Me Charles Shearson et Thomas Harding sont ravis de la décision du DPCP de ne pas porter en appel le verdict rendu dans le procès des trois ex-employés de la MMA.

Lac-Mégantic: La poursuite n'ira pas en appel

Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) ne portera pas en appel le verdict du jury qui avait acquitté le 19 janvier les trois hommes accusés de négligence criminelle causant la mort pour le déraillement de train mortel survenu le 6 juillet 2013 à Lac-Mégantic.

« Les procureurs ont procédé à une analyse rigoureuse des questions de droit et ont conclu que dans l’intérêt public, ce dossier ne serait pas porté en appel », a expliqué le DPCP dans un communiqué émis vendredi.

Le chef de train Thomas Harding, le contrôleur ferroviaire Richard Labrie et le responsable des opérations pour la Montreal Maine and Atlantic (MMA) au Québec, Jean Demaître, avaient été acquittés au terme d’un procès de quatre mois qui avait débuté le 2 octobre et qui s’était terminé après une longue délibération du jury le 19 janvier dernier.

Les employés acquittés ont ressenti un grand soulagement vendredi en apprenant la nouvelle. « Thomas Harding est extrêmement soulagé. Il va pouvoir tourner la page sur un processus qui a été long et complexe. Il va pouvoir regarder vers l’avenir maintenant », a soutenu son avocat, Me Charles Shearson.

L’avocat de l’ex-employé acquitté se monte ravi de la décision du DPCP. « C’était la bonne décision, ça rend justice au travail minutieux effectué par le juge (Gaétan) Dumas au cours de ce procès. Il a fait un travail de neutralité comme il se doit, et il a pris de bonnes décisions de droit, ce qui rendait l’appel difficile », ajoute Me Shearson.

Rappelons que les procureurs ont présenté au tribunal la preuve documentaire admissible et auditionné une trentaine de témoins lors du procès d’une durée de quatre mois.

Les quatre femmes et huit hommes composant le jury ont déterminé après neuf jours de délibérations que le conducteur du convoi ferroviaire de la MMA Thomas Harding, le contrôleur de la circulation ferroviaire Richard Labrie et le directeur de l’exploitation Jean Demaître n’avaient aucune responsabilité criminelle dans la tragédie de Lac-Mégantic.