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Ian Bélanger
Ian Bélanger

L'absence d'un témoin force le report de la cause de Bélanger

Alain Goupil
Alain Goupil
La Tribune
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L'absence d'un témoin, qui a dû se rendre à l'hôpital, a forcé le report des observations sur la peine à imposer à Ian Bélanger, vendredi, au palais de justice de Sherbrooke.

L'avocat de Bélanger, Me François Y. Gauthier, avait prévu faire témoigner l'ex-conjointe de Bélanger, Francesca Morin, en faveur de son client, mais cette dernière ne s'est pas présentée devant le tribunal.

Dès l'ouverture de l'audience, Me Gauthier a indiqué au juge Gaétan Dumas qu'il n'avait pas reçu de retour d'appel de la part de Francesca Morin

«Tout ce que je peux vous dire, monsieur le juge, c'est qu'elle est entrée à l'hôpital hier. Elle devait m'appeler à sa sortie si c'était moins grave que ce qu'elle pensait, mais je n'ai toujours pas eu de retour.»

Selon Me Gauthier, il pourrait s'agir de symptômes s'apparentant à la COVID-19.

Le juge a accepté de reporter les observations sur la peine au 12 janvier 2021.

Bélanger a été condamné à la prison à vie pour meurtre au second degré.

Le magistrat aura à déterminer le nombre d’années que Bélanger devra passer en détention avant de pouvoir demander une libération conditionnelle, soit entre dix et vingt-cinq ans.

Me Gauthier a précisé que la présence de l'ex-conjointe de Bélanger devant le tribunal était nécessaire afin que celle-ci puisse venir témoigner du rôle de père de famille et de conjoint de Bélanger à l'époque où le couple vivait ensemble.

De son côté, la procureure de la Couronne, Me Isabelle Dorion, a indiqué qu'elle avait l'intention de contre-interroger le témoin. Elle prévoit aussi déposer les déclarations de trois victimes de Bélanger ainsi que les antécédents criminels de l’accusé.

Rappelons que Bélanger a été reconnu coupable le 26 novembre dernier du meurtre au deuxième degré d'Héliodore Dulac, survenu en juin 2018, à Milan, non loin de Lac-Mégantic.

Au terme de quatre jours de délibérations, le jury formé de cinq femmes et sept hommes en est venu à la conclusion que Bélanger avait l’intention de tuer Héliodore Dulac ou de lui causer des lésions corporelles à ce point graves ou dangereuses qu'il savait qu’elles provoqueraient sa mort et qu’il a persisté dans cet acte illégal.

Le corps d'Héliodore Dulac, 72 ans, a été laissé près de la galerie de sa résidence du chemin de la Yard. Il a été retrouvé sans vie par un résident de Milan le 3 juin en après-midi.