La Ville exercera les compétences de l'arrondissement

Le conseil municipal de Sherbrooke a proposé de mettre en place un comité de travail qui définira les modalités de gestion des loisirs et des parcs et la façon d'appliquer les contrats de performance dans ce domaine.
Dans la foulée de la réforme de la gouvernance, il a été établi que la Ville exercera les compétences de l'arrondissement en matière de gestion des loisirs et des parcs avec la création de contrats de performance qui prévoient la reddition de compte aux conseils d'arrondissement. L'arrondissement conservera la responsabilité d'identifier ses besoins, ses priorités et l'affectation budgétaire conséquente à même sa dotation.
Le comité de travail inclura la directrice du Service des sports, de la culture et de la vie communautaire, le chef de la Division des parcs et espaces verts et un directeur d'arrondissement.
La conseillère Nicole Bergeron aurait souhaité qu'un autre directeur d'arrondissement soit ajouté pour représenter les petits arrondissements, proposition qui a fait l'objet d'un amendement provenant de Chantal L'Espérance.
Soumis au vote, l'amendement n'a reçu l'approbation que de dix élus et a été rejeté. La proposition initiale a finalement été approuvée à 17 contre 3 avec un vote identique à celui sur les arrondissements.
«J'ai une préoccupation qu'il y ait une diversité de visions autour de la table dans le comité de travail», a prévenu Annie Godbout.
«Je souhaite qu'on laisse travailler les fonctionnaires. La décision sera ensuite étudiée par le comité composé du maire et des présidents d'arrondissement», a réagi le maire Bernard Sévigny.
«Nous sommes minoritaires au sein de ce comité», a clamé Nicole Bergeron, soulignant que le Renouveau sherbrookois compte une majorité de membres.
«Il faut qu'on oppose des visions différentes. Moi je ne suis pas suffisamment rassurée. Il faut qu'il y ait plus de gens autour de cette table-là», a-t-elle ajouté.
«Je souhaite que le comité travaille de façon vigilante pour s'assurer que les compétences des arrondissements y demeurent et que nos citoyens se sentent respectés là-dedans», a renchéri Chantal L'Espérance.
«Il est certain que les décisions ne se prendront pas de façon isolée. Le directeur choisi consultera les autres directeurs», a tenu à rassurer le directeur général Yves Vermette.
«Sur la centralisation, j'ai toujours dit que j'avais une certaine hésitation. Une chose qui m'a fait pencher en faveur de la proposition, c'est la notion de reddition de comptes. Il ne faut pas que les arrondissements soient des coquilles vides», a commenté Marc Denault.
Quant au service des appels non urgents du 311, il a été convenu d'évaluer les modifications possibles au service du 819 821-5858 et les coûts rattachés à chacune de ces options avant de procéder.