La Ville de Sherbrooke lance une carte interactive sur son site internet pour situer les commerces qui offrent toujours leurs services malgré la crise sanitaire qui sévit.
La Ville de Sherbrooke lance une carte interactive sur son site internet pour situer les commerces qui offrent toujours leurs services malgré la crise sanitaire qui sévit.

Lancement d'une carte interactive des commerces ouverts

Jonathan Custeau
Jonathan Custeau
La Tribune
La Ville de Sherbrooke lance une carte interactive sur son site internet pour situer les commerces qui offrent toujours leurs services malgré la crise sanitaire qui sévit.

La carte du sherbrooke.ca/achetonslocal permet aussi de connaître les services qui sont offerts par ces entreprises.

« Nos commerçants ont plus que jamais besoin de vous pour traverser cette crise. Nous lançons une importante campagne de publicité portant sur l’achat local. Nous nous soucions de la santé de nos 5500 commerces au détail, restaurants et entreprises. Certains commerces ont dû fermer, mais d’autres continuent à offrir leurs produits et font même la livraison », a commenté le maire Steve Lussier. 

« Même en gardant nos distances, restons tissés serrés! »

La Ville investit donc 20 000 $ dans une campagne de publicité à la télé, à la radio, dans les journaux et sur le web, exclusivement dans les médias locaux, pour inciter la population à fréquenter les commerces sherbrookois. 

Les mesures mises en place par les organismes de développement économique de la Ville de Sherbrooke évolueront par ailleurs en même temps que la crise, si elle perdure. Philippe Cadieux, conseiller en partenariat, assure que la Ville s’adaptera aux besoins du milieu. « Nous invitons nos commerçants à contacter nos organismes de développement économique. Ils continuent leur travail malgré la pandémie. En temps de crise, il faut gérer au jour le jour, mais nous ne négligeons pas le futur non plus. »

Le maire Lussier a d’ailleurs annoncé que la Ville planche déjà sur un plan pour la sortie de la crise, un plan pour relancer l’économie sherbrookoise quand la pandémie sera terminée. Il n’a pas donné plus de détails et n’envisage pas, pour le moment, d’adopter un budget spécial. « Nous regardons la situation avec la direction générale. Nous suivons la situation avec les gouvernements. Nous aurons une nouvelle rencontre jeudi pour avoir un portrait complet de la situation. »

Le maire Steve Lussier et Philippe Cadieux, conseiller en partenariat.

La Ville n’envisage pas non plus, pour le moment, une aide financière aux entreprises en difficulté. « Ce n’est pas de l’improvisation que nous faisons. Nous ne savons pas combien de temps durera la crise. »

Philippe Cadieux a insisté sur l’importance de l’achat local. « Ce n’est pas un geste anecdotique. Cette mesure a un impact positif sur notre communauté. Nous continuons de travailler sur d’autres actions. Il nous faudra un diagnostic pour connaître l’impact réel de la crise. Quand nous en saurons plus sur la fin de la crise, nous serons sur la ligne de départ pour faire en sorte que les effets de la crise s’estompent. »

Enfin, le maire Steve Lussier rejette pour le moment l’idée d’adopter l’état d’urgence et de demander aux corps policiers de contrôler les accès à la Ville. « C’est la Santé publique qui nous enligne, mais il y a tellement de routes qui entrent et qui sortent de Sherbrooke que de les fermer n’est pas envisageable. »

Il n’est pas question, pour le moment, de reporter des chantiers à l’an prochain, mais la longueur de la crise pourrait changer la donne.