Le manège Colonel-Gaétan-Côté, sur la rue Belvédère, continue d’abriter les Fusiliers de Sherbrooke et un escadron du 35e Régiment des transmissions.
Le manège Colonel-Gaétan-Côté, sur la rue Belvédère, continue d’abriter les Fusiliers de Sherbrooke et un escadron du 35e Régiment des transmissions.

L’avenir des manèges militaires encore sous analyse

Marie-Christine Bouchard
Marie-Christine Bouchard
La Tribune
L’avenir des deux manèges militaires de Sherbrooke est toujours incertain, selon les informations obtenues par La Tribune. En effet, la Défense nationale poursuit l’analyse de l’ensemble de ses manèges militaires et de ses installations partout au pays. Les résultats préliminaires de cette étude sont attendus quelque part en 2020-2021 pour la région de Sherbrooke et ils feront alors l’objet d’un examen et d’une approbation de niveau plus élevé par le ministère de la Défense nationale.

« Les résultats de cette étude en cours nous aideront à élaborer un plan à long terme pour moderniser les installations de la réserve », explique Andrée-Anne Poulin, porte-parole pour la Défense nationale.

« Actuellement, le manège de la rue William continue d’abriter les Sherbrooke Hussars et la 52e Ambulance de campagne, et n’a pas été déclaré excédentaire au ministère. Le manège Colonel-Gaétan-Côté, sur la rue Belvédère, continue d’abriter les Fusiliers de Sherbrooke et un escadron du 35e Régiment des transmissions », précise Andrée-Anne Poulin.

« Bien que le désir à long terme du ministère soit de regrouper les quatre unités au sein d’une seule installation, aucune décision n’a encore été prise à ce sujet. Le ministère continue d’étudier toutes les options disponibles pour fournir aux militaires de Sherbrooke des bâtiments modernes et fonctionnels adaptés à leurs besoins », ajoute la porte-parole.

En 2017, La Tribune dévoilait que le manège militaire de la rue William devrait fermer ses portes d’ici sept à dix ans pour ensuite être mis en vente.

« Le problème du manège William est que les fondations sont poreuses. On ne peut pas les réparer. Selon nos analyses, ça reviendrait à déconstruire le bâtiment et à le reconstruire. Les coûts seraient faramineux. Dans la dernière année, nous avons fait des travaux de stabilisation et de nettoyage. Présentement, les employés peuvent y travailler de façon sécuritaire. Mais les moisissures finiront par revenir parce que la cause des problèmes n’a pas été éliminée », avait alors expliqué le lieutenant-colonel François Lagacé, commandant de l’Unité des opérations immobilières pour le Québec des Forces armées canadiennes (FAC).

Le manège militaire de la rue William continue d’abriter les Sherbrooke Hussars et la 52e Ambulance de campagne, et n’a pas été déclaré excédentaire au ministère de la Défense nationale.

Analyse pour l’ensemble du pays

La Défense nationale poursuit l’analyse de l’ensemble de ses manèges militaires et de ses installations partout au pays.

« Nous examinons actuellement nos manèges militaires et nos installations partout au pays afin de nous assurer qu’ils répondent mieux aux besoins actuels et futurs de nos réservistes en matière d’infrastructure. Les résultats de cette étude en cours nous aideront à élaborer un plan à long terme pour moderniser les installations de la Réserve. Nous examinons les secteurs où nous devons investir dans les réparations et les rénovations, ainsi que les possibilités de construire de nouvelles installations. Nous voulons nous assurer que nos installations sont adaptées à nos besoins quotidiens en matière d’opérations et d’instruction, ainsi qu’à la croissance future d’une Force de réserve moderne », soutient Mme Poulin.