L'ardoise numérique fait son entrée à l'école

Reconnue mondialement pour ses articles de papeterie, la légendaire marque BIC innove en offrant une expérience pédagogique clé en main unique au Québec : la solution BIC Éducation. Après la France, c'est maintenant au tour des écoles québécoises de se prévaloir de ce nouvel outil entièrement francophone alliant la technologie à l'apprentissage de l'écriture à la main.
Flexible et conviviale, la solution BIC Éducation s'articule autour d'un logiciel pédagogique, BIC Connect, qui permet aux enseignants de créer et de partager des activités pédagogiques avec les élèves, ainsi que de suivre le travail de chacun en temps réel, et ce, à partir d'un simple ordinateur. De leur côté, les écoliers effectuent les travaux proposés sur des ardoises numériques munies d'un stylet ergonomique adapté aux petites mains. À la différence des tablettes numériques courantes où on recourt au clavier, les enfants doivent écrire leurs réponses. De plus, contrairement aux tablettes auxquelles on introduit un outil pédagogique, l'ardoise numérique est entièrement dédiée à la pédagogie. « Les élèves d'aujourd'hui évoluent dans un environnement où la technologie prend une place prépondérante, rappelle Alice Fournier, directrice générale adjointe de Bic Éducation. L'écriture demeure toutefois une démarche essentielle permettant de structurer l'analyse, ainsi que la pensée critique. »
Quatre projets-pilotes ont été mis en place dans la belle province, dont deux à Québec, un à Trois-Rivières et un à Coaticook, le choix de cette dernière municipalité reposant sur l'enthousiasme de la Commission scolaire des Hauts-Cantons (CSHC) face au projet proposé par BIC.
« La CSHC s'est montrée non seulement très réceptive à notre produit, mais aussi intéressée à participer à l'innovation, explique Mme Fournier. L'expérience des projets-pilotes nous aidera à faire évoluer le produit dans la bonne direction et qu'il devienne un outil naturel dans une classe. »
De fait, l'enseignante et les élèves du projet-pilote coaticookois, en l'occurrence la classe de Julie Lemieux de l'école primaire Sacré-Coeur, participent à identifier les correctifs nécessaires avant son déploiement à travers la francophonie canadienne.
Groupes d'écoliers
Axée sur la pédagogie différenciée visant à répondre aux besoins particuliers de chaque élève, la solution BIC Éducation permet à l'enseignant de créer des groupes d'élèves afin d'attribuer des activités respectives à chaque groupe et d'identifier, à l'intérieur de ces groupes, les élèves nécessitant une attention particulière, des atouts qui répondent bien aux besoins de la classe multiniveaux de 1re et 2e année de Julie Lemieux. À ce sujet, le directeur des services éducatifs de la CSHC, Martial Gaudreau, tient à rappeler que « seulement 3 des 30 écoles de la CSHC n'ont pas de classes multiniveaux. »
« Pour les enfants, l'ardoise numérique est une source de motivation et de stimulation qui rend le travail beaucoup plus amusant. On se doit de tenter et d'essayer de nouvelles façons d'enseigner», partage Mme Lemieux. Une approche visiblement appréciée de ses jeunes élèves qui, le stylet à la main, s'affairent à compléter les travaux comme si ce nouvel outil faisait partie de leur quotidien depuis toujours. « Il est prévu de tester le produit jusqu'à la fin de l'année scolaire et de poursuivre l'expérimentation l'an prochain afin que nous puissions véritablement identifier les gains réalisés », explique Martial Gaudreau.
Au Québec, la solution BIC Éducation est commercialisée par Cylabe interactif, une entreprise québécoise spécialisée dans la vente de produits pédagogiques dédiés aux écoles et aux commissions scolaires. « Les projets-pilotes nous permettront de développer une véritable expertise et d'être en mesure de répondre aux besoins réels des écoles et des enseignants », conclut Nicole Michaud, conseillère en technopédagogie chez Cylabe.