Inquiet depuis l’ouverture du boulevard René-Lévesque, qui a augmenté la circulation de transit, Jimmy Duval-Caux avait notamment installé des pancartes sur son terrain, au cours de la dernière année, pour réclamer que la limite de vitesse soit abaissée à 40 km/h.
Inquiet depuis l’ouverture du boulevard René-Lévesque, qui a augmenté la circulation de transit, Jimmy Duval-Caux avait notamment installé des pancartes sur son terrain, au cours de la dernière année, pour réclamer que la limite de vitesse soit abaissée à 40 km/h.

La Ville sécurisera la rue Marini cette année

Jonathan Custeau
Jonathan Custeau
La Tribune
Le combat du citoyen Jimmy Duval-Caux pour une meilleure sécurité sur la rue Marini, dans le secteur Rock Forest, aura finalement porté ses fruits. La Ville de Sherbrooke a convenu d’aménager en 2020 des traverses pour piétons surélevées et des avancées de trottoir, en plus de marquer une ligne de rive sur le côté nord de la rue. Le stationnement sera aussi interdit en bordure de rue à certains moments.

M. Duval-Caux avait notamment installé des pancartes sur son terrain, au cours de la dernière année, pour réclamer que la limite de vitesse soit abaissée à 40 km/h. Il déplore que la circulation de transit ait augmenté depuis l’ouverture du boulevard René-Lévesque.

Un sondage a donc été distribué à 79 citoyens de la rue, au mois de novembre, pour connaître les aménagements qui rallieraient la majorité. Ce sont 36 personnes qui ont répondu.

« Lors d’une réunion tenue en novembre, on nous avait dit que les travaux se feraient au printemps, mais il n’y a pas de dates de prévues », dit M. Duval-Caux.

La conseillère du district, Annie Gobdout, n’a pas souhaité se prononcer sur l’échéancier non plus.

« Si je ne vois rien de fait en juin, je vais relancer la Ville. Je ferai un suivi serré pour que les travaux se réalisent avant la rentrée scolaire », précise le citoyen.

Jimmy Duval-Caux espère que le passage pour piétons surélevé permettra justement de voir les piétons de loin. « Si c’est comme ceux qu’on voit à Drummondville, les automobilistes n’auront pas le choix de ralentir. »

Un pansement

M. Duval-Caux estime néanmoins que tous ces aménagements ne seront qu’un pansement sur le problème, tant que le boulevard Mi-Vallon ne débouchera pas sur le boulevard René-Lévesque. « La rue Marini n’a pas été faite pour recevoir autant de véhicules. Selon la dernière étude, il y avait plus de 2500 voitures par jour. C’est un non-sens que Mi-Vallon ne débouche pas. »

Le citoyen croit que c’est l’ajout de pancartes sur son terrain et l’attention médiatique qu’il a obtenue qui ont fait progresser son dossier.

Annie Godbout juge pour sa part qu’il faut améliorer le partage de la rue entre les piétons, les cyclistes et les automobilistes partout sur le territoire sherbrookois. « Il faut faire réduire la vitesse. Sur Marini, c’était moins un enjeu de vitesse qu’un enjeu de sécurité, notamment pour la visibilité. La volonté de faire ralentir les gens dans les rues locales demeure entière. Je reçois beaucoup d’appels à ce sujet. Des traverses surélevées, on risque d’en voir de plus en plus, mais la volonté politique d’en faire plus n’a pas encore été clairement exprimée. »

Le prolongement du boulevard Mi-Vallon, Annie Godbout en convient, pourrait être une solution pour les résidants des rues locales. « Mais on déplacera le problème pour ceux qui habitent au bout de la rue et qui ont acheté leur maison en pensant qu’elle ne déboucherait pas. Je sais que le dossier est encore ouvert à la Ville, mais je ne sais pas quand la décision se prendra. »

Il reste que Mme Gobdout sent une ouverture de la part des services municipaux à travailler avec les milieux de vie. « On est en mode solution, même si c’est long de faire cheminer des dossiers. »

La conseillère rappelle que sa proposition de réduire la limite de vitesse à 30 km/h devant les parcs et les garderies n’a toujours pas abouti sur des actions concrètes.