Les travaux commenceront bientôt dans l’ancien Provigo de la rue Belvédère.

L’ancien Provigo transformé en CLSC

L’ancien Provigo situé à l’intersection des rues Belvédère et Mc Mannamy deviendra un CLSC et le Centre de services ambulatoires Belvédère. Les locaux désertés depuis bientôt trois ans reprendront vie alors que les travaux de réaménagement débuteront finalement en janvier. Le groupe de médecins de famille qui oeuvre en ce moment au CLSC Camirand, certaines activités de soins infirmiers courants et la clinique de planning, santé sexuelle et planification familiale y déménageront tour à tour d’ici environ un an.

Le projet de rénovations est évalué à 6,8 M$. C’est l’entrepreneur Constructions Guy Sébas qui hérite du contrat. Les travaux de rénovation s’échelonneront de janvier à juin 2018.

Rappelons que ce projet avait été initié par l’ancien CSSS-IUGS au début de 2015, quelques mois avant la fusion des 14 ex-établissements. La direction de l’ancien établissement avait un projet de rénovation du bâtiment afin d’y loger un CLSC et un centre de services ambulatoires. Ce projet, en plus d’améliorer les services à la population, permettait notamment de fournir des espaces conformes aux normes pour les types d’activités qui s’y tenaient. La grande proximité avec un autre bâtiment du CSSS-IUGS, c’est-à-dire le CHSLD d’Youville et le Centre de recherche sur le vieillissement situés de l’autre côté de la rue, représentait aussi un avantage.

Puis vint la création du CIUSSS de l’Estrie-CHUS le 1er avril 2015, ce qui avait mis sur la glace tous les projets de rénovation importants, le temps que les membres de la nouvelle direction revoient chacun des projets en cours et choisissent leurs priorités.

« Le projet a été bonifié avec le temps et avec la fusion des établissements. Le déplacement de ces activités va redonner de l’oxygène dans des secteurs où le manque de place est important et les installations pour le type de services que nous offrons, pas toujours adéquates », soutient le Dr Stéphane Tremblay, directeur général adjoint au CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

46 patients reçoivent l’aide médicale à mourir

L’aide médicale à mourir continue de faire sa place dans le système de santé au Québec, deux ans après l’entrée en vigueur de la Loi concernant les soins de fin de vie.

En Estrie, ce sont 46 personnes qui ont reçu l’aide médicale à mourir dans la dernière année, soit 19 personnes de plus par rapport à 2016, selon les données préliminaires déposées lors du conseil d’administration du CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

C’est ce qui ressort du rapport qui sera déposé à la Commission sur les soins de fin de vie au cours des prochains jours.

Parlons chiffres. Du 10 décembre 2015 au 10 décembre 2016, 27 personnes avaient reçu l’aide médicale à mourir. Cependant, dix personnes de plus avaient formulé le souhait de mettre fin à leur vie mais n’ont pu recevoir ce soin de fin de vie.

Pour l’année suivante, soit du 11 décembre 2016 au 30 novembre 2017, l’aide médicale à mourir a été administrée à 46 personnes. Quelque 23 personnes supplémentaires ont fait la demande mais n’ont pas pu recevoir l’aide médicale à mourir.

Dans tous les cas, les raisons évoquées pour ne pas offrir le soin sont soit que les personnes sont jugées inaptes, que les patients changent d’idée, qu’ils décèdent avant le soin ou que le patient ne satisfait pas tous les critères.

« C’est une loi jeune, et la population commence à avoir une meilleure compréhension de ce qu’elle offre », explique le Dr Stéphane Tremblay, directeur adjoint aux programmes de santé physique généraux et spécialisés du CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

« On sent qu’il y a une tendance de fond : les gens souhaitent mourir à la maison, entourés de leurs proches. Mais on sent aussi qu’il y a une tendance à la stabilisation », indique le médecin.