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L’alcool au volant mène une femme en prison pour deux ans

René-Charles Quirion
René-Charles Quirion
La Tribune
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Sherbrooke — L’alcool au volant a mené, lundi, une femme de Dudswell derrière les barreaux.

Coupable de conduite avec les capacités affaiblies causant des lésions, Marie-Josée Rivard a été condamnée à passer deux ans moins un jour en prison, lundi, au palais de justice de Sherbrooke.

Le 21 septembre 2017, la femme de Dudswell a coupé la route à un véhicule qui venait en sens inverse sur la route 222 à Saint-Denis-de-Brompton.

Les deux victimes dans cette affaire ont subi d’importantes blessures, dont certaines fractures ouvertes. Il a fallu plus d’une heure pour extirper la conductrice du véhicule accidenté. 

Nerveuse, elle a remercié le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec de lui avoir laissé le temps de prendre certains arrangements avant de prendre le chemin de la prison.

« Merci de m’avoir donné la chance de finir ma thérapie. J’ai fait tout ce qui était possible », a mentionné Marie-Josée Rivard

Les deux victimes ont dû être placées en résidence pendant quatre mois notamment parce qu’elles ne pouvaient monter les escaliers durant leur réadaptation. 

Le soleil aveuglant de la fin de journée aurait contribué à cet accident où Marie-Josée Rivard, qui arrivait de Sherbrooke, a coupé la route à un véhicule qui arrivait en sens inverse. 

Elle n’a jamais ralenti lorsqu’elle a tenté de traverser la route 222 pour accéder au stationnement d’une entreprise qui se trouvait à sa gauche. 

Lors de l’enquête préliminaire, un expert était venu témoigner et des analyses ont été déposées concernant la position du soleil aveuglant vers 18 h 15, l’heure où est survenu cet accident. 

« Vous avez eu l’occasion d’entendre les deux victimes. Deux dames très actives qui ont eu des dommages et inconvénients de l’action que vous avez causée. Vous avez pris les moyens pour qu’une situation semblable ne se reproduise pas », a mentionné le juge Chapdelaine.

Marie-Josée Rivard ne pourra pas conduire pour les sept prochaines années, soit cinq ans auprès l’expiration de sa peine de prison. Une probation de trois ans lui a aussi été imposée. 

Marie-Josée Rivard avait été soumise à une prise de sang à la suite de cet accident. 

Le résultat de l’analyse a révélé la présence dans son organisme de 124 mg d’alcool par 100 ml de sang. 

Au moment des évènements, Marie-Josée Rivard ne possédait aucun antécédent judiciaire. Soumise à une interdiction de conduire, Marie-Josée Rivard a brisé ses conditions. Elle a plaidé coupable à une accusation de conduite pendant une interdiction.

La peine a été imposée à la suite d’une suggestion commune de la procureure aux poursuites criminelles Me Geneviève Crépeau et de l’avocate de la défense Me Karine Poliquin.