La Ville ignore la cause de la contamination à la plage Blanchard

La plage Lucien-Blanchard était encore fermée à la baignade, lundi, alors que la Ville cherche toujours la cause de la contamination qui lui confère une cote D.

« Nous sommes à la recherche. L’an dernier, nous avions trouvé deux ou trois endroits responsables de la contamination des eaux. Les résultats qui nous sont arrivés vendredi et ce matin (lundi) ne sont pas intéressants. Nous ne connaissons pas la cause. Nous avons rajouté des échantillons pour toute la semaine pour essayer de trouver la source », lance d’emblée Michel Cyr, chef de la division des eaux et construction au Service des infrastructures urbaines à la Ville de Sherbrooke.

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La Ville redouble donc d’efforts pour essayer d’enrayer la contamination. Règle générale, la plage doit être fermée à la suite de fortes pluies en raison des débordements autorisés des conduites sanitaires dans la rivière.
« Nous pensons que ça pourrait être l’effet de l’orage du 17 juillet. C’est la plus grande probabilité. La pluie d’aujourd’hui (lundi) ne devrait pas être reliée parce qu’elle n’est pas assez intense. Est-ce que c’est seulement la pluie? Samedi, nous avions encore de mauvais résultats et normalement, la pluie produit des effets pendant environ deux jours »
L’an dernier, une cinquantaine de branchements croisés, qui entraînaient des déversements involontaires de conduites sanitaires dans la rivière Magog, avaient été corrigés. Les résultats des analyses devraient donc être meilleurs cet été. « Depuis le début de l’année, nos résultats étaient les meilleurs depuis dix ans. Nous arrivions à la conclusion que les corrections de l’année passée avaient donné d’excellents résultats. »
En ce moment, la concentration de coliformes fécaux est deux fois plus élevée que la limite acceptable. « Ça semble être énorme, mais dès qu’on trouve une source, on peut revenir sous la norme et redonner la plage aux citoyens. »
La Ville investigue du côté des trop-pleins, même si rien ne laisse croire qu’ils soient responsables de la contamination. Les vérifications de vendredi n’ont rien donné de concluant. « Il y a une possibilité très faible, mais que nous ne pouvons pas exclure, que ce soient les oiseaux. Nous prenons donc des échantillons autour du quai pour voir si ce sont les oiseaux, parce que la plage est à côté du quai où il y a beaucoup d’oiseaux. Sinon il y a les raccordements croisés, mais ce sont des recherches plus difficiles pour les trouver », explique M. Cyr.
Les échantillons prélevés au lac des Nations depuis le début de l’été démontrent par ailleurs que la qualité de l’eau du lac est meilleure que dans les dix dernières années.
Le ministère de l’Environnement a par ailleurs autorisé la réouverture de la plage Parkside Ranch inc., située sur le chemin Alfred-Desrochers. Les prélèvements effectués le 20 juillet confirment une cote B.