La Ville n’enlèvera pas les bancs de neige de la dernière tempête

La tempête de vendredi ne justifie pas que la Ville de Sherbrooke procède à l’enlèvement généralisé de la neige accumulée de chaque côté des grandes rues.

C’est la décision prise par la division des travaux publics, alors qu’on sait que chaque dollar dépensé pour ce travail vient gruger le budget de déneigement.

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Rude vendredi sur les routes estriennes

Au service des communications de la Ville, on explique cette décision par le fait qu’il n’y avait pas d’accumulation au sol avant la chute  de neige de la fin de la semaine dernière. Aussi, on mise sur la hausse des températures prévues pour le week-end prochain pour que les bancs de neige fondent.

Selon Environnement Canada, il y aura une petite accumulation de quelques centimètres de neige dans les prochaines heures, suivie d’une vague de froid de deux jours. On assistera à une remontée des températures en fin de semaine. Le mercure devrait grimper à sept degrés avec de la pluie dimanche.

La Ville retirera la neige de la rue King Est, entre la 7e et la 11e Avenue en vue de la présentation du défilé du père Noël qui doit avoir lieu cette journée-là.

On pourrait aussi faire disparaître les bancs de neige là où des problèmes localisés sont signalés, ajoute-t-on aux communications de la Ville.

Rappelons que toutes les précipitations automnales comme celle de vendredi rapprochent la Ville de Sherbrooke d’un déficit dans son budget de déneigement pour l’année 2018. Des 10 millions $ budgétés pour faire le travail, 7,6 millions ont été dépensés durant les quatre premiers mois froids de la présente année.

Des plaintes 

Concernant des plaintes formulées lundi soir au conseil de ville au sujet du déneigement de vendredi dernier, le service d’entretien et de la voirie de la Ville de Sherbrooke fera un post mortem de  l’opération comme après chaque tempête d’importance. Si des conclusions sont tirées, on en fera part aux élus afin de procéder à des ajustements, précise-t-on.

La conseillère Annie Godbout a rapporté avoir reçu plusieurs plaintes liées au déneigement à la suite de la tempête de vendredi dernier. Bien qu’elle se dise sensible au métier de déneigeur, elle remet en question les façons de fonctionner.

«Je suis consciente que nous nous sommes dotés d’une politique de viabilité hivernale pour faire le meilleur déneigement possible au meilleur coût possible. J’ai tenté de le rappeler aux gens à la suite des nombreuses plaintes que j’ai reçues. L’irritant principal des gens était de voir que lorsqu’ils arrivaient de peine et de misère à sortir de leur rue, ils arrivaient sur une voie principale qui était 100 % déneigée, sur l’asphalte. Ils ont vu que les déneigeurs sont passés souvent dans les grandes artères et les collectrices sans passer dans les rues résidentielles. Pouvons-nous avoir un juste milieu pour offrir un minimum de déneigement dans les rues résidentielles? C’est la première fois en cinq ans que j’ai autant de plaintes. C’est un signe qu’il est arrivé quelque chose.»

Nicole Bergeron a ajouté que le sujet figurerait à l’ordre du jour du comité exécutif puisque plusieurs élus ont reçu de nombreuses plaintes.