Les élus sherbrookois ont confirmé en séance extraordinaire du conseil municipal, jeudi, qu’ils simplifiaient le système d’appel d’offres pour les contrats de 25 000 à 101 100 $

La Ville gagnera en efficacité pour les appels d’offres

Les élus sherbrookois ont confirmé en séance extraordinaire du conseil municipal, jeudi, qu’ils simplifiaient le système d’appel d’offres pour les contrats de 25 000 à 101 100 $ et qu’ils favoriseraient les entrepreneurs locaux. Évelyne Beaudin a proposé que les critères de sélection pour les grands projets, comme Well Sud, soient approuvés par le conseil municipal plutôt que par le conseil exécutif.

« Ce qui change principalement, ce sont nos achats entre 25 000 et 101 100 $. On passe d’un mode d’achat assez complexe à un mode plus simple. Nous ne serons plus obligés de passer par le système d’appel d’offres du gouvernement du Québec. Nous pourrons faire nos demandes de prix par courriel avec des documents plus simples avec un délai de publication plus court. On gagne en efficacité » résume Pierre Plourde, directeur du service de l’approvisionnement et des équipements à la Ville de Sherbrooke.

« Quand nous recevrons l’ensemble des réponses, nous serons en mesure de faire l’analyse immédiatement et d’octroyer les contrats à des fournisseurs sherbrookois s’il y en a. Ça ne change rien à l’approbation du résultat par les élus du comité exécutif, mais nous gagnerons facilement une ou deux semaines dans le processus. Ça concerne environ une centaine de dossiers par année. »

Mme Beaudin a suggéré un amendement pour les dossiers d’appels de propositions seulement. « Pour Well Sud, nous en avons parlé au conseil municipal, mais c’est l’exécutif qui a approuvé les critères et c’est parti directement en appel de propositions. »

Rémi Demers, soucieux de l’efficacité des processus, s’est rallié parce que cet amendement n’alourdit pas le processus. Tous les élus ont donc accepté l’amendement.

« L’appel de propositions, c’est quand même assez rare. Nous en avons fait environ trois dans les [dix] dernières années. On parle du poste de police, du centre multisports et du quartier Well Sud. Qu’on aille au conseil municipal pour ces dossiers, il n’y a à peu près pas d’impact parce que ce sont des dossiers de longue haleine pour lesquels nous avons le temps de travailler », confirme Pierre Plourde.

Chantal L’Espérance a précisé que même si c’est l’exécutif qui a approuvé les critères pour le quartier Well Sud, le sujet avait été abordé au conseil municipal, mais aussi au comité de revitalisation du centre-ville. « La décision n’a pas été prise unilatéralement. »

Lussier rencontre Bonnardel

Le maire de Sherbrooke Steve Lussier s’est entretenu avec le ministre responsable de l’Estrie, François Bonnardel, jeudi. Il a notamment été question de Valoris et de l’aéroport de Sherbrooke. 

« J’ai parlé de Valoris et j’ai reçu également un appel du bureau du ministre [de l’Environnement, Benoit Charette]. J’ai lancé un cri d’alarme voyant tout ce qui se passe parce qu’on a un beau site où on peut faire du beau développement. Ce n’est pas normal qu’on enfouisse encore, alors de faire de la valorisation est une bonne idée. Nous en avons parlé globalement, mais nous aurons une autre rencontre, probablement avec Benoit Charette », dit M. Lussier.

La question du coût du bitume était à l’ordre du jour. « C’est sûr que le gouvernement se penche sur la question. Le sujet touche plusieurs municipalités. Nous avons un problème et il faut le régler rapidement. 

« Nous avons aussi parlé de l’aéroport. Nous voyons une lumière au bout du tunnel alors c’est sûr qu’on regarde toutes les possibilités. M. Bonnardel était fier de nous dire qu’il nous avait donné un bon coup de main là-dedans en parlant à plusieurs entreprises. »