L’anniversaire de la fusillade de la mosquée sera souligné à Sherbrooke

Un rassemblement aura lieu à Sherbrooke dimanche pour souligner le premier anniversaire de la fusillade de la mosquée de Québec qui avait coûté la vie à six personnes en plus d’en blesser huit autres.

Organisé par plusieurs organismes locaux et tenu de 17 h à 18 h 30 dans le hall d’entrée de l’Hôtel de Ville de Sherbrooke, le rassemblement se déroulera sous le thème « Je me souviens ».

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« On a choisi ce thème parce qu’on va toujours se souvenir de ces événements-là, que ce soit ceux de Québec ou ceux de la Polytechnique, souligne Hakim Hadj Ali, président du centre islamique de Sherbrooke. Il va y avoir des témoignages de plusieurs personnes. Le but de l’activité est vraiment de faire un rassemblement qui nous unit contre la violence et le terrorisme. »

Les organisateurs attendent une centaine de personnes, mais espèrent que d’autres associations en ville se joindront à l’événement.

« On ne pense pas nécessairement tous de la même façon, mais quand on se rencontre et qu’on discute, on peut rapprocher les idées et s’unifier contre un ennemi commun. », indique Hakim Hadj Ali.

Hakim Hadj Ali

Tous les citoyens, peu importe leur langue, religion, race ou culture sont les bienvenus au rassemblement selon Abdellilah Hamdache de l’Institut du monde arabe et musulman de l’Estrie.

« Un geste terroriste est un geste terroriste, peu importe celui qui le commet, et peu importe qui sont les victimes, a-t-il indiqué lors d’un point de presse. Si les gens peuvent réaliser avec un rassemblement comme celui-là que le terrorisme n’a pas de religion, pas de couleur, pas de culture, pas de pays ni de culture, ça va être un grand pas en avant. Je pense que l’ennemi numéro 1 de l’humanité en général c’est l’ignorance. On veut faire un rassemblement pour que les gens parlent, discutent et se comprennent, c’est la meilleure façon d’enlever les préjugés ».

Selon M. Hamdache, un rassemblement comme celui-ci est nécessaire pour éviter que des tragédies comme celle de Québec se reproduisent.

« L’impact de cet acte terroriste est toujours présent et on ne sait jamais ce qui peut arriver, résume-t-il. Mais ce qui a été le plus agréable à constater après les événements de Québec, c’est que la majorité silencieuse était saine et avait beaucoup d’ouverture d’esprit. On a eu beaucoup d’appels de soutien. Des gens sont venus s’excuser alors qu’ils n’avaient rien fait. On ne peut pas étiqueter la société québécoise avec le geste d’une seule personne. »