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L’accès à l’Hôpital Fleurimont encore restreint à cause de ses 12 éclosions

Marie-Christine Bouchard
Marie-Christine Bouchard
La Tribune
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Les restrictions entourant la présence de proches aidants seront levées ce samedi à minuit pour l’Hôtel-Dieu de Sherbrooke, l’Hôpital de Granby et l’Hôpital Brome-Missisquoi-Perkins. Toutefois, les restrictions demeureront en place jusqu’au samedi 30 janvier à l’Hôpital Fleurimont.

La direction générale de l’établissement a demandé la poursuite de la mesure interdisant les proches aidants seulement à l’Hôpital Fleurimont où la situation est toujours jugée préoccupante.

Une douzième éclosion a été déclarée vendredi à l’intérieur du vaste Hôpital Fleurimont, alors qu’un treizième département est placé en « veille d’éclosion ».

La plupart des éclosions sont toutefois plutôt petites (moins d’une dizaine d’employés et d’usagers) et les équipes de prévention et de contrôle des infections travaillent sans relâche pour les contrôler et éviter de nuire aux nombreuses activités qui se déroulent ailleurs dans l’hôpital.

L’Hôpital Fleurimont est l’installation du CIUSSS de l’Estrie-CHUS qui possède le plus grand volume d’activités en termes de cliniques externes et de divers services à la population.

En résumé, un proche aidant maximum est permis au chevet des malades par 24 heures (sauf pour l’Hôpital Fleurimont) et les familles sont dans l’obligation d’identifier un maximum de deux proches aidants différents pouvant se relayer durant tout le séjour.

Les accompagnateurs sont tolérés seulement s’ils sont requis médicalement et autorisés par l’équipe de soins, notamment dans un secteur ambulatoire (cliniques externes, médecine de jour, chirurgie d’un jour, endoscopie, hémodynamie, angiographie, imagerie médicale, urgence); un parent pour un enfant en pédiatrie; un accompagnateur pour un accouchement; un proche à la fois pour une personne en fin de vie.

Les visiteurs ne sont pas admis dans les hôpitaux en palier d’alerte maximale (zone rouge).

58 nouvelles infections et sept décès

Le nombre de nouveaux cas confirmés de COVID-19 continue d’être à la baisse en Estrie ce vendredi avec 58 nouvelles personnes infectées. Toutefois, les nombreuses éclosions en cours dans les hôpitaux, les CHSLD et les résidences privées pour aînés continuent de faire des ravages dans la région : sept décès supplémentaires sont à déplorer ce vendredi.

Ces décès sont survenus au CHSLD Argyll de Sherbrooke, au CHSLD Marie-Berthe-Couture de Granby, au CHSLD D’Youville de Sherbrooke, deux à la résidence privée pour aînés (RPA) Résidence Les Bâtisseurs de Cowansville, un à la RPA Place Primevère de Waterloo, un à la RPA Les Jardins de Pinecroft de Magog, alors que le dernier décès est celui d’une personne qui vivait à domicile.

Il y a maintenant 250 Estriens qui sont décédés des complications liées au coronavirus depuis le début de la pandémie, dont 224 depuis le début de la deuxième vague à la mi-septembre.

Les personnes âgées de plus de 70 ans comptent pour 17% des personnes déclarées positives à la COVID-19, mais elles représentent 67% des personnes ayant été hospitalisées et 97 % des décès.

La moitié des personnes décédées vivaient en CHSLD ou étaient hospitalisées pendant une éclosion de COVID-19 lors de leur décès (voir tableau ci-haut).

La Santé publique de l’Estrie continue de faire autant de tests que par les mois passés, avec environ 10 897 tests de dépistage dans tous ses lieux de dépistage confondus. Le taux de positivité a toutefois diminué de façon importante, passant à 4,4% dans la dernière semaine. 

L’Estrie compte maintenant 10 183 personnes ayant lutté contre la COVID-19, 250 décès et 9213 personnes considérées comme rétablies. Il reste donc 720 cas toujours actifs dans la région.