On a dû placarder les vitrines de l'immeuble abritant L'Armée du Salut après l'attaque aux pierres survenue jeudi soir.

L'Armée du Salut vandalisée

Un homme visiblement perturbé a été arrêté jeudi soir alors qu'il a lancé des pierres contre les vitrines de l'immeuble abritant l'organisme L'Armée du Salut, sur la rue Wellington Sud.
Ce sont les préposés aux caméras de surveillance du centre-ville de Sherbrooke qui ont remarqué la présence de l'homme de 39 ans connu des forces policières.
« Les policiers sont arrivés sur place rapidement, mais l'homme continuait de lancer des roches sur les vitrines quand même », raconte Martin Carrier, porte-parole du Service de police de Sherbrooke (SPS).
« Ils l'ont maîtrisé et arrêté. L'homme a été transporté au centre hospitalier. On peut dire que sa santé mentale était assez perturbée. Il tenait des propos très incohérents. »
Les dommages causés à l'immeuble situé au 100 de la rue Wellington Sud sont importants. On les évalue à plus de 20 000 $. Des vitrines ont été complètement fracassées, ajoute M. Carrier.
Des panneaux de contre-plaqué ont été installés par la suite pour remplacer de façon temporaire les 11 vitrines fracassées.
L'homme devra faire face à la justice prochainement. Il pourrait être accusé de méfaits faisant des dommages de plus de 5000 $.
Magasin fermé
Le vandalisme a chamboulé évidemment les activités de l'organisme de bienfaisance. On a fermé le magasin, note Claude Dagenais, directeur de l'organisme. On espérait ouvrir le café en après-midi vendredi. On a contacté les assureurs et une compagnie de nettoyage.
« Ce n'est pas la première fois que ça arrive, mais c'est la première fois qu'on se fait briser autant de vitrines », dit-il.
« Ça risque de coûter cher à remplacer. Ce ne sont pas de petites vitres non plus. Pour en changer une seule, c'est 1400 $. »
Cet acte de vandalisme survient quelques jours après le cri d'alarme lancé par les autorités concernant les problèmes de santé publique au centre-ville.
Les troubles reliés à la santé
mentale sont grandissants, affirmait-on.
« Effectivement, ça ne s'améliore pas, constate M. Dagenais. On le voit de plus en plus. Surtout avec les coupures dans les budgets en santé mentale. Je sais que quelqu'un a été arrêté pour le vandalisme. Je ne sais pas encore c'est qui, mais c'est probablement une personne que nous recevons ici dans nos installations qui servent à briser l'isolement à ceux qui en ont besoin. »
« Je sais depuis longtemps qu'il est plus facile de réparer une vitrine que de réparer un être humain... »