Près d'une dizaine d'artistes proposent jusqu'au 16 décembre, dans les locaux d'Estrie-Aide, des oeuvres tirées d'objets recyclés, mettant en lumière les possibilités de remise en valeur qui s'offrent au quotidien.

L'art, la vie et l'environnement

Il y a les lampes magnifiques de Guy Lapierre, ce pupitre avec lampe intégrée de Kalin Sarrasin qui ferait damner un saint, les danseuses de Noémie Fortin sur peaux de drum, les sculptures de feu de Jocelyne Rochon, les montages inspirés de Brigitte Mittelhammer et j'en passe, les Maya Cashaback, Marie-Soleil Provençal, Anny Favreau et Morgan Miller ajoutant également aux découvertes multiples et lumineuses de la Quinzaine du recyclage artistique qui s'est installée dans les locaux d'Estrie-Aide jusqu'au 16 décembre.
Mais il y a surtout le plaisir. Celui pour les artistes réunis autour de la directrice artistique Jocelyne Rochon de redonner vie à des objets de la vie courante abandonnés par ses propriétaires, celui pour les artisans et employés d'Estrie-Aide de voir sous un autre jour ces tuyaux, bols à punch, dessus de table et lampes d'autrefois qu'ils revalorisent quotidiennement, celui aussi finalement de la clientèle d'Estrie-Aide de plus en plus nombreuse et diversifiée à qui l'on propose un happening à la fois artistique et social.
Outre cette exposition d'oeuvres d'art en cours jusqu'au 16 décembre au coeur de l'entrepôt de la Wellington Sud, une série de concerts et une finale Garbage Art en direct viendront ponctuer cette seconde édition de la Quinzaine du recyclage artistique.
« Cette journée de création en direct sera vraiment à ne pas manquer, ce sont de jeunes artistes très prometteurs qui seront sur place, dont entre autres deux jeunes de Montréal qui font des choses complètement magnifiques avec une portée sociale », annonçait le directeur général d'Estrie-Aide, Claude Belleau, mercredi matin en conférence de presse.
Employés et amis de l'organisme sherbrookois ont aussi formé une chorale qui viendra offrir quelques concerts au gré des prochains jours. « La Quinzaine, c'est un rendez-vous, mais c'est aussi une démonstration de remise en valeur des objets de consommation abandonnés », souligne Claude Belleau.
En ajoutant une mission environnementale et sociale à son programme au cours des dernières années, Estrie-Aide a permis de donner de l'emploi à une quarantaine de personnes, de détourner annuellement environ 1300 tonnes d'objets divers des sites d'enfouissement et de soutenir en 2015 seulement quelque 240 familles dans le besoin.
« Selon nos calculs, chaque 40 tonnes d'objets revalorisés nous permet de créer un emploi, et ce en plus de l'impact environnemental. C'est incroyablement motivant et gratifiant. Difficile d'expliquer à quel point j'aime mon travail », confie en souriant le coordonnateur à l'environnement chez Estrie-Aide, Antoni Daigle.