d’équipes de sécurité publique, ajoute Stéphane Simoneau. Pour Sherbrooke, il a été question de l’opération qui a suivi l’effondrement d’un pont ferroviaire dans le secteur Brompton l’hiver dernier à la suite de la débâcle sur la rivière Saint-François. Les intervenants ont aussi discuté des mesures prises lors des inondations printanières survenues au Québec. On a étudié les interventions effectuées cet été lors des canicules à répétition.  

La communication à revoir

Il en ressort souvent que la communication entre les intervenants, les organismes impliqués et les citoyens fait souvent défaut, ajoute M. Simoneau.

« Habituellement, on a de la misère à contrôler la communication et le message avec exactitude », dit-il.

Des fois, des rumeurs peuvent être interprétées pour des faits et des gens prennent des actions pensant qu’il s’agit d’informations exactes. Il y a aussi des gens qui veulent aider, mais ce n’est pas toujours facile à gérer. »

On ne peut éviter des tornades comme celles qui se sont abattues sur la région de Gatineau. On doit alors gérer le chaos, constate Stéphane Simoneau.

« Nous sommes en train de prendre un virage pour ce qui est des centres d’hébergement en cas de sinistre. Au lieu de nous tourner vers les établissements scolaires, nous voulons utiliser de plus en plus des édifices municipaux comme des arénas et le Centre de foires. On a vu à Gatineau que les établissements scolaires ce n’est peut-être pas l’idéal quand les classes sont commencées. »

« Les sinistres comme les tornades, on les subit. On doit être prêts à mobiliser les intervenants. Ici à Sherbrooke, nous avons une bonne expertise en ce qui concerne les inondations. Mais les inondations, on peut les voir venir, on peut se préparer. »

M. Simoneau note que la région sherbrookoise n’est pas à l’abri des événements violents. Il y a quelques semaines, le secteur de Deauville a été frappé par des rafales ayant causé des dommages.

C’est sans compter que mercredi les éléments étaient réunis pour la formation de tornades en Estrie, a averti Environnement Canada au cours de la journée.