Les travaux ne sont pas terminés dans le secteur des rues La Barre, Argenson et Vaudreuil.

Lampadaires : la Ville de Sherbrooke se défend d’avoir mal agi

La Ville de Sherbrooke se défend d’avoir mal agi dans ce qui a été appelé un cafouillage entre un entrepreneur et Hydro-Sherbrooke concernant des travaux sur les rues La Barre, Argenson et Vaudreuil.

Selon Caroline Gravel, directrice du Service des infrastructures urbaines, la patience des gens du secteur a été mise à rude épreuve, mais les délais sont normaux dans le contexte actuel. « On ne fait pas d’omelette sans casser des œufs », lance-t-elle.

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« Il faut calculer environ 16 semaines pour fabriquer et installer ces lampadaires. Ça nous amène pas mal à la fin novembre. En plus, nous avons connu un été difficile et une semaine de grève dans le domaine de la construction. »

La Tribune rapportait que des résidants des rues La Barre, Argenson et Vaudreuil se retrouvent plongés dans le noir depuis le mois de mai une fois la nuit tombée. De plus, les résidants dénoncent la reprise des travaux dans ce secteur de l’arrondissement Jacques-Cartier.

Durée normale

Contrairement aux prétentions des citoyens touchés, Mme Gravel mentionne qu’il est faux de prétendre que les travaux devaient être terminés pour le 21 juillet. Une lettre envoyée vers la fin mai aux gens du secteur précise que le chantier pouvait s’échelonner sur plusieurs semaines. On pouvait y lire que la durée prévue d’excavation majeure est d’environ dix semaines, en plus des travaux de bordures et de pavage. « Les dates et la durée des travaux sont indiquées sous réserve de modifications, selon les conditions climatiques », précise-t-on.

Le conseiller sortant Marc Denault, qui appuie les résidants, répond avec un Info travaux publié par la Ville le 30 mai. On peut y lire que les travaux consistant à remplacer les conduites d’aqueduc et d’égout, reconstruire les fondations granulaires, les drains, la bordure et le trottoir ainsi qu’à refaire le pavage s’échelonneront du 5 juin au 21 juillet 2017. Le chantier avait été par la suite prolongé jusqu’au 8 septembre.

Seul l’entrepreneur privé pour l’exécution des travaux a fauté, commente Mme Gravel. On pourrait même lui imposer une pénalité. « Tout ce qu’on peut lui reprocher, c’est d’avoir remblayé les lampadaires », dit-elle.

« Nous allons installer des lampadaires temporaires en attendant qu’on puisse installer les autres. »

Rappelons que le conseiller sortant Marc Denault appuie la démarche des citoyens outrés par l’arrêt du fonctionnement des lampadaires. « L’ampleur des travaux réalisés est remarquable et a été possible grâce à des subventions gouvernementales permettant le remplacement des conduites souterraines rendues vétustes dû à leur état avancé de détérioration », commente François Proulx, candidat indépendant du district du Golf. Les secteurs où ces travaux ont lieu sont perturbés de façon évidente durant le temps des travaux, mais ils jouissent d’une plus-value visuelle et d’une surface de roulement exemplaire par la suite. Les quartiers qui sont visés par ces travaux sont à mon avis privilégiés et les gens de ces secteurs en bénéficient pour les décennies qui suivront. »

« L’attitude du conseiller sortant Marc Denault m’a choqué. Au lieu de faire valoir la bonne volonté de la Ville de Sherbrooke de se prévaloir des subventions gouvernementales pour améliorer les rues de la ville (qui en ont bien besoin d’ailleurs), il s’indigne et fait valoir que des représentations auprès du vérificateur général de la ville sont nécessaires pour cet incident en particulier, isolé. »

Par ailleurs, la Ville de Sherbrooke lance cette semaine quatre nouveaux chantiers sur son territoire, ce qui portera à 38 le nombre de projets en cours. Au chapitre des excavations majeures, notons qu’il y a reconstruction souterraine et de la chaussée sur la rue Fabien, entre les rues Faucher et Falco. Même chose sur la rue Falco, entre les rues Fabien et Flamand.