Les frênes visés par les abattages prévus sont en grande partie situés  dans le terre-plein central du boulevard Bourque.
Les frênes visés par les abattages prévus sont en grande partie situés dans le terre-plein central du boulevard Bourque.

La Ville devra abattre une centaine de frênes

Claude Plante
Claude Plante
La Tribune
La Ville de Sherbrooke procédera dès lundi à l’abattage d’une centaine de frênes mal en point situés sur des terrains publics.

Les frênes qui seront abattus sont atteints par l’agrile du frêne. Ils sont dépérissants ou situés sous le réseau électrique.

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Le tiers de ces frênes pousse dans le terre-plein central du boulevard Bourque et dans le parc Jules-Richard dans le secteur Deauville. Les travaux d’abattage s’échelonneront jusqu’au 15 mars 2019.

Comme prévu dans le plan d’action de lutte contre l’agrile du frêne, lorsque l’espace est suffisant, un arbre sera éventuellement planté pour remplacer chaque frêne abattu, précise-t-on dans un communiqué de presse.

Rappelons qu’une collecte spéciale de résidus de frêne d’un diamètre inférieur à 20 cm a été organisée par la Ville de Sherbrooke entre le 29 octobre et le 2 novembre.

Dans ses dépenses en immobilisations, l’administration du maire Steve Lussier avait prévu l’injection de 150 000 $ pour poursuivre le combat contre l’agrile du frêne en 2019.

En septembre dernier, la Ville a modifié son règlement concernant l’agrile du frêne, qui est présent sur le territoire depuis plus longtemps qu’on le pensait. Le nouveau règlement éliminait ainsi le délai pour l’abattage de frênes atteints, interdit l’abattage de frênes sains, sauf si les arbres sont remplacés, et le traitement au TreeAzin sera possible pour tous les propriétaires qui souhaitent garder leur frêne.

Les propriétaires privés doivent par ailleurs obtenir un permis d’abattage pour tous les frênes de plus de 10 cm et il est interdit de procéder à l’abattage entre le 31 mars et le 31 octobre.