Les élus acceptent d’injecter près de 1 M$ supplémentaires, déjà réservés au budget, dans le stationnement à construire sur la rue Wellington Sud.

La Ville exerce une option de 1 M$ pour Well Sud

Les élus acceptent d’injecter près de 1 M$ supplémentaires, déjà réservés au budget, dans le stationnement à construire sur la rue Wellington Sud. Ils exercent leur option d’utiliser de l’acier d’armature galvanisé et de procéder au chauffage au glycol pour deux rampes d’accès, des besoins qui ne figuraient pas aux demandes initiales dans l’appel de propositions de la Ville.

Selon les documents déposés lundi au conseil municipal, l’acier galvanisé, plutôt que l’acier d’armature noire dans la structure de béton, coûterait 660 200 $. Le chauffage au glycol est évalué à 333 700 $. « Comme les mécanismes de détérioration du béton armé constituant les stationnements étagés correspondent fréquemment à la corrosion des barres d’armature soumises aux effets à long terme des sels de déglaçage, l’utilisation d’acier galvanisé est fortement recommandée afin de prolonger la durée de vie de la structure de béton [...] », lit-on dans le document.

Les avantages pour le chauffage au glycol compteraient notamment la réduction des risques d’accident dans les rampes du stationnement en conditions hivernales, la réduction des besoins de déneigement avec de la machinerie et la réduction de l’utilisation d’abrasifs et de sels de déglaçage. Les coûts énergétiques pour le chauffage seraient toutefois plus importants et une superficie serait requise pour des locaux mécaniques.

Cinq conseillers ont voté contre cette dépense, soit Paul Gingues, Annie Godbout, Pierre Avard, Évelyne Beaudin et Pierre Tremblay.

« La question n’est pas de savoir si on a les moyens ou non. Ce n’est plus un projet de 25 mais 26 M$. Ça commence très mal. Comment se fait-il que trois semaines après la signature finale du contrat, on nous arrive avec un avenant aussi important? Combien d’autres surprises aurons-nous? Moi ça m’inquiète », a dit Paul Gingues.

Annie Godbout croit que ce besoin aurait dû être prévu dans les devis de la Ville dès le départ. « On risque de nous arriver avec d’autres dépassements. »

« Le stationnement n’est pas commencé et il y a des dépassements de coûts. Si c’était incontournable, pourquoi ce n’était pas inscrit dans le projet? Si on dit non, est-ce que ça veut dire que nous aurons un stationnement qui tombera en morceaux? » a commenté Évelyne Beaudin.

Pierre Avard, lui, croit que d’avoir prévu un stationnement fermé aurait pu éviter cette dépense.

Rémi Demers a corrigé ses collègues. « Nous savions que nous avions ces options. Nous ne sommes pas obligés d’accepter, mais c’est une option pour rendre le stationnement plus durable. »

Marc Denault, lui, se dit rassuré parce que la Ville ira en appel de propositions pour avoir les meilleurs prix possible.

Vincent Boutin estime pour sa part que des économies seront générées plus tard grâce à cette décision.

Nicole Bergeron juge que la dépense est loin d’être somptuaire. « Un stationnement fermé aurait coûté drôlement plus cher. Je ne pense pas qu’on pouvait adresser le coût d’un stationnement fermé. »

Le directeur général Daniel Picard a rappelé que les différentes options avaient bel et bien été présentées. « De prétendre le contraire est une fausseté. Ç’a même été budgété en vous disant que vous auriez à prendre cette décision. »