Le bâtiment qui était autrefois occupé par le Jenny’s Bar, sur le boulevard Bourque à Deauville, sera démoli d’ici novembre. Aucun projet n’est actuellement sur la table pour ce terrain.
Le bâtiment qui était autrefois occupé par le Jenny’s Bar, sur le boulevard Bourque à Deauville, sera démoli d’ici novembre. Aucun projet n’est actuellement sur la table pour ce terrain.

L’ancien Jenny’s Bar sera démoli

Jasmine Rondeau
Jasmine Rondeau
La Tribune
L’ancien Jenny’s Bar de Deauville, qui a également porté les noms du P’tit Magog, du Bar l’Arc-en-ciel et du Bar Deauville, sera bientôt réduit en poussière.

Le comité de démolition de la Ville de Sherbrooke a accepté que soit réduit à néant ce bâtiment en novembre dernier, à la demande du propriétaire, Gestion André Lapointe. Aucun projet n’est actuellement sur la table pour ce terrain stratégique du 7360-7370, boulevard Bourque, confirme-t-on.

Jennie Fontaine, ancienne propriétaire du Jenny’s Bar, affirme être en paix avec la disparition de l’établissement qu’elle a tenu pendant 10 ans, jusqu’en 2013. « Ça fait drôle. J’avais travaillé là-bas pendant 10 ans avant de l’acheter, raconte-t-elle à La Tribune. Je ne garde que de bons souvenirs de cet endroit-là. J’ai même habité en haut, alors j’étais vraiment toujours là. C’était une belle clientèle, assez vieille, toujours les mêmes habitués. Ils n’étaient pas juste des clients, ils étaient des amis. Ce n’était vraiment pas un endroit où il y avait des bagarres. On a organisé des spectacles de musique country, des tournois de poches, des courses de poissons! »

Mme Fontaine avait pris la décision de mettre la clé sous la porte parce qu’elle ne voulait plus de ce mode de vie. « C’était fini pour moi les bars. Je crois que je n’ai même pas remis les pieds dans un bar depuis le jour où je l’ai fermé », dit-elle.

Le bar avait ensuite été repris sous le nom du P’tit Magog, mais n’aurait duré que quelques mois, se souvient-elle.

Les propriétaires auraient décidé de mettre le bâtiment à terre puisque celui-ci aurait nécessité des travaux de restauration d’environ 95 000 $. Le logement situé à l’étage aurait également dû faire l’objet d’un investissement de 10 000 $ pour être à nouveau habitable. Dans le procès-verbal du comité de démolition, on peut également lire que le bâtiment « contribue à la détérioration du caractère esthétique du voisinage ».

Les propriétaires doivent effectuer la démolition et faire gazonner le terrain dans un délai de 12 mois suivant l’approbation de la demande.