La Ville de Sherbrooke s’entretiendra avec le ministère des Transports le 29 mai pour tenter de trouver des façons d’innover et d’économiser dans la réfection des chaussées.

La Ville veut innover dans la construction des rues

La Ville de Sherbrooke s’entretiendra avec le ministère des Transports le 29 mai pour tenter de trouver des façons d’innover et d’économiser dans la réfection des chaussées. À l’issue d’un hiver particulièrement rude où le processus de gel et de dégel a abîmé considérablement les routes, la Ville cherche à améliorer ses façons de faire.

« Il y a beaucoup de recherche qui se fait dans les structures de chaussées. Avec le gel et le dégel et ce que nous avons vécu cette année, ç’a été très difficile pour nos routes. On est à la recherche actuellement d’une nouvelle façon de reconstruire nos routes. Ça peut être un type de revêtement de surface, mais aussi la structure de chaussée pour qu’elle soit moins sollicitée par les cycles de gel et de dégel et par l’eau qui entre à l’intérieur », explique Caroline Gravel, directrice du Service des infrastructures urbaines à la Ville de Sherbrooke.

Le sol à Sherbrooke est silteux argileux, ce qui le rend plus vulnérable au gel et au dégel. « C’est un matériau qui conserve l’eau. Quand le gel descend en profondeur, on se ramasse avec de gros mouvements. Peut-être que nous arriverons avec des projets-pilotes pour tester des produits qui pourraient nous faciliter la vie. Le MTQ a des laboratoires où il y a beaucoup de benchmarking et où il est possible de faire des simulations de gel et de dégel avec de nouveaux revêtements. Nous voulons donc savoir où en sont rendues leurs études. »

Le conseiller Pierre Tremblay avait suggéré la semaine dernière de s’intéresser à la possibilité de construire les rues en béton plutôt qu’en bitume pour compenser les effets de la hausse du prix du bitume.

« Si nous utilisions le béton, ce ne serait pas comme sur les autoroutes avec des dalles coulées. Ça coûterait beaucoup trop cher. Ce serait du béton compacté roulé comme nous avons fait sur la rue Claude-Greffard. C’est véritablement plus cher, je pense, que du pavage, même si le prix du bitume augmente. Par contre la durée de vie peut être plus grande, alors il faut faire un comparatif des coûts », dit Mme Gravel.

Selon elle, il serait plus payant de faire du béton compacté roulé pour un long tronçon de rue que pour des réfections partielles comme on en fait beaucoup à Sherbrooke.

Remettre certaines rues sur le gravier, en périphérie notamment, serait une très mauvaise idée selon Mme Gravel. « Par exemple, l’an dernier, nous avons laissé une partie de Beckett sur le gravier. Ç’a été excessivement exigeant pour nos équipes d’entretien pour s’assurer que ce soit carrossable en tout temps. En périmètre urbain, nous avons des puisards qui se remplissent continuellement de gravier dans ce genre de rue. »