Le chiffre 30 a été peint sur la chaussée sur la rue des Cimes, dans l’arrondissement de Fleurimont.
Le chiffre 30 a été peint sur la chaussée sur la rue des Cimes, dans l’arrondissement de Fleurimont.

La vitesse dans les rues à l'ordre du jour du conseil du 21 septembre

Jonathan Custeau
Jonathan Custeau
La Tribune
Un nouveau marquage réalisé par un citoyen dans une rue de Sherbrooke est apparu au cours des derniers jours, alors que le chiffre 30 a été peint dans la rue des Cimes, dans Fleurimont. Si la Ville n’a pas porté plainte au Service de police de Sherbrooke pour ce geste qui vise vraisemblablement une réduction de la vitesse automobile, la présidente du comité de la sécurité publique, Danielle Berthold, continue de plaider pour un dialogue avec les citoyens à travers les canaux officiels.

Mme Berthold rapporte que la vitesse dans les rues sera au menu du conseil municipal le 21 septembre prochain, alors que le comité de la sécurité publique en discutera, lui, mardi prochain. Elle croit que le message envoyé la semaine dernière contre la désobéissance citoyenne a été entendu.

Rappelons qu’un citoyen de la rue des Épinettes avait peint « 30 km » sur la chaussée, après quoi la Ville avait porté plainte à la police. Le message avait rapidement été effacé et l’homme de 57 ans à l’origine du marquage illégal a été retrouvé. Il a reçu un constat d’infraction de 300 $, en plus des frais de 489 $. L’article 301 du code de la sécurité routière stipule que « seule la personne responsable de l’entretien d’un chemin public peut installer ou faire installer une signalisation sur ce chemin (…) » 

« Le message qu’on a envoyé est assez clair. Des orientations devraient arriver au prochain conseil municipal. Ça fait deux jours que je fais des approches pour avoir le numéro de téléphone du citoyen de la rue des Épinettes. On ne me donne pas signe de vie. Je suis prête à le rencontrer, à discuter avec lui. N’ayant jamais été mise au courant de la situation dans sa rue, je ne pouvais pas faire cheminer sa demande », explique Mme Berthold. 

« On ne souhaite pas une recrudescence du marquage illégal dans les rues. Depuis la semaine dernière, quatre ou cinq citoyens m’ont transmis des demandes et je les ai fait cheminer. Nous allons dans la bonne direction pour mener une réflexion en profondeur. Je serais déçue que les gens fassent leur propre loi. »

Enfin, Danielle Berthold avait mené sur Facebook un sondage concernant la vitesse dans les rues. « J’ai reçu les résultats et je ne vous cacherai pas que les gens souhaitent une diminution de la vitesse. »