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Le retour à l’école doit être maintenu à compter du 11 janvier, plaide l’Association des pédiatres du Québec.
Le retour à l’école doit être maintenu à compter du 11 janvier, plaide l’Association des pédiatres du Québec.

L’Association des pédiatres plaide pour un retour en classe le 11 janvier

Isabelle Pion
Isabelle Pion
La Tribune
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Le retour à l’école doit être maintenu à compter du 11 janvier, plaide l’Association des pédiatres du Québec, qui a fait connaître sa position au premier ministre François Legault et au directeur national de la Santé publique Horacio Arruda. Alors que Québec doit dévoiler mercredi les mesures du confinement attendu, l’association craint un prolongement de la fermeture des écoles à la suite du congé des Fêtes.

Dans la missive, les pédiatres, dont la Dre Marie-Claude Roy du CIUSSS de l’Estrie-CHUS, font valoir que les écoles ne constituent pas les principaux lieux d’éclosion et que la grande majorité des éclosions en milieu scolaire comptent cinq cas et moins. En outre, ces cas sont majoritairement le reflet de la transmission communautaire.

« L’Association des pédiatres du Québec réaffirme que la lutte primordiale et acharnée contre la COVID-19 ne doit pas se faire au détriment de toute une génération de jeunes qui ont droit au maintien d’une éducation de qualité en présentiel et, en cas de besoin, à l’aide et aux services appropriés et adaptés au contexte, ainsi qu’aux activités parascolaires essentielles à l’expérience pédagogique », peut-on lire dans la lettre qui s’adresse également au ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge.

Outre Dre Roy, ses collègues Marc Lebel, président de l’Association, le Dr Jean-François Chicoine et la Dre Sasha Dubrovsky s’inquiètent des impacts majeurs « déjà perceptibles sur le parcours académique et développemental des enfants, de même que l’impossibilité de faire progresser les apprentissages en mode virtuel pour les 6-12 ans ». Ils s’inquiètent aussi sur les conséquences « actuellement dramatiques sur la santé mentale, la motivation et la réussite scolaire des adolescents ». 

Grande détresse

En entrevue à la fin novembre avec La Tribune, la Dre Marie-Claude Roy observait à quel point les adolescents sont nombreux à se présenter en grande détresse dans les salles d’urgence des hôpitaux estriens.

Elle disait ne jamais avoir vu autant de cas de détresse et de cas aussi sévères, alors que le nombre de jeunes en état de détresse, aux prises avec des troubles alimentaires ou avec des idées suicidaires est plus élevé que jamais. 

Les adolescents sont très nombreux à se présenter « en grande détresse » dans les salles d’urgence des hôpitaux estriens. Le nombre de jeunes en état de détresse, aux prises avec des troubles alimentaires ou des idées suicidaires est plus élevé que jamais. 

« Je n’avais jamais vu autant de cas de détresse et des cas aussi sévères », s’alarmait alors la pédiatre Dre Marie-Claude Roy. L’Association a préféré ne pas accorder d’entrevue.

Rappelons que les élèves du primaire et du secondaire devaient retourner physiquement à l’école à compter du 11 janvier, en alternance une journée sur deux à la maison dans les zones rouges.

Le « retour » prévu cette semaine devait s’effectuer principalement à distance, avec des travaux à réaliser et du soutien pédagogique. Or, en raison du nombre de cas élevé de COVID-19 dans toute la province, Québec doit divulguer mercredi son plan de confinement, selon La Presse. La rentrée hivernale est pour le moment prévue le 11 janvier à l’Université de Sherbrooke et la semaine suivante au Cégep de Sherbrooke: il faudra voir l’impact de l’annonce sur les calendriers des établissements collégiaux et universitaires. Avant les Fêtes, des voix s’élevaient à l’UdeS pour que l’institution, qui mise le plus possible sur le présentiel, se montre plus flexible avec les cours en ligne.