Les pancartes anti-CAQ et anti-PLQ ont toutes été retirées sur le territoire de Sherbrooke, par la Ville elle-même.

La Ville retire les pancartes

Les quelque 200 pancartes préélectorales anti-CAQ et anti-PLQ ont été retirées sur le territoire de Sherbrooke. La Ville s’en est occupée elle-même puisque la coalition syndicale a refusé de les enlever. Les six syndicats impliqués se sont aussi vu remettre une amende de 2000 $ chacun.

La coalition syndicale se voyait pourtant sommée de retirer ses pancartes le 7 août, après avoir reçu un avis de la Ville. Les syndicats disposaient de 72 heures pour effectuer le retrait, chose qu’ils n’ont pas faite. 

Mardi, vers 13 h, la Ville s’est occupée d’enlever toutes les pancartes, jugeant que cet affichage massif contrevient au règlement 13.1.4 sur les enseignes d’opinion interdites.

Du côté de Québec, la Cour supérieure rejette la demande d’injonction interlocutoire qui aurait permis à la coalition syndicale à l’origine de la campagne d’affichage électorale anti-CAQ et anti-PLQ de poser de nouvelles pancartes d’ici le déclenchement des élections le 23 août, selon ce que rapporte Le Soleil.

Rappelons que la Ville de Québec avait retiré les quelque 200 pancartes électorales le 23 juillet, estimant, comme la Ville de Sherbrooke, qu’elles contrevenaient à la réglementation municipale. Le syndicat voulait donc l’aide du tribunal pour remettre ses pancartes sur les poteaux d’utilité publique.

« Dans un jugement rendu public lundi, une semaine après avoir entendu la cause, la juge France Bergeron estime que la coalition n’a pas démontré qu’il n’y avait pas une urgence d’agir ou un préjudice irréparable », peut-on lire dans Le Soleil.

Cartes postales

Toujours à Québec, la coalition syndicale délaisse la pose de pancartes électorales pour se consacrer à la distribution de cartes postales. Les militants de la coalition syndicale feront du porte-à-porte pour distribuer les tracts sur lesquels est inscrit « Libécaquiste-Caquibéral, on mérite mieux ».

Pour Sherbrooke, il faudra surveiller la réponse du syndicat après le retrait des pancartes et les amendes de 2000 $. Le directeur du SCFP-Québec et porte-parole de la coalition, Marc Ranger, a pourtant été clair, le 9 août. « Il n’est pas question qu’on paie quoi que ce soit, avait-il affirmé. Si la Ville veut prendre des procédures contre nous, on va aller en cour et on va faire invalider son règlement. Sherbrooke est le cas le plus clair de tous les règlements municipaux, car son règlement va à l’encontre de la Charte des droits et libertés. Une municipalité doit tenir compte de la liberté d’expression, et nous sommes dans le droit de poser des affiches d’opinion politique dans une période précédant la campagne électorale, où c’est permis pour les tiers. »

Il a été impossible de rejoindre M. Ranger mercredi.

Notons que Montréal n’a jamais retiré ces mêmes affiches et que Laval a adapté sa réglementation pour permettre l’affichage électoral comme celle de la coalition.

La coalition inclut le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), le Syndicat des métallos, le Syndicat canadien des employées et employés professionnels-les et de bureau (SEPB), l’Association internationale des machinistes et des travailleurs et travailleuses de l’aérospatiale (AIMTA), l’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) et le Syndicat québécois des employées et employés de service (SQEES).