L’assemblée générale (AG) spéciale des étudiants du Cégep de Sherbrooke qui devait avoir lieu lundi a été annulée en raison du manque de participants.
L’assemblée générale (AG) spéciale des étudiants du Cégep de Sherbrooke qui devait avoir lieu lundi a été annulée en raison du manque de participants.

L'assemblée générale étudiante du Cégep annulée

Mireille Vachon
Mireille Vachon
La Tribune
L’assemblée générale (AG) spéciale des étudiants du Cégep de Sherbrooke qui devait avoir lieu lundi a été annulée en raison du manque de participants. Aucune décision officielle n’a donc pu être prise par rapport au contexte difficile d’études en mode COVID.

Le quorum de 168 étudiants n’a en effet pas été atteint avec quelque 120 participants au total, qui ont toutefois discuté de leurs préoccupations de manière informelle, virtuellement et en présence. Notons que les cours ont été levés pour l’occasion de 11 h 30 à 13 h 30.

« Il y a eu une déception d’une part, car on n’a pas pu prendre de décisions officielles, mais un de nos objectifs a tout de même été atteint, soit de prendre le pouls de la situation auprès des étudiants », avance Maxime Lachance, coordonnateur du conseil exécutif de l’Association des étudiants du Cégep de Sherbrooke (AÉCS).

Plusieurs inquiétudes, notamment par rapport à la cote R, aux mesures sanitaires inégales et à l’enseignement multiplateforme, qui complexifie l’apprentissage des cégépiens, ont été partagées par des étudiants issus de différents programmes et niveaux. 

« Le niveau de stress et la santé mentale des étudiants ne sont vraiment pas à leur meilleur », regrette M. Lachance, qui continuera, avec les membres de l’AÉCS, à défendre les intérêts de la communauté étudiante auprès de la direction. 

« Au Cégep de Sherbrooke, quand on dit que ça va pas ben pantoute, ce n’est pas de l’exagération, insiste le coordonnateur, et ce qu’on retire du débat d’aujourd’hui, c’est que tous les étudiants de tous les niveaux sont concernés de façon plus ou moins directe, et plusieurs n’ont pas accès aux ressources, qui sont difficilement accessibles. » 

Comment explique-t-il le fait que la communauté étudiante n’était pas au rendez-vous pour défendre ses intérêts? 

« La mobilisation est beaucoup plus difficile en temps de COVID, notamment parce que tout le monde n’est pas en même temps sur le campus, et ce n’est pas tout le monde qui est au courant des ressources disponibles », souligne Maxime Lachance, ajoutant qu’en plus, cette troisième AGE de la session a été annoncée à la dernière minute. 

« Chialer ça fait du bien, mais passer à l’action, ça peut permettre de changer les choses et d’aller mieux », a clamé Michaël Perron, responsable aux affaires pédagogiques de l’AÉCS, à la fin de l’AG, pour inviter les étudiants à se mobiliser pour créer du changement. Pour l’instant, la tenue d’une quatrième assemblée générale spéciale n’est pas envisagée par l’AÉCS.