La Ville de Sherbrooke lance officiellement le processus d’expropriation pour quatre bâtiments situés le long de la rue Galt Ouest, entre les rues Belvédère et Alexandre. Il s’agit des quatre immeubles qu’elle n’a pas encore été en mesure d’acquérir de gré à gré pour son projet d’élargissement de la rue Galt Ouest.

La Ville lance le processus d’expropriation sur Galt Ouest

La Ville de Sherbrooke lance officiellement le processus d’expropriation pour quatre bâtiments situés le long de la rue Galt Ouest, entre les rues Belvédère et Alexandre. Il s’agit des quatre immeubles qu’elle n’a pas encore été en mesure d’acquérir de gré à gré pour son projet d’élargissement de la rue Galt Ouest.

« Nous avons déposé un avis d’expropriation et il faut prévoir tout de suite toutes les sommes en 2019. Nous demeurons toutefois à l’intérieur de l’enveloppe prévue parce que nous avons dépensé 1,6 M$ jusqu’à maintenant pour les quatre immeubles acquis avant les Fêtes, et il nous reste environ 2 M$ pour faire le reste », explique la conseillère du district du Lac-des-Nations, Chantal L’Espérance.

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Selon les documents municipaux déposés lundi, ce sont 2,2 M$ que la Ville réserve pour dédommager les quatre propriétaires avec lesquels elle n’a toujours pas conclu d’entente.

« Parmi ces immeubles, il y en a un qui avait été rénové récemment. Les propriétaires y avaient mis beaucoup de cœur. C’est probablement le plus beau du secteur en ce moment. Ça leur fait quelque chose de s’en départir. Peut-être qu’ils veulent voir au tribunal administratif s’ils peuvent avoir plus que la valeur de l’immeuble au rôle d’évaluation. Pour les autres, certains n’avaient pas beaucoup de baux signés. Quand ils ont su qu’un dossier planait, des gens ont acheté rapidement les immeubles. Ce n’est pas avantageux pour eux de négocier tout de suite pour faire monter les enchères », ajoute Mme L’Espérance.

Selon la conseillère, c’est habituellement la juste valeur marchande qui est consentie aux propriétaires des immeubles en fonction du taux de location des logements et de l’état du bâtiment. Le processus d’expropriation peut prendre jusqu’à deux ans. « On va souhaiter que les discussions vont continuer d’aller bon train et que nous pourrons régler ça à l’intérieur de deux ans, pour l’ensemble du secteur, et surtout pour le projet que nous avons avec l’Office municipal d’habitation. Nous voulons redonner le même nombre de logements sociaux, mais avec une meilleure qualité. Nous voulons agrandir le parc Dufresne et permettre la mobilité durable. C’est un gros plus pour les gens de ce secteur-là. »

L’élue municipale croit que les infrastructures souterraines, qui doivent être refaites, pourront tenir encore deux ans si le processus le dicte. « Certaines conduites ont plus de 70 ans. On ne veut pas faire durer les choses. Quand quatre propriétés ont été acquises, ça donne un indicateur de la juste valeur d’un secteur. J’ai bon espoir que le fait d’avoir acheté quatre immeubles avant les Fêtes nous permettra de gagner du temps par rapport au jugement que nous attendrons. »

L’avis d’expropriation n’empêche pas les parties de continuer à négocier entre elles.

Chantal L’Espérance espère que la revitalisation aura un impact également du côté sud de la rue, une fois les travaux planifiés exécutés.

« La rue Galt Ouest est à refaire et nous n’avons qu’une chance de la refaire. Il deviendrait très coûteux de reprendre du terrain par la suite. »

Rappelons que la Ville compte élargir la rue Galt Ouest entre les rues Alexandre et Belvédère, en plus d’y ajouter une piste multifonctionnelle. Elle en profitera pour agrandir le parc Alfred-Élie-Dufresne et un immeuble comprenant 70 logements accessibles et abordables devrait être érigé.

Le début des travaux était initialement prévu à la fin de 2019 et ils devraient s’échelonner sur environ deux ans.